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Un visiteur
5,0
Publiée le 18 novembre 2014
(…) La véritable surprise du film réside dans la performance étincelante de Kool Shen (l'ex membre du groupe NTM), ici, magnifiquement dirigé, faite de nuances et de subtilités (…) Catherine Breillat à pris le parti de traiter son sujet avec une froideur quasi clinique, et surtout, avec suffisamment de distance, évitant ainsi au film de sombrer dans le pathos (…)
une histoire qui n'en est plus une mais seulement un film vengeance. On s'ennuye ferme et on attend poliment le générique en se moquant du fait que la fin a été oubliée. PLV : comme quoi on peut prendre une réalisatrice confirmé, une actrice reconnue et faire passer un mauvais moment à tous.
L’abus de faiblesse est un thème qui est usé jusqu’à la corde. Il est impossible de compter le nombre de fois où l’on a vu ça sur les écrans de cinoches. Pourtant, lorsque ce thème est exploité correctement, ça peut donner de bons films. Mais ici ce n’est pas le cas, Catherine Breillat nous propose un film incroyablement froid, ce qui n’est pas le problème, mais qui est incroyablement lent, linéaire et empli de vacuité. Le voilà le problème. Au début, c’est du classique, on se laisse prendre, mais petit à petit, l’ennui prend le dessus, et on finit par regarder que d’un œil ce qui nous est proposé. Problématique. Pourtant, les deux personnages principaux (joués par Isabelle Huppert et Kool Shen) ne manquent pas d’intérêt. L’une est une réalisatrice devenue hémiplégique à la suite d’un AVC, tandis que l’autre est un escroc connu pour avoir piqué un bon paquet de pognon. L’une est un « vivier » de sentiments contradictoires qui pendant tout le long du film se heurte à un mur sans parvenir à trouver la moindre issue de secours. Tandis que l’autre représente la virilité satisfaite à l’état pur. Mais même avec la présence de deux protagonistes à la psychologie bien définie, ça ne passe pas. C’est trop long, trop lent, trop répétitif, ça finit par gaver sérieusement. Pas grand-chose à retenir finalement si ce n’est le duo de comédiens, même si Kool Shen alterne le bon et le mauvais dans sa façon de jouer.
Du très bon Breillat. On voit lorsque les faits sont réels, le film généralement est de qualité. Le rôle de Rocancourt cet escroc confirmé, est bien retranscrit. 3 étoiles et demie.
C'est à un déballage nombriliste que Catherine Breillat convie le spectateur, lui contant par le menu (ce qui est vite répétitif !) comment CR a su abuser de sa faiblesse. C'est une histoire de solitude et de détresse morale, après un AVC, laissant l'intéressée hémiplégique. Pour son malheur, elle ("Maud Schoenberg"), écrivain et cinéaste, très versée dans l'érotisme, croise la route de "Vilko Piran" (Kool Shen - tout à fait véridique dans la dégaine et le phrasé). Mais on pourrait aussi dire que la "sulfureuse" s'est brûlée à un feu qu'elle a allumé en toute conscience, et que c'est une histoire de gros sous, où l'héroïne "bande au voyou", et y perd beaucoup, s'enfonçant avec constance dans un pur masochisme.... On retiendra en tout cas comme indéniable la performance d'Isabelle Huppert - d'abord physiquement, qui occupe en permanence l'écran, petit tas d'os (artistiquement) pathétique.
Malgré l'interprétation une fois de plus brillante d'Isabelle Huppert dans un rôle qui n'est pas des plus faciles, et celle de Kool Shen qui s'en sort plutôt bien dans le rôle de Christophe Rocancourt, le film m'a paru stagnant et insipide. Je ne m'attendais certes pas à un palpitant "thriller" mais je pensais avoir droit à un film racontant plus une histoire que ce à quoi j'ai eu droit.
Comme souvent Isabelle Huppert tourne dans des purges malsaines, minables et là on atteint le sommet. Quant à Breillat que je déteste, qui se fait ridiculement avoir, elle aurait pu éviter de porter à l'écran sa connerie, ses problèmes de santé même si c'est très triste, son gout du voyeurisme quoi. Aucune mise en scène, rien, le vide. A fuir.
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1,5
Publiée le 2 septembre 2014
Un drame Français de plus qui ne tient pas ses promesses et qui au final est très décevant pourtant ça commence plutôt bien si je peux dire avec 10 premières minutes assez durs ou l'on nous met face à la maladie mais on se rend compte assez vite que ces séquences sont inutiles pour la suite car la réalisatrice aurait pu très bien seulement y faire référence. Dans ce film et comme le titre l'indique c'est l'abus de faiblesse qui est traité et même si c'est quelque chose de dégueulasse dans ce cas précis ça ne m'a fait ni chaud ni froid c'est tellement gros que bon des fois faut aussi se remettre en question comme quand les gens se font avoir par les brouteurs mais bon bref c'est autre chose pour en revenir au film et comme je l'ai dit il est décevant malgré deux acteurs plutôt convaincants.
Le début est intéressant car les deux personnages essayent de se manipuler mutuellement ensuite le film devient un peu répétitif. Du coup j' ai manqué d'attention au moment où le personnage joué par Huppert commence à donner de l'argent et la suite ne m'a pas trop convaincu.
Même en s'inspirant de son vécu, Catherine Breillat ne sait pas écrire un scénario crédible. Son histoire d'arnaque est tellement énorme qu'on se demande si le vrai sujet du film, finalement non traité, est celui d'une autodestruction. Dommage car Kool Shen ne manque pas de charisme et Huppert est de nouveau sensationnelle dans ce rôle de femme à la fois fière et meurtrie.
Très bon film, Isabelle Huppert splendide comme actrice. Pas facile un rôle comme ça, en plus de jouer le vécu de la réalisatrice... chapeaux pour les deux!! L'Abus de faiblesse touhe encore trop souvent les femme!
Pas une personne pour dire à Catherine Breillat ,isabelle Huppert ,au scénariste ,au dialoguiste ,au producteur ,etc....qu'on ne dit pas un homme frustre mais FRUSTE
Le cinéma de Catherine Breillat a toujours été physique, trouble et douloureux. Abus de faiblesse est dans la lignée de ses films précédents mais point ici de sensualité ou de désir, les rapports d'argent semblent prendre toute la place dans la relation complexe qui se noue entre un manipulateur et sa victime (consentante ?). La réalisatrice a pris de la distance avec sa propre histoire, méfiante sans doute envers l'autofiction et elle a eu raison même si un certain malaise persiste (mais ce n'est pas nouveau pour Breillat). Physique, le film l'est avec le personnage d'Isabelle Huppert, au corps désaxé et bancal après un AVC. L'actrice excelle dans ce rôle difficile qui ne tombe jamais dans la caricature. Physique également est la prestation de Kool Shen impressionnant de virilité fruste. Ces rapports entre ces deux-là, dans la domination/soumission garde tout son mystère intime et le film use parfois de ressorts de comédie qui lui évitent une froideur impersonnelle et desserrent l'étreinte. Seuls son aspect répétitif (portables qui sonnent, écritures de chèques) et certaines scènes qui ne vont pas suffisamment dans la profondeur empêchent d'adhérer plus avant à une entreprise qui, à défaut de séduire, intrigue vraiment.
En 2005, la réalisatrice Catherine Breillat a été victime d'un AVC. Deux ans plus tard, préparant un nouveau film, elle rencontra Christophe Rocancourt qui abusa de la faiblesse pour lui soutirer 700.00 euros. Elle a tiré de cette expérience traumatisante un livre puis aujourd'hui un film. Son personnage est campé par Isabelle Huppert qui incarne, comme d'habitude, une femme froide et malheureuse, autoritaire et fragile, égoïste et amoureuse. Son escroc est joué par Kool Shen, ex-rappeur de NTM qui a la brutalité virile d'un Joey Star.
J'ai détesté ce film qu'on sent nourri - quoique la réalisatrice s'en défende - de l'obsession cathartique d'une vengeance. En le couchant sur le papier, puis en le mettant à l'écran, Catherine Breillat semble chercher à se débarrasser d'un traumatisme : celui de la faiblesse qui l'a conduit à se faire escroquer. Le problème est que cet abus de faiblesse nous reste incompréhensible : pourquoi une femme aussi intelligente se met-elle à signer à la chaîne des chèques aux montants délirants à ce bellâtre analphabète ? La réponse vient dans la dernière scène : "c'était moi, mais ce n'était pas moi". L'excuse est un peu courte, l'explication un peu facile.