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Asile Tey
12 critiques
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3,5
Publiée le 27 août 2023
Très bon début de la franchise ! Un concept original et nouveau qui apporte de la fraîcheur dans l'industrie de l'horreur américaine à mon sens. Cette idée de la purge pour éradiquer les pauvres est tout aussi affreuse qu'accrocheuse. Très rapidement mis dans le concept, le spectateur va sentir la tension monter au fur et à mesure, ce qui permettra de se sentir concerné par l'histoire. Quand la purge commence, c'est là que l'envie d'en sortir vivant, prendra également aux tripes des spectateurs. Ce film est angoissant au possible ! Ne vous arrêtez pas au premier, le boulot fait sur chaque films est dingue ! ;)
Les films dystopiques sont aujourd'hui peu dans l’air du temps qui n’incite guère à ces projections fantasmées sur l’avenir (souvent sombre) de l’homme, tellement celui-ci semble réellement précaire pour beaucoup, inquiets du réchauffement climatique, de la montée de la violence gratuite et de l’apparition de nouveaux virus qui replonge l’inconscient collectif au temps des grandes épidémies meurtrières que l’on croyait définitivement disparues. C’est Blumhouse Productions spécialisée dans le film de genre horrifique à petit budget qui a permis à James DeMonaco de réaliser la sienne, écrite par ses soins. Tout d’abord scénariste, notamment pour Francis Ford Coppola (« Jack » en 1996), puis pour le remake du fameux « Assaut » de John Carpenter (1976) réalisé par Jean-François Richet en 2005, James DeMonaco est passé à la réalisation en 2009 avec « Little New York », film noir plutôt réussi où il dirige une première fois Ethan Hawke. En 2013, la violence urbaine sera avec « American Nightmare » une fois encore le thème central de son nouveau projet. Le propos choc du scénario que l’on peut voir comme une extension de celui du film de John Carpenter précité, ne manquera pas de faire polémique et poussera sans doute une certaine critique à se méprendre sur les intentions réelles du réalisateur/scénariste, accusé comme autrefois Michael Winner (« Un justicier dans la ville » en 1974) d’une complaisance coupable à l’égard de la violence gratuite. Les armes à feu sont une plaie pour la société américaine et rien ne semble pouvoir efficacement endiguer le fléau. Les Présidents démocrates qui se sont succédé jusqu’à Barak Obama s’y sont tous cassé les dents. Jusqu’à ce qu'une nouvelle classe politique nommée « Les nouveaux pères fondateurs » propose, comme souvent chez l’oncle Sam, une solution radicale. Faute de pouvoir complétement endiguer la pulsion de violence consubstantielle à l’âme humaine, permettre à celle-ci de s’exprimer sans retenue pendant une seule nuit par an (12 heures au total) semble avoir permis d’enrayer durablement la mécanique. La proposition de cette dystopie paraît certes aussi incongrue qu’abominable mais elle offre à coup sûr des développements scénaristiques en cascade. Ce qui n’a pas échappé à James DeMonaco et à ses producteurs qui ont décliné le concept en saga (déjà cinq épisodes en 2021 plus une série télévisée). Ce premier segment qui place Ethan Hawke et Lena Headey en vedette reprend le concept du huis clos déjà travaillé par DeMonaco pour Jean-François Richet. A quelques heures du démarrage de la cinquième fameuse nuit de « La Purge », le spectateur est invité à partager celle-ci avec la famille Sandin dont le père (Ethan Hawke) a su tirer profit de la nouvelle donne en équipant tous ses voisins de systèmes de protection en tous genres, évitant l’intrusion d’éventuels « purgeurs », voulant s’en prendre à eux. La réussite de James Sandin est matérialisée par la sublime maison qu’il s’est construite au sein d’une banlieue huppée de Los Angeles. Le capitalisme n’est jamais très loin qui s’immisce partout. Naïf comme souvent les hommes d’affaires obnubilés par le profit, James Sandin n’a pas pensé que l’image de bienfaiteur qu’il croit s'être forgée pourrait lui être contestée. Il va en faire durement le constat, Se résumant à un survival efficace, "American Nightmare" ne balaie pas, loin de là, toutes les thématiques offertes par ce postulat de départ déroutant. Comment le calme est-il assuré tout le reste de l'année ? Les autorités ne profitent-elles pas de l'aubaine pour faire elles aussi quelques purges ? Des questions qui trouveront peut-être leur réponse dans les épisodes suivants.
On s'attendait à tellement plus. Il fallait pourtant se lâcher, pour pallier à ce scénario absurde : comment croire que les gens ne s'aperçoivent pas de la mascarade des riches qui se débarrassent des pauvres, comment ne pas savoir que cette "purge" ne ferait jamais baisser le niveau de violence et de meurtre (même sans avoir lu un pavé de socio et d'anthropo), que la majorité ne jouerait pas le jeu selon les règles... Bref, il vaut mieux ne pas réfléchir à la vraisemblance de ce modèle de purge, sinon le fou-rire n'est pas loin, mais alors on venait avec un peu d'envie voyeuriste malsaine pour assister au carnage, à l'hypocrisie du système mise à nue, ce qui se bornera à un home invasion somme toute très classique, avec un SDF blessé (dont on ne connaît pas les intentions) qui se réfugie dans une maison de riches protégés, dont on ne sait jamais où il est dans la pénombre (parce que le groupe électrogène, c'est très surfait), avec une bande de truands déguisés comme un Mardi Gras qui sonne à la porte pour récupérer leur jouet (le blond gominé est peut-être caricatural et risible, il reste ce qu'on a préféré du film). Une bonne idée de départ pour un film tendu (si on ne réfléchit pas trop non plus : comment croire que les personnages blindent leur maison mais ne connaissent pas le principe des meurtrières dans les murs extérieurs... Au Moyen-Age, ils vous auraient ri au nez), mais voilà : les méchants investissent trop tardivement les lieux, et n'y restent pas longtemps, on a l'impression d'être passé à côté du potentiel horrifique de ce premier American Nightmare. A la place, on assiste à la chasse à l’œuf dans la maison, beaucoup moins intéressante et évidemment moins terrifiante, pleine de bons sentiments sur la fin (on s'y attendait, bienpensance américaine oblige), en n'oubliant pas une petite scène ridicule avec les voisins (sans en dire plus, on a levé les yeux au plafond...). Ethan Hawke cependant n'est pas mauvais dans le rôle du père hypocrite envers lui-même (il n'a pas oublié son ancienne condition de roturier devenu riche ensuite, qui aurait pu faire partie des cadavre "du lendemain" si la purge avait été votée à cette époque... Un personnage intéressant). On attendait plus à bien des égards (contextualisation de la purge, son vote, de la violence, du meurtre insensible, etc...), cette saga commence tout doucement avec un premier volet qui passe à côté de son potentiel malsain et démonstratif.
Dans une Amérique rongée par la criminalité, le gouvernement autorise une fois par an les crimes et les meurtres sans aucune représailles. Les citoyens font leur propre loi et une famille aisée va en faire les frais. Une nuit pour faire un choix: être bourreau ou victime? Un scénario original mais qui n'évite pas les facilités et les invraisemblances. Le résultat nous offre un bon moment de cinéma sans être exceptionnel.
AMERICAN NIGHTMARE (2013): Les rideaux d'acier tombent. Les système d'alarme veillent. Des maisons calfeutrées. On se sent en sécurité. La sirène nationale retentit, la purge peut commencer. Vivement 7h du matin pour que tout soit terminé. En attendant, cette haine meurtrière pollueuse des esprits détraqués agira n'importe où, sur n'importe qui, en toute légalité. "American Nightmare" ne sera pas effrayant, mais très violent. Une ouverture de film avec une excellente ambiance sonore imprégnée d'une cadence lugubre en prévision des actions funestes à venir. Les silences parleront par les détonations d'armes à feu, mais aussi par les cris d'hommes et de femmes tétanisés par la peur. Le sang giclera et apaisera les pulsions meurtrières des assassins d'un soir. Une réalisation agressive, tendue, soutiendra notre attention par cette famille unie, honnête et désemparée. Malheureusement, cette atmosphère sinistre ne créera en moi aucune angoisse, mais l'idée scénaristique m'aura beaucoup plu, et si cela arrivait un jour. Combien d'hommes et de femmes croisons nous dans la rue avec cette idée de se venger, et peut-être de tuer? Hum! Hum! Espérons que ce n'est qu'une petite minorité. Comme disaient les hippies dans les années 1960 "Peace and love", ce qui sera loin d'être le cas avec ce film.
Reposant sur un postulat original très intéressant pour ses questionnements éthiques et politiques implicites, le scénario pâtit de coïncidences manquant de subtilité mais interroge notre humanité, notamment par la justesse de la différence entre théorie et réalité, soit entre l'évaluation du cas général et l'application au cas particulier personnel. Instaurant une atmosphère poisseuse qui tient en haleine, le film peut également s'appuyer sur le rythme dynamique propre aux huis clos (réussis) et des prestations solides, celle du chef des assaillants en tête. Une dystopie qui gagne en densité horrifique par son caractère plausible...
Partant d'une idée de base vraiment intéressante, qui allait amener à différentes thématiques et réflexions, ce premier volet nommé "American Nightmare", n'en exploite malheureusement que la surface et s'avère finalement bien éloigné de ce que l'on aurait pu imaginer. Lorsqu'on entend parler d'une nuit où tout est permis, on ne s'attend pas forcément à visionner un long-métrage sur une attaque de maison. Et c'est pourtant à cette histoire dont on a eu le droit avec ce premier volet de cette saga ! Bien sûr, ce n'est pas extrêmement désagréable dans l'ensemble, le tout étant un divertissement sympathique, mais il est clair que l'on sort un peu déçu du visionnage. Ce film d'horreur est finalement assez classique dans son ensemble, alors qu'on aurait pu exploiter des thématiques vraiment intéressantes en matière d'histoire, et même en matière d'horreur. On aurait pu avoir de forts questionnements sur la moralité de ce genre de choses. Mais finalement, on suit juste des personnages peu attachants et peu développés, voire même un peu idiots sur les bords d'ailleurs. Tout cela, dans le seul but de privilégier un semblant d'horreur assez classique, parsemé de jumpscares très clichés. Aucune ambiance ne réussit vraiment à s'installer, le film n'étant pas bien construit pour cela de toute façon. Comme nos personnages sont ce qu'ils sont, nous n'avons aucun attachement à eux et on ne réussit donc pas à être pris dans tout ça. Ajouter à cela, le fait que le film soit éclairé en grande partie par un incompétent, qui pense que pour faire un film d'horreur, il faut que tout soit dans le noir, et cela réduit donc encore drastiquement les possibilités d'ambiance. A l'arrivée, vous avez donc un film qui n'exploite pas son concept, qui nous propose des personnages inintéressants et qui ne fait jamais peur. Dans l'ensemble, il y a quelques bonnes scènes et cela reste divertissant. Mais c'est clairement une assez grosse déception malgré tout, pour un projet qui aurait vraiment pu être intéressant. Pour conclure, plus une bonne idée de concept qu'autre chose.
Cela faisait longtemps que je voulais regarder ce film. Moi qui aime regarder une histoire où les personnages vont à contre sens de la société, j'étais servis avec ce concept de purge. J'aurais voulu suivre une famille ou un personnage qui "purge" son esprit, mais ce premier film permet une mise en bouche, très réussit, pour la suite.
Un concept original (l'idée d’une purge qui a lieu une fois par an où tout les crimes sont permis ) et de bonnes idées scénaristiques ( huit clos dans la residence familiale, groupe de personne sanguinaires à la porte, un inconnu dans la maison), American nightmare possaidait un bon point de départ pour être un très bon film d’horreur. Malheureusement, il s’ecroule un peu à l’arrivée. En effet, le reste du du film est assez plat sans rebondissement ni scène angoissante, et ne suscite que très peu d’emotion. Pour resumé, de très bonnes idées mais qui sont mal exploitées ou pas assez développées. Cependant, il reste assez divertissant pour être visionné, à voir si vous ne savez pas quoi regarder ce soir
American nightmare ou the purge est un film sorti en 2013 et qui va apporté une nouvelle vague de fraîcheur dans le cinéma d'action/horrifique. En effet, dans cet univers où les États-Unis ont décidé de rendre légal la violence durant une nuite complète afin que les Hommes puissent assouvir et extérioriser leur colère, rage accumulé durant une année complète ce qui a pour conséquence de diminuer le taux de criminalité sur une année complète et améliorer la psychologie des citoyens. Le film a donc un pitch très séduisant grâce à sa nouveauté mais aussi grâce au faut que l'on suit une famille durant cette nuit au sein de leur maison. Ainsi, nous ne serons jamais ce qui se passe à l'extérieur même si une caméra de surveillance nous laissera entrevoir quelques citoyens, et ça c'est une excellente idée puisque cela augmente cette sensation de claustrophobie en nous disant que l'extérieur est peut être plus dangereux que ce que l'on pense. Cette théorie sera affirmé en fin de film grâce au journal qui nous fera un résumé de cette nuit avec les statistiques et certaines histoires ce qui permet d'ancrer cette histoire dans le réel et de penser aux pires atrocités. Donc très très gros point positif. Si on se refaire maintenant a nos protagonistes et donc notre cher famille, on peut déjà noter que les acteurs sont tous investis. Certes ils ne sont pas au plus haut de leur performance mais pour un film avec aussi peu de budget et un film de ce style là, il faut souligner leur qualité. Ethan Hawke est cependant très en deçà de ces capacités mais rien de catastrophique. De plus les antagonistes sont plutôt intéressant et on comprend leurs agissements même si cela peut nous paraître assez loufoques, le chef des antagonistes se veut assez charismatique pour nous expliquer sa cause et son envie de purger le monde qui l'entoure. Les scènes d'actions sont quand a elle bien cadré et assez forte en brutalité, nous ne sommes pas dans la surenchère de gore et de sang. Toutefois, le plus gros point négatif réside dans les jumps scare qui sont tous aussi ratés les uns que les autres mais comme il y en a très peu, cela se compense plus ou moins avec les scènes de tueries. Pour conclure, Voilà un bon divertissement de 1h25 qui c'est entretenir son histoire et sa mythologie.
Un potentiel vraiment gâché, on aurait pu s'attendre à un film prenant et terrifiant avec un message politique et/ou social avec ce que nous offre le scénario. Bref c'est marrant les 30 premières minutes, la fin un peu moins. Ça se regarde tout de même.
Je trouve que les plans de près sont assez mal gérés. Je me suis bizarrement méfier de la blonde du début. Le dénouement d'"American Nightmare" est assez prévisible. Et puis bien sûr dans une maison hypersecurisé, un lycéen entre dans la maison. Le contexte politique sur les SDF est bien utilisé. Et puis les gamins qui courent partout dans la maison... Et j'ai trouvé "American Nightmare" un peu vide et sans intérêt. Le film est à la fois lent off et prévisible. Un petit attachement pour Charlie au début, mais après détachement envers tout personnages.
Et si on nous laissait une nuit entière pour déverser toute notre haine et notre violence sans avoir peur de la moindre répercussion ? Et bien, dans American Nightmare, la population américaine de 2022 se voit offrir cette possibilité. Le spectateur se retrouve dans une banlieue huppée où vit la famille Sandin. Quand la sixième purge commence, la famille est à l’abri dans sa maison mais l'accueil d'un SDF dans leur maison va entraîner des répercutions. L'ensemble de la famille se retrouve au prise avec une bande de jeunes bien décidée à les purger. L'intégralité du film se déroule dans la maison dont la lumière a été coupée, entraînant donc une ambiance sombre et terrifiante. Les apparitions furtives des protagonistes entraînent des sursauts pour le spectateur. L'intrigue reste simpliste et le fait que le film soit court (1h30), il n'y a pas de période de blanc et les péripéties s’enchaînent dans un bon rythme. Ce long métrage n'a rien d'exceptionnel mais il se laisse regarder.