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Un visiteur
4,5
Publiée le 19 février 2015
Après l'excellent Rubber, Quentin Dupieux revient avec Wrong, un film déjanté où dès la première scène, nous entrons dans le monde du n'importe quoi et du " no reason " déjà exploité dans son précédent film. Le sujet semble simple. La disparition d'un chien. Et le scénario part très vite très loin, ne fais pas de faux pas et tout est calculé. Jack Plotnick délivre ici une magnifique prestation, son talent d'acteur n'ayant pas été assez exploité dans Rubber. Wrong est un fantastique film qu'il faut avoir vu.
Film incontournable de ces dernières années. Après Rubber, Quentin Dupieux nous surprend encore avec un film continuant dans sa vision absurde et du "peu réfléchit". Il faut réellement prendre ce film au premier degré car derrière tout ça on reste en haleine du début à la fin.
Une ode à l'absurde. Réalisation impeccable, il faudra cependant adhérer à cette avalanche de loufoquerie. Dans le meme genre mais en plus accessible et surtout plus drole, préférez Wrong Cops.
Avec seulement quatre films à son actif, Quentin Dupieux alias "Mr Oizo" a créer son propre univers visuel avec un sens de l'absurde et du non sens unique. Dans ce film toute cette absurdité métaphorique finit par devenir cohérente dans le récit, pour peu qu'on veuille bien s'embarquer dans un trip cinématographique qui pourra en rebuter certains.
Quentin Dupieux réalise un film une fois de plus totalement barré et surréaliste, il pleut des les bureaux, l'horloge affiche 7:60... Le problème c'est que l'approche du Dupieux trouve un peu ses limites, et qu'il fait du surréalisme pour faire du surréalisme... Sinon, j'aime beaucoup le travail sur l'ambiance, la lumière, qui donne une très belle atmosphère au film. J'ai regardé Wrong Cops en premier et j'ai franchement adoré, mais là même si j'ai beaucoup ri, je suis assez resté sur ma fin...
J'avais bien aimé rubber et wrong cops, et là je m'attendais à un truc super mais je suis déçu. Ok on retrouve le côté décalé, il y a des idées, de l'audace, il y a quelques aspects intéressants, Jack Plotnick est bon. Mais à part ça, même avec l'excentricité propre au réalisateur, je trouve que l'accumulation de scènes (parfois très moyennes et absurdes) reste insuffisante pour distraire pendant 90 minutes. Après chacun jugera.
Il est bien dommage, après un court et deux long-métrages d'une veine absurde aussi parlante qu’immédiatement plaisante, que Quentin Dupieux cède à une paresse nombriliste avec Wrong, film sans queue ni-tête et sans réelle raison d'être. Il y a bien, comme à l'habitude, ces fulgurances comiques pour le moins étonnantes, mais cette fois-ci, celles-ci ne s'ancrent nul part, comme si Dupieux, conscient du potentiel suggestif de son cinéma, se refusait à un réel travail d'écriture en pensant que celui-ci suffirait. De fait, si vous souhaitez accorder un sens métaphorique ou une portée subliminale à Wrong, il faudra le faire vous-mêmes, dans une entreprise dont cet objet arty se déconnecte complètement, plus soucieux de jouer la pose que de s'épaissir d'une portée quelconque. Bien sûr, Wrong peut tout de même se suivre comme un bloc artistique brut, un morceau de pure abstraction, ou même encore plus simplement comme une comédie barrée pas censée apporter grand chose de plus que ses effets comiques. Et puis, il possède une petite aura sinistre, qui découle du détournement, de la perversion des caractères humains de ses personnages, ce traitement agressif qui distille un certain malaise. Mais cela ne peut pas cacher totalement le vide des situations, effacer le côté toc de l'entreprise qui peut aussi agacer par certains parti pris visuels, comme ces éternels jeu sur les focales que Dupieux apprécie tant et qui plongent à nouveau certaines parties de l'image dans un flou cotonneux qui lui donne des airs d'hallucination. Ou même cette photographie décolorée qui semble tout sauf chanter l'amour de Dupieux pour ce qu'il filme, comme si, persuadé que le caractère unique de ce qu'il entreprend se suffit à lui-même, Mr. Oizo jugeait que son produit n'a nul besoin d'être retravaillé. Pas déplaisant, mais d'une froideur qui m'a mis un peu mal à l'aise.
Bien que ce soient toujours la même poésie et le même sens de l'absurde qui se déploient chez Quentin Dupieux, on ne s'en lasse pas, preuve en est cette errance surréaliste et assez méditative avec un Jack Plotnick complètement ahuri à la recherche de son chien. Même si ce film demeure le moins riche en gags et personnages burlesques, il n'en constitue pas moins une pierre de plus dans l'édifice cinématographique du très tordu et prolifique réalisateur français venu semer un brin de folie à Hollywood.
J'aime beaucoup l'univers de Quentin Dupieux et particulièrement l'univers de ce film. C'est audacieux , déjanté et même poétique je trouve. J'adore ça. Très bon film.
On aime ou on n'aime pas ce film, il n'y a pas vraiment d'entre-deux. Effectivement, comme tout le monde le dit, c'est un film absurde. Mais alors très absurde. Mais malheureusement, sûrement pas assez. L'absurdité est bien présente dans ce film, ne serait-ce que dans certains détails, qui sont drôles. Par exemple, l'horloge du personnage principal qui, quand il est 7h59, passe à 7h60 au lieu de passer à 8h. Il y a quelques détails de la sorte qui sont "rigolos", mais pas à mourir de rire. L'absurdité se ressent aussi dans les dialogues, qui sont d'une nullité affligeante, mais bien entendu c'est volontaire, et ça à la limite ça passe (ça se voit dès le dialogue au début avec la femme de la pizzeria au téléphone, où ils font un débat sur le logo de la pizzeria comme si la femme n'avait rien d'autre à faire que ça..). Ce film est à voir en VO sinon ça n'a aucun intérêt puisque l'absurdité réside ici également au niveau audio, par exemple pour l'accent anglais d'Eric Judor qui est totalement risible (mais encore une fois bien entendu ça doit être volontaire et forcé, enfin j'espère pour lui). Cependant, la force d'Eric Judor fait que malgré cet accent pourri, il arrive à très bien incarner son personnage, c'est balèze. C'est tout le contraire de William Fichtner dont l'accent est parfait (en même temps il est américain..) mais qui joue vraiment très mal, du moins dans ce film. Mais, en toute logique, qui dit film très absurde dit intrigue absurde, et ici intrigue même très peu profonde, ce qui crée un ennui total qui fait qu'on a énormément de mal à rester dans le film jusqu'à la fin si l'on n'est pas amateur du genre. Personnellement ce n'est pas mon cas, je ne suis absolument pas fan de l'absurde, et surtout pas au cinéma, ce qui fait que je n'ai pas du tout apprécié ce film et c'est bien dommage. En revanche, j'admets que ceux qui aiment l'absurde peuvent adorer ce film et lui mettre une très bonne note chacun son délire, mais si vous n'êtes pas fan de ce type de comédie alors je vous conseille très fortement de passer votre chemin (ce que j'aurais du faire).
Wrong est un ovni mais on en à l'habitude avec Quentin Dupieux. Cette comédie nous propose une histoire très banal d'apparence mais qui va se transformé en grand n'importe quoi. Les scènes se suivent mais n'ont aucune cohérence et que ce soit les personnages ou les dialogues, ils sont absurdes et bourré de non-sens. Alors il faut aimé ce style mais moi ça me plait même si au milieu du film on perd un peut en intensité (difficile à réalisé vu le peut d'intensité), les 20 dernières minutes ré haussent un peut le tout pour finir sur une fin réussi. Mais la grande force de Wrong est sa réalisation superbe de Quentin Dupieux. Chaque plan est travaillé afin de donner une esthétique magnifique aux différentes scènes, on a de jolies couleurs et une très belle photographie. Les acteurs ne sont pas en reste avec des personnages haut en couleur (notamment le détective) très inspirés et interprété par d'excellents acteurs. Le tout est accompagné par une b.o. qui bien que discrète s'avère être de qualité. Alors au final Wrong est à l'image des précédents longs-métrages du réalisateur, on l'aimera si on aime ce style décalé, moi j'y est adhéré et je conseille donc d'aller lavé un lapin dans une patinoire!
Quentin Dupieux montre tout son talent à sublimer les choses simples de vies médiocres et ridicules. Sa réalisation unique reflète une fascination, une passion particulière pour la mise en valeur de l'image. Et il y a à cela de la poésie. Quoi de plus émouvant que les retrouvailles du chien et de son maître en fin de film. Quoi de plus beau que cette voiture jaune qui roule dans le désert, cherchant plus encore la finitude et le vide sans raison.
Bien que je ne sois pas un grand fan de la musique de Quentin Dupieux, son passage derrière la caméra a quand même attisé ma curiosité. Et ce qui est intéressant avec ce long métrage est de voir que le réalisateur apporte sa propre vision du cinéma en créant ses propres codes. Rien qu'à travers Wrong, on sent la patte Dupieux. Cela se traduit par une intrigue qui se déroule sans réel fil rouge, et avant tout, un aspect totalement absurde ce qui confère au film un caractère complètement imprévisible et une force comique certaine. Il se crée un véritable univers, avec sa propre logique. Et dans l'ensemble, c'est plutôt plaisant de voir une production qui ose sortir de la sorte des conventions du genre. À part quelques moments un peu lourds, la plupart des situations décalées fonctionnent bien, mais il est clair que ce type d'humour ne parlera pas à tout le monde. Ce n'est pas un film grand public, il faut vraiment que le spectateur soit réceptif ce côté absolument saugrenu. Ceci dit, ce délire cinématographique dispose d'une très belle photographie et fourmille de trouvailles visuelles. Les acteurs délivrent également tous des prestations impeccables. Outre les obsédés de la cohérence dans un film, Wrong devrait plaire à tous les cinéphiles à la recherche d'une nouvelle expérience sortant des sentiers battus, mélangeant subtilement comédie et émotions au sein d'un monde déboussolant mais indéniablement poétique. Dans sa recherche de repoussement des limites du cinéma, Wrong peut sûrement paraître pour un film prétentieux mais je pense qu'il s'agit d'une oeuvre qui ne prétend avoir une portée philosophique et qui s'apprécie sans vraiment chercher à la comprendre.
Quentin Dupieux revient avec une comédie à sa sauce et permet à Eric Judor de décrocher son meilleur rôle. Largement au-dessus de Steak mais un peu en-dessous de Rubber, Wrong est un bon divertissement qui s'en tire à merveille grâce à la folie de l'auteur et à la narration. Une atmosphère particulièrement absurde mais totalement assumée.