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Un visiteur
4,5
Publiée le 17 mars 2013
Un film extrêmement intéressant sur une histoire du Chili qui n'est absolument pas abordé dans la scolarité des français (comme la plupart des histoires des pays hors triade et union européenne d'ailleurs...). Une esthétique très intéressante qui permet de lier les images d'archives et la fiction tout en retrouvant l'esthétique du numérique des années 80. Un très beau jeu d'acteurs et un véritable attendrissement quand on découvre dans la fiction, avec 25 ans de plus, les politiciens, chanteurs, acteurs et danseurs qui sont apparus dans la campagne du "no".
L'usage de caméras et films "d'époque" décontenance le spectateur dans les premières minutes mais on s'y fait rapidement. C'est un parti pris esthétique intéressant qui tranche radicalement avec la vague HD aux images ultra-lisses, très clipesques (cf. "Drive", entre autres. On sourit parfois devant l'effort des décorateurs pour "faire 80's", mais ça passe plutôt pas mal. Sur le fond, encore une fois le réalisateur aborde un pan de l'histoire chilienne sous un angle original, loin des biopics ou films historico-documentaires made in USA, très formatés, très calibrés. Ce troisième volet est autrement plus abordable que "Santiago 73-Post mortem". On sourit souvent, on rit parfois devant l'enthousiasme et les choix de communication des partisans du No. Larrain a le mérite de parfaitement poser la question de la place croissant de la com' dans la vie publique en général et dans la politique en particulier (souvenons-nous de la campagne des présidentielles françaises de 88 et le "force tranquille" de Mitterrand concocté par Séguéla). Le bilan est finalement assez dramatique: le politique traditionnel est supplanté dans sa force de persuasion et de rassemblement par les "communicants" de tous poils à la pensée politique inexistante qui vous vendent la démocratie comme un baril de lessive. Le toute dernière scène est à ce titre complètement désespérante...
PS: avant d'aller voir ce film, il est fortement conseillé d'avoir au moins une vague idée de l'histoire contemporaine du Chili...
Une page de l'histoire décrite avec humour et gaité. On a envi de plonger dans les livres d histoire pour connaitre la vérité! On se doute que ça a été terrible
Intéressant parce qu'il revient sur un pan d'Histoire pas très bien connu dans nos contrées (l'élection qui a fait chuter Pinochet), mais également par le sujet (comment faire campagne pour une élection controversée dans une dictature, en utilisant des moyens de communication modernes), No a beaucoup de qualités mais également quelques défauts : quelques longueurs, une thèse un peu rabachée tout au long du film (de l'utilité de la publicité en politique), des personnages à la psychologie relativement simple finalement. Le tout fait un film honnête.
Ça fait toujours réfléchir des films comme ça, les campagnes sous dictature pour un référendum, les dictateurs sont toujours trop sur d eux . On se croirait en 88, a voir .
Le sujet est intéressant mais mal mène, je me suis fait chier.., la qualité est nulle... On se croirait ds les années 70, une rétro c est sympa mais tout le film c'est pénible...
Revenant une fois de plus sur l'histoire du Chili, Pablo Larrain signe ici un film intéressant qui retrace la création et le déroulement de la campagne de publicité en faveur du "non" au référendum organisé par Pinochet. Le parti pris esthétique est fort : en tournant avec des caméras d'époque, le réalisateur donne à son film une image vraiment dégueulasse mais qui se révèle être un choix juste au fur et à mesure que le film avance. Si le scénario traîne d'ailleurs en longueurs, il bénéficie d'images d'archive vraiment passionnantes et sait montrer certains aspects de la campagne qui maintiennent notre intérêt. Et Gael Garcia Bernal, en chef de campagne qui mise tout sur la joie du Chili, est vraiment un choix à la hauteur du sujet.
Oui No est un film fait d'une main de maître ! Pablo Larrain signe une reconstitution parfaite : on arrive a peine à différencier les images d'archives des images tournéees, et le montage sobre et vif ne laisse pas le temps à l'ennuie. Le film est simplement fait, pas de fioritures, on ne cherche pas l'émotion à tout prix.. Et pourtant il est difficile de ne pas tomber dans le pathos et l'exagération lorsqu'on traite d'une histoire vrai fascinante, Ben Afleck en est le témoin...
Parfaitement réalisé, ce film est vraiment très intéressant et nous apprend pleins de choses sur la mise en place de ce référendum et la lutte de l'opposition pour que le No l'emporte. Gaël Garcia joue encore une fois formidablement!
Déroutant de par un postulat de départ pas facile (image dans un style très proche des images d'archive des années 80), le film montre vite toute la cohérence de ce choix. Tout d'abord, il mêle avec habilité les images d'archive et de fiction et ensuite cet aspect documentaire devient vite nécessaire. Gael García Bernal est parfait dans un rôle qu'il maîtrise de bout en bout.
Au coeur de la campagne pour le référendum comme si on y était.
Gentillet. Franchement ca ne casse pas des briques. Réalisation à l'arrache, c'est moche, pas de musique, pas de narration prenante, avec un petit crescendo pour faire monter le suspense... La camapgne n'est pas géniale. Bernal est sympa comme d'hab ouais, mais bon. Mouep, ca se regarde mais bon, on se ferait presque ch... Très moyen.
Le premier exploit de ce film est de réussir une reconstitution historique parfaite : les spots publicitaires d'époque pour le No (et le Si aussi d'ailleurs) s'intègrent sans aucun décalage avec la fiction : combien de films parviennent t ils à ce résultat bluffant ? Le second est de rendre passionnante une très subtile histoire politique, même pour des spectateurs , comme moi, qui avait très vaguement entendu parler de ce référendum. A comparer au pédagogisme pesant du film de Spielberg "Lincoln".(par ailleurs lui aussi d'une grande subtilité) Le troisième est d'éviter tout manichéisme et de laisser chaque spectateur juger comme il l'entend de la stratégie des communicants qui,peut être, mais c'est une interprétation, font de la démocratie un produit comme un autre. Enfin, le "héros" est un personnage d'une richesse et d'une ambiguïté qui démontre un talent d'écriture peu commun, et porté par un acteur excellent.
Santiago du Chili, 1988. Après quinze ans de dictature, le général Pinochet croit pouvoir s’en remettre au peuple pour se faire réélire. Par référendum, celui-ci devra répondre « stop » ou « encore » ! Dans une grande agence de publicité dirigée par un proche du pouvoir, il y a un jeune et brillant publiciste qui va mettre tout son talent au service du « No ! » Sa campagne audacieuse n’hésite pas à bousculer l’intelligentsia. Et à s’écarter de la déprime ambiante. Plutôt que de dénoncer encore et encore les souffrances infligées par le régime au peuple de gauche, René s’efforce de délivrer un message de joie et d’optimisme pour le futur. C’est sa façon de faire chanter les lendemains du « No ! » L’angle est original et la méthode permet aussi au réalisateur de brosser un nouvel état des lieux du Chili de Pinochet, ou les images d’archives viennent au soutien d’un constat plutôt sombre. Pari gagné pour Pablo Larrain et l’impeccable Bernal, pari perdu pour Pinochet...