Hester Street
Note moyenne
3,7
29 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

4 critiques spectateurs

5
0 critique
4
3 critiques
3
1 critique
2
0 critique
1
0 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 894 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2020
un beau film de femme dans lequel les femmes mènent le bal (et pas que l'école de danse!). Le noir et blanc soigné décrit fidèlement l'arrivée des émigrés juifs d'Europe de l'est dans Litlte Italy à New-York. Une belle découverte d'un vrai talent caché de cette réalisatrice qui sert rendre l'exiguïté des lieux de vie de l'époque et de l'évolution mentale que demandait ce déracinement. Festival Lumière 2020
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2023
Réédition du premier opus ( 1975) de la cinéaste américaine Joan Silver dont le scénario rend compte de l'arrivée des premiers migrants juifs aux usa à la fin du XIXe siècle.

L'histoire se focalise sur un couple originaire d'Europe de l'est dont le mari se fond sans difficulté dans la nouvelle culture, tandis que son épouse n'y parvient pas ( ou de façon marginale).

Réflexion sur l'expatriation et la confrontation avec une culture différente, mais aussi sur la difficulté ( voire l'impossibilité) d'adopter des us et coutumes qui ne sont pas les siens, le sujet trouve une raisonance particulière par les temps qui courent.

Appartenant au cinéma indépendant américain et seul succès de la cinéaste, le film est aussi connu pour la nomination aux Oscars de son interprète féminin Carol Kane ( on la retrouvera notamment chez Woody Allen).

Filmé en noir et blanc, presque un demi siècle après sa sortie, " Héster street" n'a pas pris une ride et parvient à captiver malgré la faiblesse des moyens matériels engagés sur le tournage.

L'amateur de cinéma d'auteur ne le laissera pas passer.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2025
En 1975, aux Etats-Unis sortent, entre autres, « Phantom of the paradise » de Brian de Palma, « La tour infernale » de John Guillermin, « Le parrain 2 » de Francis Ford Coppola, « L’homme qui voulut être roi » de John Houston, « Les dents de la mer » de Steven Spielberg, « Un après-midi de chien » de Sydney Lumet et « Vol au-dessus d’un nid de coucou » de Miloš Forman. Il fallait être culotté ou inconscient pour adapter la nouvelle « Yekl : un conte du ghetto new-yorkais » (1896) du juif (né en Lituanie) américain Abraham Cahan (1860-1951) ; le film se focalise sur un couple d’immigrants juifs russes dont le mari, couturier, est déjà installé, depuis 3 ans, à New York (à Manhattan, dans le Lower East Side, rue Hester), et qui a fait venir, en 1896, sa femme (Gitl) et son fils, Yossele. Film d’époque, en noir et blanc (belle photographie), la réalisatrice montre bien l’opposition puis l’évolution entre le mari (Steven Keats, 30 ans), très rapidement américanisé ( spoiler: anglophone, au nouveau prénom de Jake
), et l’épouse (Carol Kane, 23 ans), pétrie (aliénée ?) de traditions [ spoiler: parle le yiddish (langue germanique parlée par les Juifs Ashkénazes), portant perruque et foulard)
mais qui apprend vite. Thème toujours d’actualité pour d’autres communautés migrantes. Le film a un côté documentaire, même un peu désuet avec son aspect des années 1930’ et a même des allures de films muets (scènes sans dialogues ou paroles non enregistrées) mais la trame narrative est mince (car probablement empreinte d’autobiographie, les parents de la réalisatrice étant des Juifs Russes immigrants) et traine un peu sur 90 mn. Un moyen métrage aurait été, peut-être, plus dynamique, plus romanesque, le film restant plus néo-réaliste que mélodramatique.
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 404 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2023
On s'ancre dans un mélange de culture avec deux personnages principaux remarquables : celui qui veut s'américaniser et couper court à sa culture, et celle qui au contraire reste attachée à ses coutumes et valeurs.
Sous un fond d'histoire d'amour et un New York en pleine expansion, "ville de liberté et d'opportunités", le long-métrage d'une durée parfaite illustre bien l'immigration juive du début du XXe siècle.
Les meilleurs films de tous les temps