20 ans plus tard, Mark Renton revient à Édimbourg où l’attendent son passé mais aussi ses vieux démons.
Car 20 ans auparavant un opportunité s’est présentée, puis vint la trahison…
Danny Boyle livre, 20 plus tard, la suite du cultissime Trainspotting. Au programme les retrouvailles de cette bande de junkies, qui s’est violemment brisée en 1996.
Mark revient dans un Édimbourg figé dans le passé, on a comme l’impression que lui seul a évolué, quand 20 plus tôt, il a choisi la vie. L’environnement de la ville post-industrielle et resté le même ainsi que ces occupants, et la joyeuse bande, qui est resté au même point : violence, addiction, héroïne, échec.
Très vite, le film envoie tout balader, et on comprend que Mark n’affiche qu’une réussite de façade, qu’il s’est lui aussi planté et qu’il va devoir faire une nouvelle fois équipe avec ses anciens amis.
Une suite aussi inutile que jubilatoire. Danny Boyle est très en forme, et multiplie les trouvailles de mise en scène et de montage qui font à la fois son style complètement fou, tout en étant incernable, car se renouvellent sans cesse. On lui passera ces quelques lubies un peu crade, comme le runing gag de son personnage qui n’arrive pas à bander, pour se souvenir de ses plans intégrant des éléments de texte, cette chute d’immeuble complètement folle ou ce plan final absolument dément de la chambre de Mark s’étendant dans un espace infini, comme sa prison intérieure dont il ne s’est finalement jamais évadé.
On peut se demander s’il était vraiment pertinent de faire une suite, vu l’impossible tâche de succéder au premier film ? Je répondrai oui, pour ce voyage plein de nostalgie et de mélancolie, qui nous est offert. Comme le dit Sick à Mark : « la nostalgie c’est ça ? Tu es devenu un touriste de ta propre jeunesse…».