Evocation de la déforestation destructrice en Amazonie mais également de l'incompréhension inévitable entre les différentes cultures, "The Emerald Forest" est un Boorman certes un peu caricatural et naïf par moment, cependant il demeure attachant de par sa touche poétique indéniable. Superbe sur le plan visuel et musicalement efficace, ce film est donc une petite réussite à voir dans la filmographie du réalisateur britannique, et dont le fond assez cruel défend bien sa cause.
Parfois naif et un peu caricatural, ce film dégage néanmoins une beauté écrasante et porte une message universel faisant de Boorman un véritable avant gardiste de la lutte pour la protection de notre environnement. Sans idéaliser trop idéaliser l'eden indien, il en montre les limites et les vices, même si ceux-ci prennent racine dans le monde "civilisé". La fin peut toutefois nous paraitre un peu trop fabuleuse, ou trop candide, au vu de l'intensité du message.
Film méconnu pour la nouvelle génération qui passait souvent autrefois à la télévision avec succés ( ce film a rassemblé aussi 2,5 millions de spectateurs dans les salles obscures lors de sa sortie) mais tombé dans l'oubli. Je me suis procuré le DVD car ce film m'avait marqué tout petit mais je ne me souvenais que vaguement de l'histoire. C'est un film réalisé par John Boorman, grand metteur en scène auquel on doit "Délivrance" ou "Excalibur", traitant une histoire vraie d'un fait qui s'est déroulé dans les années 70 ou un père de famille architecte voit son fils Tommy disparaitre dans une foret prés d'un chantier en Amazonie enlevé par des Indigènes. Pendant 10 ans, ce pére consacre sa vie pour retrouver son petit garçon, mais souvent en vain. Lors d'une expédition et aprés l'attaque d'une tribu Indienne, le père se voit aider par un blond déguisé en Indien qui n'est qu'autre que son fils, mais qui a 10 ans de plus, une tribu d'adoption, une femme, autant de choses qui peuvent retenir le jeune homme à sa nouvelle famille. Bref, un film remarquable qui demande reflexion sur une histoire vraie, mais aussi un sujet de société et d'écologie sur la destruction de la foret Amazonniène et la fin de vie d'une tribu d'Indien fonctionnant avec ses coutumes et sa spiritualié comme nous le montre les scènes de trance ou en sniffant une pipe Indienne, l'homme se réincarne en un animal et voit l'avenir, superbement mis en images. Un film qui demande plus de reconnaissance de la part des chaines de télévision Française. Powers Boothe ("Sin city"), tout comme le gamin, sont excellents. A voir
Souvent quant on évoque John Boorman, « La forêt d’émeraude » n’est pas le premier film qui nous vient à l’esprit, les cinéphiles lui préférant « Excalibur » ou « Delivrance ». Pourtant il s’agit bien d’un de ses meilleurs long métrage. A la fois film d’aventure et fable écolo « La forêt d’émeraude » bénéficie d’une photographie sublime de Philippe Rousselot, d’un montage fluide et harmonieux entre deux histoires parallèles et complémentaires, celle du père et du fils, le tout au service d’une vision rousseauiste de la nature qui oppose civilisation moderne et vie primitive. Le constat alarmiste du film reste hélas d’actualité, la déforestation ayant repris de plus belle.
Il y a bien quelques clichés, un bon zeste de naïveté et quelques plans d'aigles franchement démodés qui parsèment cette forêt d'émeraude.
Mais comment en vouloir à Boorman ? On sent bien que son sujet le préoccupe. Boorman a des choses à dire, un message à transmettre et ça tombe bien le cinéma est aussi fait pour cela. Dès lors, Boorman sait qu'il va se confronter aux clichés, aux stéréotypes, il sait que sa forêt d'émeraude sera taxée d'œuvre naïve, il sait tout cela. Et pourtant il fonce. Boorman a choisi son camp, tant pis pour la naïveté, le manque de crédibilité et le reste...
Il préfère laisser la forêt s'emparer du cadre, il préfère s'attarder sur la faune, la flore... le vert. Avec Boorman, la forêt se fait personnage, elle véhicule l'action, la réflexion, elle dissimule même en son cœur une histoire. L'histoire d'un fils perdu et retrouvé, et reperdu à nouveau. Une histoire que Boorman n'oublie jamais de nous raconter. Une histoire qu'il raconte avec talent, en assumant ses choix et en faisant preuve de retenue là ou d'autres auraient abondamment versé dans un sentimentalisme outrancier.
Pour tout cela, John Boorman et sa forêt d'émeraude mérite amplement cette reconnaissance qui semble lui échapper injustement.
lors de sa sortie j'avais beaucoup aimé ce très beau film,je l'ai revu récement avec autant de plaisir. thème original,beauté des images(parfois cruelles)un bon jeu d'acteur à voir!!!
1er film vu au cinéma et qui reste gravé dans ma mémoire comme l'un des plus beau et dépaysant film d'aventure jamais vu. Boorman est à son apogée et nous livre une histoire d'aventure exceptionnel tiré d'une histoire vrai.
Le vert. Belle couleur quand on y songe, évoquant les étendues blêmes du souvenir d’un jardin chez Bergman, les effilements sensibles de Monet jusqu’au vert ciselé de Tamara de Lempicka. Le vert traine avec lui les odeurs enfantines des prés sauvages, le grouillement immaîtrisable d’une nature grandiose. John Boorman, cinéaste de la Nature, consacre alors tout un film à cette couleur, à ce vert-Nature. «The Emerald Forest» (USA, 1985) se peint d’un vert omniprésent, sinon caché toujours sous-entendu. La toile de fond est cette Amazonie délétère, meurtrie par la déforestation compulsive. Le chef de chantier, maître commandant de cette ignominie industrielle, voit son fils enlevé par des indiens d’Amérique : les Invisibles. S’ensuit une ellipse de dix ans où le père, sans relâche, a cherché son fils disparu. Enfin le père et le fils, que le temps et le vert ont éloigné, se retrouvent. L’omniprésence d’une si belle couleur ne suffit pas au film pour éviter l’abysse de la naïveté. Présenté comme un film pour enfant, «The Emeral Forest» n’en est pas un. La lutte sanguinaire de deux tribus indiennes, les blessures ouvertes déversant des flots de sang ne conviennent pas à l’innocence du spectateur puéril. En revanche, il s’agit certainement d’un film enfantin. Par ce sens, il dispose de quelque chose de foncièrement naïf. L’image d’Epinal qu’incarnent les tribus indiennes dénote d’une certaine méconnaissance de leur société. Nourries des clichés, les tribus sont les jardins d’Eden en marge d’un monde corrompu. Cette indien (le fils enlevé) qui sous les délires d’une drogue verte se sent incarné en aigle témoigne de la crédulité de l’imagerie du film. Le vert sous la main de Boorman devient un fétiche esthétique avec lequel il se plait à peinturlurer l’image de sa surface à ses profondeurs. L’amas de pantins grotesques qui jouent à incarner la solennité du cas écologique finit de rendre le ton du vert plus dans le registre de la nausée que dans celui de la prairie.
C'est loin, très loin de Delivrance sur tous les points. Propos louable tenu de manière enfantine, image d'Épinal des tribus amazoniennes, casting malheureux (mauvaise idée de faire jouer son fils, pas crédible pour un sou et surtout une belle tête d'ahuri), mise en scène figée dans une déclinaison contemplative du "vert" très peu dynamique pour du Boorman... Hormis quelques images (je parle même pas de plans) d'une beauté certaine (dont ceux de l'aigle) il n'y rien de remarquable.
Film génial. L'histoire est énorme (d'autant plus qu'elle est tirée de faits réels),la réalisation très réaliste et les acteurs très bon. J'avais adoré ce film étant petit, je le revoi maintenant et c'est toujour aussi bon. Un excellent film d'aventure.
Un très bon film d'aventures, des paysages somptueux et des acteurs remarquables. Même si le film de John Boorman n'est pas toujours palpitant, l'histoire est intelligente et nous offre un beau message pacifique et écologique. Le choc des civilisations n'est pas un problème : nature et culture ne sont pas toujours sur la même longueur d'onde, mais elles parviennent tant bien que mal à se comprendre, et ce malgré leur différence. A une époque où le poumon de la planète est atteint d'un cancer délétère, le visionnage de La Forêt d'Emeraude s'avère indispensable. On peut voir ce film comme une réponse à Deliverance ( réalisé plus de dix ans auparavant ), chef d'euvre dans lequel Boorman présentait une nature hostile à l'être humain : en effet, La Forêt d'Emeraude la présente comme un environnement fragile et accueillant. Grâce à une mise en scène très travaillée ( les scènes d'action sont spectaculaires ), John Boorman réussit à nous livrer une belle fable humaniste, d'autant plus belle que le cinéaste laisse une place importante au choix moral du spectateur ( nul manichéisme ne vient alourdir le propos ). Brillant et intéressant...
"La Forêt d'émeraude" est un des grands films de John Boorman et pourrait être perçu comme un cousin éloigné de "Mosquito Coast" (d’ailleurs, je les associe souvent dans mon esprit), car il montre lui aussi toute la beauté mais aussi tous les dangers de la Nature, mais va plus loin en s’immisçant dans une tribu de la forêt amazonnienne et en montrant les dégâts occasionnés par l’Homme sur cette forêt. Tribu complètement coupée du monde qu’un père, Bill Markham (Powers Boothe), va chercher pendant dix ans pour retrouver son fils, Tommy (joué par Charley Boorman, le propre fils du réalisateur), enlevé par les "invisibles" (nom de la tribu). Ce film est vraiment très touchant. Les images de la forêt amazonienne sont magnifiées par la mise en scène et la photographie et la musique est très belle. Les acteurs (dont certains non professionnels) sont tous justes, en particulier Powers Boothe, un comédien pas assez reconnu, qui est grandiose dans ce film.
Film magnifique qui n'a pas pris une ride depuis plus de 20 ans. Les acteurs sont totalement inconnus mais impréssionants de réalisme. Tout semble réel, contrairement aux films récents qui dépeignent de mauvaise façon la civilisation amérindienne. Les musiques sont superbes aussi (surtout le passage à la guimbarde lorsqu'il grimpe le long de l'immeuble). Vraiment un film que je recommande à tout ceux qui veulent passer un bon moment cinématographique.
Un film precurseur dans son genre qui au delà de son propos louable,souffre ça et là d'un construction scenaristique un peu trop expeditive à mon gout.