(...) Le genre biopic geek intéresse Hollywood puisque avoir raconté l’histoire de la création de Facebook, The Social Network réalisé par David Lynch, Jobs narre une partie de la vie de Steve Jobs, un homme convaincu que « Ceux qui sont assez fous pour penser qu’ils peuvent changer le monde sont ceux qui le font » (...) Le film dans sa première partie met en avant la jeunesse de Jobs avant Apple, un étudiant lisant des bouquins sur le bouddhisme, un voyage initiatique en Inde, la prise probable d’LSD et le retour à la réalité : son boulot chez Atari, où il traite tout le monde de crétins.(...) Dans cette première partie, le film fait le portrait du caractère d’un homme complexe, passionné, arrogant, chiant machiavélique, lunatique, sensible en somme un génie visionnaire, transpercé par le feu sacré de la création (...) Dans la seconde partie du film, certainement la moins intéressante du film Jobs, avec un passage trop rapide sur les coulisses de la Silicon Valley et une minute consacrée au problème que représente Bill Gates. Pourtant il s’agit là d’une partie très intéressante : les négociations, les coups retords entre ses deux businessmans impitoyables… En fait, certaines parties sont survolées, notamment comment Jobs a « remonté » Apple après son retour aux affaires.(...) Jobs est fascinant, c’est une légende et comme toute légende il est fantasmé. La réalité est plus complexe et les biopics ne peuvent retranscrire la vie d’un homme en 2 heures. Malgré tout, le film montre une part sombre, bien que certaines parties de sa vie soient occultées, son adoption, le vol de l’interface graphique avec la souris inventé par Xerox; on ne dit pas un mot sur Pixar, et on ne fait qu’entrevoir le dessin de l’Imac G3 (...) Au final, les 30 premières minutes sont captivantes, mais le film tombe très vite dans des non dits. il laisse le spectateur sur sa faim. Le film s’arrête à mi chemin au moment même où Jobs allait changer nos habitudes et faire face aux plus grands défis de sa vie. Toutefois, bien que cela soit frustrant dans l’ensemble, Jobs reste un bon film retraçant le parcours d’un homme passionné avec une vision du futur technologique. Et bonne nouvelle, un deuxième biopic sur Steve Jobs serait en préparation, avec à la barre, le scénariste Aaron Sorkin (auteur du scénario de The Social Network) (...)