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Un visiteur
4,5
Publiée le 2 septembre 2013
Rarement il m'est arrivé de choisir un film au hasard. Ce soir là avec ma femme, nous voulions aller nous faire une toile et on n'avait pas choisi. Arrivés devant le complexe, aucun des films au programme ne nous tentait. Et puis on a remarqué l'affiche de ce film, discrète et la file d'attente était vide. Le titre nous a plu. Sur un coup de tête, on s'est dirigés vers cette salle. Et quelques minutes plus tard, la magie opérait. Sans parler de l'histoire, ni même des thèmes, on a été emportés par la musique envoûtante et la beauté des images. Ensuite l'histoire, tirée d'un fait réel, nous a captivés. Les acteurs sont remarquables, certaines scènes mythiques. Et ce film véhicule toute une remise en question de nos valeurs, de notre culture, de nos connaissances qu'on a trouvée édifiante, forte et vivifiante, même si, parfois, il enfonce le clou un peu fort et que c'est assez manichéen. Nous sommes sortis de la salle les yeux pleins d'éclats, brillants de quelques larmes, gonflés à bloc. spoiler: Je n'oublierai jamais le commentaire que nous fit, quelques jours plus tard, une connaissance à qui on racontait cette soirée :
"Ah oui, le film de John Boorman... Encore un de ces films humanistes américains à la con !". Comme quoi chacun peut y trouver ce qu'il veut...
« La forêt d’émeraude » est un conte réaliste de John Boorman… C’EST UN CRI !
Voici : le monde rétrécit ! C’est en tous cas ce que ressent le grand sage indien guide et mémoire des Hommes Invisibles… Un monde en rétrécissement dans toutes ses dimensions : la forêt, poumon de la terre qui s’étiole sous la charge puante et bruyante des gros engins de chantier, le cours des eaux enchaîné dans le béton des digues des barrages, la pollution morale par des avoirs factices (ici des armes), par la prostitution et par l’alcool… Et, plus profondément, par la perte de l’union homme/nature…
Plus qu’un rétrécissement c’est plutôt d’entropie, d'ailleurs, qu’il est question dans ce film initiatique… De désorganisation irréversible…
Car ce que nous désignons sous le terme de progrès, ou de civilisation aboutit, dans la réalité, à la déstru...cturation de relations, de liens établis sur des périodes multi-millénaires entre les composantes physiques et organiques gérant la partie superficielle de notre globe : atmosphère (destruction de la couche d’ozone, disparition des calottes glaciaires…), climat (gulf-stream en perte de vitesse d’où modification du cours des cyclones/anticyclones…), biodiversité (chaque année des dizaines d’espèces disparaissent…), déséquilibre des biotopes, pollution (effluents et déchets radioactifs ayant des périodes se comptant en milliers d’années…), appauvrissement génétique global du fait des manipulations…etc…
Boorman prend l’exemple de l’Amazonie, d’un petit groupe d’hommes en Amazonie… Il ne cherche pas à faire œuvre ethnographique… Les acteurs ne sont pas des indiens vivant sur le mode traditionnel… Et, preuve de l’importance du thème abordé pour Boorman, c’est son fils qui joue l’un des rôles clés ! La photographie, comme il se doit, est magnifique… Et la musique assez imbuvable ! On insiste sur le fait que le film est inspiré d’une histoire vraie… Ce n’est à mon avis que très secondaire…
Boorman à sa façon illustre le propos de Rousseau : l’homme fondamentalement bon est perverti par la société… Et c’est par là peut-être que le film montre quelques faiblesses…
Les bons sauvages mènent une vie quasi-idyllique ! Et il leur arrive même de communier (buvez en tous car…) Et dès que vous aurez entrevus les jeunes filles de la tribu, des bombes sexuelles, vous n’aurez qu’un désir! De foutre le camp en Amazonie ! (Boorman, gros cochon !) Autre faiblesse, un manichéisme effarant : Les féroces pervertis par les occidentaux (le Diable c’est l’Occidental) sont toujours sur le pied de guerre, n’ont de cesse que de se procurer des bâtons de feu, et comme par hasard, ils ont le teint bien plus foncé que celui des invisibles ! Eux sont beaux, doux, gentils, amoureux, pacifiques... Et ils ont le teint clair!
Allons ne boudons pas notre plaisir. Le film est un splendide plaidoyer pour la sauvegarde de la forêt amazonienne… Si seulement le propos était suivi d’effets !
John Boorman filme magnifiquement bien la forêt amazonienne. On ne peut qu’adhérer à son discours écologique. La menace qui pèse sur la forêt et les indiens m’a touché. L’histoire amène une réflexion sur les conséquences néfastes du progrès et de la modernité. J’ai beaucoup aimé également le regard des indiens sur nous spoiler: (comparés à des termites qui dévorent la forêt). Il y a un peu de tout dans ce film : un côté documentaire à travers les rites de la tribu des « invisibles » (le passage à l’âge adulte, la mort...), de l’action avec spoiler: la rivalité entre les « invisibles » et les « féroces » cause indirecte de la déforestation ou encore avec la libération des jeunes indiennes des griffes des proxénètes... jusqu’à la fable à la fin du film spoiler: (la nature plus forte que tout). Beaucoup ont critiqué la vision idyllique de la forêt amazonienne présentée dans le film. C’est certain, on est loin ici de « The Lost City of Z » (2016) et sa véracité historique ou encore de « Cannibal Holocaust » (1980) le film d’horreur culte.
Un superbe film sur la - les forêts quelles qu'elles soient. Je ne reviendrai pas sur les fervents empêcheurs d'écologifier en rond, qui voient toujours dans les défenseurs de l'environnement des chevelus souhaitant un retour au Moyen-Âge, et qui ont défoncé et défonce encore ce film aujourd'hui. C'est du très beau cinéma d'aventure, cela transmet quelques valeurs : "ne pas tout casser pour l'unique profit" et "Vivre en laissant vivre les autres". John Boorman m'avait déçu avec "Excalibur" et ses scènes amoureuses à la limite d'un Marc Dorcel Sadique, alors que je suis loin d'être un puritain hystérique et que je ne déteste pas les séquences érotiques. Ici, avec "La forêt d'émeraude", il est remonté largement dans mon estime
Une histoire palpitante entre la Foret Invisible et le monde de la civilisation qui se rencontrent et qui nous donne une image réel de ce qui se passe lorsque la civilisation dépassé par son Evolution en oublie ses origines et les bases de la vie en communauté tout en etant en symbiose avec Mère nature. Un père qui cherche son fils et qui brave l'inconnue au coeur de la foret Amazonienne pour le retrouver et découvrir un monde oublié invisible et si fragile.. Un film de 1985 mais le revoir en 2013 c'est un régal.. L’ambiance est excellente, les acteurs sont bons dans leurs prestations, sa joue bien et proprement on s'intègre a la tribu des invisibles grâce a une caméra et une lumière qui pour l époque est plutôt sont bien travaillées.. La musique est douce sans êtres en excès.. l'histoire est belle et nous donne une belle humilité de vie ..La deuxième partie du film est moins accrocheuse que la toute première , et même si j’aurais aimais une fin différente, ce film est une grande qualité et n'a absolument pas vieilli. A voir et a revoir.
revu après plus d e vingt ans cette forêt ou survivent les derniers peuples magnifiés par Boorman et interprétés par des non indiens .... il es t vrai que c'est assez naïf et enfantin , manichéen même si la tribu des féroces est fort méchante , mais parce que chassée de son territoire par les hommes termites .... la forêt , les cours d'eau et les cascades me rappellent mes vacances estivales loin du monde e t donnent fort envie d e repartir , méditer un peu encore sur l'humanité complexe .
Il y a très longtemps que j'avais vu ce film, et vient de le revoir au cinéma dans le cadre du FESTIVAL PREMIER PLAN d'Angers. Toujours aussi magnifique et d'un humaniste déconcertant. Si vous ne l’avez jamais vu je vous conseille de le voir d'urgence
Une fable amazonienne un peu kitch et naïve mais d’une grande beauté visuelle,, au message écologique précurseur dénonçant la déforestation et le saccage des civilisations ancestrales.. 3,25
Un appel à la survie de la nature ! C'est le principal message de ce film réalisé par John Boorman au milieu des années 80 . Il n'y a pas de guest-star au casting (à part peut-être Powers Boothe) mais ce n'est pas là l'essentiel : tout repose sur une superbe photographie et on peut dire que le cinéaste et son directeur ne se sont pas loupés ! Les couleurs sont grandioses (le vert en particulier) et le metteur en scène n'a plus qu'à réciter sa partition pour nous livrer une oeuvre écologique d'une rare beauté . Une fable humaniste à ne pas manquer !
Un film écologique de John Boorman, c’est presque un pléonasme ! La forêt amazonienne ravagée par la bêtise des hommes qui tuent le poumon du monde et en expulsent ses derniers habitants est au centre de ce film, volontairement naïf, partiellement réussi mais très attachant comme la plupart des films de Boorman, cinéaste qui filme avec son cœur et ses tripes. La photo est magnifique, les acteurs bien dirigés et le scénario est original, dévoilant la vie des derniers sauvages au cœur pur qui finissent par l’emporter – provisoirement évidemment et hélas – sur la technologie. Un film que l’on n’a pas le droit de mépriser à mon avis et qu’il convient de regarder avec une âme d’enfant.
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4,0
Publiée le 12 novembre 2012
Avec "The Emerald Forest", John Boorman signe une très belle quête initiatique qui constitue plus que jamais le schèma traditionnel des histoires que raconte le cinèaste et qui ne dèbouche ici que sur une violence sans espoir! Un excellent film au coeur du poumon de la Terre qui s'appuie sur des èvènements et des personnages rèels! A l'origine, il y a ce fait divers relatè dans le Los Angeles Times qui a retenu l'attention de Rospo Pallenberg, le scènariste d'"Excalibur". L'article racontait l'enlèvement par des Indiens du fils d'un ingènieur pèruvien âgè de sept ans! En dix ans, le père (Powers Boothe, dans l'une de ses meilleures prestations) a entrepris des recherches qui lui ont finalement permis de retrouver son fils en total immersion au sein d'une tribu! il n'en fallait pas plus à Boorman pour renouer avec les thèmatiques qu'il avait dèveloppè dans "Excalibur" où les lègendes arthuriennes côtoyaient la magie au sein d'un monde sur le dèclin! De là, du message ècologique du film, Boorman est parvenu à insuffler de l'èmerveillement dans sa description du lien ètroit entre l'homme et la nature! Au coeur d'un monde dont le pèrimètre s'amenuise au fil de l'histoire, le cinèaste souhaitait mettre surtout en avant le fait que notre monde avait perdu le contact avec la nature et par extension le contact avec le monde spirituel du respect des traditions! Pour mettre en image cette notion du paradis perdu, tirons un coup de chapeau au chef opèrateur français Philippe Rousselot qui a rèalisè une vèritable prouesse dans la mise en place des plans de toute beautè au sein de la forêt amazonienne! Notons pour finir que le personnage principal est interprètè par Charley Boorman qui n'est autre que le fils du rèalisateur! Un aventurier avant tout mais on retiendra sa formidable prestation nous montrant des yeux verts magnifiques un peu comme certains chats! Un grand film d'aventures des 80's et l'un des films de chevet de ma soeur auquel je dèdie cette critique...
Si un très court instant d'intensité lors d'une séquence avec des flèches dans des rapides ne venait à montrer que c'est bien le metteur en scène de "Délivrance" qui est ici derrière la caméra, on pourrait sérieusement en douter. Car "La Forêt émeraude", loin de nous épargner une imagerie manichéenne voir même simpliste des tribus amazoniennes au contraire s'y enfonce totalement, en plus dans une histoire dégoulinant de naïveté. Et comme si cela ne suffisait pas, l'interprétation n'est franchement pas terrible avec une bonne mention pour le fils du réalisateur qui a l'air d'un illuminé. Un très court instant d'intensité + le cadre d'une faune absolument exceptionnelle, c'est mieux que rien mais c'est à dix mille lieues de suffire pour que cette œuvre ratée soit un minimum appréciable.