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Edouard des Carpates
2 abonnés
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2,5
Publiée le 24 mars 2016
Des acteurs en très grande forme (Jean-Pierre Bacri, Isabelle Carré, Claude Rich), d'autres moins crédibles (Kristin Scott Thomas et son enfant insupportable, tant dans le rôle que dans le jeu). Ce sont finalement les premiers qui portent ce Bonitzer au scénario poussif et aux personnages attendus, les deuxièmes étant décevants et engoncés dans leur rôle. Le film vous apprendra à détester un petit plus les intello-nantis tendance bobos moralisateurs mais à apprécier la mise en lumière de certaines contradictions. Une grande mélancolie s'en dégage, où la remise en cause d'acquis confortables devient un bol d'air. La réalisation ne brille pas mais est-ce son intention? Bonitzer promène sa caméra d'un bras un peu rouillé mais sans gêne. Une critique à la normande donc, tiraillée entre les intentions initiales convenues et le résultat, plus surprenant.
Vraiment un excellent film, que certains n'aimeront pas, mais que moi j'aime. Bien écrit, bien filmé de bon acteurs, de l'humour. Tout ce qu'il faut pour faire une comédie romantique réussie. Un très très bon moment. 4,5/5
Source : Plog Magazine, les critiques des ours => http://lescritiquesdesours.blogspot.fr/2012/09/cherchez-hortense.html
Cherchez Hortense est un vrai coup de coeur ! Ce film "charmant" est une véritable leçon d'écriture de scénario et de dialogues. En effet, ceux-ci présentent des formulations ou des choix de vocabulaire pas toujours habituels qui ne cessent de faire résonner à nos oreilles des significations cachées et illimités et cela sur divers niveaux du signifiant. En 1h40 de film, Pascal Bonitzer nous fait allègrement passer par beaucoup de thèmes et de préoccupation différents sans jamais nous perdre en route, notamment grâce à la brillante interprétation de Jean-Pierre Bacri. Le reste de la distribution est très bien, à commencer par Claude Rich tout simplement charmant, drôle, léger et fin. Je suis allé voir ce film en curieux, la bande-annonce m'ayant amusé, le casting m'ayant alléché et le titre m'ayant intrigué. J'ai ri, j'ai été ému, la galerie de personnages rencontrés par Jean-Pierre Bacri étant à la fois tragiques et comiques : le personnage d'Isabelle Carré est notamment très bien écrit. Un vrai coup de coeur que je ne peux que vous conseiller d'aller voir !
Excellent film, touchant, personnages intègres et interprétation parfaite! Réalisation parfaite! L'histoire est banale mais son traitement est intelligent et nous apporte l'intrigue sur un plateau.
Trouvé! Alors oui, c'est elitiparisianiste, tout ne fonctionne pas parfaitement, mais il y a de gros moments de plaisir là-dedans. Un peu comme une troisième barre de chocolat dans un pain au chocolat. Pour en apprécier la saveur, il faut aimer Bacri, car Bacri, c'est le chocolat. Noir, intense et fondant, mais toujours le même quoique parfois avec plus ou moins de subtilités selon d'où il vient et selon nos papilles aussi. Moi, j'ai beaucoup aimé Bacri hier soir car il m'a révélé toute sa saveur. Sur quelques plans, on le redécouvre et c'est sublime. J'ai beaucoup aimé aussi Claude Rich qui s'est régalé lui aussi. Isabelle Carré est touchante mais j'en ai presque marre pour elle qu'on la voit fragile quand on la sent forte, c'est très compliqué (l'amour c'est compliqué).Le reste du casting est acceptable, mais quel Bacri. Hop, un C-C-C-César. Ses défauts sont ses qualités maintenant.
Un petit fond de social dans cette comédie française où, avant même de chercher quelqu'un (et donc Hortense), les personnages se cherchent déjà eux-mêmes, perdus dans leurs sentiments ou leurs frustrations. Jean-Pierre Bacri, avec une retenue impeccable, fait la paire aussi bien avec Kristin Scott-Thomas qu'Isabelle Carré ou Claude Rich: autant de grands comédiens au service d'une histoire simple mais riche, avec des saynètes amusantes et des dialogues assez fins, des silences éloquents et une belle subtilité de jeu.
Difficile depuis Rien sur Robert de totalement adhérer au cinéma de Pascal Bonitzer. Cherchez Hortense ne changera malheureusement pas le cap d’une histoire trop vite emmenée sur le terrain des bourgeois bohèmes pour créer ne serait-ce qu’un infime attachement au film. Si on peut saluer l’originalité de l’histoire, la direction prise par Bonitzer pour inscrire ses personnages bobo dans un milieu parisien élitiste peuvent procurer l’overdose. A ce titre, difficile de trouver un attachement quelconque au discours que tente de prôner en deuxième lecture le réalisateur. Si on ne remet pas en doute un casting qui donne le meilleur de son savoir faire, Jean-Pierre Bacri place son jeu habituel (!) à la demande du metteur en scène et Kristin Scott Thomas nous transmet son mal être à travers son jeu soporifique. Seule Isabelle Carré se procure la meilleure composition de cet ensemble dans un rôle beaucoup léger pour enlever le spectateur d’un ennui mesuré. Si la critique ne manquera pas de trouver des valeurs grandes et profondes au dernier film de Pascal Bonitzer, on décèle plus facilement une pauvreté de mise en scène simplement relevée par une qualité d’écriture, qualité qui ne manque pas par son fond d’inscrire le film dans un cinéma presque snob et passé. Si l’engagement et l’intelligence du propos sont de mise, il est bien difficile de croire que le public appréciera s’aventurer sur ce parcours (film parisien) à la recherche d’humour et de facétie. Le film n’est pas insupportable mais essaye trop souvent de trouver les réponses à des problèmes entre deux mondes, ceux d’en haut et ceux d’en bas, utopique et presque démago dans la manière et à notre époque. Malheureusement si la sincérité et l’utilité de ce discours étaient bienvenus, la manière a de quoi laisser froid, le spectateur hors champ. http://requiemovies.over-blog.com/
A la lecture de la presse branchée, s'il y a un film génial à voir cette semaine, c'est bien sûr "Cherchez Hortense". Pascal Bonitzer, le réalisateur mais aussi scénariste avec Agnès de Sacy, a le "ticket" depuis bien longtemps avec les Inrocks, Le Monde, Télérama et toute la bande. Ancien critique des "Cahiers du cinéma", puis scénariste pour réalisateurs ayant eux mêmes LE ticket et enfin auteur de six films dont certains de sinistre mémoire de spectateurs ( qui n'a pas bâillé aux "Petites coupures", pensum encensé lors de sa sortie par la critique et justement boudé par le public ? ). Partout fleurissent les adjectifs et les louanges : "Meilleur film de Bonitzer" (entre nous, ce n'est pas difficile de faire mieux que les précédents...), "plus riche et plus rond", "parsemé de scènes inoubliables" (il ne faut pas exagérer, ce n'est pas parce que certains moments arrivent à être drôles que c'est forcément génial !) . Et tout le monde de gloser sur la richesse du propos, le problème des sans-papiers ââââdmirablement âââbordé, le thème de l'aveuglement si magnifiquement illustré, les variations sur le pouvoir, les références littéraires (Rimbaud pour le titre, après un cheminement tordu trop long à expliquer ici ) mais aussi psychanalytiques. N'en jetez plus la cour est pleine et à trop vouloir appâter le public, il risque d'être fort déçu à la vision de l'oeuvre. Car que voit-on à l'écran ? Une comédie un peu poussive, au scénario mal ficelé, éclairé et filmé comme un téléfilm de TF1 France 2 (plus chic) . L'intrigue, simple, mais cousue à gros points avec de très grosses ficelles, indignes d'un film d'auteur, se situe dans la bourgeoisie bobo parisienne. Damien (Jean Pierre Bacri), prof de civilisation chinoise, cinquantenaire en route vers la dépression, doit contacter son père qui siège au conseil d'état, pour qu'il intercède dans le dossier de reconduite à la frontière d'une amie de sa belle-soeur. Toujours terrorisé par son géniteur malgré son âge déjà avancé, Damien n'arrive pas à formuler sa demande lors d'un rendez-vous obtenu de haute lutte. S'ensuivra un quiproquo et des rebondissements totalement prévisibles. Ce qui est étrange dans ce film, c'est qu'il supporte parfaitement la vision en extraits. Chaque scène prise isolément est agréable voire réussie. Celle où Damien fait face à son père et parle de sa sexualité, la rencontre avec Hortense, le face à face avec le serveur chinois avec qui Damien vient de passer la nuit, sont formidables mais hélas, amenées très lourdement, à cause d'un scénario, qui à force de vouloir créer du sens, oublie de tresser une trame narratrice convaincante. Au bout d'un moment, ces facilités sont agaçantes voire risibles. On a du mal à croire que Damien face à un père qu'il redoute, lui parle d'emblée de sa sexualité et lui demande s'il a déjà coucher avec un homme. La fin sur le blog http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/09/cherchez-hortense-de-pascal-bonitzer.html
C'est un peu dommage. Parce que ce film avait plusieurs bons ingrédients dans sa recette : des bons acteurs, un point de vue sans ostentation mais affirmé et un certain sens de la mise en place.
Mais beaucoup de films français et celui-ci en particulier souffrent d'un problème de désuétude. Le rythme d'abord. Mais aussi le décor. Et cette impression de toujours regarder un film qui n'aurait pas évolué depuis plus de 20 ans. La modernité n'est pas la panacée mais si on pouvait décrasser un peu un certain cinéma français, sans le dénaturer, ça ne lui ferait pas de tort.
Les acteurs sont plutôt bons, mais pas remarquables et mis à part une surprise, tout suit le chemin habituel du drame français à tendance moralisateur (sujet de la reconduite à la frontière maintes fois abordé).
Bref, regardante, mais sans doute pas à voir.
Et si quelqu'un pouvait m'expliquer le titre du film par rapport au film...