Thriller assez légendaire, à l'affiche assez immonde par ailleurs, Blow Out ne passe pas souvent à la TV, j'ai donc sauté sur l'occasion de sa diffusion au Forum des Images pour enfin le voir.
Ne connaissant pas du tout l'histoire, j'ai tout de suite été surpris par une mise en abyme qui ouvre le film avec humour. Riez bien car c'est bien le seul moment du film où vous pourrez sourire. La première partie du film est passionnante, avec un John Travolta des grands jours, aux grands cernes et aux traits tirés. Je serai plus réservé sur Nancy Allen, à la voix insupportable. Le tout porté sur un thème absolument magnifique de Pino Donaggio et une mise en scène superbe de Brian de Palma. Mais malheureusement, au bout d'une heure, le tout se gâte et devient assez ennuyeux, quand on aborde l'intrigue de Dennis Franz.
On a donc le droit à une demi-heure très lente avant une excellente course poursuite et une fin assez bouleversante sur la musique de Pino Donnagio. Mais, vraiment dommage que le film n'ait pas continué sur son début parfait...
Thriller hitchcocko-antonionien, "Blow Out" est un film de suspense intéressant, du moins dans sa première partie. La scène de l'accident enregistrée par le personnage de Travolta est remarquable, notamment par son travail sur le son (normal vu que Travolta incarne un preneur de son). On suit avec intérêt l'enquête mené par ce personnage, mais le fait est qu'elle s'achève assez rapidement. Commence alors une deuxième partie où Travolta, accompagnée de Nancy Allen, va tenter de révéler la réalité des faits concernant ledit accident : ici, le film perd en originalité, devient plus classique, moins intéressant, et la fin déçoit un peu. De Palma nous offre cependant suffisamment de plans ingénieux (y compris la scène d'introduction issue d'un faux film, où, comme souvent chez notre réalisateur fan d'Hitchcock, se trouve une femme en train de prendre sa douche) pour que tout amoureux du cinéma y trouve son bonheur. Qui plus est, Travolta est pour une fois bon dans son rôle...
Brian de Palma étale son talent et son sens de la mise en scène en rendant hommage à la palme d'or 67. Bien interprété, un scénario béton et une intrigue captivante, un très bon cru avant le virulent Scarface. Eviter la version française avec doublage désastreux de Depardieu pour Travolta.
Jack, ingénieur du son, est témoin d'un accident de voiture causant la mort d'un sérieux candidat à la présidence. Sauf que Jack était précisément en train d'enregistrer de nouveaux sons, et réalise qu'il s'agit là d'un complot... On sent dès le départ que "Blow Out" s'inspire de divers films et événements, que Brian De Palma va digérer pour livrer une œuvre tout à fait personnelle. "Blow Up" est l'influence la plus évidente, ainsi que "The Conversation" de Coppola (pour la séquence de l'enregistrement et les écoutes). Mais aussi indirectement "Prince of the City", un polar que De Palma devait réaliser, et qui atterrira finalement chez Sidney Lumet. La séquence de flashback avec le flic infiltré provenant limpidement de ce passif. Dans la vraie vie, on sent le poids de l'assassinat de JFK et le film Zapruder, qui est d'ailleurs explicitement mentionné dans les dialogues. Ou l'accident de voiture de Chappaquiddick, qui mit un gros frein à la carrière politique de Ted Kennedy. Sur la forme, les couleurs évoquent le giallo façon Dario Argento. Tandis que la culpabilité passée du héros, qui le pousse à chercher la vérité et effacer son erreur d'antan, est un thème très hitchcockien, vu notamment dans "Vertigo" (la cloche serait-elle une référence à ce film ?). Bref, beaucoup d'influences, pour un film ultra maîtrisé, à la fois pertinent et vintage. Pertinent car on est en plein dans le thriller complotiste paranoïaque. Thématique très à la mode à l'époque, qui n'a pas pris une ride. La presse est aux abois d'un scoop, la police laxiste, les politiciens véreux, et même la charmante jeune femme sauvée par notre héros a un passé trouble. A qui se fier ? Vintage car Brian De Palma adore filmer la technologie de l'époque, qu'il place au centre de son intrigue. A tel point que c'est parfois presque un documentaire sur l'ingénierie du son au cinéma. Bobines, fils, consoles, appareils rétro : c'est un festival, qui donne un véritable cachet à un film qu'il serait impossible de tourner tel quel avec le numérique. Le studio du protagoniste serait remplacé par un petit PC... En tout cas, l'ensemble est filmé avec virtuosité. La caméra n'est jamais paresseuse, offrant une très belle mobilité (travelings, rotations...). Les tics du réalisateurs (double focale, split screen) sont utilisés à très bon escient. Avec en prime plusieurs plan originaux pour l'époque, magnifiés par le montage sonore travaillé ou la belle musique de Pino Donaggio. Par exemple ce fameux plan où notre héros reconstitue auditivement l'attentat, ou le final devant un feux d'artifice. La photographie de Vilmos Zsigmond aidant grandement à l'affaire. Le film a été principalement tourné de nuit, ce qui n'est pas chose aisée. Et joue sur des teints sombres et du rouge écarlate baroque (ambiance giallo on a dit !). Afin de renforcer l'oppression et la mort qui tourne autour des protagoniste. Il y a en outre cette mise en abyme intéressante sur le cinéma en lui-même, et plus particulièrement l'univers des série B. Amusante au départ, machiavélique sur le final. Dont une introduction cocasse, où Brian De Palma parvient à reproduire en quelques minutes tous les clichés du teen-slasher de l'époque ! Brian De Palma a par ailleurs bénéficié de moyens confortables. Prévu pour un budget de 5 millions de dollars, la présence de John Travolta (très impliqué dans le rôle principal) a fait grimper celui-ci à 18 millions ! Ce qui a permis des scènes davantage spectaculaires, tels que ces passages de festival dans le dernier acte. Malheureusement, le film fera un flop en son temps, probablement en raison de sa fin très amère. Ce sera le début d'une série d'échecs au box office pour John Travolta.
Bon, déjà je ne suis pas un grand fan de De Palma en général mais là vraiment j'ai trouvé ça raté. J'avais déjà vu un hommage de De Palma à un Hitchock, maintenant à un Antonioni... et à chaque fois je trouve ça non seulement moins bon que le film de base (à noter que j'avais vu le Hitchock après avoir vu le De Palma) mais tout simplement mauvais. Oui, mauvais, car Blow-out c'est juste insupportable. Le personnage de Nancy Allen est raté, en plus elle joue mal, c'est mal foutu toute cette histoire, ça sent le réchauffé version De Palma. En plus la musique est pénible et mal employée.
Un film magnifique et stressant du grand De Palma ! Le rôle du doubleur de son (John Travolta) est très bien utilisé est facile a comprendre. Le jeu d'acteur est parfait. La fin est tout simplement sublime ! Un grand film.
Un bon Brian de Palma qui commence sur les chapeaux de roue , avec une intrigue oppressante. la fin est un peu plus commune et n'est pas assez originale par rapport au film. John Travolta et Nancy Allen sont tres bons. Bref un tres bon moment de cinema par M De Palma
Ce film réjouira tous les fans du réalisateur, une bonne leçon de cinéma. Un homme contre tous, seul en quète de vérité, PLV : on se laisse porter par l'histoire
Un petit chef-d'oeuvre.Un thriller obsédant de Brian De Palma.Une histoire passionnante,perverse et obsédante,une mise en scène magistrale,des acteurs parfaits: John Travolta est remarquable et certaines scènes sont angoissantes.Un film culte tout ce qu'il ya d'Hitchcokien.
Ce film réussit à paraître encore plus lent que celui auquel il rend hommage, à savoir Blow up d'Antonioni. Pourtant, il y a du rythme, mais on s'ennuie. Beaucoup de répétitions, une intrigue qui a du mal à avancer... Mais dans l'ensemble, le scénario est intéressant et Travolta plutôt convaincant. Dommage que le film soit si long.