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Ewen Blake
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2,0
Publiée le 5 novembre 2015
Houla. Cela faisait un moment que je n'avais pas vu une "héroïne" aussi potiche et des clichés raciaux aussi éculés. Le film est de 1962 ceci expliquant peut-être cela mais les "gens du voyage" doivent être heureux en apprenant qu'ils ne savent pas se servir de couverts. C'est en replongeant dans le passé (je vous conseille l'oscarisé "Monde du Silence") que l'on se rend compte que "c'était mieux avant" est une maxime qui ne mérite pas sa popularité (j'en profite forcément pour vous conseiller "Midnight in Paris" sur le thème d'un âge d'or fantasmé). Au-delà du rythme, forcément plus calme par rapport aux blockbusters actuels, c'est surtout la faible densité des événements qui surprend. On annonce en effet dès les 10 premières minutes l'intégralité de la mission que réalisera James et le film ne livrera guère plus. Ce James Bond partage par contre avec les créations de Michael Bay un goût pour les incohérences que je n'imaginais pas. Reste la classe de Sean Connery et le charisme du Spectre.
Après le succès de Dr No, il fallait battre le fer pendant qu’il était chaud et assoir le personnage de James Bond sur la scène commerciale cinématographique. Et c’est le 5ème roman de Ian Flemming qui fût choisi ; le plus abouti apparemment. L’histoire est beaucoup plus complexe que sur Dr No. Terence Young, à nouveau aux manettes, prend son temps pour la mise en place ; et c’est bien dans cette première partie que réside quelques longueurs. Le budget fût plus important que sur Dr No ; ce qui n’en fait pas malgré tout un film beaucoup plus spectaculaire. Les gadgets font leur apparition tout comme le pré générique qui ici est malin et captivant. Les courses poursuites ont aussi plus d’allure que sur le premier opus. La franchise prend son envol et nous prenons du plaisir. tout-un-cinema.blogspot.com
Petit anecdote intéressante : le film est sorti en France 7 mois après son exploitation britannique. Une autre époque, où le petit bijou de sa majesté avait l'exclusivité nationale. Cela en dit long sur le tumulte que créer ce début franchise. On continue l'évasion, avec Istanbul comme épicentre. Après la Jamaïque, la Turquie, gage d'exotisme pour un début des 60's qui s'ouvre au monde. Second fun fact : Bons Baisers de Russie n'a pas de scène en Russie, mais c'est évidemment en lien étroit avec le méchant du film. En fil rouge, nous découvrons peu à peu l'organisation du Spectre, même si l'identité de N°1 est encore mystérieuse, créditée au générique d'un "?". Daniela Bianchi n'est pas autant perspicace que sublime, malheureusement pour elle, elle est un faire-valoir que Bond dompte sans grande difficulté. Les points communs avec la mécanique de Dr.No sont nombreux : l'arrivée à l'aéroport par un vol commercial de la Pan American, un jeu de course poursuite dès la sortie du terminal, une chambre d'hôtel spacieuse et fouillée pendant l'absence de 007, le lancée de chapeau dans le bureau d'une Miss Moneypenny qui n'est pas dupe. Mais aussi des rajouts : la fameuse scène pré-générique qui suit le jingle déjà iconique : une tradition qui va perdurer sur tous les opus à venir. "Q" qui se dévoile sous la chère de Desmond Llewelyn. Ici la malette multi-tâche dont le très efficace gaz lacrymogène de voyage. Bref, un opus qui trace un patron de l'ossature de la saga.
Un second opus intéressant. Fort satisfait du résultat de James Bond Contre Dr.No, la production met en chantier une nouvelle mission pour le plus célèbre des agents secret Britannique. Terence Young n'en est pas à son premier coup d'essai puisqu'il se voit de nouveau à la barre de la réalisation. Alors, est-ce que le film fait mouche cette fois-ci ?
Adapté d'un roman de Ian Flemming classé parmi les 10 livres préférés du président Américain JFK, Bons Baisers de Russie traitera de tout, sauf de Russie. Spectre, la terrible organisation dont était membre Dr. No dans le premier opus, cherche à se venger de Bond suite à ses méfaits dans le premier opus. Appâtant l'espion dans les griffes de la ravissante Tatiana, agent russe qui pense agir pour la mère patrie alors qu'elle n'est qu'un pion du Spectre, Bond aura fort à faire dans cet opus. Jouant plutôt la carte du film de protection que de véritable mission où un méchant veut tout faire exploser, le film se laisse regarder sans le moindre problème. Proposant une histoire plus intéressante que dans le premier opus, bien qu'éloigné des codes de la saga, le film offre des séquences mémorables à l'image des grands moments d’anthologie dans le train. On peut cependant regretter que cet opus propose deux méchants peu inspirés, n°3 et n°5, tandis que le n°1 du Spectre semble clairement leur voler la vedette. Pas désagréable, mais pas inoubliable non plus.
Le casting du film est vraiment un gros plus, mis à part deux ombres sur le tableau. Sean Connery y incarne Bond pour la deuxième fois. Plus à l'aise, il semble clairement avoir compris comment rendre le personnage attachant et intéressant. Toujours plaisantin quand cela est possible, mais sérieux lorsqu'il faut, il incarne un 007 plus charismatique que dans le passé. Il en va de même pour la douce Daniel Bianchi (Les Démons de Minuit) qui est absolument ravissante en James Bond Girl. Gros bémol cependant pour les deux antagonistes du film, n°3 (Lotte Lenya) et n°5 (Vladek Sheybal) qui ne sont pas très crédibles ni même intéressants. Robert Shaw, quant à lui, livre une bonne prestation qui offre un adversaire de taille à Bond. En revanche, mention spéciale au n°1 du Spectre qui, bien qu'agissant dans l'ombre sans révéler son identité, semble s'imposer comme THE bad-guy de la franchise.
Pour la réalisation, la société EON donne un budget deux fois plus élevé que par le passé, ce qui permet au film d'explorer de nouveaux horizons. Inutile de se le cacher, mais la réalisation de cet opus est excellente sur tous les points. Les lieux visités à Venise, Yougoslavie, Turquie et Angleterre sont originaux et apportent une touche d'authenticité au film. Côté bande son, la composition de John Barry est tout à fait inscrite dans les tons du film. Propre, classe et sensuel, la musique d'introduction de Matt Ronto est excellente et innove en ajoutant du chant à la musique d'introduction. Une tradition qui est appelée à perdurer dans le temps.
Les : une histoire plus intéressante que par le passé, la séquence du train, des acteurs impliqués, un opus qui mise sur le réalisme et des décors inspirés, le thème d'introduction pour la première fois avec du chant (et quel plaisir !
Les - : mais des méchants qui manquent de charisme tandis que le chef du Spectre s'impose comme la surprise du film, une histoire qui ressemble plus à une mission de protection qu'à une mission pour sauver le monde
Bon Baisers de Russie est un opus qui laisse une impression de bon film teinté de petite déception. Jouant la carte de l'escorte plutôt que de la mission périlleuse pour sauver le monde, Bond toujours interprété par un Sean Connery au top, nous offre des séquences mémorables à l'image de cette séquence dans le train. Pas désagréable, le film se permet même d'introduire le chef du Spectre, tout en gardant son identité secrète. Un film qui apporte un vent de fraicheur et de nouveauté après un départ canon. Sympathique et divertissant, mais clairement pas le meilleur opus de la saga.
L’organisation du SPECTRE tend un piège aux services secrets britanniques afin de récupérer un lecteur de chiffrement des données. James Bond (Sean Connery) est en charge de la mission, il doit rentrer en contact avec Tatiana (Daniela Bianchi), utilisée par le SPECTRE sans le savoir. L’histoire est globalement assez alambiquée, compliquée et fouillie. J’ai trouvé certaines scènes assez inutiles comme le combat de femmes dans le camp tzigane. La James Bond Girl n’est pas antipathique mais pas très charismatique non plus. Il y a moins d’humour que dans le premier film. En termes de suspens, malgré les nombreuses scènes d’action, ce n’est pas haletant, il y a moins de tension que dans le premier. Le film passe et on ne s'ennuie pas pour autant mais ce n’est pas trépidant et l’intrigue compliquée n’aide pas.
C'est un James Bond qui a assez mal vieilli. Il lui manque le méchant charismatique et ces incroyables fins apocalyptiques. Seul note positif, c'est ici qu'apparaissent les premiers gadgets !
C'est toujours sympa de revoir S. Connery en J. Bond, c'est peut-être l'acteur qui incarne, encore aujourd'hui, le mieux J Bond. Mais c'est pas sur non plus...Bref, cette deuxième mouture est plutôt sympa. Dommage que Bond ne mette jamais les pieds en Russie par contre, et qu'il ne conduise pas sa fameuse Aston M.. L'histoire est un peu plate mais l'ensemble reste cohérent et on passe un bon moment.
Voilà le 2ème épisode de cette saga. On peut remarquer que tout n'est pas parfait, les combats parfois mal chorégraphiés, des fonds ajoutés avec la découpe mal faite, des effets spéciaux du même genre. Mais on est en 1963, et tout n'est pas maîtrisé. Cela viendra au fur et à mesure des épisodes. Néanmoins, tout cela est compensé par un scénario assez machiavélique avec un SPECTRE qui ne quittera pas de sitôt notre James Bond. A voir et à revoir
Sans aucun doute le meilleur des BOND version Sean CONNERY. Avec un budget limité, Terence YOUNG réalise un film qui fait bien plus somptueux que Dr NO. Sean CONNERY s'approprie le rôle et introduit une notion d'humour noir dans le personnage. L'univers définitif de BOND est constitué avec l'apparition officielle du SPECTRE déjà évoqué dans "Dr NO"...Mais aussi Q un personnage récurrent. Film a la violence et à la sexualité omniprésents, le couple BOND / Tatiana fonctionne comme rarement. Un couple fusionnel et sexuellement épanoui. Les deux vilains sont extraordinaires que ce soit Robert SHAW et Lotte LENYA dans le rôle de Rosa KLEBB Un très grand BOND loin des gadgets de Goldfinger ou de la sophistication de Thunderball Voici un lien sur la critique du film sur mon blog
Deuxième volet de la saga James Bond et sans doute l’un des meilleurs. Autant Dr. No semblait kitsch de bout en bout, autant From Russia with Love est encore solidement ancré dans la réalité. Certes la guerre froide n’est plus d’actualité, mais une intrigue solide et relativement complexe fait que cet opus est davantage axé espionnage que le précédent, plutôt à mi-chemin entre le polar et le film d’aventures exotiques. Le rythme y est également beaucoup plus soutenu que dans Dr. No. Quant au suspense, il ne faiblit pour ainsi dire jamais et va même crescendo. Pour ce qui est de la mise en scène, Terence Young est à nouveau aux manettes et laisse loin derrière lui les incertitudes de Dr. No. Son film, à l’image d’un Sean Connery beaucoup plus à l’aise dans son costard d'agent secret, témoigne d’une certaine assurance vraiment la bienvenue qu’on savoure dans quelques morceaux de bravoure comme le duel dans le compartiment de l’Orient-Express où Bond est aux prises avec l’imposant Robert Shaw. Filmé à la manière d’un Hitchcock (on peut d’ailleurs noter un clin d’œil appuyé à La Mort aux trousses dans la scène de l’hélicoptère), From Russia with Love jouit d’un certain standing encore absent dans Dr. No. Côté récit, on peut regretter que l’intrigue, au demeurant fort intéressante, soit dévoilée trop tôt, ce qui gâche un peu la surprise quand Bond découvre que le SPECTRE se cache une nouvelle fois derrière tout ça. On peut également regretter l’absence d’un vrai méchant, défaut déjà présent dans Dr. No. En lieu et place, on découvre une palette de personnages plutôt bien écrits. Bond se fait ainsi un allié de poids avec Kerim Bey pour affronter Rosa Klebb et son imposant champion Grant. A noter aussi la première apparition fugitive de Blofeld, numéro 1 de l’organisation du SPECTRE, dont on ne connaîtra à la sortie que la voix … et le chat blanc. Bref, un épisode de qualité qui servira de référence pour les suivants. Et le charme de Daniela Bianchi en James Bond Girl YES
La seconde mission à l’agent 007, sur grand écran au moins, se révèle être finalement une affaire bien plus complexe que la précédente. Cette intrigue plus approfondie est intimement liée au fait que davantage de personnages sont impliqués dans la cette histoire imaginée par Ian Flemming qui utilise la guerre froide comme support aux machinations du SPECTRE, cette mystère société secrète qui profite des tensions géopolitiques à des fins criminelles. Grâce à ses captivantes séquences filmées aussi bien en Turquie, en Yougoslavie mais aussi en Italie, les aventures de James Bond deviennent irrévocablement synonymes de scènes d’action dans des décors exotiques, mais le scénario est avant tout celui d’un thriller d’espionnage très abouti. Cette amélioration notable de l’écriture s’accompagne de l’apparition d’éléments qui deviendront des codes de la franchise (principalement la scène post-générique et Q) mais aussi d’un jeu de plus en plus en convainquant de Sean Connery. Sans doute est-ce là l’un des meilleurs premiers films de la saga.
"From Russia with love", sorti en 1963, est le deuxième volet des aventures de James Bond. Sean Connery et son charme ravageur est aux commandes de l'agent double 0. Les puristes soutiendront que les films de cette époque sont irremplaçables. Pour les plus jeunes, faire un bond de 50 ans en arrière peut donner le vertige. Le fait est que ce film a étonnamment bien vieillit. La résolution de l'image, la mise en scène, les choix de plans caméra, l'intemporel charisme du personnage; tout cela forme un enrobage tout en sobriété et élégance. Entre les rues d'Istanbul et les voitures chics de l'Orient Express, on en apprend beaucoup sur sur la personnalité de Bond et l'étendu de son potentiel. C'est aussi l'apparition des fameux gadgets high tech d'autodéfense proposés par l'agent Q, ainsi que les pré-génériques élaborés qui ne sont autre que la marque de fabrique de la franchise. Tout est là, sauf peut être l'action à grand spectacle. Une référence, certes culte, mais pas un chef d’œuvre. 3/5
Début très moyen, milieu bordélique et chiant, une bonne partie finale. Tatiana, la James Bond girl, est comme toujours une bombe sexuelle. Franchement, cette histoire de Spectre, ça commence à me glonfler façon ballon de baudruche le 14 juillet.
Deuxième 007 et plus abouti, celui où l'on voit clairement les rouages scénaristiques qui suivront et le personnage de James Bond. Sean Connery est bel et bien l'acteur parfait pour ce rôle. L'histoire, très romancée avec de gros raccourcis et même d'évidents faux raccord ! Malgré tout, le divertissement est sympathique et ne souffre pas de lenteur. Certains scènes sont mêmes parmi les plus marquantes de l'espion britannique, avec un antagoniste bien introduit et qui offre un duel psycho-physique spoiler: dans la cabine du train réussi.
2e film James Bond et déjà une amélioration digne et respectable ! Si le premier film avait des problèmes de rythmes, celui ci, convainc davantage par son histoire (mieux écrite et plus intéressante) et le développement de ses personnages.