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kimberlee
17 critiques
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3,0
Publiée le 25 juin 2024
Je n ai pas été subjuguée par cette histoire,reste les paysages et le message mais 40 ans plus tard que reste t il de cette forêt et de ces tribus?C est le seul intérêt du film..
L’histoire est avant tout, celle du choc des civilisations. Les hommes vivent dans la forêt parce qu’elle est leur protection. L’homme civilisé ne vient que pour la détruire. Le message est beau même si je n’aime pas l’acteur qui joue le père. Le film a ce défaut d’être un peu trop belliqueux pour un film écologique. Le message est clair, même si ce n’est pas le vrai but du film: les enjeux économiques sont une raison pour se faire la guerre. Avec ça la terre n’est pas prête de retourner à l’état de paix.
Un film qui a son âge. Forcément le lien est avec un enfant européen et la culture occidentale . ( mowgli). Le film était superbe en 1985. Qu' en.penser actuellement ?
Un beau film d’aventure ou la forêt amazonienne et ses tribus apportent un exotisme omniprésent. Malheureusement quelques longueurs dans le scénario, qui penche alors vers le documentaire, déçoivent.
Je l avais vu à sa sortie dans une salle de cinéma qui n existe plus malheureusement. Je suis donc attaché à ce souvenir mais d un autre côté après un revisionnage le film reste encore très efficace. Bien sûr le message écologiste est très naïf mais ce n est pas le plus important pour moi . La recherche du fils perdu 10 ans plus tôt et le brusque retour dans le monde moderne est beaucoup plus fort. La photo de Philippe Rousselot reste impressionnante .
John Boorman nous emmène au cœur de la forêt amazonienne dans un film tout public et toujours très actuel, particulièrement intéressant pour les enfants. Pour le coup, je pense que c'est un des films qui m'a le plus marqué dans mon enfance et a accompagné mes premières convictions socio-écologiques. Quand je le revois aujourd'hui, je trouve néanmoins le film un peu trop manichéen et avec une vision des tribus d'Amazonie assez biaisé. D'autant que le récit finit par être assez conventionnel, et que certains thèmes très intéressants sont trop vites expédiés (l'incertion des autochtones à la société urbaine notamment). Malgré tout, il faut souligner la qualité des images dans des décors réels, de la bande originale marquante et une mise en scène de qualité avec des moments d'émotions assez touchants. Un film aux messages importants mais probablement trop hollywoodien pour en faire une œuvre majeure.
Alors qu’il supervise la construction d’un immense barrage hydraulique en Amérique du Sud, Bill Markham (l’excellent Power Boothe), un ingénieur américain, perd son fils Tommy (Charley Boorman), âgé de 7 ans, en pleine jungle amazonienne. Pendant des années, Bill entreprend de vaines recherches. Mais, ce qui fût un tragique fait divers, va alors se transformer en une aventure hors du commun, quand un jeune blanc vivant au milieu des “Invisibles” - une tribu d’Indiens passée maître dans l’art de la dissimulation - aurait été retrouvé. Durant près de deux heures, le spectateur, en immersion totale ne peut qu’être happé par la majesté, la grâce et la pureté de ce monde aussi fragile que fascinant. Tiré d’une histoire vraie ayant eu lieu dans les années 70, en 1972 plus précisément, “La forêt d'émeraude” est adaptée au cinéma par John Boorman en 1985. Le réalisateur de “Délivrance” et d'"Excalibur” ne le savait pas encore à l’époque, mais son magnifique plaidoyer écologique, couplé d’un incroyable parcours initiatique, se verra au fil du temps, précédé d’une aura prophétique. Et au vu des événements tragiques qui se jouent aujourd’hui dans ce poumon vert qu’est la forêt amazonienne, le long-métrage sonne comme un requiem pour les espèces végétales, animales et les peuples qui y sont profanés. Revoir ou découvrir “La forêt d’émeraude” aujourd’hui, dans cette version magnifiée par la haute-définition - belle image et son immersif surtout dans la V.O.S.T - est une expérience absolument nécessaire s’il on veut prendre conscience de la gravité du moment. Nous les occidentaux ou "le peuple des termites" selon Wanadi, le chef des "invisibles", avons-nous franchi le point de non-retour ?
Ébloui par ce film lors de sa sortie (j'avais 13 ans), j'ai voulu revoir cette œuvre de Boorman, auteur de mon film culte Excalibur. Et quelle déception ! Que cela a vieilli ! Bourré d'incohérences : des retrouvailles parents-enfant disparu sans émotion, une mère indifférente et absente, des manifestations de magie dans un film qui se veut évoquer des faits réels... Des acteurs très mauvais: la palme allant en la matière aux insipides et passifs parents de Tommy. Un message écolo dépassé: le "vrai" savoir des tribus "authentiques" vaut mieux que la modernité, peu importe que ces tribus vivent peu longtemps et soient vulnérables à toutes les maladies, et cannibales pour certaines. Et des intox: non l'Amazonie n'est pas le poumon de la planète! Bref, j'aurais du me contenter de mon souvenir d'enfant sur ce film.
Avant tout un souvenir mais aussi une splendeur !! J'ai vu ce film certainement une dizaine de fois étant enfant. Une atmosphère que j'ai rarement retrouvé dans un film, sauf peut être "Balzac et la petite tailleuse chinoise". Pour revenir à "la forêt d'émeraude", l'acteur est absolument exacte, juste et sensible. Les décors naturels et intense nous font sentir et ressentir cette vie hors-norme. Le film est centré sur ce jeune homme devenu indien et sur la quête de son père. Je recommande malgré les "années" du film, toujours de qualité.
Un film engagé dans les années 80 alors que l'écologie n'était pas encore un effet de mode. On y parle insouciance perdue, de beautés de paysages naturels à couper le souffle. Mais passé le premier émerveillement, l'esprit cartésien se remet en route. Et on ne voit plus qu'une nostalgie d'un monde sur le déclin qui ne pourra pas grand chose face à la brutalité du monde moderne... Et le constat glacé arrive en fin de film : sur 4 millions d'humains vivant dans les forêts amazoniennes, il n'en reste plus que 120000 individus vivants là-bas... Et c'était dans les années 80...
Pour être honnête, ce n’est pas mon genre de films. Trop didactique, trop proche du documentaire, trop amorphe, il s’appuie sur la qualité de ses paysages luxuriants et son refus du spectaculaire pour décrire un peuple indigène dévorée par la civilisation mais aussi par une tribu sanguinaire. Le prétexte (un enfant enlevé par une gentille tribu), quant à lui, peine à convaincre même s’il s’appuie sur une histoire vraie. La quête du père aurait peut-être été plus passionnante si elle ne s’éventait pas aussi vite pour laisser place à d’étranges retrouvailles où le fils semble avoir tout oublié de sa vie d’avant et où le père capitule bien vite pour le convaincre de revenir vivre auprès de sa famille. Parsemé de rites initiatiques, le film restitue la vie de cette tribu rousseauiste à travers le personnage de celui qui en devient un acteur important. En creux, une critique de la civilisation moderne qui ne va pas plus loin qu’un message écologique rappelant que procéder à la déforestation de l’Amazonie, c’est mal et qu’il est important de protéger les cultures primitives (bien que certaines soient montrées sous un jour particulièrement barbare). Et c’est bien là que le bât blesse le plus ici. Cette fable écolo louable tourne quand même autour de la vision d’une tribu abusivement naïve et bien-pensante qui rend l’ensemble très caricatural. L’opposition entre le père (qui incarne la civilisation) et le fils intégré à cette tribu perd, de ce fait, de sa force. Seule, au final, la présence de la tribu cannibale apporte une nuance dans ce qui aurait pu devenir un film totalement manichéen. Reste que le film est très contemplatif et souffre d’une naïveté embarrassante en dépit de séquences d’action rares mais violentes et intenses où John Boorman se montre bien plus à l’aise plutôt que dans les longues séquences évoquant un reportage de National Geographic. L’intention est louable, on y trouve de belles choses mais l’ensemble est trop maladroit pour emporter une totale adhésion.
Très bon film mettant en avant les derniers gardiens de la foret amazonienne. Evidemment on y voit du pays. La fin me plait bien aussi. L'ensemble nous fait réfléchir aussi sur la nature et bien d'autres choses. De souvenir ce film a été un succès, pourtant il semble un peu dans l'oubli. Donc il faut le découvrir, ou le redécouvrir, d'autant que l'Amazonie et sa sauvegarde est un sujet très actuel et très sérieux.
Le début est bien, bon pitch, bonne réalisation... Mais vers le milieu, l'ennui prend place et l'intérêt qu'a su nous susciter le commencement disparait peu à peu.
(le 25 juillet 2014) Caché derrière le prétexte politiquement correct de dénoncer le génocide des indiens d'Amérique, le réalisateur s'acharne à décrédibiliser leur culture jusqu'à la rendre illégitime. De vrais primitifs qui sautillent avec des lances, comme dans le pire des clichés, et dont la seule différence factuelle avec la tribu des "méchants" est de ne pas boire de sang. Leurs croyances sont ouvertement présentées comme la confiance d'ignares en de vulgaires artifices de charlatans. Par exemple, nous avons droit à une démonstration de guérisseur de la part du chef de tribu, qui ramasse "discrètement" une braise pour simuler l'apparition de fumée, allant même jusqu'à brûler le père (qu'il est censé soigner) par maladresse! Pas sérieux, mais, pour le coup, la meilleure scène du film à mon sens. On apprendra aussi que le toucan annonce le malheur, et que l'homme blanc est un peuple de "termites" parce qu'il ronge la forêt comme les termites. Quelle poésie! Les femmes, quand à elles, semblent toutes jeunes, baisables et disponibles. Pas besoin de soutenir le regard d'une vieille chelou avant de se taper une de ses filles (ou deux). "Tu as besoin?" te demande l'amazone servile. Alors fonce, aller simple vers le paradis de la naïveté pour importer les évolutions de la supériorité intellectuelle occidentale. C'est un acte humanitaire! Le film ne déploie d'aucune autre dimension émotionnelle ou sociologique. On en est presque à regretter l'absence d'une scène où, dans un festival carnavalesque de partage des cultures, le père leur aurait fait découvrir l'alcool. Je ne sais pas si John Boorman s'est renseigné sur les indiens avant de tourner, ou s'il a volontairement décidé de les faire passer pour des cons : dans ses interviews, il dit avoir été charmé par l'Amazonie dont il ne parle que comme d'un décor.
PS : La scène de déforestation en intro n'a vraiment pas l'air d'une reconstitution, au passage.