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Marie Breton
83 abonnés
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4,5
Publiée le 2 juillet 2019
J’ai vu ce film un an après sa sortie en salle sur les conseils d’un ami cinéphile (autrement je serais bêtement passée à côté à cause du titre), puis en 2017 puis de nouveau hier soir. Il m’a fallu du temps pour avoir envie d’en rédiger une critique parce que « spring breaker » a un potentiel hypnotique très fort et que l’on ressort toujours un peu shooté après visionnage. La première fois, j’ai longuement hésité pendant les 45 premières minutes : La réalisatrice va extrêmement loin dans la création de son pamphlet et je me suis d’abord demandée si elle n’avait pas tellement voulu détruire en se basant des points de vue de ses protagonistes qu’elle avait fini par en oublier qu’il s’agissait bel et bien de critiquer (par l’absurde, un absurde multiplié jusqu’à la fin) une société plutôt que d’en faire l’apogée. Et puis arrive la scène où James Franco se voit doubler par ses élèves. On ne s’y attend pas. Et l’on finit par se demander si les élèves que l’on croyait capable de figurer dans le Guinness Records tant elles semblaient stupides, ne sont pas en réalité tout à fait conscientes de ce qu’elles font et de ce qu’elles dégagent. Car au départ ce sont bien elles qui sont rendues détestables. Irritantes même. Mais à ce moment là du film, je me suis dit : ok, et si elles voulaient maintenant se venger d’être « rendues détestables » ? Tout comme les jeunes de notre époque (et dont je fais partie avec un peu de retard) pourraient finir par se rebeller contre la façon dont ils sont encouragés à grandir ? Mais se rebeller derrière « notre » dos, sans que l’on ne voie rien venir ? Il y a beaucoup de questions que ce film pose et auxquelles il ne répond pas autrement que par l’absurde. Difficile donc d’établir des réponses claires. Ceci dit l’écriture et la réalisation permettent au spectateur d’entrer dans un état particulier, proche de l’ivresse, si bien que des intuitions concernant ces réponses se dessinent progressivement dans notre esprit. On est moqué personnellement d’abord par la réalisatrice puis par les protagonistes qui semblent carrément dépasser celle-ci. Et puis la moquerie s’étend partout, et l’on ne sait plus qui se moque de qui ni pourquoi. N’en résulte qu’un orage de haine vengeresse qui avalera tout le monde. Parce que c’est à ça qu’aspire une société où les enfants ne rêvent plus, où les paparazzis poussent des stars Disney à la folie, et l’où on accepte que des ado aillent fêter leur innocence perdue depuis longtemps dans des beuveries sous escta et sous gros son pourri. Tout cela est transmis sous gros filtre Instagram, parce que de toute façon notre monde nous permet de continuer à rêver, il suffit maintenant simplement d’y appliquer un filtre ultra rose ou ultra bleu pour que la pilule de la vie passe.
du pur génie, une vraie leçon de cinéma et de maitrise de mise en scène. L'aspect esthétique du film frôle la perfection sans pour autant manquer de spontanéité, les prises de risques donnent elles aussi un volume supplémentaire au film qui apparait selon moi comme unique en tout points. Le casting est lui aussi d'une ingéniosité peu vu auparavant, les acteurs livrent des performances jusqu'auboutiste impressionnante et palme d'or a James Franco qui nous offre un des personnages les plus charismatiques de l'histoire du septième art. A la manière de "Only God Forgives" de Dieu Nicolas Winding Refn, Harmony Korine nous offre une œuvre esthétique d'une ampleur jamais vu et revenant a la définition d'art visuel du cinéma.
Le scènario est là ,ça aurait pu être un bon film l'idée d'un gang de fille qui braquent des magasins. Mais les dialogues sont stupides, des filles toujours dénudées ... Coté positif le soundtrack est pas mal Skrilex Britney Spears, puis le film ne dure pas longtemps.
Spring Breakers c'est d'abord une BO d'enfer pour planter l'ambiance et c'est ensuite quatre filles qui veulent s'éclater mais qui vont déchanter au contact d'un dealer à la petite semaine....... Une critique d'une jeunesse insouciante qui se trouve entraînée sur des terrains glissants. C'est presque moral..... Les quatre anciennes Disney jouent très bien leurs partitions et elles ont bien le droit de faire autre chose et même ce qu'elles veulent, n'en déplaisent aux puritains et autres pisses froids......... Il y a des nichons et des culs dans des maillots de bains et alors ????? Faut pas ? Surtout qu'il ne se passe rien mais vraiment rien, aucune scène trash ou graveleuse..... Non le seul point négatif c'est que ce film est très apprécié par les critiques médias et là...... je ne l'apprécie pas du tout pour les mêmes raisons car pour moi un pays qui se critique et qui est capable de faire ce genre de film et bien c'est justement pour çà que je n'ai pas envie de l'enfoncer........ existe-il une spring break français ? ben non.......... chut faut pas critiquer......
Défoncé à l'illusion d'un monde meilleur, hors limite, truffé de meufs canons et d'angelots au pénis dressé, le cadre s'ébroue, sortant sa langue fourchue à la moindre occasion, léchant avec avidité les gouttes de jeunesse diluées au plaisir, Snake Fellation sur ta croupe petite, l'alcool et la drogue sont "Maitres des lieux", majeur hissé en direction du Chef suprême, camé jusqu'à l'âme et for ever, les bikinis se frottent à la paroi du gouffre, léchant les cloisons embrumées d'un cul en transe, RESPIRE. L'immortalité est bien le sujet principal du film, planquée sous sa cagoule alcoolisée, glissant sur les corps foncedés, d'un mouvement de hanches putassier la voilà hors de portée( + ) ( + ) . A toi d'te démerder, esquive les ralentis à coups d'nibards, aspire les lignes néons sans sourciller et pour finir, allonge-toi doucement contre le flan malade d'une fille rêveuse, dont les songes débordent sur ses lèvres sucrées.
QUAND ON EST JEUNE ET CON. Les poupées de Disney dans un long clip répétitif. Y'a du soleil et des nanas, de l'alcool et un défilé de maillot de bain, a part provoquer, quel est le but d'Harmony Korine?
Il s'agit d'un conte, d'un conte contemporain. Les petits chaperons rouge rencontre le grand méchant loup : Alien, alias James Franco magistral. Le film dénonce a l'aide d'images sucrées (ambiance fluo) ce grand relâchement codifié et fantasmé : le Spring Break. Soupape de sécurité d'une nation puritaine? Grand défouloir d'adolescents? Peu importe, le film nous berce avec justesse et intelligence jusqu'au final ou les victimes deviennent les bourreaux. C'est esthétique, mon meilleur film depuis longtemps.
Dans ce dégueulis d’images fluo insipides, saupoudré de plans de culs et de nichons à saturation, la quête d’identité de ces cons d’ados ne décolle jamais, prend une tournure faussement trash, pour finir dans une dernière scène proprement ridicule. Critique complète :