Ghost Dog: la voie du samourai
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 27 septembre 2012
A l'instar d'un synopsis désopilant, de nature à engager avant tout visionnage l'incrédulité du spectateur, il était préférable de s'en remettre au non-conformisme d'un réalisateur tel que Jim Jarmush et les bonnes surprises qu'il nous avait déjà apporté pour ne pas préjuger de "Ghost Dog", et partir bon-train dans l'univers original et multiculturel que le film semble porter. Et preuve m'est faite que cette expérience n'en était pas une mauvaise. La façon que J.J a de mêler la culture du ghetto afro-américain avec celle du guerrier samouraï japonais aboutit à une sorte d'ensemble onirique que l'imaginaire du réalisateur achève de rendre cohérent, crédible, et poétique. Les affres d'un négro du New Jersey tout de Nike vêtu, ont vite fait de prendre la forme d'une épopée, le criminel incarné par F. Whitaker celle d'un guerrier gorgé d'honneur et de loyauté, et dont la servitude, l'isolement et les difficultés que lui pose la voie du "Bushido" mettent en évidence ses facettes héroïques et tragiques. Ce film est une merveille, croyez-moi... Sinon, pourquoi me serais-je entiché de toutes ces dithyrambes à son propos et d'une syntaxe si mielleuse et fumeuse ?
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 septembre 2012
Loin des sentiers battus du polar conventionnel, Ghost dog est plus proche du film poétique et philosophique avec un lent déroulement qui permet de comprendre le cheminement idéologique du personnage interprété magistralement par Forest Whitaker. Film aux apparences bizarres mais dans lequel le spectateur se laisse entraîner, grâce à une réalisation sobre empreinte de mélancolie.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 22 août 2012
Un film qui mélange plusieurs genres. Il y a de l'humour, de l'action, du suspens, etc. Mais c'est surtout un film différent de ce qu'on peut voir habituellement. C'est un mélange entre du léger, et une histoire profonde. Bref un petit ovni qui, sans être un chef-d’œuvre, est plutôt bon.
SuperMadara
SuperMadara

109 abonnés 935 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juillet 2012
Un thriller très réussi , très spirituel et d'une sensibilité surprenante , le genre de film qui casse les codes pour mieux les développer. Comme un passage de relais , le scénario raconte la vie solitaire et honorable d'un tueur a gages qui suit scrupuleusement le code du Bushido et qui va devoir supprimer ses anciens employeurs après un contrat étrangement réussi , une intrigue qui parle d'honneur , de respect et de tradition avec une justesse de ton et un cynisme presque drôle dans la façon dont les codes du cinéma de mafieux traditionnel sont détournés. Dans le silence le plus total et respectueux, Forest Whitaker est vraiment excellent , il impose un style et une présence tout en apportant un côté nounours, une douceur qui rend le personnage plus contrasté et très attachant et respectable, face aux seconds rôles de mafieux souvent plus clownesques ou encore le fantasque frenchy Isaach De Bankolé. Transformant l'ambiance violente de la ville, la mise en scène de Jim Jarmusch est très simple, le cinéaste filme la vengeance nécessaire de son samourai avec beaucoup de détente et de réflexion, pas de violence exagéré : juste une mise en scène zen et pleine d'honneur.
Un film simple, cool et zen , le parcours d'un samourai dans une époque qui arrive a son terme.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 juin 2012
Film poétique, beau et envoûtant.
A la réalisation Jim Jarmusch qui se lance dans un univers improbable : gangsters, mafia italienne et hip-hop US (et son attirance vers le japon ancien : voir Wu-Tang et leurs innombrables références aux samouraïs japonais, groupe dont fait notamment partie RZA, qui signe la BO du film). Le film est lent, posé et croise 2 univers qui n’ont rien à voir : les samouraïs/japon ancien/hip-hop Us et donc par extension les gangsta et la mafia italienne, bien qu’ils partagent un point commun : ils sont en voie d’extinction. Comme à son habitude Jarmusch apporte sa touche personnelle de fantaisie, d’humour et de poésie (le chien, les dessins animés, les pigeons etc.), l’image est très belle, tantôt colorée, tantôt sombre représentant à la perfection les 2 facettes du personnage principal.
La bande son est énorme, Jarmusch se paye le luxe de prendre un des meilleurs rappeurs de la scène internationale : RZA des Wu-Tang qui signe une playlist impressionnante avec des samples magnifiques, du jazz, des flow et même du Flavor Flav’, un gros travail fourni à la hauteur du résultat.

Forest Whitaker est impressionnant dans ce film et le porte sur ses larges épaules (faut dire qu’il a vraiment la gueule de l’emploi), il arrive à jouer parfaitement pour rendre son personnage mystique, se montrant froid et inexpressif dans son boulot et à côté beaucoup plus accueillant et charismatique avec ses 2 amis, ses pigeons etc. Les autres acteurs sont corrects.
Le scénario est intéressant dans sa mesure d’entremêler 2 univers différents partageant le fait d’être sur le bord de l’extinction, les différents passages sur les samouraïs, leur code de l’honneur sont aussi réussis. Le reste est plutôt banal et parfois confus (pourquoi les italiens veulent-ils faire tuer Ghost Dog ?) mais ce n’est pas vraiment gênant.
Ghost Dog est un film poétique et beau, qui a le mérite de rendre hommage aux univers de la mafia italienne et du Japon ancien, le tout saupoudré d’une superbe BO signée RZA. 4/5
El Wray
El Wray

65 abonnés 184 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mai 2013
"Parfois, il faut s'en tenir aux voies anciennes. A l'ancienne école. Je sais que tu me comprends." "Ghost Dog: the Way of the Samurai", c'est l'histoire d'un type aux allures de gangsta rappeur qui n'en est pas un. Pas du tout. Tueur professionnel, Ghost Dog obéit au doigt et à l'oeil au code samourai. On ne peut s'y tromper : outre le thème du tueur-samourai, cet aspect contemplatif voire méditatif que Jarmusch a donné à son film renvoie directement au "Samourai" de Melville, d'où il a très certainement puisé son inspiration. Les références sont d'ailleurs nombreuses, et ce dès les premières minutes : le début de "Ghost Dog" est une sorte de "variante high-tech" de celui du "Samourai". Les deux films disposent également d'une fin semblable. Quant au personnage de Ghost Dog (Forest Whitaker), il n'est autre qu'une version moderne du taciturne Jef Costello (Alain Delon). Enfin, de manière plus générale, on retrouve ce classique de 1968 dans la lenteur fascinante de la mise en scène. On pourrait donc presque parler de remake officieux, à ceci près que "Ghost Dog" n'est pas dénué d'humour : les mafieux, fans de cartoons, sont parodiés avec une sorte d'humour anglais. D'un point de vue moral, c'est parfois incompréhensible : normal, on n'est pas des samouraïs. Donc, à moins d'adhérer à cette philosophie pour le moins déconcertante, mieux vaut admirer le film pour son côté "trip", appuyé par une bande-son hip-hop ensorcelante et une harmonie visuelle qui touche à la perfection. Un OVNI cinématographique qui nous invite à suivre, émerveillés, le parcours profondément mélancolique d'un personnage au magnétisme sans pareil, incarné par un Forest Whitaker brillantissime. Magnifique.
TheWaaalkingDead
TheWaaalkingDead

94 abonnés 980 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 décembre 2013
C'est avec un Forest Whitaker impérial que Jim Jarmusch déroule son récit, imparable, à mi-chemin entre le film noir, d'auteur, et l'oeuvre populaire - dans le sens noble du terme. On découvre l'histoire d'une rupture sociale, celle d'un homme de main attaché à des principes moraux, à un code relevant de la culture du samouraï. L'intrigue nous balade entre les turpitudes d'une vengeance brutale.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 avril 2012
J'ai passé un très bon moment. Je suis un fan du Wu Tang Clan, donc fan de la BO du film. L'acteur principal (Forest Whitaker) tient, ici, son meilleur rôle. Ce film est très philosophique et très intelligent au niveau de la comparaison entre les cartoon et l'intrigue.
REMARQUES : On aperçoit RZA, le compositeur du film : il croise Ghost Dog et le salue.
On ne voit que les jambes de la mère de la petite fille ; c'est sans doute un hommage aux cartoons comme Tom et Jerry.
shmifmuf
shmifmuf

211 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mars 2012
Jim Jarmusch réunit hip-hop,mafia et arts martiaux dans un film hybride où Whitaker obtient son plus grand rôle.
Moorhuhn
Moorhuhn

168 abonnés 579 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2012
'aime beaucoup Jarmusch pour le peu que j'ai vu de lui, entre l'atypique Coffee and Cigarettes aussi fin que drôle et l'envoûtant Broken Flowers. Ghost Dog m'a beaucoup plu dans l'ensemble pour son mélange des genres et son ambiance très particulière. J'avais juste une crainte au début, celle de l'omniprésence de la culture rap. Or il n'en est rien, et en plus ça se conjugue très bien avec l'univers du film. La bande-son composée par RZA est très bonne à vrai dire, j'adore d'ailleurs le thème musical du générique d'introduction, très doux et poétique. J'ai énormément apprécié l'atmosphère du film qui combine à la fois le film de mafieux, le western et la comédie noire. Jarmusch tourne en dérision ses personnages, notamment les gangsters, en leur conférant un côté presque grand-guignolesque. Ils regardent des dessins-animés, se déhanchent sur du hip-hop, ont la tête clichée du mafieux italo-américain, c'est assez jouissif! Le personnage de Ghost Dog est fascinant, il m'a un peu fait penser à Yojimbo d'ailleurs dans sa façon d'évoluer, comme une sorte de "justicier" dans une société en contradiction avec ses valeurs inspirées directement du code Samouraï. Les relations qu'ils tissent ont quelque chose de touchant, il vit seul sur le toit d'un immeuble au contact des oiseaux qui représentent en quelque sorte la forme de "pureté" qu'il recherche dans son idéal de vie. Son amitié avec un vendeur de glaces francophone qui ne parle pas un mot d'anglais est également intéressante, les deux personnages ne se comprennent absolument pas mais ont les mêmes pensées, les mêmes dires et sont amis malgré cela. Forrest Whitaker et Isaach de Bankolé sont très convaincants d'ailleurs.

La mise en scène de Jarmusch est très élégante, certaines séquences très inspirées avec en prime une photographie très agréable. Les quelques touches d'humour sont très bien dosées, le passage de la salle de bains vers la fin est juste hilarant. Ca défie toute logique, c'est drôle et ingénieux! Le rythme est bien calibré aussi. C'est lent et calme, on est transportés par cette atmosphère envoûtante. La vision de la vengeance par Jarmusch est intelligente. Trahi par ses commanditaires, Ghost Dog n'est pas un adepte du bourrinage et appliquera une revanche minutieuse, très méthodique, en accord avec ses propres principes. De ce fait le film peut dérouter avec ce ton inhabituel qui caractérise rarement ce genre de films. Je trouve juste qu'il lui manque un peu de substance, comme il en manquait un peu à mon sens aux deux autres films que j'ai vu du cinéaste mais globalement j'ai beaucoup aimé ce film qui a su brasser différentes genres sans se planter
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 février 2012
Une BO soignée et un Whitaker bien entouré.Ce film de samourai des villes est un bon film.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 février 2012
Un film que je revois avec plaisir même des années après. Whitaker est parfait dans ce rôle de tueur à gage flegmatique respectant le code du samouraï. Ghost Dog est un savant mélange d'action et de poésie.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 février 2012
On ne peut s'empêcher de penser au "Samouraï" de Jean Pierre Melville une fois que le générique de fin de "Ghost Dog" apparaît, tant l'hommage de Jim Jarmush est éclatant. Eclatant car, fidèle à son génie, Jarmush parvient à signer une histoire originale qui fait de "Ghost Dog" un film aux multiples influences. Forest Whitaker campe un tueur à gage vivant seul sur le toît d'un immeuble avec pour seul compagnie des pigeons voyageurs (encore un hommage au film de Melville), vivant selon le code des samouraïs. Lorsqu'il se retrouve en proie avec la mafia locale, la vengence sera au rendez-vous. Mais Jarmush a le don d'accoucher d'une oeuvre sortant des sentiers battus. Là ou le film se serait concentré sur la vengence pure et dure, d'autres chemins plus profonds sont développés. Mélange d'une bonne poignée de philosophie ainsi que de poésie, d'humour "pince sans rire" décapant et une touche dramatique, "Ghost Dog" représente tout ce dont un OVNI cinématographique dispose.
L'élément le plus touchant est sans doute cette amitié entre ce Ghost Dog, la Haïtien vendeur de glaces et la petite Pearline, personnages en marge de la société. Le Haïtien, parlant français, ne comprend pas un mot de ce que dit Ghost Dog et pourtant leurs idées se rejoignent. Elément comique utilisé par Jarmush mais aussi preuve éclatante d'une certaine forme de marginalité envers les deux personnages. Même chose pour Pearline, gamine représentant l'innocence, mordue de littérature. C'est d'ailleurs par ce hobby du silence qu'elle se rapprochera de Ghost Dog, ces trois personnages représentant chacun une forme de "silence" sans pour autant être dénués de parole.
Le second degré est aussi de mise, notamment avec ces mafieux passant la majeure partie de leur temps à regarder des dessins-animés à la télévision, Jarmush exposant une véritable volonté de s'éloigner du cliché "gangster".
"Ghost Dog" est un joyeux mélange de genre, jouissif, réfléchi, à la mise en scène ingénieuse, fidèle à l'univers particulier de Jim Jarmush.
ChroniqueMécanique
ChroniqueMécanique

351 abonnés 214 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2011
Largement inspiré du cultissime "Samouraï" de Melville, "Ghost dog" est un film de gangsters étrange et fascinant comme il en existe trop peu. Zen, contemplatif, mystique, intelligent, il met en scène un Forest Whitaker excellent, qui compose avec beaucoup de retenu et de mystère un personnage de tueur à gages ultra-efficace, vivant sur les toits en compagnie des oiseaux, de ses CD de rap, et de son livre lui dictant le code d'honneur des samouraïs du Japon ancestral... Justement rempli de références au dit bouquin, l'intrigue de ce film mêle plusieurs genres avec une grande et jouissive habileté, du film noir au western, sans oublier de faire un arrêt par la case humour noir. Ainsi, l'image glamour que nous renvoient habituellement les films de mafieux est ici sérieusement mise à mal avec autant de justesse que d'ironie, et les interprètes du clan italien, avec leurs tronches à sortir tout droit d'un épisode de "Twin peaks", sont absolument parfaits (mention spéciale à Cliff Gorman, notamment pour la scène de la salle de bain appelée à devenir mythique !). Et les conversations de sourds entre Whitaker et l'acteur franco-ivoirien Isaach de Bankolé, qui lui s'exprime dans la langue de Molière, sont de véritables petits bijoux, à l'image des répliques très inspirées que nous offre le scénario de Jarmusch. Seul bémol : la mise en scène. Même si le réalisateur de "Coffee and cigarettes" et "Broken flowers" fait preuve de maîtrise la plupart du temps, on peut regretter de le voir céder à quelques effets un peu ratés, digne de téléfilms. Hormis cela, son "Ghost dog" est un tir d'une telle précision qu'il nous atteint en plein cœur.

Retrouvez mes critiques avec photos et anecdotes sur mon blog cinéma : http://soldatguignol.blogs.allocine.fr/ Merci !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 novembre 2011
Un O.V.N.I ! Aucun autre film ne ressemble de prés ou de loin à Ghost Dog tant pour le contenu (un black style rappeur américain féru de culture samouraï tueur à gage pour des mafieux italiens sur le déclin) que pour la forme (sobriété des dialogues et du jeu des acteurs). Le tout enveloppé par une bande son terriblement efficace! A voir absolument et votre culture cinématographique ne sera plus la même après.
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