Furious Seven (2015
Tandis que Brian s’occupe de sa famille, Dom essaye d’aider Letty à retrouver sa mémoire. Mais c’est sans compter Deckard, frère d’Owen Shaw (le méchant dans Fast 6), venu le venger.
L’histoire raconte comment Dom et ses acolytes devront aider Frank Petty à arrêter Shaw en récupérant le God’s Eye, une puce permettant d’accéder à tous les appareils connectés.
Cela s’écarte du monde de la course et tend vers un film d’espionnage et des trucs du genre « xXx », car les héros semblent moins liés aux éléments de l’intrigue, tel des outsiders. Par contre, les thèmes centraux de la série, que sont l’importance de la famille, le culte des voitures, la famille, la justice, (j’ai dit la famille ?), sont de retour et retrouvent une nouvelle interprétation, une nouvelle force et un sens, une raison et un objectif pour tous les personnages, qu’il soit bon ou vilain. Les véhicules sur-gonflés sont néanmoins présents, et sont quant à eux les outils avec lesquels les protagonistes atteindront leurs buts, quoi qu’en nombre restreint.
Les valeurs et les idées partent d’une bonne intention, mais ne compensent pas l’histoire qui part vraiment en sucette cette fois-ci, tous les éléments manquant de cohérence.
L’histoire par dans tous les sens, au risque de se perdre :
Le vilain poursuit les gentils, qui décident de le poursuivre, mais le méchant les trouve alors ils fuient à l’aide d’une agence, qui va leur demander pour le rechercher qu’ils doivent chercher un objet qui permettra de trouver le méchant, et ils tombent sur lui mais ils fuient, puis ils décident de monter un plan pour le retrouver…
Ici chaque scène d’action est exagérée et assumée. Cela en devient ridicule. Je voyais des situations rocambolesques, décoiffantes et délirantes, c’est très excitant à regarder et nous offre une quantité de situation nouvelle, c’est tiré par les cheveux et c’est jouissif, mais l’originalité est brisée par la surenchère répétée à en vouloir trop faire tout le temps. À mon sens cela casse le sensationnalisme et l’identité de chacune de ces scènes, tandis que la place du hasard, ö grand bienfaiteur, était beaucoup trop omniprésente.
Je ne demande pas du réalisme, sinon je ne serai pas en train de regarder un Fast and Furious, mais autant avec les précédents, il y avait une certaine harmonie, que les bouts d’histoire, d’intrigue et les causes et conséquences se tiennent avec une certaine unité, se laissent suivre avec un plaisir coupable ; lorsque la partie tirée par les cheveux arrive, le film peut généralement se permettre d’impressionner sans pour autant trop choquer. (Pensez les courses poursuites avec le coffre-fort dans les rues brésiliennes, ou avec l’avion sur la plus longue piste d’envol du monde). Mais là ça en devient fatiguant.
Dommage.
Les personnages se retrouvent également être moins sérieux. Je ne sais pas quel ton était visé, mais il y avait des sujets plus dur que d’autres, sous-entendant la séparation et les risques accrus, tandis que d’autres sont kitch et limite comiques (p.ex. The Rock qui casse son plâtre à la force de son biceps).
En vrac, l’action n’est pas très lisible, les plans ne sont pas très recherchés malgré une utilisation étrange d’une caméra suivant les cascades, la construction des chorégraphies est confuse et la direction globale est moyenne.
Une action sensationnelle mais prévisible, du kitch et des one-liners.
6,5/10
PS : je dois reconnaitre que l’hommage fait à Paul, à la fin du film, faisait preuve de beaucoup de considération et de respect, c’est honnête et mouvant.