T2 Trainspotting
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229 critiques spectateurs

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Nico F
Nico F

253 abonnés 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2017
Une vraie bonne suite. Le kiff. Super de retrouver la bande .... c'est hyper réussi et l'esprit trainspotting est bien là.
Flaw 70
Flaw 70

276 abonnés 422 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 mars 2017
Si Danny Boyle est ce qu'il est aujourd'hui c'est en parti grâce à Trainspotting, son deuxième film. Sorti en 1996, celui-ci connu un succès auprès des critiques et des spectateurs au point d'en devenir une oeuvre culte qui a parvenu à marquer toute une génération. Basé sur le roman du même nom d'Irvine Welsh, il s'est imposé comme un film énervé et libertaire avec une vision particulièrement trouble et savoureusement satirique de la société contemporaine et d'une génération en quête d'elle-même. Même si il peut apparaître visuellement démodé de nos jours, il est encore thématiquement d'actualité. Alors pourquoi en faire une suite 20 ans après quand tout à déjà été dit, risquant même de dénaturer la fin délibérément ouverte du premier ? La réponse ici n'est pas d'adapter le deuxième roman de Welsh sur ces personnages, intitulé Porno, mais de faire une oeuvre testamentaire de 5 hommes vieillissants et qui tentent de rester dans la course.

T2 Trainspotting prend tout son sens au delà de sa simple histoire, car plus que les retrouvailles de ces quatre personnages qui ont marqué notre adolescence, c'est avant tout les retrouvailles de cinq artistes qui viennent rattraper le temps perdu. Cette suite gagne en épaisseur dans son propos méta, qui vient directement mettre au centre de son récit l'embrouille qui à éclaté entre le réalisateur et son acteur fétiche, Ewan McGregor. Après l'avoir évincé de The Beach en 2000, les deux ne se sont pas parlé pendant plus de 15 ans et trouve ici l'occasion de se pardonner et d'aller de l'avant. Plus que Mark, le personnage, qui retourne chez lui, c'est l'acteur qui retourne dans l'univers de Boyle. On ne peut s'empêcher de voir le parallèle entre la relation de Mark et Simon, son meilleur ami, et celle de l'acteur et du réalisateur qui en font clairement un événement cathartique. Et revoir ces deux-là retravailler ensemble à quelque chose d'indéniablement euphorisant, surtout qu'ils sont tout deux au sommet de leur forme. Ewan McGregor retrouve le personnage qui l'a fait connaitre avec aisance tandis qu'il lui insuffle un charisme nouveau. Les années ont plutôt été généreuses avec le casting qui n'a jamais paru aussi convaincant, le temps les as marqués et cela donne une profondeur et une gravité aux acteurs qui sied à merveille avec le propos du film. Robert Carlyle s'en sort d'ailleurs à merveille, son personnage étant celui qui connait l'évolution la plus significative du film. Il offre une complexité et une telle dualité à Begbie qui parvient à le rendre aussi attachant qu'émouvant malgré ses aspects les plus détestables.

Tout comme les personnages, on assiste à des acteurs qui viennent faire le point sur leur vie, tous n'ayant pas connu le succès. Le film trouve un double niveau de lecture habile qui donne à l'oeuvre une honnêteté et une sincérité qui se montre émouvante. Car si le film fait souvent référence à son prédécesseur et qu'il laisse faussement croire n'être qu'une réunion de vieux potes venus amuser la galerie sans avoir grand chose à dire, ce n'est pas pour offrir un pur objet nostalgique à admirer mais bien pour offrir une réflexion sur l'essence même de la nostalgie. Parlant de transmission, de regret et de stagnation, le film est un testament de ce qu'était le premier film. Il apparaît comme la réponse désabusée de ce dernier, où le monde n'a changé qu'en façade. Les addictions sont toujours les mêmes peut importe si elles se manifestent différemment, on reste dans une société consumériste qui évolue mais ne change pas tout comme les gens qui la peuple. Ici le rythme est différent, moins énervé et plus posé, le message est moins moqueur et plus désespéré et l'oeuvre est souvent traversé d'une infinie tristesse. On a plus affaire à des jeunes hommes mais des hommes en fin de vie qui pour autant cherche toujours leur place dans celle-ci.

Le film parvient à n'en laisser aucun de côté et offre à tout ses personnages un parcours satisfaisant. Que ce soit Bedgie qui prend conscience de sa nature, son affrontement avec Mark est d'ailleurs bouleversant émotionnellement, où les deux hommes ne peuvent se pardonner le mal qui à été fait malgré l'amitié bien réel qui les lient. Mais il y a aussi Spud, probablement le plus touchant du film, qui cherche à surmonter son addiction et développe une relation malheureusement sous exploitée mais très intéressante avec Veronika. Personnage féminin principal, elle représente aussi la jeunesse au sein de ses hommes vieillissants et elle arrive aisément à y sortir son épingle du jeu. Dans sa façon d'inspirer Spud mais aussi d’interagir avec le groupe, le film y trouve une belle manière de montrer l'héritage du premier film avec un passage de flambeau toute en pudeur. Même si il cède par moments à certaines facilités et qu'il offre des passages plus attendus, T2 Trainspotting reste admirable dans sa manière de ré-exploiter ses personnages parvenant à offrir une oeuvre riche et diablement intelligente qui marque par sa profonde sincérité.

Il est en plus réalisé d'une main de maître par Danny Boyle qui à clairement fait du chemin depuis le premier film. Beaucoup plus dans la recherche esthétique, il travaille beaucoup plus le traitement des couleurs et de la lumière pour densifier ses images. Il projette souvent du texte ou des images tirés du précédent film sur ces scènes, comme une ombre qui plane constamment sur les personnages, le poids d'un passé dont on ne peut se séparer. Les ombres étant d'ailleurs très travaillées dans ce film, ayant une vraie valeur symbolique En ça, la photographie de Anthony Dod Mantle est formidablement léchée et sert à merveille la mise en scène enivrante de Danny Boyle. Le réalisateur distille en moyenne une idée innovante et inventive par scènes. Plans de caméras audacieux et totalement fou, incrustations bien pensées, citations habiles du premier film, etc. Rien n'est laissé au hasard et surtout rien ne se répète dans ce qui est un spectacle visuel constant où comme dans le premier film, Boyle joue avec le décor pour briser les barrières de la réalité. A l'image d'un plan de fin totalement fou et qui reste de mémoire comme une des plus belle et virtuose façon de clôturer un film vue depuis quelques années.

T2 Trainspotting est la conséquence parfaite à ce qu'avait été le premier Trainspotting. Une continuation logique qui rend hommage à l'esprit de l'original sans pour autant le singer. On a même affaire à deux films très différents car celui-ci porte vraiment le poids des années, au delà même de ses personnages. Plus qu'une réunion de potes attendue, c'est une oeuvre testamentaire et cathartique pour le réalisateur et ses comédiens qui font le point sur une vie qu'ils n'avaient probablement pas anticipé comme cela. La réponse à un film qui contre toute attente est devenu culte et qui a marqué son temps. Mais le temps est une chose qui nous dépasse, qui nous broie et T2 Trainspotting en fait son cœur. Car avec une honnêteté bouleversante il nous parle du temps qui passe là où le poids du passé reste et danse avec grâce dans l'ombre de son propre culte.
Alexandre B
Alexandre B

33 abonnés 90 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 mars 2017
L'affiche n'aurait pas été trainspotting, j'aurais sans doute été moins sévère...Alors oui on a plaisir a retrouver les 4 "potes" et le décor d'Edimburgh, la patte Boyle sur quelques plans, la BO, mais ça ne fait pas un film, juste une bande annonce...!
Scénario pas crédible pour un sous, sujets (nostalgie entre autres) non traités...Une suite de flashbacks et de scènes ajoutées les unes aux autres.
T2 donne juste envie de revoir le premier pour vite oublier le second !
Les enfants oubliés et shootés de Thatcher méritaient tellement mieux, et les sujets potentiels étaient tellement nombreux... Brexit, ultra libéralisme et j'en passe.
DÉÇU !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 7 mars 2017
NOSTALGIE voilà ce qui me vient à l'esprit quand je je pense à trainspotting 2. Bon, il ne détrône pas le premier film mais globalement j'ai passé un bon moment devant "T2", on retrouve notre bande "d'ancien toxico" 20 ans plus tard.J'ai beaucoup appréciée les flash back nous ramenant au premier opus, ce throwback nous montre avec nostalgie que l'époque a changé mais pas autant que ça pour sick boy,mark,francis et daniel.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 7 mars 2017
Ah que c'était mauvais !!
J'ai tellement aimé le premier, il m'a beaucoup marqué, il a marqué beaucoup de monde, et j'ai du mal à comprendre comment on peut aimer le premier et apprécier cette suite facile et oubliable !!
Trop trop de clins d’œil, trop de lumières flashy, de néons, de visuel pour combler le vide scénaristique !
Si on veut voir un bon film du genre on matte Snatch, Arnaque crimes et botanique, Slevin etc etc..
C'est raté, c'est mauvais, et jusqu'à la musique c'est pas bon !
Je vais rester sur le premier, sur le concert d'iggy pop vu l'été dernier et vite oublier ce film inutile.
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mars 2017
Vingt ans après, les jeunes héros de « Trainspotting » ont bien vieilli. Mark (Ewan McGregor), qui avait trompé la confiance de ses amis, a vécu aux Pays-bas mais a la nostalgie de Édimbourg. Begbie (Robert Carlyle) purge en prison une peine de longue durée. Spud (Ewen Brumner) n’a jamais réussi à décrocher de la drogue. Simon (Jonny Lee Miller) continue d’organiser des arnaques à la petite semaine.

A sa sortie en 1996, « Trainspotting » avait viré au phénomène de société. Sa description à la fois trash et comique d’une bande de jeunes Écossais accro à la drogue avait touché une corde sensible dans le Royaume-Uni post-thatchérien. Après « Petits meurtres entre amis », Danny Boyle y gagnait ses galons de réalisateur confirmé – couronné quelques années plus tard par un Oscar pour « Slumdog millionaire ».

Réaliser une suite était un projet alléchant qui a mis vingt ans à voir le jour. C’est le lot hélas de tous les propriétaires de droits qui savent que l’aura nostalgique de leur premier succès leur garantit une audience captive. La saga « Le Parrain » l’aura montré pour le meilleur ; « Les Bronzés » pour le pire – dix millions de gogos (dont je fus) sont allés voir son troisième volet.

Les Inrockuptibles, Télérama, Le Monde et Libération tirent à boulets rouges sur T2. Isabelle Régnier évoque une « suite inepte ». Jeremy Roston raille le « sempiternel mauvais goût » de Danny Boyle. Serge Kaganski dénonce « une carrosserie rutilante ultra « tunée » avec pas grand-chose sous le capot ».

J’aurai la main moins lourde. Certes T2 n’est pas un immémorable chef d’œuvre. T2 est une suite qui essaie d’être compréhensible à ceux qui n’ont pas vu ou qui ont oublié T1 – je me classe dans la seconde catégorie. Sans doute n’a-t-il pas la fougue provocatrice de son prédécesseur (il est d’ailleurs tous publics alors que « Trainspotting » était interdit aux moins de seize ans). Mais il n’en reste pas moins une distraction agréable dynamisée par l’euphorisante énergie du montage de Danny Boyle.
Nyns
Nyns

247 abonnés 749 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 mars 2017
La suite du Trainspotting film culte des années 90 n'est clairement pas sur le même crédo, et ne peut pas atteindre la grandeur du premier pour des raisons toutes simples. Cela dit, rien que le fait de réunir la bande d’acteurs et de les voir jouer à l'identique leur personnage avec passion fait comme un pincement au coeur, le plaisir est communicatif,les 20 ans se sont écoulés en une fraction de seconde. Malheureusement pas grand chose ne fonctionne à part ça, T2 Trainspotting est un film impossible à prendre à part (déjà qu'en ayant vu le un c'est pas ça…), tant l'histoire est une succession de prétextes et de faire valoir donner une suite aux mésaventures des paumés (qui entre temps sont plus ou moins rentré dans le droit chemin). On sent l'envie de Danny Boyle de faire renaître les passions passées, d'ailleurs avec cette entrée en matière très rock on y était… Le problème est là, les petits écossais ont vieillis, et leur folie aussi… Certaine scènes sentent le sale forcé, donc ça passe à côté. Dommage car d'autres (celle du bar de conservateurs louches pour n'en citer qu'une), apportent un rythme et une insouciance caractéristique. Pas plus que ça malheureusement. Les tenants et aboutissants sont très décevant. Beaucoup trop d’attentes si longtemps après le premier succès de Danny qui ne pouvaient naturellement pas aboutir. Dommage.
Vincent T.
Vincent T.

29 abonnés 134 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2017
Une bouffée de mélancolie accompagnée de fous rires. Toujours aussi délirant, voire brillant sous certains aspects (moins que le premier mais c'est normal compte tenu de l'évolution des personnages), ce deuxième opus est une réussite.

Sur le fond, c'est un film très dur (comme le premier) sur l'impact des choix du passé, les doutes que cela sous-tend et sur le fait de vouloir aller de l'avant malgré cela. Mais Danny Boyle arrive à faire passer tout cela sous une forme nostalgique (âme de gosse) avec des scènes très drôles et viscéralement cool.

C'est la même bande qu'on retrouve, qui essaye de "survivre", tout simplement, et cela est servie sur la meilleure BO de l'année pour le moment (ça va être dur de concurrencer). J'aime beaucoup la mise en scène de Danny Boyle et son univers visuel donc j'ai été servi. Il utilise la comédie pour livrer un film nostalgique et c'est excellent.
Norbert F.
Norbert F.

11 abonnés 94 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 7 mars 2017
Perso je n'ai pas aimé. Film degenté. L'histoire est banale. Je ne dis pas que le film est mauvais mais je n'ai pas accroché. A voir quand même.
Don-C
Don-C

14 abonnés 49 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 mars 2017
Mais quelle déception !...........

La middle age crisis des fils junkie de Miss Tatcher méritait un tout autre traitement !

Malheureusement, T2 se résume à une (loooonguuuueeee) succession de scènettes aussi esthétiques qu'ambiancées, servant un scénario poussif, qui ne trouve jamais son rythme.

Passée la succincte mais sincère joie des retrouvailles, on s'aperçoit rapidement que le pitch, faussement profond, bégaie et souffre à trouver un filon accrocheur. On cherche parfois la cohérence, malgré la classieuse mise en scène de Boyle. Exit même le propos politique et sociétal du premier opus : la trame baigne dans un jus fadasse de série B dans lequel le metteur en scène semble se noyer.

Sincèrement, au bout d'une heure, j'espérais encore un décollage, un va-tout... Mais le ratage persistera jusqu'au bout.

Deux de mes voisins sont partis avant la fin, pendant que je me demandais ce qu'il était arrivé à Danny pour nous pondre une telle bouse sur le dos d'une marque aussi culte.

Je veux oublier.
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 mars 2017
Alors c’est vrai, je n’aime pas tout Boyle, mais globalement j’aime bien Boyle. Je trouve que c’est un beau formaliste comme il y en a peu et, même si certains se plairont à le décrier pour son style très nerveux et assez chargé, au moins a-t-il un style reconnaissable entre mille et – mieux encore – il a de l’audace, et c’est au fond pour cela que j’aime… Et franchement, tenter une suite de « Trainspotting » vingt ans après, pour moi, ça m’avait tout l’air d’être une belle audace. Alors c’est vrai que ce n’est pas le premier film auquel j’aurais pensé pour une suite, mais n’est-ce pas justement cela qui est beau ? Tenter là où c’est risqué ? …Et à dire vrai j’aurais presque aimé lui mettre plus à ce « T2 » juste pour ça : pour la démarche, pour la tentative, pour l’audace… Mais bon, je ne vais pas vous la faire à l’envers : ce film, globalement, il m’a un peu laissé sur le trottoir. Il faut dire que, par définition, la suite est un exercice scabreux, surtout quand elle n’est pas le résultat d’un processus pensé à l’avance. D’un côté on est tenté de redonner au spectateur ce qui a plu lors du premier opus, mais de l’autre côté on sait que si on n’apporte aucune rupture et aucune nouveauté, cette suite sera non seulement fade, mais en plus elle risquera d’affadir le revisionnage du film original. Or, sur ce point, je trouve que Boyle n’a pas su vraiment trouver le bon équilibre. Du moins, il n’a pas su capitaliser sur ce qu’il fallait. Pour moi, ce qui faisait la force de « Trainspotting » premier du nom, c’était cette capacité à incarner l’état d’esprit d’une époque et d’une population donnée. Nous plonger aux côtés de cette jeune génération perdue pour goûter à cet étrange cocktail d’exutoires libérateurs et de cruauté glaçante, je trouvais que ça relevait de l’expérience aussi bien éreintante que marquante. Parce que voilà, la réalisation très punchy de Boyle avait su à l’époque faire le job pour que ce film se transforme en expérience sensitive forte… Là, vingt ans plus tard, Boyle change son fusil d’épaule. Et il le fait consciemment. Tous ses héros n’ont plus vingt ans. Leurs problématiques ne sont plus les mêmes. Le désabusement n’a plus la même saveur. Le sentiment de révolte n’a plus la même fougue. Et personnellement, je suis loin de considérer ça inintéressant dans l’idée et j’ai même trouvé qu’au début, c’était plutôt pertinent. Un nouveau bit nerveux était là pour imprimer le rythme du début, mais las, les héros peinaient à le suivre… Sincèrement, c’était une belle idée… Le problème, c’est que derrière, le rythme il ne reviendra effectivement plus du tout. Certes, parfois, par quelques séquences, on retrouve cette narration à l’ancienne, très nerveuse. Parfois on retrouve cet esprit « tout pour la gagne et qu’importe le risque » ( spoiler: Je pense notamment à la scène chez les Légitimistes anglais : un des rares bons moments du film
), mais bon, globalement le film s’enlise avec l’apathie de ses personnages principaux. Et autant sur le papier l’idée se tient, autant concrètement, ça ne permet pas au film de décoller. Et c’est triste, parce qu’au fond, Boyle fait le boulot attendu d’une suite. D’un côté il offre et joue habilement les moments nostalgiques attendus ( spoiler: Le tourne disque qui laisse jouer à peine quelques secondes de l’emblématique « Lust for Life » ; les retrouvailles sous forme de parcours croisé avec Diane ; ou bien encore ce merveilleux moment où Spud revit la scène mythique durant laquelle Renton s’enfuit sur fond de « Born Slippy » d’Underworld, le tout merveilleusement intégré et agrémenté d’une réorchestration totalement adaptée à l’atmosphère voulue ! Rah ! Ça – il n’y a pas à dire – c’était du bon !
). Idem, de l’autre côté, je trouve que Boyle sait apporter la rupture indispensable à son univers original ; rupture justifiée par l’évolution en âge de ses personnages. Mais bon, pour moi ça ne marche pas, et ce n’était pas là-dessus qu’il fallait opérer la rupture. Rompre avec le rythme de « Trainspotting », pour moi c’est sacrilège. Rompre avec le message « J’ai décidé de ne pas choisir la vie », pour moi c’est sacrilège. Rompre avec cette belle illustration de cette jeunesse qui crame la chandelle par les deux bouts, pour moi c’est sacrilège. C’est con, mais plus je découvrais ce film, plus je me rendais compte que ce « T2 » était presque un film de papys. Il n’y avait pratiquement pas de jeunes dans ce film, et quand ils étaient là, ils pensaient presque comme des vieux. Ils étaient des vieux. Pour le coup je trouve que ça aurait tellement été plus pertinent de confronter cette génération Renton and Co. à la jeunesse d’aujourd’hui ; de maintenir le rythme effréné qui était la marque de fabrique du premier film, et de confronter cette ancienne génération de vieux briscards à ce rythme et à cette culture qui désormais les dépassent. A vouloir rompre avec ce qui faisait le cœur formel de « T1 », « T2 » peine à se poser comme une suite pertinente. Pire, il peine à se poser comme un film pertinent. Car bon, en plus de la mollesse, je trouve franchement que l’intrigue n’est pas non plus à la hauteur de l’événement. C’est poussif. La conclusion est convenue. Au final, le film se réduit très vite à une simple exposition de nostalgie pour les fans du premier volet. Est-ce que cela peut franchement suffire ? Pour moi qui ai beaucoup apprécié « T1 » ça n’a pas suffi. Pour les autres, j’ose imaginer. Après tout, j’ai bien vu des gens sortir lors de ma séance. S’ils n’ont rien vu du « 1 », tu m’étonnes qu’ils aient voulu partir ! Bref, tout ça pour ça… Quelques belles idées visuelles. Quelques jolis clins d’œil. Mais rien de plus… La tentative était belle. L’audace était louable. Il n’empêche qu’au final, le verdict du cœur, me concernant, est sans appel. Plaisant par brefs instants, mais globalement chiant. Encore un loupé pour Boyle donc… Triste…
Cosmos K
Cosmos K

7 abonnés 69 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2017
Le premier était déjanté et dramatique celui ci est nostalgique et brillant la nostalgie charmante de retrouver cette ancienne bande qui repart pour une aventure en se remémorant le passé , des clins d'oeil à son ainé et une bande originale juste géniale.
Danny Boyle n'a pas son pareil pour filmer et raconter des histoires (Petits meurtres entre amis, Trainspotting, 28 jours plus tard, Slumdog millionaire, 127 heures, Trance .)
Brillant sur le fait qu'il arrive à nous charmer avec douceur et à nous toucher en plein coeur avec une critique de notre société ( des réseaux sociaux , sur le temps qui passe , la précarité ......)(bon je pense surtout à ceux qui sont nés dans les années 70-80.
Alors Choose Life
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 mars 2017
Véritable bijou ! A la fois intelligent, contemporain et furieux !
Moins glauque que le premier mais plus violent.
A voir Absolument ( à condition d'avoir vu le premier évidemment )
La Bande-Son est à la hauteur du Premier !
Quentin V.
Quentin V.

62 abonnés 77 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2017
La réalisation, la BO, le montage, les acteurs, le propos du film, tout fleure bon dans cette suite qui pouvait pourtant être un pari plus que risqué pour Danny Boyle. Mais il évite le plantage total et nous livre un second opus réussi qui parvient à trouver son sens et à nous remettre dans les rails de ces personnages vieux de 20 ans (je me souviens qu'on nous avait montré Trainspotting à l'époque au collège ou au lycée pour nous dire "la drogue c'est mal m'voyez"). Danny Boyle en tout cas n'a pas perdu la main, les plans de ce film sont ingénieux, beaux, novateurs pour certains, un vrai régal pour les yeux. Rien que le dernier plan est une petite pépite. Par dessus tout cela, une bande son qui fait plaisir aux oreilles et qui colle on ne peut mieux à l'histoire. Et enfin quel plaisir de revoir tous les acteurs du 1er, avec des références à la pelle et des clins d'oeil judicieux au scénario.
En somme une très bonne suite, qui ravira, je pense, les fans de la première heure comme les novices de cette saga :) Je recommande !
petitbandit
petitbandit

117 abonnés 679 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mars 2017
Bien moins bon que le cultissime 1er opus, cette suite vaut quand même le coup pour ses nombreux passages comiques, sa bande son d'enfer, ses situations cocasses et le plaisir de revoir 20 ans plus tard, ce quatuor de loosers d'Edimbourg. L'interprétation sans être géniale donne lieu à de bons jeux d'acteurs, Dany Boyle ayant su faire évoluer ses personnages à bon escients. Beaucoup de références à l'original aussi. Le thème de la drogue n'étant plus l'attrait principal, l'histoire est assez logique. Quelques longueurs quand même, une durée excessive mais un agréable divertissement par ce dimanche pluvieux.
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