La Forêt d'émeraude
Note moyenne
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147 critiques spectateurs

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Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 août 2018
Très bon film d'aventures qui vieillit bien, malgré que les personnages ne soient pas assez charismatiques, voir attachants. Le film porte une belle leçon écolo servi par de très images.
Philcroc
Philcroc

87 abonnés 128 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 décembre 2017
Pour moi, c'est encore un grand film de Boorman proche par la qualité cinématographique, le sens du récit et les photographies de son chef d'oeuvre qu'est Delivrance. Basée sur une histoire vraie, celle d'un père cherchant pendant dix ans son fils disparu dans la forêt amazonienne et ses tribus, la forêt d'Emeraude est une quête cinématographique mais aussi une ode à la Nature et un appel fort à sa préservation comme à celle des cultures ide ces tribus menacées. Du grand cinéma pour une grande cause.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juin 2017
Cinéaste décidément très à l'aise dans la nature, John Boorman nous plonge dans les tréfonds de la jungle amazonienne avec cette fable écologique superbe de simplicité dans laquelle un ingénieur venu en Amazonie construire un barrage tâche de retrouver son fils dans la jungle, dix ans après que celui-ci se soit fait kidnapper par des indiens. Ne cachant pas sa position écologique, Boorman interroge notre propre rapport à la nature et nous plonge dans le quotidien d'une tribu qui, contrairement à nous, n'a pas oublié l'essentiel. Le récit ne comporte aucun artifice et aucune longueur, Boorman va droit à l'essentiel et fait avancer le tout en se contentant du strict minimum, offrant au passage à son fils Charley un rôle difficile qui le voit grimper aux arbres, tirer à l'arc, parler un dialecte indien et... fréquenter des femmes aux poitrines nues ! S'intéressant avant tout au parcours du fils et de son récit d'apprentissage parmi les indiens, le film nous montre aussi les réactions du père (le regretté Powers Boothe dans son plus beau rôle) qui ne pourra rien faire pour que son fils revienne vivre parmi la "civilisation" car il sait bien que sa vie dans la jungle est plus heureuse. Emprunt d'une certaine naïveté, le récit n'hésite pas à se montrer violent et parfois cruel mais reste fortement poétique avec des images très fortes. Il faut dire que Boorman se montre très à l'aise à tourner dans la jungle, livrant de vrais moments de bravoure avec de beaux mouvements de caméra pour un film sublime.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 juin 2017
10 ans après la disparition de son fils à la suite de la construction du barrage dont il en fait partie, Bill va tenter de le retrouver en pleine jungle et dont une tribu se serait installer dans le secteur.

Un très bon film qui sensibilise à la fois l'homme sur l'importance de l'écologie et humaniste aussi avec cette tribu devenu proche de ce petit homme qui au fil des années devient grand et fort au sein de sa nouvelle communauté.

Les décors esthétiquement sont sublimes et visuellement cela rend bien, on nous plonges au plus près de cette tribu, leurs coutumes mais aussi leurs inquiétudes sur le mondes "sauvages" et "extérieur" qui gratte chaque jour leur habitation.

L'histoire est très intéressante et de nos jours encore d'actualité malheureusement auquel l'homme veut toujours plus détruire pour bâtir, agrandir sans se soucier de ce qui l'entoure : La tribu, la flore mais aussi de la faune ici qui n'est pas référencé mais dont il est bien de souligner.
Si la première partie s'avère très belle et prenante, la deuxième partie en revanche perd un peu en intensité à mon gout et des passages se révèlent pas totalement crédible spoiler: (notamment lorsque Tommy se retrouve dans cette ville après 10 ans ou lorsque les Féroces capture les femmes pour les donner aux blancs)


Malgré ces petits détails légers, cette oeuvre reste une belle réussite avec des acteurs globalement convaincants et auquel le réalisateur Boorman s’attaque cette fois-ci à une oeuvre environnementale pour sensibiliser et toucher le spectateur, un film dont le but est de montrer avant tout la cruauté de l'homme allant jusqu'à détruire le monde sauvage mais sain de ces indigènes même si cette histoire se base de faits réels
PowerKing - Les Chroniques du Cinéphile

406 abonnés 1 372 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2017
Déjà en 1985, le sujet critique de la forêt amazonienne faisait caisse de résonance dans les polémiques écologistes. La déforestation de masse n'est pas un phénomène nouveau. Encore et toujours pour le profit, car un arbre rentable est un meuble en acajou. La forêt d'émeraude selon John Boorman étend ses richesses bien au delà des arbres, des ruisseaux, des animaux. Outre sa fonction non négligeable de poumon planétaire, c'est également une magnifique boite de pandore que l'on connait trop mal. Ses habitants ne sont pas uniquement animales ou végétales, l'homme y a également trouvé une place symbiotique. Des peuples indigènes aux coutumes ancestrales, parfois antagonistes, y vivent en autarcie et se partagent le nectar de la terre, ces territoires vierges et luxuriants. Malheureusement, cette liberté s'amenuise d'année en année au détriment de l'industrie et de la culture occidentale. Ce film parle avant tout d'une métamorphose, celle d'un jeune garçon enlevé à ses parents par les invisibles, peuple autochtone de la forêt, aux principes moraux et écologistes. Un enlèvement salvateur, puisque le monde moderne le lui manque plus lorsque son père le retrouve dix ans plus tard. Mais la cruauté de l'homme n'a d'égale que son avarie, le profit avant tout, quitte à éliminer quelques "sauvages" et raser quelques hectares, du moment que le riche consommateur s'en réjouit. Le ton du film n'est cependant pas à la moralisation écrasante, il suggère la remise en question des mœurs, la réflexion, tout simplement la sensibilisation vis-à-vis d'un sujet qui nous concerne tous. Il n'y a qu'à se laisser porter par la beauté féérique de la nature et prendre conscience des entraves qui lui sont faites afin d'améliorer à outrance nos modes de vie. Un message humaniste doux et rédempteur. 4/5
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 21 janvier 2017
L'histoire de ce fils arraché au monde civilisé et enlevé par une bande de sauvages est intéressante bien que fort naïve dans son déroulement et son approche. Ne pas se méprendre, le film joue la carte alarmiste écolo candide d'un bout à l'autre et ne se prive pas de critiquer les effets de la civilisation sur ce territoire encore vierge pour une très grande partie.

Il considère anecdotique finalement l'enlèvement lui-même et veut vraiment nous faire prendre des vessies pour des lanternes. La tribu de sauvages qui vit à poil et se défonce régulièrement à -je-ne-sais-quoi est une gentille tribu, celle des "Invisibles" qui a maille à partir avec l'autre tribu de sauvages, celle des "Féroces", de sérieux dégénérés ceux-là : des cannibales ! et c'est de "notre" faute puisque le défrichement a rogné sévèrement sur l'habitat des cannibales qui ont du coup envahi le territoire des "Invisibles".

Et la marmotte pendant ce temps-là, que fait-elle ? elle emballe le chocolat dans le papier alu ! Le film n'est pas désagréable pour autant, bien mené et bien mis en scène par John Boorman mais toute cette propagande écolo finit par énerver sensiblement. Quelle drôle de coutume en tout cas que celle de donner un coup de massue à sa future femme avant de la demander en mariage !

Bien gentil tout ça mais l'âge de pierre c'est terminé. On va faire de l'Amazonie un centre commercial. Et à côté, on fera un parking. Et les sauvages joueront à la PS4.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2017
Réalisé en 1985, "La forêt d'Émeraude" constitue l'un des essentiels absolus de la filmographie de John Boorman, où il prend ici la défense de la forêt amazonienne. Des conditions de tournages intenses, au plus près du terrain, afin d'illustrer cette quête d'un père pour retrouver son fils au coeur d'une tribu. Avec "Délivrance" le long-métrage incarne les deux volets d'un même socle sans que cela ne constitue pour autant un simple revers de médaille. On y retrouve l'idée du barrage en tant que point initial de discorde et puis surtout celle de quête initiatique dans laquelle l'homme se découvre tout en renouant avec Dame nature. "La forêt d'Émeraude" est donc un très grand film "au bord du monde" où le cinéaste exploite quelques-uns de ses thèmes phares. Mais cet aspect de film militant ne doit pas masquer les qualités intrinsèques de la mise en scène. À savoir un rythme implacable et un habillage visuel et sonore d'un lyrique sans pareil. Car Boorman est avant tout un conteur, un grand !
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2016
Une histoire à la fois écologique, optimiste, faite de très beaux décors, de rebondissements et très bien écrite. On commence par voir une histoire émouvante d'un père qui cherche son fils désespérément puis on fini avec une histoire engagée qui montre le trop grand égoïsme des Hommes, qui ne se soucient que de eux même cela engendrant de graves problèmes.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mars 2016
L'histoire est classique : l'Enfant Sauvage recueilli par des indigènes, mais avec une morale écologique derrière, bien fondée mais racontée avec quelques incohérences et une touche de naïveté.
Le personnage du fils est pour lui décevant car il ne montre pas de changement intérieur, et d'ailleurs, lorsque ses compagnons s'agrippent aux câbles des poteaux électriques, pourquoi ne leur prévient-il pas qu'ils sont dangereux ? le fils du monde civilisé doit avoir assimilé certaines choses de son ancien monde tout de même ! En quelque sorte, c'est Délivrance en Amazonie. On peut facilement comparer les deux, puisque le genre de lieu est identique et que l'ambiance reprend la magnificence et l'aspect tortueux de la forêt ( en plus d'un plan référence, le transport du corps par plusieurs personnes près d'un ruisseau ). Mais si l'aspect artistique et la description de l'univers des habitants de la jungle plait, le premier film sur l'empire de la forêt de Boorman l'emporte.
keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 janvier 2016
Difficile de croire que ce film est inspiré d'une histoire vraie, tant il pourrait être sorti tout droit de l'imagination de John Boorman, auteur de "Delivrance" ou "Excalibur" véhiculant une vision de l'homme et de la nature très similaires. Sans arriver au même niveau de maitrise visuelle que les deux précités, cette Forêt d'Emeraude reste passionnante, notamment sur son point de vue écologique. Plus qu'une fable moralisatrice (parfois lourde, c'est vrai) sur l'homme moderne détruisant la forêt amazonienne, il remet aussi et surtout notre rapport même avec la nature. Elle n'est plus considérée comme un ensemble d'outils à notre disposition, mais bien comme un être vivant avec lequel nous pouvons entrer en communion. La mise en scène du peuple d'indigènes et de leurs rituels "magique" sont ici les meilleures du film et créent une force ésotérique fascinante. Cette opposition entre deux visions de la nature me semble bien plus originale que beaucoup de film écologique ; même si le film tombe un peu dans le piège du moralisme. Si vous aimez les autres grands films de Boorman, il y a de fortes chances que vous succombiez à celui-ci aussi!
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2015
Très beau film écologiste, injustement peu connu mais engagé et profondément humaniste. Il y a bien quelques longueurs mais qu'importe tant les images sont sublimes. On notera que, malheureusement, 30 ans après sa sortie, "La forêt d'émeraude" est plus que jamais d'actualité...
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2015
John Boorman nous propose une belle fable écologiste, parfois un brin simpliste – les Indiens d'Amazonie, symboles de la société parfaite et utopique, menacés par les méchants occidentaux, porteurs de tous les vices. Mais il nous offre surtout un superbe moment de cinéma. Les images et la réalisation sont époustouflantes, parfaites synthèses entre gigantisme et intimisme. Son travail sur les sociétés amazoniennes est remarquable et les us, les coutumes, les croyances, les costumes... de la tribu des Invisibles sont magnifiquement retranscrits. La musique est prenante. Un très beau moment.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 novembre 2015
Il y a 30ans, John Boorman nous envoyé déjà un message fort. Un cri d'alerte, un désespoir. Derrière le film carte postale, Robinson Crusoë très vintage et très hype de l'époque, se cache la vérité sur laquelle des milliers d'humains sont condamnables. Moi compris, certainement. Mais si on omet le message qui paraît aujourd'hui de nécessité absolue, le film n'a cinématographiquement pas plus d'intérêt que çà.
NarnoNarno
NarnoNarno

49 abonnés 718 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 novembre 2015
La balade en cette "Forêt d'émeraude" vaut le détour pour ses points de vue civilisationnel (mode de vie des tribus amazoniennes, ses rituels, son inévitable transition vers un avenir incertain) et écologique, portés par de sublimes images et bercés par un réalisateur qui prend son temps sans en abuser. Le scénario de base (disparition/rapt d'un enfant et retrouvailles avec le père) est plutôt mal ficelé, improbable (même si vrai) et souffre de nombreux raccourcis rapides et indélicats, mais l'intérêt de J.Boorman est dans son traitement d'une humanité brute et naïve, qu'elle soit ancestrale ou moderne, à l'image de cette Nature foisonnante, sauvage ou urbaine qui lui sert de décor. Très belle interprétation incarnée et hypnotique de son fils dans le rôle principal.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 novembre 2015
Le britannique John Boorman à la filmographie éclectique réalisait en 1985 un joli pamphlet tiré d'une véritable histoire et prenant place au beau milieu de l'Amazonie, le poumon de la Terre. Si la forme est très belle avec ses vastes étendues vertes à perte de vue et une photographie immersive et parfois même onirique, le fond n'est pas en reste avec un scénario intelligent, simpliste certes mais non moins indispensable. A travers cette histoire incroyable d'un enfant civilisé élevé parmi les indigènes, Boorman dresse un constat cataclysmique de la déforestation massive en Amazonie et des dégats de celle ci sur la flore mais surtout sur la faune, notamment ces peuples incroyables vivants en autarcie depuis la nuit des temps. Un constat effrayant déjà à l'époque, il y a plus de 30 ans ... Face aux enjeux du métrage, l'histoire principale parait presque désuète malgré des images splendides et des acteurs concernés, le fils du réalisateur, Charley Boorman, est assez impressionnant dans le genre et vaut presque à lui tout seul le visionnage. C'est vraiment joli d'accord, les agissements des hommes sensés être civilisés sont écoeurants et bien mis en exergue d'accord mais pour ma part ça manque cruellement d'émotions dans l'ensemble, spoiler: il n'y a qu'à voir les retrouvailles entre le fils disparu et ses parents pour s'en rendre compte
. Au final, ça reste un beau film, d'une utilité avérée mais l'enjeu écologique prend totalement le pas sur le récit, qui reste presque en second plan et peut pour le coup paraitre un peu longuet, la fin quant à elle vaut largement le coup. Quelque peu sur-estimé à mon sens mais il vaut tout à fait le coup d'oeil.
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