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Un visiteur
1,0
Publiée le 20 novembre 2017
Pourquoi avoir fait un 2. Le premier est intense et le second anecdotique. Ne regardez surtout pas les deux à la suite... Ça fera peut être découvrir le premier aux jeunes générations.... C'est au moins ça.
Une suite drôle et réussie de Danny Boyle avec une bande originale formidable, des paysages magnifiques, une superbe photographie, des personnages attachants et un bon scénario.
Pari plutot réussi, car pas évident de faire une suite vingt ans après. Le film est un peu long et il y a beaucoup (trop) de clins d'oeils au premier volet. Ceci étant le scénario tient la route, meme si le coup de boost attendu a du mal a venir. Ca part moins dans tous les sens que le premier, mais logique aussi, les personnages ont pris vingt ans, et peut etre qu'un film un peu trop fou, n'aurait pas été crédible. En tous cas les personnages s'en sortent très bien.
Comment faire quelque chose d'aussi moyen après un film aussi bon ? Cette suite est vraiment mauvaise dans son scénario et son explication ! Toujours les mêmes acteurs, 20 ans après ... Mais une intrigue floue, ennuyante ! Je n'ai pas du tout passé un bon moment devant ce film ou le thème de l'addition est trop mis de côté à mon gout ! Le premier Trainspotting aurait été suffisant à lui seul ! Danny Boyle m'a dessus sur ce coup ! Un film à classer dans les mauvais divertissement, car nous pouvons parler de cinéma de genre dans ce gachis !
Moins déjanté que le premier, cette suite peinera certainement à intéresser la nouvelle génération comme ce fut le cas il y 20 ans. On retrouve néanmoins avec plaisir cette bande de quadra, les flash-backs du premier film sont bienvenus.
20 ans après avoir dérobé un butin à ses amis junkies, Mark Renton revient à Edinburgh, et retombe sur ses vieilles connaissances. On retrouve ici avec plaisir nos quatre trublions toujours aussi paumés, incarnés par les mêmes acteurs toujours en forme (Ewen Bremner en camé ahuri, Ewan McGregor en repentant nostalgique, Jonny Lee Miller en crapule, et Robert Carlyle toujours excité). La différence est qu'il ont la quarantaine et se demandent ce qu'ils ont fait de leur vie. Le souci de "T2" est qu'il navigue en permanence dans le sillage de "Trainspotting", avec un scénario qui découle directement du premier épisode, des références omniprésentes (notamment des images du premier volet directement intégrée !), et une nostalgie latente. En conséquence, il souffre de la comparaison. Car si Danny Boyle est en forme pour sa mise en scène et son montages électrique et détraqué, il n'est pas aussi caustique, subversif, et marquant que le premier opus. D'autant plus que l'intrigue manque de piment, tournant essentiellement autour de petites combines et de vengeances. Ainsi, "T2 Trainspotting" est loin d'être déplaisant, mais n'était pas nécessaire.
La plus célèbre bande d’Édimbourg se reforme au bout de vingt ans ! On n'attendait pas vraiment de suite de "Trainspotting", et encore moins aussi tardive, mais il faudra avouer que le fait de retrouver cette équipe de bras cassés sera plutôt jouissive pour tous les aficionados du film de 1996. Danny Boyle reprend sa caméra pour nous servir une deuxième ration sur cette bande qui a su nous charmer à l'époque, et nous faire part de leur évolution sociale (dont on se doutait tellement on avait cerné les personnages) sous sa mise en scène parfaitement fidèle au premier opus. En effet, le cinéaste ira même jusqu'à tourner sur ces lieux bien connus tout en glissant des images du premier film, en plus des nombreux clins d’œil présents. Les grands ados se retrouvent et nous partagent donc leurs nouveaux moments de solitude et diverses petites combines, que l'on prendra une fois de plus grand plaisir à découvrir, tout en sachant pertinemment qu'il y a des rancœurs qui ne s'oublient pas (et surtout chez un personnage comme Begbie). "T2 Trainspotting" se trouve un côté touchant, et nous ferait presque le même effet que si l'on retrouvait nos meilleurs potes d'enfance vingt ans plus tard.
Et la palme de la plus mauvaise idée de l'année revient à Danny Boyle qui voulut donner une suite à son film culte "Trainspotting" sorti en 1990. Réjouissante était pourtant la perspective de revoir Mark, Spud, Sick Boy et Begbie mais leurs retrouvailles prend des allures de pétard mouillé. Un coup d'épée dans l'eau qui confirme la sévère crise d'inspiration que traverse le cinéaste depuis environ dix ans, affectant même ses effets patrimoniaux. Son style est devenu carrément indigeste ; Boyle semble avoir perdu tout repère d'esthétique, de rythme et d'écriture. Son propos obéit ici à une même mécanique, répétée à l'usure : une scène de dialogues écrits sur un coin de table suivie d'une bande musicale assourdissante, sans équivalent avec son utilisation jadis géniale de Lou Reed. Le spectateur méritait franchement autre chose que ce dégueulis d'images clippesques et agaçantes. "T2 Trainspotting" est une suite inutile. La réunion des quatre compères ne donne strictement rien, à part le fait qu'ils ont pris un bon coup de vieux (hormis McGregor).
L'esprit du premier film, porté dans notre monde actuel, avec les mêmes personnages charismatiques, qui ont eux aussi évolué dans leur vie et dans ce monde à mille lieux de leur jeunesse. Un film qui nous montre une évolution sincère et honnête de ces personnages, à travers une savante critique de notre monde actuelle, ça selon le prisme de la nostalgie des 90's. Du coup, on a droit à une très bonne histoire, dans laquelle les personnages montrent leur évolution, et ce qu'ils sont devenus, ce qui satisfait la curiosité du fan du premier film. Néanmoins, la musique est moins légendaire que celle du premier volet. Et c'est peut-être ça qui représente le mieux l'esprit du film et des personnages. A l'image de la BO, leur monde est maintenant moins légendaire, plus nostalgique, moins attrayant, moins fou, mais plus seul, plus dangereux. Une belle allégorie de la vie qui passe.
Transpotting est à mes yeux un superbe film car il a su traiter/expliquer de manière réaliste et sans jugement comment le fléau de la drogue pouvait se maintenir dans les années 90. T2 a, à mes yeux, ce défaut d'être coincé par la volonté de conclure ce chef d'oeuvre peut être plus modeste à sa création. Si Danny Boyle reste un réalisateur avec un sacré coup d'oeil, le scénario souffre d'une volonté de drame et d'excès, à l'image de cette confrontation finale où entre mauvaise musique, effet de lumière abusive cheap et déjà tellement usée, et situation excessive, le film s'achève avec ce sentiment de "trop". T2 semble trop romanesque, trop fictif, et tellement moins humain que son prédécesseur. Jusque dans ses personnages : Begbie n'est plus qu'un haineux antipathique, Splid un personnage attachant et soudainement écrivain dans un revirement digne de Disney. Et pourtant, on connait les fascinations de Boyle, le film et ses vieillissant acteurs avaient encore beaucoup à dire. A ce sujet, bonne nouvelle : Ewan sort encore une bien belle tirade à base de "choose life" malgré la première performance, mauvaise nouvelle : c'est peut être la seule fois que le film réussie à dire quelque chose sur le sujet, même si sur le fond, ca n'a plus grand chose de novateur et sur la forme, difficile d’être convaincant pour parler de notre génération avec les gymniques filmiques des années 90.
Hé oui, le retour est difficile ... Ce film s'adresse essentiellement à ceux qui ont pris une claque 20 ans plus tôt et qui voulait s’inonder de nostalgie, ceux qui aujourd'hui pensent que c'était mieux avant ... Le film est dans la veine du premier, l'effet de surprise en moins, la fougue de la jeunesse en moins, il est la suite logique des même protagoniste 20 ans après, il est complètement cohérent. Avoir 20 ans, c'est bien mieux que d'en avoir 40, à 40 ans c'est chiant, c'est lent, ... J'ai adoré ce second opus, car il raconte la suite de l'histoire, et surtout, car il fait le jour sur la question du 1 : Renton replongera-t-il avec tout cet argent. Que ceux qui n'ont pas vu le 1 il y a 20 ans passent leur chemin, ce film n'aura malheureusement pas la résonance suffisante pour leur donner satisfaction.
Retrouver des personnages d'un film culte 20 ans plus tard et surfer sur la nostalgie, voilà le projet qu'avait Danny Boyle pour son dernier film en réalisant la suite de Trainspotting. Et oui, c'est un vrai plaisir de revoir tous ces personnages barrés qui ont ou moins changés, toujours aussi bien joué par l'ensemble du casting d'origine. Comme à son habitude, Danny Boyle réalisé un film visuellement inspiré et prouve qu'il n'a rien perdu de son esthétique. Par contre, le scénario est bon mais pas aussi marquant que le précédent film. Toute l'histoire est basé sur les événements du premier film et n'arrive pas à marquer autant. Même si quelques scènes sont véritablement excellentes (celle dans le bar des protestants par exemple), l'ensemble du film n'est pas aussi efficace. Trainspotting 2 est donc bon mais moins marquant que son prédécesseur.
Je ne vais pas me lancer dans une comparaison entre cette suite de « Tainspotting » et son aîné sorti en 1996, ni sur un laïus sur la nécessité ou l’absurdité d’avoir fait une suite. Parce qu’en fait, même si je n’ai pas vu le premier à sa sortie, cela fait quand même plus de dix ans, voire quinze, que je l’ai vu et mes souvenirs sont au mieux parcellaires. Je me contenterai donc de critiquer ce long-métrage comme une œuvre d’un seul tenant. Les critiques l’avaient globalement trouvé bon et je dois avouer que je ne puis qu’être d’accord, c’est effectivement un bon film. Il a le défaut toutefois de faire tout de même appel à la nostalgie – de nombreuses scènes du premier y sont incluses – et même si cela aide pour rappeler le passé commun aux personnages, elles sont surtout des clins d’œil adressés au public qui avait vu le premier. Quand on fait partie de ceux-là, cela offre une mélancolie douce-amère, qui nous met (surtout si comme moi on est pratiquement un quadragénaire) en empathie avec les personnages dont le passé revient frontalement dans leur vie. L’histoire cependant est prenante par elle-même et, la bande-son remplie de succès des années 80 et la réalisation toujours inspirée de Danny Boyle, offrent un spectacle drôle et enthousiasmant. Les acteurs renfilent les costumes de ces écossais prolos qui ont fait leurs carrières (surtout pour Ewan McGregor), avec une jouissance qui se voit dans le long-métrage. Contrairement à « Ghostbusters » où les anciens ne sont pas parvenus à se mettre d’accord, l’absence relative d’ego du casting de ce film, a permis la naissance d’une œuvre pas loin d’être aussi bonne que le premier volet. Un film plein de nostalgie qui, en tout cas pour les spectateurs qui ont grandi avec dans un coin de la tête le phénomène « Trainspotting », une revisite bienvenue sur ce passé. A ne pas manquer.