Sans que le terme soit péjoratif j ai trouvé que c était un bon petit film. Une comédie amer qui se penche sur l immigration, d un pays d ou on viendrait sans l avoir vu, sur le fait que l herbe est toujours plus verte ailleurs. Sur le destin de cette deuxième génération né en France alors que de l autre côté de la méditerranée leurs cousins les envient. L Algérie est vraiment très bien filmée avec de très beaux paysages et un regard sur un pays qui malgré de nombreuses difficultés espère des lendemains meilleurs. Si l ensemble est assez convenu le film réussi tout de même à toucher son but.
Un joli film assez bien réalisé dans les décors magnifiques d'Algérie, et servis par des comédiens attachants. Il commence comme une comédie douce amère pour se transformer en véritable cauchemar pour le héros. Derrière un traitement léger, de vrais questions abordées avec subtilité par le réalisateur sur les racines des immigrés deuxième génération. Intéressant.
C'est avec une certaine curiosite que j'ai decouvert le premier film de Mohamed Hamidi et j'avoue que c'est une petit deception. L'histoire est plutot pas mal dans le fond mais le probleme c'est qu'au bout de la moitie du film on change d'histoire et on se demande un peu pourquoi. Il y a deux parties nettements separes qui ont un lien mais qui paraissent differentes a mes yeux. Et pouis pour ceux qui espere voir Jamel Debbouze tout du long du film ne vener pas il n'est a l'ecran que 20 minutes tout au plus. Il y a cependant des situations comiques qui donnent un legerete au film qui manque cruellement de rythme. Au final c'est avec un peu d'ennui que se regarde se film malgre des acteurs plutot convaincants.
Le début du film laisse craindre un volet d'"Envoyé Spécial"... Ne pas s'en décourager: on entre très vite dans la tragi-comédie la plus authentique, servie par des acteurs eux aussi confondants d'authenticité, dont un Tewfik Jallab magnétique dans son premier rôle au cinéma. Debbouze y est un peu trop Debbouze, mais c'est pour lui un premier rôle de "salaud" remarquable de finesse. Un vrai "suspense" final nous est ménagé, qui relance à point une histoire qui allait s'essouffler. Au-delà du côté "bijou" que nous offrent souvent ces "petits" films -entendre par là: ceux qui n'ont pas rempli les salles, les films décrits comme "identitaires" parce que pétris d'une autre culture...-, ce film se permet de nous rappeler les heurs et malheurs de la colonisation, en un pays encore aujourd'hui déchiré et abandonné à ses contradictoires alternatives. A preuve s'il en fallait: le film a dû être tourné... au Maroc, faute d'autorisation du côté algérien.
Puisant dans sa propre expérience, Mohamed Hamidi se lance dans le cinéma et signe avec Né quelque part, un premier film touchant. On aurait pu craindre à un moment que cela tourne à la banale comédie en compagnie de Jamel Debbouze (que le réalisateur connait bien pour avoir mis en scène un de ses spectacles) et de sa troupe mais ceux-ci s’effacent au profit de l’excellent Tewfik Jallab. C’est assurément la bonne surprise de ce film ; pour son premier grand rôle il donne vraiment corps à ce personnage partagé par sa vie en France et un héritage culturel dont il n’avait pas encore pris conscience. Une belle dose d’émotions donc même si elle ne suffit pas pour emporte totalement le spectateur mais c’est prometteur et ça mérite qu’on y jette un œil.
Il s'en dégage une sincérité étonnante, il m'a manqué peut être une fin un peu plus développée, avec 30 minutes en plus, bien que ce soit un choix scénaristique. Une BO un peu plus présente aurait été appréciable ainsi que de rentrer plus dans les sujets, quitte à en faire un drame, pour parfaire le cheminement du personnage. Peu de gags par contre (ils sont tous dans la BA, l'éviter est préférable). Pas mal mais pourrait aller plus loin.
Me rappelant le roman sénégalais "Le Ventre De L'Atlantique", dans lequel l'héroïne retourne dans son pays d'origine (le Sénégal). Le point commun entre le roman et le film est que que ce soit en France ou en Algérie/Sénégal, on ne perçoit plus la personne comme faisant partie d'une nation: elle aura le nom de l'étranger, de celui qui est différent. Le film travaille très justement ce point, ce que j'ai apprécié. On voit la condition au pays, ce qui se cache derrière la barrière lisse qu'on peut se faire et derrière les clichés qu'on peut avoir. Les visions sont bien différentes suivant les cultures, et c'est le sorte de choc qui provoque l'étincelle du film, car le héros apprend comment vivent les immigrés sénégalais, ou par quelles étapes ils doivent passer. Le rôle de Jamel Debouze est presque inutile, l'ayant ajouté juste grâce à son nom, pas sa performance. Dommage. Ensuite, le film est trop court certains points auraient pu être plus approfondi. Mais dans le fond, le film est tendre, réaliste et plutôt bien foutu. Du tout bon!
Un film attachant et qui surprend agréablement, malgré le casting qui voit la présence d'un debouzze qui ne fait pas partie du tout des personnalités que j'apprécie, ne serait ce que quand on connait les circonstances dans lesquelles il a perdu son bras (ce n'était pas un accident...). Heureusement son rôle est finalement assez marginal, et permet de découvrir un acteur intéressant dans le rôle principal. Malgré certaines maladresses, et un manque de rythme flagrant, on passe un bon moment.
Chouf et kiffe* Tout d'abord on oublie la brève prestation de Djamel Debouse qui n'a de raison d'être que l'accroche commerciale pour s'intéresser à une histoire simple qui nous parle de la vraie vie bien loin des clichés sur les français d'origine algérienne trop souvent dépeint comme mal intégrés ou du mythe d'une décolonisation au delà de tout soupçon. Bref, une peinture plutôt rafraichissante de deux cultures qui se complètent plus qu'elles ne se confrontent, d'une jeunesse qui se ressemble dans ses aspirations autant qu'elle se distingue par ses difficultés et d'un monde qui s'ouvre ou se replie sur lui-même en fonction de celui qui le regarde *Regarde et aime
J'ai adoré ce film. Bravo et merci au réalisateur ! L'histoire est prenante, le thème est fort, on sent le vécu ! Beaucoup d'enfants d'émigrés dans la salle s'y sont retrouvés, selon leur témoignage. C'est drôle mais touchant également. C'est traité avec sensibilité, les comédiens sont excellents (un Djamel un peu différent ce qui est appréciable), on passe un excellent moment : que de bonnes raisons pour aller voir ce film, avant qu'il ne soit plus à l'affiche ! J'ai beaucoup ri et pleuré aussi, ce qui est pour moi la marque d'un grand film qui me restera en mémoire !
Né quelque part offre une belle histoire avec une morale assez agréable mais finalement ça se plante a cause de plusieurs petites maladresses . Ça raconte l'histoire d'un homme qui part en Algérie pour sauver la maison de son père, qui lui même est gravement malade . Là bas il fera la découverte de son cousin qui malheureusement un jour profitera de son inattention pour voler ses papiers et partir en France sous son identité .
Le soucis de ce film est de trop vouloir appuyer le coté faussement émouvant et aussi de se rallonger, j'ai trouvé le film long alors qu'il ne dure que 1h30, et pour me faire trouver le temps long avec une telle durée c'est que c'est mal géré . Jamel Debbouze n'a au final qu'un rôle secondaire ce qui est bien dommage car il était assez bon, on use plutôt de son image populaire pour finalement l'utiliser en arrière plan et l'oublier trop vite c’est dommage .
Mais un des trucs qui m'a agacé est que le film parle a plus de 60% en Arabe . Bon vous allez me dire c'est normal ça se déroule en Algérie certes mais ce n'est pas cohérent, pourquoi ? Ben tout simplement car les Algériens parlent Arabe mais le Français qui dit ne pas parler la langue va parfaitement comprendre pour répondre en Français . C'est lourd de se taper des dialogues mi Français mi Arabe .
Il reste de bonnes interprétations, une bonne réalisation, une morale assez sympathique mais finalement le message n'est pas si fort, les personnages peu attachant et le film en devient ennuyeux a plus d'une reprise .
S’il ne franchit jamais la ligne de l’hostilité primaire, "Né quelque part", film communautaire qui ne s’en cache pas (on devine aisément le public cible), est d’une mollesse sidérante. Doté d’un scénario au bord de l’atrophie, ce film dont on peine à discerner le genre véritable (ce n’est pas une comédie car ce n’est jamais drôle, et ce n’est pas un drame car ce n’est jamais intense) ne s’autorise jamais la... L'article complet sur Plog Magazine, les Critiques des Ours (lien ci-dessous)!
Mohamed Hamidi raconte avec beaucoup de tendresse et de sincérité l’histoire de ce français d’origine algérienne qui découvre le pays de ses parents. Bien sûr, Né quelque part ne s’engage que sur des chemins très convenus, les péripéties et les sentiments de Farid ne surprennent jamais le spectateur. Pourtant, quelques éclats d’authenticité sauvent le film de l’anonymat.
Si le film surf sur différents registres politiques, humains et comiques...l'écriture de ce long métrage n'aura pas suffit à engendrer l'enthousiasme dans la peau des personnages qui restent superficiels !!