On pensait rire, mais ce ne fut pas toujours le cas. On est plutôt dans le registre de l'émotion. Gérard Lanvin est magistral et sa fille jouée par Ana Girardot est adorable. L'Amour paternel par trop exclusif est poussé à bout au travers d'une relation amicale entre trois potes avec J.H. Anglade et Wladimir Yordanof, autour de Gérard Lanvin. On passe assez souvent du sourire à l'émotion, c'est plutôt réussi.
Voilà un film français où l’on fume encore beaucoup et où une jeune fille canon tombe amoureuse d’un vieux monsieur mal rasé, mal fringué, mal coiffé et pour tout dire pas du tout séduisant. Bref, on passe la majeure partie du film à se demander ce que cette splendide jeune femme trouve à ce séducteur défraîchi (d’ailleurs interprété banalement par Jean-Hugues Anglade). Ce qui n’est quand même pas un petit souci quand on sait que leur passion est au cœur de l’intrigue. Malgré tout, Amitiés sincères n’est pas complètement nul. Ce qui sauve ce film de Stéphan Archinard, c’est la relation du personnage principal (joué par brillamment par Gérard Lanvin) avec son ex (incarnée par la toujours magnifique Zabou) et avec sa fille (jouée par la sublime Ana Girardot). Ce sont aussi des dialogues assez vifs. Au total, un film trop sage sur le plan de la mise en scène, assez convenu sur le plan du scénario, mais qui se regarde bien.
Une comédie française sympathique. Un film de comédiens, dans lequel se mettent en valeur Zabou Breitman, Wladimir Yordanoff, Ana Girardot et surtout Gérard Lanvin, qui m'avait déçu lors de ses récentes prestations, et qui retrouve là toute sa verve pour interpréter ce père envahissant et bougon.
Ca gueule, ça picole... Ca soule grave du coup... En plus, ça pue le pognon ce milieu dans lequel ils vivent, je ne risque pas de m'y reconnaitre ! J'ai même failli m'endormir... La fin devient plus intéressante mais alors, la "morale" de cette histoire" est tellement télégraphiée... Non mais vraiment, c'est pas terrible, ça vaut à peine la moyenne...
Film français trop prévisible , seul la performance de Gérard Lanvin est bonne. Le reste le film peine à convaincre la faute à un scénario trop faiblard et trop téléphoné en essayant de faire passer le message qu'il faut vivre avec son temps et que l'amour n'a pas d'âge, oubliant voir ne laissant aucune place à la raison.
Vu en DVD dernièrement. Les critiques que j'avais lues évoquaient l'univers de Claude Sautet. On ne s'ennuie pas, il n'y a pas de temps morts, et le casting est une réussite. Lanvin reprend son rôle de personnage un peu bourru et grande gueule, mais doté d'un grand cœur, qu'il trimballe dans beaucoup de ses films. On pense un peu à Jean Gabin ou Lino Ventura. J'avais vu "Tout Schuss" (2015) des mêmes réalisateurs, et franchement, ce n'était vraiment pas une réussite !
Bon film, bons acteurs, belle trame. Pour une fois on sort du "je t'aime moi non plus" et c'est plutôt bien réussit. Et le plus c'est le jeu de Lanvin! Bravo!
La comédie romantique est un genre cinématographique à part entière. Alors pourquoi le film de potes (qu'on pourrait maladroitement appeler comédie « amicale » ou « fraternelle ») n'est pas lui aussi dans une catégorie propre, alors qu'il perdure depuis tant d'années ? Amitiés Sincères fait partie intégrante de cette famille de films au charme indéfectible.
Walter (Lanvin la grande gueule), Paul (Anglade le coureur de jupon qui se tape la fille de son meilleur ami) et Jacques (Yordanoff le gai cultivé qui se relance en politique) sont des amis d'enfance. Ils se réunissent chaque mercredi pour entretenir une amitié vieille de trente ans. À partir de ce postulat, simple concevons-le, des clichés et des vérités vont s'installer dans un récit charmant, à certains moments. D'abord grâce au genre dans lequel ce film s'inscrit (les récits sur les potes ont toujours des ambiances chaleureuses). Mais aussi par l'empathie suscitée par ses personnages, et le contexte dans lequel ils progressent (partie de pêche, vacances).
Si les trois potes de toujours sont tous très plaisants, la jeune fille jouée par Ana Girardot (très moyenne) est loin du compte. Déjà que son personnage est une caricature à lui-seul, il est d'autant plus dommage qu'il constitue le point central du récit. Nous sommes conscients que cette histoire est vue et revue, mais de belles morales traitées assez justement sont à retenir.
La narration est peut-être un peu trop centrée sur Lanvin, mais celui-ci arrive toutefois à tenir le film sur ses solides épaules en interprétant un homme dur et buté, mais finalement très fragile. S'ils sont plus discrets, Anglade et Yordanoff sont tout aussi bons et appropriés à leurs personnages. Le film finit sur une chanson de l'immortel Jean-Louis Aubert, tel un bon vin qui doit prendre de l'âge avant de se laisser déguster. Charmant, à certains moments.
Gérard Lanvin, qui aime La Baule et les Mustang, ne laisse personne indifférent, à cause de ses goûts et de sa personnalité haute en couleur. Souvent comparé au ritalo-clodoaldien Lino Ventura, ses apparitions au cinéma prouvent que son charisme est toujours de mise, même s'il fait souvent la gueule. Dans le film, il est le pilier d'une bande de trois copains, hédonistes et fidèlement reliés hebdomadairement à l'occasion d'un déjeuner dans la librairie d'un d'entre eux. Entier jusqu'au bout, il prône la loyauté, la transparence dans ses rapports humains au point d'être un papa surprotecteur avec sa fille, jouée par Ana Girardot, qui a chopé au vol du talent de son père Hyppolite. Mais c'est sans compter sur les imprévus et les hasards qui peuvent changer la donne... Sa fille chérie tombe amoureuse, mais pas de n'importe qui. Jean-Hugues Anglade, hédoniste comme son ami, oublie de faire gaffe aux plaisirs auxquels il choisit de goûter et fait vaciller l'équilibre de ce trio complice et masculin. Le troisième larron, Wladimir Yordanoff, est quant à lui "la bonne conscience" de la bande mais titille lui aussi à sa façon la sensibilité de Gérard Lanvin, alias Walter, qui voudrait être partout à la fois, pour chérir les siens et savoir si c'est réciproque. Entre le quatorzième arrondissement de Paris et le micro-climat de l'île de Ré, cette histoire suit son court légèrement et fait marrer autant qu'elle émeut. Les sensibles apprécieront.
Un film vraiment fort sympathique qui nous montre que l'amitié est plus fort que tous les "mots ou maux". Tous les acteurs sont géniaux et c'est toujours plaisant de revoir Jean-Hugues Anglade toujours aussi charmant.
Bonne comédie avec un Gérard Lanvin éclatant, grande gueule, mauvais caractète et très touchant. Les réalisateurs ne sont pas tombés dans le cliché du" Super potes à la vie à la mort quoi qu'il en soit" Il y a une certaine finesse dans les rôles assez touchante, surtout dans celui de "l'iceberg" Lanvin, qui est a mon avis l'un de ses meilleurs avec celui du film "Les Lyonnais" . A voir si vous aimez le bon cinéma français, ni idiot, ni prise de tête. On ressort de la salle obscur optimiste, frais et souriant.