Je suis tombée par hasard sur ce navet un jour où il n' y avait rien d'autre à voir et je dois dire que je suis restée sans voix devant une telle niaiserie pétrie de sentiments sirupeux, au discours pseudo culpabilisant et moralisateur quant aux méchants humains corrompus par la civilisation face au monde pur des animaux ou des origines de l'homme. Une première demi-heure prometteuse nous mène à un florilège de scènes grotesques. Hopkins fait du Hopkins dans un sempiternel rôle à la Hanibal Lecter quant à Cuba Gooding Jr, rarement j'ai vu un acteur plus crispant, le tout inondé par une musique grandiloquente à se mettre des boules Quiès dans les oreilles. Bonjour le nanar!
J'édite ma critique après l'avoir revu (en version censurée malheureusement), ce drame/polar est brillant. Il soulève des questions éthiques sur la cause animale, le milieu carcéral et la psychiatrie. Le psy échoue à plaider la folie, il comprend que le professeur n'est pas fou mais qu'il voulait protéger ses animaux. On n'en retient pas une morale mais une question: si un voisin tue votre chien, quelle serait votre réaction ?
Ce n'est pas du grand cinéma ni du grand divertissement, mais le but de ce film est de faire passer son message simpliste: l'homme est mauvais et la nature saine.
6 209 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 20 juin 2021
Des films comme Instinct sont ce qui ne va pas avec le cinéma grand public. C'est un mélange artificiel de Gorilles dans la brume de Les Évadés et du Cercle des poètes disparus. Le scénario semblait avoir été écrit sur un tableau noir par un enfant de cinq ans enchaînant cliché sur cliché mais sans tempérament satirique ou rétroactif. Je n'exagère pas il y avait tellement de références cinématographiques évidentes qu'on aurait dit une parodie. Les acteurs étaient tous en dessous de la moyenne même Anthony Hopkins et la mise en scène était simpliste. C'est ce type de film et ce type de mercantilisme effréné qui cherche à détruire l'art cinématographique tout comme le disco a détruit le rock and roll dans les années 70. Regardez ce film et continuez à remplir les poches des studios mais n'entretenez pas une prétention de supériorité sur ceux d'entre nous qui se soucient de ce qu'est le vraiment cinéma de divertissement...
Ce film est tout simplement splendide; du rire aux larmes, du rêve à la réalité je suis restée scotchée du début à la fin. Les acteurs sont excellents et ce film nous offre à tous une formidable leçon de vie à ne pas prendre à la légère!
A jongler entre différents genres,et en faisant cabotiner durant plus de 2 heures Anthony Hopkins,"Instinct"(1998)du piètre Jon Turteltaub s'est royalement planté.Un psychiatre opiniâtre cherche à faire retrouver la parole à un primatologue accusé d'avoir tué 3 gardes dans la jungle rwandaise.Loin d'être un thriller,ni même un procedural,le film est plutôt une confrontation feutrée entre deux hommes,l'un étant patient,zen et curieux(Cuba Gooding Jr.,pas vraiment à sa place),l'autre étant sauvage,impulsif,manipulateur.Dans ce rôle,Anthony Hopkins,ne fait que singer son interprétation de menace psychologique au fond d'une cellule,d'un Hannibal Lecter.De plus,l'histoire est terriblement mal racontée,sans aucune intensité.les scènes dans la jungle sont fades,y compris celles où Hopkins apprivoise le gorille au point de vivre avec lui.L'intrigue sur la réconciliation avec la fille est également bancale.Reste seulement une énième variation sur l'homme et la nature,le retour à l'état primal.Bien maigre.
Après la première demi-heure tout à fait exceptionnelle avec tout ce qu'on peut désirer dans un film, le rythme s'essouffle et l'histoire devient moins passionnante, à cause d'une mise en scène paresseuse, un montage pauvre et des interprétations moins audacieuses qu'au début. Anthony Hopkins avait semble-t-il trouve un rôle tel que dans le silence des agneaux.
Une œuvre humaine et méditative sur un esprit passionné préférant s'extraire d'une civilisation en détresse pour entretenir son émotif au contact d'une montée en puissance affective offerte par de grands singes passant séquentiellement de la méfiance à la confiance envers un savant doux et motivé sachant se prosterner en acceptant la dominance d'une force physique naturelle et instinctive.
Un film exemplaire sur de nouvelles envergures qu'il faut glaner en pleine nature et par tous les temps, au coup par coup en attendant patiemment que l'animal baisse sa garde et se rapproche en offrant sa main loin d'un monde sec, incertain, violent, dément, carriériste dont la perception ne peut être que le mutisme et l'enfermement.
Jon Turteltaub est un réalisateur qui aime toucher à tout, comme en témoigne sa filmographie, alternant films pour enfants (Ninja kids - 1993 & Sale môme - 2001) aux films dit grand public (Rasta Rockett - 1994 & la saga Benjamin Gates - 2004/2008). Cette fois-ci, c’est avec un drame cousu de fil blanc avec Instinct (1999), l’histoire d’un brillant primatologue ayant vécu dans la jungle rwandaise parmi les singes. Devenu primitif, il tue trois gardes forestiers. De retour aux Etats-Unis, il se retrouve transféré dans la prison d'Harmony Bay en attente de son jugement. Ce qui est intéressant ici c’est de trouver comme tandem central, Anthony Hopkins & Cuba Gooding Jr., une rencontre improbable mais qui fonctionne, face à un scénario redondant, prévisible, mais qui au final, tient en haleine.