Ce film est juste irréel. C'est un film très drôle on rit du début jusqu’à la fin. Je me suis vraiment régalé. Un film de fous a allé voir. ( surtout pour voire eric judor parlé le franglais...) :-)
L'univers de Dupieux, basé sur le non-sens et l'absurde est totalement maîtrisé dans "Wrong", a tel point que l'incohérence devient presque cohérente. On se retrouve plongé dans une histoire simple, mais sans profondeur et malheureusement sans grand attrait. On attend que quelque chose se passe, mais hormis quelques trouvailles, l'enjeu n'est que l'absurde, le film n'offrant (volontairement) presque rien d'autre. Donc un non-sens assumé et réussi mais qui ne m'aura pas convaincu.
Pas le meilleur Dupieux, mais l'humour absurde est omniprésent et efficace comme toujours, c'est tellement fantaisiste et délirant au possible. La photo est clean et agréable, et les acteurs sont tous au top.
Deuxième film de Quentin Dupieux, "Wrong" est le moins bon de ceux que j'ai vus. Pas inintéressant par moment, parfois drôle, évidemment toujours aussi farfelu et absurde, l'ensemble souffre terriblement d'un rythme très mollasson. Peut-être que l'idée concept autour duquel il est construit n'offrait pas suffisamment de possibilités narratives, ou alors que Dupieux n'est pas arrivé à en exploiter le potentiel, toujours est-il que c'est souvent un sentiment d'ennui qui l'emporte alors que le film ne fait qu'une heure trente.
Je garde un mauvais souvenir de "Steak" et un excellent de "Rubber", donc avec Quentin Dupieux ça passe ou ça casse. Avec "Wrong", on est plutôt dans la première catégorie. Ce film est à la fois dépaysant et déroutant par son pitch mais singulièrement intelligent et drôle dans sa façon de rendre compliquées des choses simples spoiler: (commander une pizza, planter un arbre, retrouver son chien) et dépeindre une société en perdition, à l'image d'un titre évocateur, signifiant qu'on a tout faux sur notre monde: ce qui est supposément bon pour nous ne l'est pas et que ce qu'on nous impose est néfaste. Derrière l'absurdité jouissive spoiler: (le palmier trop petit, le peintre en rouge ou bleu, les dessins du jardinier, les questionnements sur le logo, les excréments de chien qui contiennent des souvenirs) ou terrifiante spoiler: (le réveil à 7h60 comme si l'heure était sans fin, les chien-garçon, le livre de communication animale, l'eau dans le bureau) des situations se cache une analyse acerbe sur la famille spoiler: (les chiens utilisés comme des éponges, avec adoration au début et ignorance ensuite) , le couple spoiler: (la vendeuse de pizza) , le travail spoiler: (licenciement, conditions de travail médiocres, collègues moqueurs) et la vie sans bonheur spoiler: (le voisin qui part en road-trip loin de ce monde) . Dommage que tout cela soit mis en scène de manière assez lente parfois ou bien paresseuse, Quentin Dupieux perdant progressivement le sens du rythme. Côté casting, Eric Judor, Jake Plotnick et surtout William Fichtner sont excellents et la distribution secondaire tient son rang. Au final, "Wrong" manque de dynamisme mais pas d'humour ni de réflexion sur notre société.
Non-film (1er film de Dupieux) était un chef d'oeuvre, steak était trés drole, rubber interessant, mais là...ce n'est qu'ennui profond.... le ton décalé ne fonctionne pas, il n'y a pas d'enjeu, c'est tellement clinique, froid et décalé, que du coup....on ne ressent rien...juste l'envie de sortir de la salle......
On pensait qu'il ne tentait l'expérience qu'une fois de temps en temps mais Quentin Dupieux est un homme à expériences, logique qu'il continue dans le cinéma expérimental pour un troisième objet filmique. Ainsi, après l'impressionnant Rubber, l'artiste électro s'essaie à une nouvelle histoire complètement saugrenue où cette fois-ci un homme cherche son chien qui a mystérieusement disparu du jour au lendemain. Voilà pour l'histoire de base. Pour le reste, le réalisateur nous emmène dans un univers où règne le grand N'importe Quoi, avec des personnages déjantés, des dialogues illogiques et des situations toutes aussi improbables... Notre héros, Dolph, ne va pas bien du tout : son chien a disparu, le palmier dans son jardin est devenu un sapin, son voisin lui annonce qu'il part tout en ne voulant pas avouer qu'il aime courir le matin, ses collègues de bureau lui font une nouvelle fois remarquer qu'il continue à venir travailler alors qu'on l'a viré depuis trois mois et tout le monde a l'air de connaitre ce mystérieux Master Chang qui prétend avoir enlevé son chien mais l'a perdu. Ah et il pleut dans le bureau où travaille travaillait Dolph et son réveil-matin annonce 11h60. Tout est absurde mais tout se lie d'une façon ou d'une autre et pour peu que l'on s'immisce dans l'univers fracassant de Dupieux et on ne peut plus en sortir. Wrong est un parti-pris jouissif pour le n'importe quoi, moins glauque que Rubber mais tout aussi incohérent. À mi-chemin entre Lewis Carroll, David Cronenberg et Luis Buñuel, Quentin Dupieux s'impose comme un nouveau maitre de l'absurde, de l'illogisme. Tout en apportant un soin esthétique particulier à son œuvre et en choisissant des comédiens improbables (le fidèle Éric Judor pour ne citer que lui), le réalisateur parvient à nous livrer un film passionnant qui, au-delà de ses scénettes incompréhensibles, possède bel et bien un début et une fin ainsi qu'une trame plus ou moins logique une fois rentré dedans. Encore une fois, on peut ne pas aimer l'univers proposé (ça se comprendrait) mais pour les fans de Steak et Rubber, ce troisième film est une réussite plus folle que jamais qui s'ancre parfaitement dans la filmographie de plus en plus géniale d'un véritable auteur.
e scène d'ouverture "à chier" (mais dans ce cas c'est un compliment...). Et puis un homme perd son chien, l'humour est "à froid", la réalisation tonique pour qui s'y intéresse. Bref : s'ensuit un univers totalement décalé, d'apparences trompeuses, plein de questions sans réponses (ça c'est pour l'intrigue), de joggeur qui s'ignore, de bureau inondé de pluie, de palmier transformé...etc...etc. Et c'est intrigué que l'on mord à l'hameçon, un sourire toujours au coin des lèvres - et le film ne sortira jamais de son délire : il n'en avait d'ailleurs nullement l'intension. Libre de s'en lasser ou de se laisser prendre dans le mouvement par des acteurs qui y croient dur comme fer, suivant le fil d'une intrigue fantastico-canine, à la musique psyché très 70's et à la chute... logique. Pour qui savoure avec délectation les oeuvres de David Lynch.
Ayant raté le précédent film de Quentin Dupieux narrant les aventures d'un pneu sérial-killer ("Rubber"), c'est avec curiosité que j'ai acheté mon billet pour "Wrong". Précédé d'une aura vaguement surréaliste, je m'attendais à une expérience étonnante voire à un moment original de cinéma. Las, ce ne sont pas les trois ou quatre scènes incongrues ou étranges qui vont faire que cette série Z se rapproche d'un quelconque manifeste surréaliste. Un palmier qui se transforme en sapin, un bureau où il pleut tout le temps à l'intérieur ou un réveil qui affiche 7h60 ne font pas du scénariste/réalisateur un successeur à Luis Bunuel. Le vide du scénario, à l'intrigue minime et poussive, tire le film plus vers le néant que vers la poésie. Ce qui est surréaliste là dedans, c'est qu'un producteur ait pu trouver de l'argent pour l'histoire d'un mec qui a perdu son chien et qui le retrouve en le croisant dans la rue. (Zut, j'ai raconté la fin de ce suspens pas du tout insoutenable). Certes, entre temps il croise une vendeuse de pizza très collante, un détective bizarre, un gourou pontifiant et un gentil jardinier, mais tout ça ne donne aucun peps au scénario. Je ne sauverai du film qu'une chose (non, pas la prestation d'Eric Judor d'Eric et Ramzy, rigolo parce que parlant un anglais scolaire) : l'image et les cadrages de ce film. La fin sur le blog http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/09/wrong-de-quentin-dupieux.html
Les films de Quentin Dupieux sont réservés à un public avertis. Le scénario est comme à son habitude complètement décalé. On retrouve à nouveau un Eric junior dans son élément pour ce type de rôle.
Alors qu'il réussissait le tour de force de nous extasier devant un pneu serial killer, Dupieux nous pond une oeuvre encore plus absurde et incohérente. En fait, son cinéma est si improbable, si délirant et donc si énorme qu'il impose le respect. Cela oblige même les acteurs à surjouer leur manière d'aborder l'histoire, aucune réaction naturelle n'existant dans ces situations. Un gourou enleveur de chien, un jardinier sans cerveau, un emploi de bureau sous l'eau, une femme amoureuse et absurde, un détective analysant l'histoire d'une déjection, une gestation expresse ou encore une télékinésie homme-chien... Vous avez dit fou??
Dupieux reste dans l'absurdité totale! Personnages décalés, situations inexplicables, Wrong ne laisse pas indifférent mais souffre de quelques longueurs qui ne permettent pas d'apprécier pleinement le film. Si vous aimez ses autres réalisations, n'hésitez pas un instant!
Dupieux est un des rares réalisateurs à proposer des films qui ne ressemblent à aucun autre. Et rien que pour ca, il mérite les félicitations. Ne cherchez pas des repères, on flotte ici dans une zone inconnue, où le n'importe quoi règne en maître. Un n'importe quoi filmé avec beaucoup de soins, beaucoup d'idées, de folies, mais qui reste un vrai objet cinématographique, avec des personnages et une histoire (même si le scénario est très léger et moins inventif que son précédent film, Rubber), et non pas un simple exercice de style abstrait. Du moins la plupart du temps (la dernière scène avec le jardinier - interprété par Eric Judor - est à ce titre un bon exemple de délire raté parce que trop conceptuel). Malgré sa grande qualité picturale et son originalité, on s'ennuie donc de temps en temps devant certaines scènes un peu longues et mollassonnes (voire répétitives), mais le plaisir de découvrir quelque chose d’innovant et de décalé reste plus fort.