Reality
Note moyenne
2,8
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104 critiques spectateurs

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traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 octobre 2012
Cela cafouille pas mal dans Reality de Matteo Garrone, Grand Prix du Jury à Cannes, cette année. Avec son scénario qui est tout sauf limpide (Gomorra, malgré ses qualités, avait le même problème), l'émergence d'un thème central se fait attendre très longtemps. Il arrive enfin avec la névrose de ce poissonnier napolitain qui vient à croire qu'il va être choisi pour participer à la plus célèbre émission de téléréalité italienne, Grande Fratello. Garrone passe à côté de la critique de ce phénomène de société se dispersant dans des scènes inutiles et ne parvient qu'en de rares moments à traiter son sujet, soit l'abandon du réel par un quidam moyen pour un monde imaginaire. Pas franchement raté, mais loin d'être réussi.
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 avril 2013
Agréable à suivre, ce film nous démontre les dégâts de la téléréalité avant même d'en faire partie! Comment faire rêver les gens de célébrité et d'argent... L'interprétation du héros est plutôt bonne, il est assez crédible avec son regard d'enfant gaga devant sa télé à rêver. C'est une bonne démonstration et le film passe assez vite je trouve. Le scénario est intéressant, c'est une bonne façon de dénoncer la téléréalité en en montrant les méfaits sur la population friands de ce genre de conneries de curieux malsains! L'autre côté est aussi intéressant à observer que le dedans. Film original donc qui mérite son grand prix à Cannes. A voir.
jean l.
jean l.

177 abonnés 254 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 octobre 2012
il n'y a aucune cinématographie au monde,hors, l'Italie pour marier aussi bien comédie et drame.
c'est une tradition qui a donné tellement de chef d' oeuvre!
Reality en est l'héritage: dans un Naples très "néo réaliste" et documenté( après Gomorra, on sait que Matteo Garonne connait le sujet) .Les aventures d'un homme pris par l'envie de la célébrité, surtout par ce qu'elle peut amener financièrement, sont drôles ,mais aussi souvent émouvantes.
Qui a oublié Le cheikh blanc de Fellini, ou Bellissima de Visconti ? ce film en est la suite inspirée!
Robin M
Robin M

84 abonnés 283 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 octobre 2012
http://lecinemaduspectateur.wordpress.com/2012/10/08/reality-lechec-de-la-realite/ | La première pensée qui nous prend en quittant la salle, c’est que « Reality » n’est définitivement pas une dérivation de « Gomorra » (film coup de poing sur la mafia napolitaine – Grand Prix à Cannes en 2008). Naïvement on voyait en Mattéo Garrone un porte-parole d’une Italie en perdition et gangrenée d’un côté par la mafia et de l’autre par une crise tant économique que sociale. Il n’est plus le représentant d’une Italie qui veut resurgir des cendres d’un mal qu’elle exorcise. Mais, il devient un simple spectateur des bouleversements sociaux d’une nouvelle génération dont le fonctionnement lui échappe. Son dépassement est sa première faiblesse. L’avènement de la culture du voyeurisme, commencé en France au début des années 2000 par Loft Story, est déjà un fait avéré. Dix années sont passées. Ces phénomènes sont maintenant des banalités du quotidien qui font les choux gras des zapping du monde entier. Certes, la célébrité ne repose plus sur des qualités remarquables et sur un élitisme artistique et social, mais la volonté d’une reconnaissance de l’homme lambda se vérifie fréquemment, et il ne faut pas attendre la télé-réalité pour s’en rendre compte. Rien de nouveau, si ce n’est que la nouvelle génération s’autorise tout ce qui lui permet d’atteindre cette gloire éphémère et dévastatrice. Mattéo Garrone esquisse assez bien les psychologies de ces personnages, faisant dégringoler son protagoniste peu à peu dans les méandres de la folie. Cependant l’exagération de certaines scènes et leur répétition font des personnages des pantins oscillant entre comédie et drame. Ne sachant pas sur quel pied danser, les portraits sonnent faux. Mattéo Garrone cherche à nous montrer que la société change, mais là encore, sa subtilité lui fait défaut: il suffit de voir la lourdeur des plans d’ouverture et de clôture montrant d’un côté un Naples historique surveillé par le Vésuve et de l’autre un monde totalement artificiel provenant des studios romains – la longueur écrasante des plans illustre parfaitement le manque de finesse d’un réalisateur qui critique au final son propre travail. La télé-réalité est théâtrale, « Reality » montre que le cinéma aussi ne repose finalement pas sur la spontanéité.

Ce manque de justesse et de subtilité se remarque aussi dans sa mise en scène. Mattéo Garrone cherche avec « Reality » à faire la distinction entre deux réalités: la réalité « réelle » du quotidien fondée sur l’être et la réalité « faussée » fondée quant à elle sur le paraître. Le problème c’est qu’il applique à l’intérieur même de son film les deux notions troublant son spectateur et s’auto-contredisant. D’un côté, comme dans « Gomorra », il choisit comme fond scénaristique les petits gens (de Naples) victimes de leur condition de vie et assis dans un réel pathétique fait de magouilles et d’arrangements. A ce traitement presque documentaire de son sujet, il associe non plus la notion d’une caméra témoin comme dans son précédent long-métrage, mais les ficelles d’un cinéma pédant se réclamant un statut de grand cinéma. Mattéo Garrone prône ici le superflu cherchant, en vain, un onirisme cinématographique. Des mouvements amples, pour mieux montrer une aisance ou pour chercher de quelconques effets de style, malheureusement bien inutiles. Le spectateur n’a pas besoin d’une forme digne des grands péplums aseptisés pour comprendre l’immersion du fantastique (ici une sortie de l’ordinaire) dans la vie quotidienne d’une famille banale. Ce choix de mise en scène plombe le film qui, bien que la caméra s’envole, ne décollera jamais.

Mattéo Garrone est, quand même, un fin perfectionniste qui donne un intérêt à son oeuvre par les détails qu’il sème au fur et à mesure. Il dresse le portrait d’une Italie bien mal en point. Économiquement d’abord puisque lors de la scène de l’appel entre la famille – au centre commercial – et Luciano, il met en toile de fond le passage de plusieurs candidats Chacun diplômé d’économie, ils voient en la télé-réalité une manière de gagner enfin de l’argent et de pouvoir se faire connaître des recruteurs. Le désespoir qui se dégage de la situation de l’emploi en Italie est alarmant. Mattéo Garrone en quelques secondes montre le passage d’une époque où le diplôme était roi à une époque où sa dévaluation est tel qu’il ne vaut plus rien. Les études seraient presque devenues inutiles et ouvrirait seulement les portes des métiers sous-payés et des shows télévisuels à bas ratio intellectuel. Enfin, Mattéo Garrone s’attaque à la crise de la culture en Italie, et surtout à la montée d’un produits culturels superficiels et formatés: la télé-réalité Il suffit de voir dans quel espace il décide de placer les dernières auditions pour le jeu « Grande Fratello »: dans les mythiques studios romains Cinécitta. Comme ci l’avenir du cinéma déclinant allait se faire à travers la télévision, souvent jugée parent pauvre de la culture, et par le pire de ce qu’elle offre: la télé-réalité. Le remplacement de la notion de culture serait-il arrivé ?
JeffPage
JeffPage

42 abonnés 534 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2012
Avec Reality, Matteo Garrone explore un sujet rare au cinéma : le choc que peut causer la télé réalité pour les candidats qui échoue. En effet, il nous montre la destruction d'un homme qui mise toute sa vie sur un casting pour une émission stupide de télé réalité. Malheureusement, il n’explore pas assez le sujet et les dégâts sur le personnages reste finalement assez peu important. Cependant, le film tire son épingle du jeu grâce à sa réalisation, énormément basée sur les plan séquence dont certain sont vraiment magnifique (le plan d'ouverture). Au final, bine que décevant dans son approche du sujet, le film reste intéressant ne serait ce que pour sa réalisation.
islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 octobre 2012
Un film qui caricature avec légèreté notre société de consommation....L'homme est prêt à tout pour paraitre, pas pour être (ici c'est pour une émission télé).....Les personnages plutot truculents (la famille napolitaine entre autre) donnent beaucoup de vie au film et permettent avec une tonalité presque frivole (on est à Naples) de faire un portrait d'époque, d'un homme sans caractère et ordinaire.....Le metteur en scène nous offre deux ou trois passages qui sont un régal cinématographiquement et l'on découvre Naples dans ses petits coins inattendus.....La portée philosphique du film est aussi indéniable notamment dans un sermon épiscopal où le "pape" dénonce le combat entre le "paraitre" et "l'être", c'est la coeur profond d'un film plus léger que drole et qui contient vraimentd'excellents moments presque "Felliniens" (je pense).....intéressant à bien des niveaux.....
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 novembre 2013
Aux antipodes de son précédent film, qui se situait au cœur de la mafia sicilienne, Matteo Garrone s'essaie à la comédie à l'italienne, renouant ainsi avec une certaine tradition cinématographique. Le résultat est correct, notamment grâce à un scénario astucieux et inventif, qui donne lieu à de nombreuses situations comiques. Même si le tout manque parfois de mordant, la critique du système médiatique et télévisuel est bien là. Le cadre de la famille napolitaine dans laquelle baigne le "héros" est tordant. Pour ce qui est de la réalisation, on reconnaît bien le style de Garrone, qui filme au plus près des émotions de son personnage principal. Pas mal.
Thierry-Gautier
Thierry-Gautier

57 abonnés 151 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 février 2014
Une farce qui se moque de la passion, par delà les Alpes, pour la téléréalité mais qui n'égale pas les grandes comédies sociales et politiques du cinéma italien du passé (l'argent de la vieille, Affreux, sales et méchants...).
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 octobre 2012
A l'image de Gomorra c'est un film bling-bling, en effet c'est un petit joyau qui se déguise en diamant strass de pacotille. Pour évoquer le mensonge permanent des médias qu'on nous infiltre sous perfusion, nul n'est besoin de démasquer les armes de destructions massives que n'eut jamais l'Irak, il suffit de montrer le pouvoir d'attraction de la fête éternelle que constitue les émissions de télé réalité, leur image de bonheur dont on peut se parer l'esprit comme un sourire sur le visage. En théorie c'est mieux que de faire la gueule... En théorie. Or c'est du jetable, et on le jette sans rechigner, pour le prochain sourire, la prochaine fête... A vide. C'est la pratique. Pas de quoi se vanter. Le héros du film sombre dans la folie douce, juste un peu plus que les autres, comme un premier dans la file d'attente vers un enfer en cauchemar climatisé, les autres sont derrière, sauf ceux qui feront la queue pour ce Reality, d'une extraordinaire homogénéité, acteurs, cadrage, lumière, i tutti cuanti, pourtant la mise en scène mesure les effroyables abîmes que ce vide laisse entre les gens lorsqu'il se comble de mensonge inepte hypnotisant, plutôt que des drames ordinaires ou extraordinaires qui faisait vibrer la vie des gens dans les anciennes comédies italiennes qu'on ne pourrait plus refaire (ô mon dieu tous ces chefs-d'oeuvre, il sorpasso, etc.) maintenant. Garrone nous prouve que ce n'est pas faute de talent, mais à cause d'un changement de civilisation. Le grand Pier Paolo Pasolini nous interpellait; le fascisme a moins changé le paysage italien, les coeurs italiens, les mentalités, que la démocratie. En bien? Pas au niveau de la corruption... Ni au niveau des centres commerciaux lieux de vie de nos villes... Aniello Arena nous offre un grand numéro d'acteur, un des meilleurs de l'année 2012. Garrone lui a offert un grand film moderne.
gemini-hell
gemini-hell

31 abonnés 395 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2012
Un homme du peuple, obnubilé par le miroir aux alouettes que peut provoquer certaines émissions de la télé-réalité, va peu à peu succomber à la paranoïa et perdre toute raison. Ce film est un miracle du début à la fin. Tout d’abord, un film italien de cette envergure, je n’ai pas le souvenir d’en avoir vu un comme celui-ci depuis des décennies. Les références à Fellini pour la forme et à Ferreri pour le fond s’imposent. Ensuite, quel régal que ce casting prodigieux composé de trognes et de personnalités hors-normes. L’acteur principal, Aniello Arena, est tout bonnement extraordinaire. Matteo Garrone signe une mise en scène époustouflante qu’accompagne à merveille la partition musicale d’Alexandre Desplats. On rit, on est ému et l’immersion dans ce quartier populaire de Naples est totale. Bien qu’ancrée dans le contexte social et économique du vingt-et-unième siècle, cette plongée au coeur de ce microcosme pittoresque, attachant, dégage un indicible sentiment composé de nostalgie mais aussi d’euphorie. « Reality » a fort judicieusement reçu le Grand Prix au dernier festival de Cannes.
Jean-françois Passé
Jean-françois Passé

137 abonnés 231 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2012
Encore une fois je me suis fait avoir avec l'accroche de l'affiche : il ressuscite la comédie italienne ,alors que la pauvre se retournerait plutôt dans sa tombe tellement c'es t gonflé ! un peu comme un soufflé qui monte gentiment au four , on assiste à la présentation , des personnage s à la affreux bêtes et méchants mixés avec des physiques à la Fellini ... Mais vite ça fait pffuit et le soufflé redescend limite en sentant mauvais : pas d'idée , pas de scénario , un comédien qui joue comme un poissonnier , on es t loin de Dino Risi .. mais qu'avaient -ils mangé à cannes pou donne r un grand prix à cette demi daube !
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2012
Irrigué de magnifiques plans-séquences, ce film de Matteo Garrone est une vraie réussite à l'esthétique fabuleuse, avec quelques longueurs toutefois mais un acteur principal hors du commun. Pas aussi proche de la comédie italienne traditionnelle, comme le prétendait la promotion, mais fort réjouissant tout de même.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 octobre 2012
Gomorra avait impressionné les critiques et les publics du monde entier par sa plongée frontale dans la Camorra, la mafia napolitaine. Matteo Garrone était attendu avec impatience pour son nouveau film. Il est arrivé sur les écrans après un passage au Festival de Cannes 2012 où il a reçu le Grand Prix.
La suite est ici : http://critiqueconnection.wordpress.com/2012/10/11/reality/
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 3 octobre 2012
Magnifique mise en scène, pas du tout complaisant, grande force scénaristique. Matteo Garrone confirme qu'il est un grand réalisateur.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juillet 2015
C'est le film avec tous les clichés ou presque des Italiens.
Et savoir que l'acteur principal est un criminel en plus...
C'est difficile de rentrer dedans au début car on ne sait pas où on va être emmener, il faut attendre la 3eme scène vraiment.
Ensuite j'ai été déçu car je pensais vraiment qu'il allait pouvoir faire parti de Big Brother, mais dans un sens c'est là où le film est vraiment le plus fort, car on nous montre à quel point on est tous, plus ou moins, attiré par cette réalité virtuelle, ou tout du moins la télé-réalité, ce virtuel qui va nous entourer de plus en plus. Le personnage principal en devient presque fou, on le croit sauver car il retrouve un semblant d'activité (aide aux démunis) après avoir connu une grosse dépression, mais il finit finalement par se jeter dans la gueule du loup, ce qui est d'ailleurs une fin un peu sèche, mais qui laisse loisir au spectateur de s’imaginer la suite.
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