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Ghost Dog: la voie du samourai
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Un visiteur
5,0
Publiée le 3 juillet 2007
Jim Jarmush étant effectivement un réalisateur de la classe cinématographique dite "intellectuel" et "nouvelle" avec d'autres metteur en scènes tels que Quentin Tarantino ou Tim Burton. Dans Ghost Dog, Monsieur Jarmush exploite le sujet sur le milieu de la mafia caricaturant et rendant ridicule et grotesque chaque bandit l'un après l'autre les faisant regardé des cartoon. C'est tout un univers qui s'est crée avec le film, l'univers melant culture Japonaise et Italo-Américaine qu'aujourd'hui Monsieur Tarantino utilise à ses fins comme dans Kill Bill ou Pulp Fiction. Mais au dela de cette frontière, la loyauté, la sagesse et l'humanité y sont réflètées ce qui donne au film une certaine émotion accentué par la musique de style Rap qui vient s'ajouté au culture Japonaise et Italo-Américaine. Et Jim Jarmush sable le tout d'une poignée d'acteurs tels que l'internationale Henry Silva ou bien le Bird Forest Witthaker. Le résultat de cette recette est un film mérveilleux déroulé à la façon d'un conte de fée et énergiquement filmé façon Jarmush. Grandiose de tout bout, une réussite, merci Monsieur Jarmush. A voir.
Film tres esthetique avec Forest W qui joue impeccablement. Mais cela ne suffit pas pour passer un bon moment, en effet certaines scenes sont interminables et on s'ennuie très vite.
GHOST DOG me fait beaucoup penser au film de Melville LE SAMOURAI: un tueur de la mafia, trahi, qui cherche à se venger le tout avec des références au Bushido. Je pense que Jarmush a voulu faire un hommage à ce film avec le sien. Personnellement, j'ai adoré les deux, mais je préfère tout de même GHOST DOG. L'ambiance est beaucoup plus sombre, et parfaitement maîtrisée. Elle est également calme voire zen par moments (malgré le sujet violent). Il ne faut donc pas s'attendre à de terribles fusillades et à des baston digne de Bruce Lee. A la place, le réalisateur privilégie les longs plans (sur les oiseaux, la route...) qui marque l'état d'esprit du héros (qui est 100% zen), le tout rythmé par une superbe musique de The RZA, et entrecoupé par moment d'extrait du livre des samourais lus par Whitaker. Cela ne veut pour autant pas dire que le film est ennuyeux, au contraire. Le film comporte son lot de scènes comiques (les blagues de mafieux, y a rien de mieux) et de scènes d'action. D'ailleur, l'action est toujours stylisée (il faut voir Ghost Dog rengainer son flingue comme un sabre) peut être un peu surréaliste, mais toujours prenante. Et puis il y a les acteurs, excellents. Forest Whitaker a vraiment le physique qui convient à son personnage, et l'incarne à merveille. Un film génial qu'il faut absolumment voir.
JIm Jarmush est un grand réal et il le prouve encore dans gost dog. Même si le scénar n'est pas d'une originalité remarquable, l'interprétation de forest witaker, la réal sobre, fine et affutée associée à une bande son de feu signé RZA le leader du wu tan clan donne comme résultat un film éléguant et surprenant venant d'un réalisateur qui nous avait habitué à un cinéma trés différent.
un personnage intéressant excellement interprété par Forest Whitaker. Seulement le personnage de Ghost Dog est la seule distraction de ce film parfois un peu lent mais avec quelques scènes de grandes classes comme les exécutions des contrats ou des membres de la pègre. Par contre si quelqu'un pouvait me dire où se procurer ce fameux boîtier électronique qui ouvre et démarre toutes les voitures ainsi que ce spray qui fragilise les cadenas comme du verre, j'en serais très reconnaissant.
Jarmusch maitrise parfaitement son sujet dans ce film emprunt de poésie malgré son caractère "violent". Forest Whittaker est grandiose dans son rôle de même qu'Isaak de Bankolé. A noter que dans la VF, de Bankolé parle en dialecte africain alors que dans la VO, il parle simplement le français.
Méditation d'un homme sur un art ou une ancienne coutume; Ghost Dog impressionne par sa sobriété,sa justesse et sa maîtrise narrative. Ajoutez a cela un acteur aux sommet de son art et un son hip hop de l'excellent RZA... vous obtenez un film culte.
Ghost dog est un très beau film. Plus beau encore que "Broken flowers". L'histoire a pourtant un côté cocasse...voici un noir américain banlieusard qui se prend pour un samouraï. La philosophie samouraï étant assez peu nuancée, en plus d'être surannée et inadaptée aux Etats-Unis modernes, ça pourrait prêter à sourire. Mais l'intérêt n'est pas là. On a le sentiment que cette histoire n'est qu'un prétexte à présenter un personnage attachant et sortant somme toute des sentiers battus. L'ensemble est onirique, même si ça reste visuellement moins éthéré que Broken Flowers. Je n'ai pas cherché de sens à l'oeuvre. On pourrait par exemple se demander pourquoi autant de dessins-animés violents sont entrevus pendant le film. Mais je me suis plutôt laissé emporter par les silences, les phrases poétiques, les animaux (les pigeons et le chien) la petite fille et le marchand de glaces. Le tout n'est ni ennuyeux ni pontifiant, car parsemé de moments d'action et de drôlerie. En résumé, Jarmush est un des seuls cinéastes à mélanger profondeur et légèreté. Il réussit là où d'autres échouent parfois lamentablement; je pense notamment à Sofia Coppola. Quelque chose se passe, même si on ne saisit pas vraiment quoi. Comme ce haïtien vendeur de "boules glacées" qui baragouine un dialecte incompréhensible, mais qu'on a parfois l'impression de comprendre. Jarmush n'est jamais pathétique ou cliché, mais ça fonctionne. Ici, Forest Whitaker y contribue largement. Amin Dada n'est pas son seul grand rôle...
La musique du film est signée de RZA, rappeur leader du groupe Wu-Tang Clan. Ca donne une B.O. rap plus mélancolique et doux éloigné du gangsta souvent usité dans les polars, tandis qu'on sourit devant un des parrains fan de rap et qui pousse même la chansonnette ce qui crée un moment plutôt incongru. Un décalage qui va constamment habité le scénario. Ainsi le récit mêle deux univers qui n'ont, a priori, rien à voir, mafia italienne et philosophie des samouraïs. Deux univers qui sont symbolisés pourtant par deux autres films, Jarmush faisant alors un clin d'oeil fort d'abord à "Rashomon" (1950) et le bien nommé "Le Samouraï" (1967). Le film est découpé par des extraits du Hagakure, qui dessine la voie du samouraï que veut suivre Ghost Dog, qui ajoute une dimension poético- philosophique au film. Le récit est aussi entrecoupé par le lien entre Ghost Dog et son meilleur ami français (excellent de Bankolé) qui offrent des dialogues de sourds savoureux. Entre les références, le melting-pot des genres et les doutes, Jarmush signe un grand film, singulier, qui ne manque ni d'efficacité dans sa violence, ni d'onirisme dans ses émotions. A voir. Site : Selenie.fr
Je vais être très bref sur ce film. Voilà, pourquoi, on distingue un "Maitre" d'un simple faiseur de film. Jarmush peut nous montrer un homme conduisant une voiture dans la nuit et il nous emporte dans un rêve éveillé d'une mélancolie envoutante. Jouant avec les codes des films de genre pour mieux les dynamiter, il parvient à nous amuser, à nous émouvoir et à rendre beau ce qui, au départ, est quand même l'histoire de la vengeance d'un tueur à gages. Une fois de plus, Forest Whitaker nous offre une interprétation d'une sensibilité incroyable parce que économe et donc, forcément juste. Un charme hypnotique, une musique planante et voilà comment on se retrouve devant un chef d'œuvre.
Encore un univers clos, au milieu du monde que les protagonistes ne semble même pas appercevoir... Le cinema de Jarmusch est décidement un truc en famille, qui raconte l'histoire de micro société trés indépendante du reste de l'humanité, tout en restant encré, par nécessité, dans celui-ci ( c'est pas de la SF ou des histoire de naufragé et de monde perdu ).
Comme d'hab'ça ne ressemble à rien d'autre qu'à du Jarmusch. Les personnages sont laconique à souhait, véritable vagabonds sédentaires qui témoigne bien d'une amérique peu ancrée, sujette au moindre souffle de vent qui pourrait la faire dévier dans une autre direction, et ne comprenant pas trop comment elle en est arrivée là, à un stade aussi ridicule de laisser aller. En quelques sorte la mort de l'American way of life ( c'est aussi trés fort dans "Stranger than paradize", "Down by law" et plus réçament " Broken Flowers" ).
Le film est bourré de surprise, de scènette plus que surprenante, de situation cocasses qui ne manque pas de faire sourire, attendrissantes et rassurantes. Et puis question bande originale ou interpretations, dur de trouver à redire. C'est décidemment un trés grand film malgrés une athmosphère de huis-clos, qui méritte largement quatre étoile dans sa version originale pour l'accent d'Isaac.