« Jason & les Argonautes », « Le choc des Titans », « Les travaux d’Hercule », voilà ce qui fut les uniques récits antiques amenant pour la première fois le fantastique au milieu des aventures classiques des héros Grecques pour mettre en scène concrètement les créatures imaginées par les philosophes et autres « romanciers » de l’antiquité. Jamais plus un seul film du genre ne l’aura fait avant la transition millénaire. Alors oui ce premier volet est sorti en 99 mais honnêtement, ne peut-on pas un moment dire que les œuvres des années 90/2000 forment la transition technologique et numérique, forment la transition ou l’on oubli carrément 20ème du 21ème siècle ? Personnellement je le ferai toujours puisque la qualité visuelle de ces 2 décennies est d’une quasi égale distance. Aller, 1995/2005 pour les tatillons. Bref, ce premier volet forme la première saga à avoir mis en avant les mythes Egyptiens les plus connus, le plus connu étant dans le titre même. La Grèce à eu son ouverture avant d’être laissée, au tour du royaume des Pharaons.
Bien qu’étant des genres aventure, familiale et comique, dès lors qu’on y associe assez longuement (ici même entièrement) l’antiquité et son passé avec une ouverture plus qu’élogieuse, on peu ouvertement dire qu’on à là le premier péplum fantastique de l’ « ère moderne ». Un péplum dont le récit aura parfaitement su vieillir et aura mêler avec forte intelligence le passé donc avec le présent, aura mis en avant l’archéologie jusque-là uniquement mise en scène par les « Indianna Jones » de Lucas & Spielberg. Un récit ayant révéler le duo star Brendan Fraser (« George de la jungle »…) & Rachel Weisz dont la complicité d’écran crève l’écran et leur dynamisme tout autant. L’un aventurier et pilleur de tombe, l’autre archéologue / professeur (ça se pourrait) dans la traque du tombeau oublier et jamais retrouver d’Imhotep (Arnold Vosloo) dont le jeu naturellement autoritaire et d’une présence bien établie est une nette réf à tous les Empereurs romains tyrannique et parfois sadique. John Hannah & Oded Fehr sont les parfaits secondaires identifiables mais John, par son jeu aussi comique que délurer, se détache nettement et par une présence d’écran nettement plus grande. Un rôle qu’il est compliquer d’identifier puisque non scientifique, non archéologue et donc, non historien, hormis être le frère, sa présence reste un mystère en soit. Oded est l’égal local de Brendan mais brille moins. Un récit donc mi fantastique/comique/historique avec une pointe d’horreur, il est quand même une bonne leçon d’histoire sur la relation qu’entretenait un dirigeant ou sorcier antique avec son entourage et peuple, la momification également (jamais montrée jusqu’alors mais ici, quelques idées manquent à l’appel). Visuellement de haute volée, le numérique n’à pas tellement vieilli et offre un large panel de moments actif et épique ou les réf aux fléaux Egyptiens sont complets. Retranscrire une partie essentielle de la vie de Moise à été une idée osée mais respectant le genre et la chronologie
. Les décors n’ont plus rien à prouver. Musicalement aussi l’ambiance n’à pas vieilli, se régaler l’oreille des sonorités épic/orientales est d’une joie complète. L’Egypte se voit là modernisée mais pas ringardisée, mise en lumière, le voyage est réussi et n’incite qu’à une chose, y retourner.