Beaucoup de bruit pour rien
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tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 février 2014
C'est du théâtre filmé. Pour faire "cinéma", et cinéma "arty", c'est en noir et blanc (plutôt très réussi d'ailleurs). La célèbre comédie shakespearienne fonde l'essentiel de sa dramaturgie sur deux couples, l'un "romantique" (Claudio et Hero), l'autre, comique, en contrepoint (Benedict et Beatrice, la cousine de Hero).
C'est du théâtre classique. La seule "invention" des metteurs en scène en la matière consiste en un quasi-constant "travail" anachronique, consistant à faire jouer les comédiens en costumes, et dans des lieux contemporains, pour déclamer des textes très datés de préférence. Joss Whedon (Mr "The Avengers") embraye le pas de ces "adaptateurs", qui se croient "inspirés", et ne sont que suivistes les uns des autres, et tous plus ridicules les uns que les autres ! Il existe, pour la scène, une version de "l'Avare" de Molière, où les personnages sont remplacés par des robinets, et l'or d'Harpagon par, logiquement, de l'eau (la plupart des personnages secondaires de la pièce passant d'ailleurs à la trappe). L'Américain ne va aussi loin dans le grotesque, mais situe l'intrigue élisabéthaine dans une banlieue verdoyante (qui pourrait être en Nouvelle-Angleterre), de nos jours, et dans une grande maison (qui pourrait appartenir à quelque mafieux - après tout, il y a des "Don" dans le texte de 1600).
Les acteurs s'appellent (sans rire) "Monseigneur", "Prince", "Comte", "votre Grâce".... On parle faits d'arme (avec armures), duels à l'épée... Le noeud de la pièce est la virginité des filles - qu'à cela ne tienne, on ne change rien, et si la "jouvencelle" n° 1, Hero, alias Jillian Morgese peut (en marchant vite) "faire la farce", la n° 2, Beatrice, est incarnée par une actrice de 37 ans, Amy Acker - et cela se voit !
En voulant "dépoussiérer", on empoussière tout au contraire sous le ridicule. On ne goûte pas le texte, mais on recense les béances/décor et costumes (et moeurs - coucheries à l'écran quand la réplique vise une simple entrevue ; Conrad, un des hommes du félon Don Juan en travesti..).
Si la transposition était nécessaire (parce que idée principale - et en fait unique), sachant que l'action est à Messine, il fallait transposer dans la Sicile du 19 ème siècle, où la noblesse (bien que déclinante) jetait des éclats très remarquables encore. Ce ne sont pas les palais somptueux qui manquent sur l'île, qui auraient permis une superbe scénographie. Et à cette époque-là, la "fleur" et l'honneur des filles étaient d'une totale actualité. Faire en somme comme Kenneth Branagh (en 1993) et respecter, et la lettre, et le sens de la comédie de Shakespeare !
Au positif de ce ratage prétentieux (le vrai "Beaucoup de bruit pour rien" !) : Nathan Fillion ("Castle"), qui assure seul le registre comique (en deus ex machina balourd, "Dogberry"), registre très présent dans la pièce, mais quasiment gommé ici. Et la belle photo NB (déjà signalée).
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2014
Adapter Shakespeare et le transposer au XXIème siècle, pourquoi pas... mais garder les dialogues originaux sans en changer une virgule, cela devient à la fois plus risqué et plus invraisemblable... Et, pourtant, cela marche et donne un film totalement original avec des acteurs géniaux...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 février 2014
Très belle réalisation, Amy Acker et Alexis Denisof sont sublimes dans leur interprétation c est la première fois que je les voyais à l'écran et c est une très belle découverte. Si vous avez la chance de pouvoir aller le voir, je vous le conseil c est "simple" et efficace pour attendrir nos cœurs endurcis. 4/5
gvnm73
gvnm73

8 abonnés 189 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mars 2014
« Much ado about nothing » is one of my favourite plays of William Shakespeare, as it’s joyful and offers a very optimistic view of the power of love. This daring adaptation of a 400 year old play in our days suburban America is delightful as this thriller is built on ageless feelings and human relationships that perfectly match our time. When a rumour spread on the social media can destroy a family overnight, when revenge exclusively fuels so many political agendas, we need to be remembered that only love can protect ourselves from these excess of the human nature and help us to build trust and faith in our homes.
Less luxuriant than the Kenneth Branagh’s rendering, Joss Whedon’s work is very elegant and intimate, it’s therefore easier to relate with the characters of the play and feel with them their passions, happiness and disappointments. Hence, jumping other the centuries, one can truly be touched by Shakespeare’s massage he originally intended to share with his audience.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 février 2014
Kenneth Branagh peut dormir tranquille, cette nouvelle version de Beaucoup de Bruit pour Rien porte hélas bien son titre... Rien à sauver, à part le scénario, d'un auteur déjà éprouvé.
Une utilisation insipide du noir et blanc, qui fait paraître le film plat comme une limande, des acteurs type mannequin de la Redoute dans des décors Ikéa avec une musique d'ascenseur. Le tout film de trop près, comme à la télé, et sans la moindre inspiration...
Gardez vos sous pour vous procurer d'urgence la version de 1993, filmé par Kenneth Branagh (avec la délicieuse Emma Thompson que la pauvre actrice du ratage sus-cité imite de façon gênante) : cette version-là, croyez-moi, est à voir et revoir sans modération!
Cinéphiliquement vôtre.
max030
max030

7 abonnés 168 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2014
Un texte classique et un contexte moderne. Le mélange était risqué mais Joss Whedon réussit admirablement bien son pari. La mise en scène est inventive et les acteurs sont excellents. A découvrir
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 février 2014
un seul mot nul à chier Je me demande comment on peut faire un film pareil
Geneviève B
Geneviève B

10 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2014
Une version moderne d'une magnifique pièce de Shakespeare, en noir et blanc, ce qui accentue le charme de l'adaptation. Génial !
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 février 2014
Beaucoup de bruit pour rien, loin du drame shakespearien est une comédie pétillante. Joss Whedom l'a transposée avec des comédiens actuels dans une propriété sympathique. Et ça marche parfaitement, la mise en scène est tourbillonnante, les comédiens excellents (et beaux ce qui ne gâche rien) et la photo noire et blanc dont je craignais le pire (du chichi inutile) s'avère un atout. C'est vraiment une bonne surprise et une heure et demie euphorisante.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2014
Une comédie de Shakespeare tournée par le showrunner de Buffy contre les vampires, dans sa propre propriété, et en 12 jours ? Franchement, je ne donnais pas cher de ce film, et j'avais sorti la dézingueuse à tir automatique pour me payer Joss Whedon, réalisateur d'un seul film à 49 ans : le triste Avengers. Cela sentait le bricolage versifié à domicile.

La suite ici :
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 janvier 2014
Voilà une idée osée, une adaptation de Shakespeare par le réalisateur de "Avengers" (2012)... Ce dernier réalise là son troisième long métrage seulement et frappe fort avec un film hors sentier battu. Pour se faire il embauche pour le casting ses acteurs fétiches de ses séries TV ("Angel", "Dollhouse", "The Office"...) et modernise la pièce pour la transposer aujourd'hui en gardant le texte d'origine, du moins est-ce son souhait... On se rappelle l'excellent "Roméo+Juliette" (1997) de Baz Lhurmann... Joss Whedon aurait dû s'en inspirer pour quelques points. Un beau noir et blanc (gage fantoche de sérieux et d'originalité depuis quelques mois) qui hypnotise un temps soit peu avant de c omprendre qu'on va plonger difficilement dans l'histoire. En effet le texte (fin 16ème !) aux sonorités latines collent mal aux costards cravates très anglo-saxons tandis que l'effet récréatif d'une comédie voulue par son réalisateur ne prend pas. Ca reste relativement guindé, trop théâtral et l'humour reste franchement discret. Il manque cruellement un peu de folie, la modernité désirée n'y est simplement pas. Heureusement ça reste plaisant, la mise en scène y est pour beaucoup et on peut sortir charmé si on passe sur l'anachronisme anglo-latin ; sur ce point Lhurmann avait pousser assez loin pour nous emmener dans un autre monde plutôt que d'en mêler deux bien distincts. Ce film, tourné en 12 jours, devait être la surprise originale de ce début 2014, ça reste au final une expérience salutaire mais vaine.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 31 janvier 2014
Un film qui donne la pêche, de l'humour, le magnifique texte de Shakespeare, une mise en scène qui mets en valeur les comédiens. On a l'impression qu'ils se sont éclatés à faire ce film, et ça se voit à l'écran. Superbe adaptation(a comparer avec celle de Kenneth Branagh, qui est excellente aussi). Du plaisir, que du plaisir.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 31 janvier 2014
Ce film est un crime contre le cinéma, contre Shakespeare, contre le noir et blanc.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 31 janvier 2014
Shakespeare innove
Improbable projet entre deux volets d'Avengers, le maître des Séries-TV des années 90 à piqué la curiosité en ce début d'année. En noir & blanc réalisé par le papa de Buffy et interprété par une partie de son casting. Difficile de savoir à quoi s'attendre avec ce film indépendant. Le raccourci serait de dire qu'il s'agit d'un mélange du visuel de Frances Ha, de l'idée d'adaptation de Romeo + Juliet avec une note d'ambiance à la Woody Allen. Vision très personnelle et réductrice pour un film plus singulier que cela.
Comme l'avait fait Baz Luhrmann, Joss Whedon transpose un texte d'époque dans un décors contemporain. Pari risqué qui a viré au génie dans la version Pop de Roméo & Juliette. Malgré une photographie très belle, on est loin de la claque visuelle donnée par l'australien. L'adaptation est moins chiadée que celle de Baz Luhrmann et on surf sur une incohérence temporelle dont il faut faire abstraction tant elle s'inscrit dans le bon absurde du film. Il ressort de cet anachronisme des idées amusantes et des mises au goût du jour de faits vieux comme le monde.
Ici encore la mise en scène garde une grande inspiration théâtrale. L'humour vaudevillesque qu'amène le texte fonctionne à merveille, c'est finement drôle. Le summum du burlesque se cache derrière les scènes d'écoutes où Amy Acker et Alexis Denisof se prennent dans un faux espionnage. Le texte du dramaturge anglais est une fable familiale qui embarque dans sa démesure. Cette mise à l'écran renvoi plus aux premières œuvres de Pier Paolo Pasolini (ou au cinéma new-yorkais des années 50-60 : Cassavetes, Allen) qu'à une pièce de Boulevard. Au delà d'un travail sur le noir & blanc un peu évocateur, "Accattone" et "Mamma Roma" par ses histoires de famille montaient autant en puissance dans le resserrement des liens.
Décidément le gris n'est pas morose. Après "France Ha", "Beaucoup de bruits pour rien" peint encore des personnages hauts en couleurs, en noir & blanc. Ce choix créer une ambivalence troublante mais intéressante, entre une rénovation et un vieillissement. Moderne dans le contexte et le décors, ancestral dans le texte et l'image. Quelque soit les motivations de ce choix ça semble une évidence tant c'est réussi artistiquement. Superbe photographie pleine de dimension et de sensualité.
Beau cadrage des corps féminins habillés finement. Des jeux de jambes esthétiques, numéro de trapèze pour preuve. Et Amy Acker enfin en amont.
Elle ouvre joliment le film, drapée voluptueusement, regardée amoureusement. Les secondes mains de la franchise Buffy/Angel prennent les devants. Alexis Denisof (Wesley), Nathan Fillion (Caleb), Tom Lenk (Andrew) et Amy Acker (Fred) sont tous surprenant dans ce registre complètement différent. Clark Gregg (Avengers et Agents of SHIELD) aussi signe sa fidélité avec un contre-pied et il est très drôle.
"Beaucoup de bruit pour rien" est une petite escapade d'un génie de l'action-fantastique dans l'univers lyrique-tragique de Shakespeare. Il y donne un ton de cinéma indépendant new-yorkais. Beau, fît contre toute attente.
Thierry M
Thierry M

191 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 janvier 2014
Tres decus , on 'avance pas et c'est tres ennuyeux.
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