J'ai vu San Andreas sans en attendre une révolution du genre, et je dois dire que j’ai eu ce que j’étais venu chercher : de l’action, des effets spéciaux spectaculaires, et un bon gros blockbuster catastrophe à l’américaine. Le film tient clairement ses promesses à ce niveau-là. La destruction de San Francisco, les séismes à répétition, les vagues géantes… tout est mis en scène de façon impressionnante, presque jouissive. Ça en met plein les yeux, et parfois, c’est exactement ce qu’on veut.
Dwayne Johnson porte le film sur ses épaules (massives), comme souvent, avec son charisme habituel. Il joue un père prêt à tout pour sauver sa famille, et même si ce n’est pas très original, ça fonctionne. On s’attache à lui, on veut qu’il réussisse, et ça suffit pour suivre l’histoire jusqu’au bout. Mention spéciale aussi à la jeune Alexandra Daddario, qui s’en sort bien dans ce chaos.
Mais malgré tout ce grand spectacle, je suis resté un peu sur ma faim. Le scénario est très convenu, sans réelle surprise. Les personnages secondaires manquent de relief, et certains dialogues sonnent creux. On sent que l’émotion est forcée par moments, comme si le film voulait absolument cocher toutes les cases du genre "drame familial au milieu du désastre". Dommage, car il y avait de quoi faire mieux, même dans un cadre aussi hollywoodien.
En bref, San Andreas est un bon divertissement si on le prend pour ce qu’il est : une grosse machine à effets spéciaux qui envoie du lourd. C’est parfait pour une soirée popcorn sans prise de tête, mais ce n’est clairement pas un film qui me marquera longtemps. Ma note de 3/5 me paraît juste : sympa, mais pas inoubliable.