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Gil Cdn Qrs
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3,0
Publiée le 29 août 2012
Identité, immigration, expulsion de sans-papiers, des sujets de fond traités dans ce film au travers d'un homme (J-P Bacri) qui n'a de relations simples avec personne : son père le méprise et ne lui porte aucun intérêt, sa femme est absente et infidèle, ses amis, dépressifs.La force de ce film tient dans sa simplicité, dans le fait de soulever des problèmes mais de ne jamais vraiment s'y engager et bien évidement dans son casting qui ne pouvait être plus cohérent et plus talenteux. 6/10
On peut dire ce qu'on veut sur les films français parisiens/intellos/gauchistes/bobos, au moins on les réussit bien. Nouvel exemple ici avec une jolie (mais mélancolique tout de même) histoire de couple qui se déchire sur fond de sans-papier en voie d'expulsion à sauver. Excellent casting (Bacri en tête) et dialogues drôles et piquants. On se régale !
Perso j ai adore Claude Riche dans son mépris dissimulé envers son fils! C est subtil et tout en finesse. Pas bougon , et pas salaud Bacri campe l homme confronté à ces démons et à la vie. Et bien moi j ai bien aimé cette simplicité.
Bon petit moment comme à chaque fois avec Bacri encore une fois génial. Malgré un scénario un peu mou, on suit le destin du femme en arrière plan à travers les décisions d'un homme qui ne se doute pas que ce qu'il peut faire en mettant de côté ses réticences de demander un service à son père par fierté, mais aussi sa routine; peut faire basculer la vie de cette clandestine. C'est un peu mou, mais c'est très humain, ce film vous donne envie de se préoccuper un peu plus des autres, de ne pas penser qu'au confort de sa petite routine en fermant les yeux sur la misère, ou tout simplement les moins chanceux.... De ce point de vue, la "mollesse" du rythme caractérise très bien la routine de ce couple qui se perd petit à petit et ne voit plus les choses importantes de la vie alors ils se cherchent un renouveau en dehors du couple.... Tous ces aspects en font un film agréable et intelligent si on ne se laisse pas endormir par son rythme.
Damien et Iva ont tout des bobos parisiens ; lui est prof de civilisation chinoise et elle metteur en scène de théâtre. Mariés, un enfant ; le couple est enlisé dans l’habitude. Iva est portée par la mise en scène de sa pièce et d’un amour naissant pour un comédien. Damien, bougé par sa femme, doit prendre contact avec son père, au Conseil d’Etat, pour défendre la cause d’une sans papier. Pas en bon terme avec son père, cette démarche lui est très difficile surtout qu’il n’a jamais de 5’ à lui consacrer entre 2 portes. Lors d’un entretien avec lui dans un resto japonais il va découvrir la seconde nature de son père dans une scène très drôle ; du grand Claude Rich, le père, qui fait perdre ses moyens au fils, Bacri. Sans la savoir, Bacri va rencontrer la jeune femme menacée d’expulsion. En pleine séparation avec sa femme, et dans l’euphorie de la rencontre amoureuse ; il va trouver des ressources pour affronter son père. Une comédie intellectuelle très bien écrite avec une pléiade de bons comédiens. Comme chez Bacri-Jaoui, les relations familiales sont au centre du propos. L’image d’un couple ancré dans l’habitude est peu reluisante ; elle vit une nouvelle passion et lui se sépare dès lors qu’une opportunité amoureuse se présente. Ce film montre aussi comment l’euphorie d’un amour naissant peu faire soulever des montagnes. Le duo Bacri – Rich est le duo fort du film. Après la faiblesse du film tient à quelques anachronismes : Rich père de Bacri, Berroyer fiancé de ….. Les adeptes de Bonitzer ou de Jaoui y trouveront largement leur compte… mais rien de nouveau depuis « Rien sur Robert » ou « Le goût des autres »… çà ronronne bien
Une bien jolie quête du bonheur dans un Paris certes un brin intello. Mais les acteurs sont excellents et défendent leur personnage avec une conviction communicative.
L'affiche en dit long: il s'agit d'un puzzle. L'intrigue est complexe, mais parfaitement lisible. Un couple d'intellos tendance bobo - lui (Jean-Pierre Bacri) professeur de civilisation chinoise auprès de chefs d'entreprise, elle (Kristin Scott Thomas) metteur en scène de théâtre - vit un amour qui s'est quelque peu étiolé avec le temps. Jusqu'au moment où Elle est tentée par une aventure, tandis que Lui est confronté à l'expulsion imminente d'une jeune Serbe du territoire français. Et donc il faut sauver la jeune Serbe, en l'occurrence Isabelle Carré (pourquoi pas?). Et en passer par le papa, conseiller d'Etat, incarné par Claude Rich. Le film brasse des thèmes par dizaines et c'est sans doute cela qui provoque notre réticence. Qui trop embrasse mal étreint, dit la sagesse populaire, et il faut toujours écouter la sagesse populaire. On découvrira coup sur coup le problème des sans-papier lié ici à la question des Balkans, le rapport difficile entre père et fils, la question de l'identité, l'homosexualité cachée, et bien sûr la critique de la bourgeoisie (la grande et la bobo). Bref, si l'intrigue est joliment ficelée mais quelque peu alambiquée, mieux vaut privilégier l'interprétation qui est vraiment parfaite. Jean-Pierre Bacri connaît ici l'un de ses meilleurs rôles - plus tourmenté, tu meurs! - et l'exquise Kristin Scott Thomas témoigne de cette élégance et de cette finesse qu'on apprécie en elle. Isabelle Carré interprète son rôle avec une belle distance et un grand raffinement. Mais deux comédiens plus particulièrement ont retenu notre attention: Claude Rich, bien sûr, dont toutes les apparitions à l'écran sont source de jubilation (ah! le déjeuner au restaurant japonais!) et qui incarne à la perfection ce conseiller d'Etat peu soucieux de son grand fiston déprimé; et puis cet artiste polyvalent qu'est Jackie Berroyer, admirable dans son rôle de candidat au suicide. Aussi est-ce plutôt comme un film d'acteurs que nous retiendrons ce film, au demeurant une vraie réussite dans la catégorie "Films français populaires, intelligents et de bon goût".
Bacri a bien mauvaise mine on est daccord (tout le monde le lui dit dans le film) par contre je l'ai rarement vu aussi bien employé dans toutes ses incertitudes agacantes mais si humaines !!! j"ai apprécié ce film en demi teinte malgré pas mal d'outrances, c'est plutot une bonne surprise.
Pour définir ce film, je dirai que c'est une comédie dramatique bourgeoise parisienne. Les personnages, les situations (malgré la référence très artificielle aux travailleurs étrangers en situation irrégulière) n'appartiennent pas au quotidien de la plupart des spectateurs, sauf une minorité d'intellos ; assurément, ceux qui ont du mal à boucler les fins de mois, s'inquiètent pour leur boulot, ou se cassent la tête avec leurs problèmes de transport quotidiens ne s'y reconnaitront guère. On vit dans ce film sur une petite planète au gré de la mauvaise humeur de Bacri (qui joue Bacri et ne se renouvelle guère) et la vie des personnages y est subordonnée à l'obtention de l'écoute d'un Conseiller d'Etat. Tout cela est d'un intérêt très limité et pas vraiment drôle ; mais ... la réalisation de Bonitzer est très correcte, l'interprétation sans faille, aussi le film se laisse voir, avec détachement mais sans ennui ; c'est évidemment bien mieux que les sinistres pitreries auxquelles certaines comédies françaises recentes nous ont habitués ; mais ce n'est pas suffisant.
"Cherchez Hortense" est un régal de finesse, de justesse et d'humour. Quant à Jean-Pierre Bacri, que dire... On connaissait déjà sa drôlerie ravageuse (imparable ici encore), mais jamais il n'avait été si touchant que dans ce personnage dont le monde s'effrite. Cinq étoiles pour un film magnifique.
Tiens, un film où Jean-Pierre Bacri ne fume pas ? Par contre Christine Scott Thomas & Isabelle Carré y vont à pleins poumons. J'ai regardé ça avec un intérêt décroissant au fil des minutes. Je n'ai éprouvé aucune émotion à voir s'agiter des personnages approximatifs et ectoplasmiques dans une histoire d'une banalité affligeante. Et puis, il faut bien le dire, Bacri ne respire pas la joie. Mal rasé, l'air perpétuellement bougon, rien que de le regarder ça me file le bourdon (et pourtant il a joué dans "Didier").
Ce film est un film sur la communicabilité entre les personnes:le personnage principal n'arrive plus à communiquer avec sa femme, son père et même son fils et c'est un problème de nos sociétés actuelles fort bien vu ici sans rentrer dans un intellectualisme qui serait déboussolant et en restant dans le cadre d'un vrai scénario.Les acteurs font merveille à commencer par Jean-Pierre Bacri qui tient le film de bout en bout, mais il est bien entouré par Kristin Scott Thomas et Isabelle Carré, sans oublier Claude Rich vieillissant dont les apparitions sont toujours un régal! On reste dans un cinéma " intime" ( je n'ai pas écrit intimiste!) qui fait que ce bon film qu'il faut voir en salle n'a pas l'ampleur de certaines productions.
Malgré sa lenteur et sa vacuité événementielle, Cherchez Hortense offre une narration agréable, un propos louable, quelques situations drôles et touchantes ; le tout servi par de bons acteurs, un film sympathique en somme...