Le BGG – Le Bon Gros Géant
Note moyenne
3,0
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278 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 juillet 2016
La rencontre entre l’univers foisonnant de Roald Dahl et l’esprit créatif de Steven Spielberg présageait de bons augures. Un même imaginaire sans borne, une même fantaisie onirique, une même écriture imagée… Autant d’éléments qui se retrouvent dans l’adaptation sur grand écran du Bon Gros géant.
Spielberg mélange ici prises de vue réelles et effets spéciaux pour donner vie à l’imagination de Dahl, où rêve et cauchemar font la paire. Les personnages évoluent ainsi entre Londres et le Pays des Géants, côtoient ombre et lumière, se cherchent, se trouvent, et s’amusent autant qu’ils doivent faire preuve de courage.
Si ce joli conte souffre de quelques longueurs d’un sempiternel usage superflu de la 3D, il devrait néanmoins ravir les jeunes spectateurs.
hgyur
hgyur

16 abonnés 143 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juillet 2016
Très bon FILM Signé Steven Spelberg ! Super Beau Scénario ! Super Film Famillial ! Oui, c'est un Super Film pour les Enfants, rempli de Fantaisie, et de Magie !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 janvier 2017
Un très bon film pour enfant. La magie pour les adultes dure les 2/3 du film, puis ça devient grotesque. Visuellement irréprochable, à voir en famille.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 août 2016
Très belle histoire, un conte émouvant et attachant ! Visuellement, c'est magnifique : très féérique !
Marvelll
Marvelll

92 abonnés 295 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 juillet 2016
Le BGG se destine aux enfants, mais ces derniers risquent de ne pas avoir la patience nécessaire pour y adhérer. Concernant les adultes, si on se fie à mon ressenti, ils pourront se régaler avec les vingt premières et dernières minutes. Pour le reste, ils engageront une véritable lutte pour ne pas s’endormir tant c’est lent et bavard.
Quentin H.
Quentin H.

8 abonnés 196 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juillet 2016
Le BON GROS GÉANT (BGG), réalisé par Steven Spielberg est un sympathique conte pour enfant. Original et par moment drôle, le film nous emporte dans un autre monde. On s'attache rapidement aux personnages, notamment au géant qui va voir son existence bouleversée par cette rencontre.
Les effets spéciaux sont réussi et la motion capture n'est pas mauvaise. Ça change des blockbusters. 14/20.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 21 septembre 2017
Bon film pour grands et petits.
le BGG est très attachant
ma fille de 10 ans c'est amusée et j'ai passé un bon moment
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 9 juillet 2016
Alors que le dernier grand film de Steven Spielberg remonte à onze ans (l'excellent Munich), cette adaptation de l'un des livres les plus populaires de Roald Dahl se devait de nous redonner la dose de magie qui manquait cruellement au cinéma de Tonton Spielby depuis une grosse décennie. Le contrat est à moitié rempli, car si le rythme est problématique tant le réalisateur peine à construire ses séquences fortes, visuellement on est tout de même dans le haut du panier de ce que le cinéma de divertissement a à nous offrir. Les enfants vont adorer, mais le résultat n'est pas à la hauteur pour qui attent de Spielberg un cinéma ouvert à toutes et tous, quelque soit leur âge...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 juillet 2016
Très bien c'est la touche spilberg qui fais le tous parfait pour les grand et les petit . A voir en famille. En avant première la salle fut pleine.
Cinéphilion
Cinéphilion

71 abonnés 201 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 janvier 2017
Adapté en un téléfilm d'animation en 1989, Steven Speilberg revisite "Le Bon Gros Géant" autour d'un conte visuel plutôt réussi. La première partie, caractérisée par la présentation du contexte et la rencontre entre les personnages, manifeste une certaine longueur développant quelques craintes pour la suite du film. Pourtant, nous sommes vite rassurés une fois entrée dans le monde perdu des géants. Le spectateur vit une véritable histoire d'enfant et s'envole aux pays des rêves et des "épouvansonges", prend peur face aux autres géants mangeurs d'hommes et savoure la complicité entre l'innocence de Sophie et la proctection de "BGG". Au fur et à mesure de l'avancée du film, nous devenons de plus en plus petits face à la magie du géant Spielberg. Encore une fois, le maître du cinéma à su réinventer un nouvel univers, un monde inédit et des personnages incroyablement attachants. A titre d'exemple, Le Bon Gros Géant est soigneusement construit de part son physique mais aussi majestueusement doublé par Dany Boon avec des propriétés orthophoniques et une prouesse vocale maîtrisée représentant la clé du film ! D'ailleurs, la bande originale produite ne laissera quiconque indifférent ! Véritable marque de fabrique du réalisateur, l'aspect sonore rend l'oeuvre encore plus fantastique qu'elle ne l'est déjà. La réinterprétation du roman à sûrement été difficile à mettre en place sur certains passages mais la réussite de cette exploitation littéraire laisse place à une imagination qui range notre raison au placard.

Bilan : Speilberg signe un petit chef d'oeuvre aussi grand que notre âme d'enfant.
Sébastien A.
Sébastien A.

13 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juillet 2016
"Le Bon Gros Géant" est un film poétique, beau et bien fait. La simplicité de l'histoire entraîne quelques longueurs qui désservent le film. Les images sont belles et le film est dans l'ensemble réussi, mais pour un public jeune.
Un film surprenant, agréable et drôle, mais qui aurait mérité plus de complexité dans le scénario et plus d'action.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 5 juillet 2016
Steven Spielberg avait changé ses plans pour finalement réaliser le BGG et revenir au film familial plus qu'au gros blockbuster plein d'action. Adapté Roald Dahl est une bonne idée car on a tous lu au moins un de ses livres mais malheureusement, le BGG est retranscris à l'écran de façon très pauvre. Visuellement, le film est assez exceptionnel principalement la scène de l'arbre des rêves, qui est également une scène très poétique, mais en dehors de ce passage c'est tristement vide. La 3D aurait pu être très utile mais malheureusement, elle est sous exploitée et quasi impossible à percevoir. Seul rayon de soleil dans ce film, l'interprétation de Ruby Barnhill qui est magnifique et permet de faire passer cette émerveillement du personnage de Sophie face au monde des géants.
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2016
Le BGG - Le Bon Gros Géant de Steven Spielberg, et sa toute première collaboration avec Walt Disney Pictures. Et dernier film scénarisé par Melissa Mathison, scénariste de E.T l'Extra-Terrestre et de L'Indien du Placard. Repose en paix, tu laisses un coup d'éclat derrière-toi.

Steven Spielberg, le King of Entertainment qui travail main dans la main avec Disney, ça fait rêver pas vrai ? Et bien c'est exactement ce que nous offre ce film: du Rêve.
Adapté d'une nouvelle de Roald Dahl, Spielberg nous plonge dans une histoire colorée, magique, créative et mise-en-scène avec brio pour son retour aux divertissements. Le film est certes enfantin et naïf, mais c'est exactement ce qui fait sa force.

Les acteurs sont tous très bons, on y croit qu'ils sont dans un univers magique tant tout paraît vraie à leurs yeux.
La jeune Ruby Barnhill qui joue Sophie est très bien dirigée, on sent tout l'émerveillement à travers elle. Elle est certes rêveuse mais sait quand même être terre-à-terre. Son introduction dans l'histoire est très efficace pour nous la faire connaître, elle est mature, intelligente, et a beaucoup de caractère pour une enfant de son âge. Et sa relation avec le Bon Gros Géant est touchante à souhait.
Parlons de lui justement, le Bon Gros Géant, le BGG (ou méchamment nommé Microbe par ses pairs). C'est l'oscarisé Mark Rylance qui endosse la motion-capture pour montrer sa valeur en tant que nouvel acteur fétiche de Speilebrg. Et le titre est mérité car il est excellent, aucun défaut, aucune fausse note dans son interprétation. La motion-capture fait honneur à cet acteur et il le rend bien. Il est très expressif, on sent immédiatement de l'attachement pour lui tant il dégage énormément de tendresse autant pour son caractère que pour sa façon de parler.
Son "Charabiage" est très inventif et nous fait une découverte et de l'intérêt pour lui à chaque phrases.
Et pour le doublage de Dany Boon qui a dû en faire trembler plus d'un, il n'y a aucune crainte à avoir. On sait qu'il est derrière le micro mais il convenait au final parfaitement, il renforce la tendresse et le caractère enfantin de ce gentil géant et jamais il ne fait sortir du film. Un bon dosage et un bon doublage.
Tout la dimension enfantine de Roald Dahl et Steven Spielberg se ressent à travers ses deux personnages. On ressent une forte honnêteté et sincérité entre les deux, les scènes entre Sophie et BGG sont émouvantes et chaleureuse. Une magnifique relation.

Penelope Wilton (Harriet Jones premier ministre pour les fans de Doctor Who) incarne la Reine d'Angleterre et elle donne étrangement ce qu'on pourrait attendre de notre Elizabeth II actuelle, mais en plus enfantine et très sage. Elle sait quoi faire et elle y croit.

Les Géants sont quand à eux très drôles. Leur meneur (désolé j'ai oublié son titre, il faut mémoriser chacun de leur...critères. Mais ils se démarquent visuellement) est cruel et fait bien rire.

Pour les autres acteurs, ils n'apparaissent pas suffisamment pour pouvoir en juger car on se concentre avant tout sur Sophie et le BGG.

Visuellement c'est magique ! On a droit à un véritable festival de couleurs.

spoiler: En particulier la séquence avec l'arbre à rêves avec toutes ces boules lumineuses colorées qui volent dans tout les sens. La nuit étoilée avec en plus le reflet de l'eau. C'est exactement la partie mémorable visuellement, rien que ça justifierai le visionnage.


La maison de BGG regorge de détails mais ce qui est réellement marquant avec son habitat c'est à quel point son gigantisme est mis en valeur avec Sophie minuscule. Les travellings constant dans cette partie du film nous donne l'impression de vivre une attraction bien ficelée quand Sophie se débrouille au milieu de tout cet intérieur. Ce ne sont pas les seuls moments où tout est bien filmé bien sûr.
Et ces travellings et ces longs-plans ne sont pas là que pour marquer la taille, la 3D est excellente, si on est prêt à sacrifier un peu de lumière, on en a pour notre argent et les couleurs restent sublimes.
Quant au monde des hommes de terre, toujours montré de nuit avec des halos de lumières sur les fenêtres (éclairage maîtrisée

spoiler: et seul Buckingham Palace est montré de jour et bien lumineux.


La Bande-Originale composée par John Williams est excellente. Celle de Star Wars VII en avait refroidi plus d'un mais le maître Jedi de la musique montre qu'il en a encore à revendre. On retrouve le style de symphonie qui faisait le charme de E.T l'Extra-Terrestre et de Hook. On sent l'émerveillement, la magie, l'émotion.
Ce n'est pas aussi mémorable et créatif qu'autrefois mais ça se trouve dans la bonne moyenne qu'on attend de lui. Et puis il y a God Save the Queen.

En ce qui concerne l'humour, les retours à Cannes en avaient parlé et étaient pour le moins...insatisfaits. Et pourtant Spielberg a su trouver des plaisanteries que l'on jugerait puéril en les réinventant.

spoiler: Il a carrément réussit à rendre un gag de pet drôle ! La salle riait aux éclats durant cette scène. Bon évidemment on peut faire un rejet à ce genre de plaisanterie mais c'était si bien amené qu'on en rigolait avant même l'arrivé du gag. La scène la plus longue et pourtant la plus drôle. Bravo !


Et quant à l'humour global du film. C'est souriant, ça ne prend pas de place, pas de gags abusifs, juste l'histoire qui se laisse porter par le caractère de ses personnages. Le langage des Géants et leur comportement font tout le reste.

Cependant, si Le Bon Gros Géant possède des qualités indéniables, il y a néanmoins certains manques. Il n'y a aucun défaut significatif, juste des attentes que l'on a d'habitude pour un Spielberg mais qui sont absentes.

spoiler: Le ton enfantin et naïf du film ne s'en va quasiment jamais. Il y a des moments sombres qui ne sont pas suffisamment appuyés. Comme celle où BGG et Sophie rentrent au Pays des Géants pour voir ces derniers emmener des enfants pour sans doute les tuer et les manger. On ne va pas au cœur du problème, on ne ressent pas l'ampleur tragique de ce que ça représente (et pour ce qu'ils ont fait, leur punition est très sévères mais assez minimes quand on y pense).

spoiler: Et la naïveté a beau être un point fort du film, on pourrait quand même se dire que ça va un iota trop loin une fois arrivé à la rencontre avec la Reine d'Angleterre. Cela dit, on peut y faire abstraction ou ne pas y être sensible. Mais il n'empêche qu'arrivé à ce troisième acte, tout ressemble à un délire que l'on s'imaginerait dans un rêve. Un peu comme le rêve du garçon et du président.


spoiler: Les dilemmes du film sont bien amenés mais sont trop courts. Lorsque BGG envoie Sophie à l'orphelinat pour sa sécurité, elle trouve rapidement le moyen de le convaincre qu'elle souhaite rester avec lui pour toujours. C'est sincère, c'est bien amené, c'est bien trouvé mais c'est trop rapide.


spoiler: Et le climax est beaucoup trop court et même trop facile, en plus d'être assez forcé qui plus est.

spoiler: Le Pays des Géants quant à lui est minuscule, on ne voyage pas suffisamment à hauteur d'humain dans cet environnement pour en ressentir tout le gigantisme qui s'en dégage. ça plus le fait qu'à part la maison de BGG et l'Arbre à rêves c'est assez pauvre en terme de créativité (remarque, ces Géants étant bêtes comme leur pieds, ça peut se comprendre), heureusement cependant que l'on voit ce Pays en extérieur que très peu dans le film.


spoiler: Et aussi, c'est quelque chose d'assez surprenant mais il n'y a pas de double lecture ni de message dans le film. Sophie rencontre le BGG, ils deviennent amis, puis font appel à la Reine d'Angleterre pour arrêter les Géants qui dévorent les enfants. Et quand tout est fini, Sophie finit par avoir une famille comme dans son rêve et reste liée au Bon Gros Géant qui vit heureux au Pays des Géants. C'est aussi simple que ça. Au final, le BGG a appris à se rebeller face aux Géants qui le martyrisait mais l'évolution de Sophie est quand même beaucoup moins retranscrit, elle s'est adapté au langage du BGG et elle a appris à croire aux choses improbables mais on peut pas dire que c'était un point bien central dans le film pour elle. Après, on peut y voir dans le film une symbolique sur les rêves avec la symbolique de la fenêtre qui revient souvent pour marquer les moments où le fantastique entre en jeu: Le BGG capture Sophie à travers la fenêtre. Elle convainc le BGG à la récupérer en sautant à travers la fenêtre. La Reine d'Angleterre se laisse convaincre par Sophie debout devant sa fenêtre. Et le BGG transmet des rêves aux humains à travers les fenêtres grâce à sa trompette. Steven Spielberg donne des halos de lumières par les fenêtres dans tous ses films, et ils leur donne un rôle significatif en en faisant une sortie de notre réalité vers les rêves. On dit que les rêves sont un moyen de s'évader, cette métaphore n'a jamais été aussi vraie qu'à travers ce film.


Au final Le BGG - Le Bon Gros Géant est un concentré de rêves en bocal.
Un excellent divertissement, une perle visuelle et une bonne histoire portée par ses deux personnages principaux.

Steven Spielberg arrivera toujours à émerveiller et ce film en est la preuve. Un rêve de toute beauté.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 4 juillet 2016
Si vous avez plus de 10 ans abstenez vous ... C'est long
Aucune véritable histoire
Seuls les répliques du géant sont (un peu) drôle
Galaise77
Galaise77

34 abonnés 101 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2016
Malgré un début de carrière aux antipodes, Steven Spielberg a assis sa notoriété avec des films tels que « Rencontre du 3ème type », « E.T. » ou encore « Jurassik Park », une série de films que le rendirent maître des effets spéciaux et des effets de caméras en tout genre. Pourtant, avec « Duel » et surtout « les dents de la mer », on pouvait d’ores et déjà déceler un réalisateur de génie qui savait surtout manier l’art de la subjectivité pour créer une ambiance et faire réagir le spectateur. Depuis quelques années et notamment les déclics que furent « la couleur Pourpre » ou encore et surtout « La liste de Schindler », Spielberg s’était intéressé à un cinéma, tout aussi sinon plus complexe, mais surtout plus adulte. Avec « Le Bon Gros Géant », le réalisateur revient à un cinéma, plus léger, plus fantastique à destination du jeune public. Oubliée donc l’erreur de la revisite de Peter Pan dans « Hook » et la légèreté de traitement de « Tintin », le réalisateur adapte le roman préféré de Roal Dahl l’auteur de « BFG ».

Alors on passera sur le titre français, certes plus fluide à dire, mais très en décalage avec le personnage lui-même : « Le Bon GROS Géant » pour traduire « The Big Friendly Giant ». Car dès les premières apparitions du personnage, on se rend compte qu’il n’est pas gros, et qu'il il en est même très loin. Mais cela n’est qu’accessoire, tant le film est réjouissant de bonheur, de subtilité et d’émotion. En effet en grand conteur d’histoire qu’est Steven Spielberg, « The BGG » est, avant tout, une aventure dans laquelle une petite fille, orpheline, insomniaque et solitaire s’associe avec un géant différent, timide et solitaire également. Leur association va aider, avant toute chose, le géant à ne plus être persécuté par une bande de cngénères mangeurs de Chair Fraîche. Evidemment, l’histoire de Roal Dahl est un support de taille qui correspond totalement à l’humanité constante qui se dégage de la filmographie d’un Steven Spielberg. Car l’homme n’est pas à asséner un discours moralisateur sans nuance, il n’est pas non plus de ceux qui donnent une leçon mais se pose plutôt comme un témoin d’une époque, et même dans une œuvre comme « le Bon Gros Géant », il parvient à faire passer un message de douceur et de tendresse auprès des futures générations qu’il invite à la tolérance et à la prise en main d’un destin.

Avec une mise en scène toujours proche d’un ballet d’opéra, le réalisateur invente et ne fait jamais dans la surenchère d’effets spéciaux. Et même si ses géants sont en « Motion Capture », il n’oublie pas l’importance de doser les effets de caméra pour rendre sa narration plus fluide et jamais pesante. On ne s’ennuie donc pas et Spielberg va même jusqu’à réinventer le tellement pesant gag du pet magique, cher aux américains, pour le rendre réellement drôle. On l’aura vite compris, méticuleux dans sa mise en scène, précis et obsessionnel dans le moindre détail de son histoire, Steven Spielberg nous réjouit d’un film coloré, soyeux et magnifique.

Alors que Robin Williams (Le Cercle des Poètes Disparus) avait travaillé sur le projet, dont l’adaptation date de 1991, sa disparition fut un coup au projet, autant que celle de Melissa Mathison, qui avait déjà signé le scénario de « E.T. ». Spielberg d’une certaine manière leur rend hommage en faisant de son film, une œuvre aboutie au scénario solide et bourré d’effets de langage renversants. Pour remplace la star décédée l’année précédente, Spielberg a confié le rôle du Géant à l’acteur Mark Rylance, avec qui il avait travaillé sur « Le pont des Espions ». L'acteur apporte une certaine douceur et une naïveté incomparable à ce géant, maladroit dans ses paroles, mais tellement doux avec les rêves des gens qu’il aimerait tant voir se réaliser.

En cousin du « Marchand de Sable », « Le Bon Gros Géant » est avant tout un film, simple et complexe, dont le scénario inspiré vient faire la balance de la technologie de pointe utilisée pour donner corps à l’histoire. Steven Spielberg et distille toute sa maîtrise et toute son humanité pour rendre justice à l’œuvre de Roal Dahl dont la simplicité apparente rivalise le plus souvent avec une part sombre, proche de Dickens. Le film est une réussite par une mise en scène qui évite tous les pièges de la surenchère d’effets spéciaux et d’effets de caméras qui auraient donné soit un rythme trop lent soit un rythme trop hystérique pour être convaincant. Ici, le réalisateur réussit la subtile alchimie en narration moderne et mise en ambiance soignée.
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