Après des débuts pas très convaincants dans le cinéma d'action, une carrière sabordée par un encombrant contrat chez Disney, un come-back en tant que pièce rapportée reboostant des franchises moisies et même quelques bons films (No pain, no gain et Faster), The Rock est aujourd'hui une grosse star de cinéma sur le nom duquel des films peuvent se monter. Le voici cette fois-ci en sauveur du film-catastrophe, genre qu'il est un peu compliqué de prendre au sérieux depuis Y a-t-il un pilote dans l'avion ? On ne s'appesantira pas sur le script, prétexte à alterner les séquences émotion et les scènes de destruction massive, les premières étant censées donner de l'enjeu dramatique aux secondes : le champion du peuple arrivera-t-il à sauver in extremis son ex-femme en virevoltant avec son hélico tout cassé entre les gratte-ciel qui s'effondrent sur lui ? Spoiler alert : OUI. Le film enfile ainsi les clichés comme des perles (le richissime beau-père qui se révèle être le dernier des couards, on ne s'y attendait pas, à celle-là !), mais, au moins, c'est plutôt spectaculaire et techniquement, ça se tient - le réalisateur est un habitué des films à effets spéciaux ceci expliquant sans doute cela. On ajoute à ça Paul Giamatti qu'il est toujours agréable de retrouver à l'écran - non, The amazing Spider-man 2 n'existe pas - et ça aide à faire oublier les ados tête-à-claques et autres facilités scénaristiques utilisées à la pelle. Ce qui, et c'est bien malheureux à dire, pour un blockbuster estival, n'est pas si mal...
Petit plaisir coupable, cette superproduction très américaine remplit son contrat grâce aux prouesses visuelles particulièrement impressionnantes et performantes. Même s'il n'y avait d'autre but que celui de nous divertir, le scénario est exagérément bébête, prévisible, à la limite du ridicule. Même si le genre nous a depuis longtemps habitué aux scénarios anémiques, San Andreas va encore plus loin en servant du catastrophy-porn sur fond de mièvrerie et d'héroïsme familial sans une once de second degré. Dommage.
c'est un film catastrophe pas mal mais en dents de scie... les bonnes idées côtoient les mauvaises et les effets spéciaux sont parfois classes et d'autres fois, moins :/ il aurait par exemple été de bon ton si le jeune garçon spoiler: avait sauvé d'autres personnes au long du film grâce à sa matière grise comme il l'a fait avec l’héroïne coincée dans la voiture.
Bien dans la catégorie film catastrophe, après, ça reste un blockbuster. L'intérêt de ce film ne porte que sur Dwayne The Rock Johnson, que j'adore, et la surprise était de profiter des deux beautés qui jouent les rôles de la fille et la mère. Rien de plus à ajouter...
Ai tenté un "film-catastrophe", genre un brin désuet - mon dernier souvenir en la matière étant "La Tour infernale" (1974 - voilà qui ne nous rajeunit pas !) : "San Andreas". Aux commandes, un tâcheron canadien, Brad Peyton (?...). En "star", la montagne de muscles Dwayne Johnson (belle stature : 1,93 m), alias "The Rock", ancien catcheur - aussi expressif qu'une enclume.... Il est pompier (d'élite - pilote d'hélicoptère), mais on est assez loin d'un Steve McQueen (lui aussi "fire man" dans "La Tour..") au niveau du jeu. Paul Giamatti, égaré en la circonstance, mis à part (et pour une panouille), le reste du casting ne vole pas très haut - si j'ose dire.... On a droit à toute la panoplie des "rebondissements" possible (d'où nécessité pour le "héros" et sa future ex-femme, d'emprunter d'autres moyens de transport que l'hélico - je laisse la surprise aux amateurs), et au dénouement bien sirupeux et édifiant. Les tours tombent comme des dominos (Dame Nature rappelant opportunément au genre humain qui mène la danse). Le vaillant pompier cherche sa fille.... Et on s'ennuie ferme. Même les effets spéciaux (attrait principal de ce type de réalisation) sont moyennement convaincants.... Aurais mieux fait de m'abstenir de cette expérience "cinématographique"...
C'est un des pires films que j'ai vu au cinéma. Les seuls points positifs sont les effets visuels. Concernant le reste, l'histoire est bancale, voire inexistante et les protagonistes déterminent leurs actions en dépit du bon sens. Dwayne Johnson est un pompier qui semble laisser plus de monde mourir qu'il ne les sauve avec son super hélicoptère à réserve d'essence illimité et à la voiture et au bateau qu'il vole. Les appareils électroniques marchent quand ça permet de faire avancer l'intrigue et l'action est convenue. Les ficelles sont très grosses, même s'il s'agit d'un film de genre catastrophe très codifié. Je ne le recommande vraiment pas.
Je ne comprend pas trop toutes les critiques comme : "le scénario est mauvais" ou "Le Roc échappe toujours à la catastrophe de peu". Personnellement j'allais voir San Andreas comme un film catastrophe, et non pas comme un film ne reposant que sur le scénario. Alors c'est vrai, le scénario est parfois vraiment mauvais (spoiler: Se remettre avec son ex-femme qui s'est déjà remise avec un autre c'est limite limite ), et le héros échappe de justesse aux catastrophes, mais ne va-t-on pas voir San Andreas pour ses effets spéciaux d'abord ? Et bien pour ma part si, c'est pour ça que j'ai adoré ce film : les effets sont sublimes et impressionnants, il y en a beaucoup, l'action est omniprésente et on ne s’ennuie pas du tout. Les effets 3D sont magnifiques, même si on sort de la salle avec un petit mal de tête, mais ce n'est pas très grave. Le tsunami est impressionnant, les nombreux effondrements très réussis et précis, magnifique.
Bon en quelques lignes, passons le jeu des personnages, et la décontraction de ces derniers dans ce monde chaotique que nous livre la faille de San Andreas. Des effets spéciaux à gogos, des scènes de fin du monde hyperréalistes, et un final sur le Golden Gate qui nous en met plein la vue. Pour passer un bon moment et voir de la destruction massive c'est le film qu'il faut. A voir une fois.