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Seemleo
80 abonnés
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4,0
Publiée le 1 mars 2013
Un thriller hors des sentiers battus, au suspens savamment dosé avec des acteurs habités et convaincant. Une histoire d'amour sublimée par une mise en scène délicate et inspirée. La scène finale est digne de figurer dans les annales de l'année 2013. Jean Dujardin excelle et Cécile De France devrait être plus souvent à l'écran...
Malgré son titre, "Möbius" n'a rien à voir avec le dessinateur français du même nom et dont je n'ai d'ailleurs lu aucun album (je préférais "Boule & Bill"). Non, c'est d'espionnage dont il s'agit ici, un genre auquel Eric Rochant revient une bonne vingtaine d'années après "Les patriotes" qui m'avait laissé plus que perplexe à l'époque. Ce film est nettement plus abordable et palpitant et malgré une fin décevante on est plutôt emballés par cette partie de billard à n bandes où se mêle action, suspense et glamour. James Bond peut donc aller se rhabiller.
Un bon et solide film d'espionnage qui s'appuie sur un scénario bien bâti mais également sur de bons acteurs et une ambiance froide propre à ce genre de film. Concernant le scénario, l'histoire est très bien écrite, les personnages bien dessinés et la petite histoire d'amour en parallèle, même si elle peut donner l'impression qu'elle est là pour faire du remplissage au départ, s'avère particulièrement juste par la suite. Pour ce qui est des acteurs, Dujardin confirme films après films qu'il est un excellent acteur (en espérant qu'il continue de nous faire des rôles variés), Cécile De France a été pour moi une belle surprise alors que je n'étais pas spécialement emballé par cette actrice, et Tim Roth est aussi très à son aise. Pour ce qui est de l'ambiance, on entre très bien dans une ambiance très froide propre au film d'espionnage et je trouve que c'est un tour de force car une bonne moitié de film se déroule sur Monaco, qui est un cadre bien plus propice à des films d'espionnage à la James Bond. L'ambiance doit aussi beaucoup à la photographie du film assez froide. Au final, Mobius ne m'a pas déçu.
Est-ce à cause de mon âge ? J'ai trouvé le scénario de cette histoire d'espionnage trop alambiqué et touffu. On se perd dans ce jeu de "qui est qui ?", "qui fait quoi ?" et "à quoi est-ce qu'on joue ?". Ce n'est pas intéressant, c'est sirupeux et il y a des longueurs insupportables. C'est également soporifique. Même la (longue) scène d'orgasme d'Alice (Cécile de France) qui aurait dû me réveiller un peu est à la limite du pénible. Ma seule consolation : les acteurs auront fait un beau séjour gratos à Monaco. Mieux : on les a même payés (et sans doute bien cher !) pour le faire. Braves gens, passez votre chemin : c'est très en deçà de ce qu'on pouvait attendre d'un film qui se veut peut-être intellectuel, mais qui ne l'est pas plus qu'un camembert de farces et attrapes...
Les spectateurs qui s'attendaient à voir un film d'action sont déçus et c'est normal car ce n'est pas du tout le propos du film, ni son intérêt. J'ai vraiment été pris par la relation amoureuse entre les deux personnages principaux, que je trouve très réussie, on sent le côté physique de leur attachement. Et de très bonnes scènes, par exemple dans la voiture devant l'hôtel quand elle cherche à téléphoner où il y a un vrai suspens alors qu'il ne se passe rien, ou la scène de l'explication de Mobius... Le film d'ailleurs aurait pu s'arrêter là (et il serait alors monté en qualité au niveau des Patriotes). L'histoire qu'on a critiqué comme étant compliquée se suit très bien. Certes ce n'est pas un film pour la télé (dans le sens que pour y prendre plaisir il faut être dedans à 100%), ni pour enfant et peut-être pas non plus pour la plupart des ados (qui vont s'ennuyer). J'ai beaucoup aimé non seulement l'intrigue d'espionage en elle-même mais surtout la relation sentimentale et le basculement quelle entraine. La réalisation est soignée et colle avec le sujet. Les scènes d'amour sont très bien filmées (à la fois pudiques sur les corps et totalement crues sur les expressions et le resssenti - l'exact opposé de d'habitude, la plupart des films étant filmés comme si un ado vierge était à la réalisation et filmait ses fantasmes...), et Cécile de France joue très bien.
Premier film où Dujardin arrive à sortir des ses rôles habituels, où il a toujours les mêmes mimiques. Il est excellent pour une fois. Scénario bien ficelé, on se laisse aisément emporter.
Je vais être honnête, je ne m’attendais pas à grand chose, la bande-annonce, obscure et excitée pour un rien de Möbius semblait parler d’espionnage et mêler tout ça avec une histoire de finance et d’amour bien entendu et…c’est bien le cas, mais tout est écrit et joué avec une finesse sans pareille, tellement que cela fait du bien aux oreilles d’entendre des acteurs qui savent jouer (je sais pas vous mais personnellement des acteurs Français qui jouent sans faire du “mot-à-mot” ça se trouve pas tous les jours non plus).
Indépendamment, l’intrigue du film est parfaitement construite et la mise en scène tout à fait correcte. Je ne veux pas parler trop vite parce que ce n’est que le mois de février, mais je vais le tenter quand même : “si vous ne devez voir qu’un film Français cette année, voyez Möbius” (ou Astérix 14 si c’est plutôt votre truc… ^^).
Un thriller très solide, bien écrit et bien joué qui vaut franchement le détour car c’est tout de même l’avantage du cinéma Européen : ici il y a VRAIMENT du suspens, car rien par chez nous n’est téléguidé. On sait bien que quand on arrive vers la fin du film on ne sait vraiment pas comment ça va finir à l’instar du cinéma Américain où tout est quand même prévisible, car joué à l’avance (Vous ne pensiez tout de même pas que Bruce Willis allait mourir à la fin de “Die Hard” non ? Ou James Franco à la fin de “Oz” ou— enfin, vous voyez ce que je veux dire).
Quel beau film. J'ai aimé la bande son qui attaque sur de vibrants choeurs russes et la force du rendu de l'impériosité de la rencontre amoureuse, de la puissance de la chair (les bras, la peau), de son mystère. Le film d'espionnage pour autant est bien là, lui aussi et c'est en définitive cette très inhabituelle combinaison entre une histoire d'amour qui me parlait et une histoire d'espionnage réussie qui m'a enthousiasmée. Tout le casting est superbe. De Tim Roth à Emilie Dequenne, chacun est aux petits oignons... Top!
Eric Rochant a du talent, voilà ce qui saute aux yeux quand l'on voit ''Möbius”, thriller d'espionnage doublé d'une histoire d'amour passionnelle dont l'intensité n'aura d'égale que ses conséquences dramatiques. Le scénario mêle les genres, sachant ménager son suspense quand il le faut tout en conservant son aspect ''romantique'' de bout en bout, jusqu'à la fin, relativement sombre. La mise en scène est soignée et doit beaucoup à la superbe musique qui vient ponctuer de très beaux moments (la rencontre entre les deux personnages principaux) mais aussi à ses acteurs, Cécile de France n'ayant jamais été aussi séduisante et Jean Dujardin étant toujours autant bourré de charisme. Se plaçant dans une droite lignée d'Hitchcock, Rochant réalise son thriller romantique et il ne fait pas les choses à moitié.
Dans la pure lignée des classiques des films d’espionnage, Eric Rochant fait un retour fracassant grâce à ce surprenant Möbius dans lequel il réussit à mêler avec virtuosité une intrigue parfaitement ficelée et une histoire d’amour fusionnelle filmée avec un érotisme envoûtant. Cette réussite tient tant à la mise en scène, à travers laquelle se dessinent d'évidentes inspirations hitchcockiennes, qu’aux performances des trois principaux acteurs. Seul à un Tim Roth toujours aussi charismatique quand il incarne la cruauté, Jean Dujardin parvient enfin à trouver à un ton juste plein de retenue tandis que Cécile de France réussit pour la première fois de sa carrière à se montrer à la fois mature et sensuelle. Les enjeux et les interrogations autour du thème de la manipulation qui naissent de ce scénario complexe rendent le film captivant du début à la fin.