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Kloden
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3,5
Publiée le 25 avril 2016
S'il s'éloignait quelque peu de ses obsessions récurrentes avec cette adaptation de Stephen King (les atomes crochus entre le scénario de Dead Zone et de son univers sont superficiels tant l'impression recherchée est différente), David Cronenberg livrait là un bon petit film, bourré d'idées et porté par un très, très grand Christopher Walken. Si j'ai été un peu déçu par la partie finale qui voit l'acteur surdoué de The Deer Hunter s'opposer à Martin Sheen, séquence que je trouve un peu trop démonstrative, le découpage du récit en blocs assez indépendants m'avait jusque là beaucoup plu. Sans autre liant que son personnage et ceux qui gravitent autour (mais toujours à distance), ces séquences disloquées font de The Dead Zone une errance, celle d'un homme prisonnier d'une existence qui refuse de se plier à ses désirs. "It should always snow for Christmas", dira d'ailleurs le personnage de Walken, ses yeux infiniment profonds faisant de cette phrase une mantra qui guidera tout le film ; la mélancolie de ne pas trouver les choses à la place qu'on aimerait leur fixer. Cronenberg est discret, mais sa mise en scène instaure une ambiance funèbre qui s'appuie sur la froideur de Walken et une sobriété toujours juste pour faire peser sur le récit la solitude et l'indifférence du Monde. En plus, voir des passages narratifs souvent centraux à des films entiers (une convalescence interminable, une affaire de meurtres, un drame familial) laissés à l'abandon l'un après l'autre montre bien que le mystère autour de la vie de cet homme dépasse tout le reste. Condamné à vivre pour les autres, privé de l'amour de sa vie, de son intégrité physique et de sa prétention à une vie ordinaire, The Dead Zone est, en fait, l'histoire d'un homme forcé à vivre alors qu'il est déjà mort. Sur une très belle musique de Michael Kamen et un scénario du si reconnaissable Stephen King, David Cronenberg signait donc un film de commande poétique et d'une subtilité très appréciable, même si sa dernière partie trahit quelque peu ce constat en s'avérant par moments un peu lourde. N'empêche, une parenthèse agréable dans la filmographie du cinéaste canadien.
Adaptant en 1983 le roman éponyme de Stephen King, David Cronenberg sortait de sa période « gore à petit budget » (Chromosome 3, Scanners, Vidéodrome) pour se frotter aux studios hollywoodiens. Et la qualité est au rendez-vous. Porté par un Christopher Walken fantomatique et impressionnant dans un rôle de prof qui se réveille après cinq ans de coma avec le pouvoir de lire dans le passé et l’avenir des gens à qui il touche la main, Dead Zone bénéficie d’une mise en scène propre et soignée, d’une atmosphère hivernale assez unique et d’une musique sombre signée, une fois n’est pas coutume, par Michael Kamen – Howard Shore étant le compositeur quasi-officiel de Cronenberg. Contrairement à se qu’on aurait pu imaginer, le cinéaste canadien s’éloigne du gore pour signer un film plus intime, qui plonge le personnage principal dans des dilemmes moraux, et qui flirte avec le thriller politique. Avec en prime un Martin Sheen survolté, dans le rôle d’un politicien épouvantablement populiste qui préfigure avec une inquiétante clairvoyance la personnalité de Donald Trump.
N'ayant pas lu le livre, je ne vais critiquer que le film en lui même et non l'adaptation. J'ai donc beaucoup aimé ce film, je suis rentré dans l'histoire très rapidement. La mise en scène typiquement cronenberienne a encore fait son effet. De plus, la présence de Christopher Walken au casting est un atout conséquent tant celui ci apporte de la prestance et du charisme à son personnage, déjà bien écrit. L'ambiance de ce film très 80's marche bien et les différentes intrigues sont parfaitement bien gérées, en même temps, quand on sait que ça vient de Stephen King, ça ne nous étonne même pas. Enfin, la musique m'a beaucoup plu, en phase avec la tonalité du film, les compositions aussi bien orchestrales que plus discrètes sont toutes autant réussies. Ça fait toujours plaisir de voir Martin Scheen au casting qui ici fait encore un boulot incroyable, il volerait presque la vedette à Walken, heureusement les caractères divergent complètement.
En bref, un très bon film, sobre dans sa mise en scène, mais tout de même efficace et servant un scénario excellent, à voir !
Après une envie subite de (re)découvrir les films tirés de romans et nouvelles de Stephen King, c'est tout naturellement que j'ai voulu visionner ce Dead Zone. L'image a bien mal vieilli, la carrière de Christopher Walken en était à ses balbutiements et le film traîne en longueur... Un film bien vite oublié pour ma part, n'étant pas touché par les personnages ni l'histoire.
un petit film fantastique des années 80 qui a bien vieilli par rapport à certains de ses contemporains grâce à un scénario excellent et un Christopher Walken qui arrive à changer rapidement de personnalité.
Il faut faire un saut de 30 ans en arrière pour tomber sur ce genre d'histoire bien foutue et prenante. Une remasterisation ne serait pas du luxe pourtant.
Le revoir a été une bonne chose, très bien comme film, une intrigue de fiction fantastique, suite à un terrible accident survenu, un homme lambda, Johnny Smith survit après un long coma. Il se découvre un don que possède déjà les super-héros de comics, la prémonition et le regard sur le passé par un simple touché, le contact s’entrechoque dans sa tête vers un voyage divinatoire. Adapté d’un roman de Stephen King, l’origine de son pouvoir viendrait d’une éducation religieuse, l’influence d’une mère dévouée, un scénario dans le fond très mélancolique où il n’aura pas de place à l’humour, le ton dramatique est le style chez ce romancier, le cerveau des croyants est réceptif à cette zone morte par leurs prières, que cela reste une théorie. Une histoire touchante que reflète ce film, la mise en scène montre que ce personnage peut être attachant, porté par une pensée nihiliste comme philosophie, aggravé par ses déboires personnelles et sa vie religieuse. L’étendue immense de ses pouvoirs afin de comprendre les douleurs passées des individus qui serviront à les remettrent à l’ordre du jour, l’émotion en prend pour leurs grades, le médium recadre cette insistante ignorance et déstabilise parce qu’il voit puis entre dans les visions sensorielles. L’enquête criminelle est abrupte, classique et révélateur, le coupable était évident, enfin concernant le futur dictateur en herbe, son historique est mal exploité, rien ne circule de plus qu’au sujet de sa candidature à la course présidentielle. Inspiré des chefs tribaux, le grand ami des ouvriers de classe populaire qu’on été quelques célèbres criminels de guerre.
Déception. Voilà un film qui à pris un sérieux coup de vieux, mais surtout, qui pêche terriblement par son manque de rythme. Mon dieu que c’est lent surtout dans la partie centrale. Le dilemme final, certes intéressant n’est pas d’une grande originalité. Bref, c’est très moyen à mes yeux.
J’aime Cronenberg… Ses films sont marqués du sceau d’un vrai créateur… Qu’on regarde des films tels que « Chromosome3 », « La mouche » (qui succède à la « Dead zone » de ce soir) ou « A history of violence »…
Mais je sors de cette « Zone morte » avec le sentiment d’avoir vu un «raté » de ce bon réalisateur. Est-ce dû à une mauvaise digestion, une humeur maussade ou au roman dont s’inspire le film ?
En me référant au résumé donné dans Wikipedia de l’œuvre de Stephen King, je constate qu’une kyrielle de petits détails aidant à cerner les personnages semblent avoir été omis dans le film. Alors ?
Cronenberg garde toute son efficacité dans la mise en image, le choix des prises de vues, dans sa manière d’articuler le scénario… Les acteurs sans être transcendants sont bons mais peu crédibles (les « flashs » sont particulièrement «... téléphonés », le politicien est presque caricatural…)… Ces personnages peu fouillés me semblent agir artificiellement… Il en résulte une histoire schématique, cousue de fil blanc, trop prévisible… Et l' "étrange", ici, a bien pâle figure Dommage !
Car le sujet du crime « salvateur de l’humanité » par un héros « extralucide » aurait pu être sulfureux ou, au moins, marrant !
Bon, le film est REGARDABLE… Peut être! Beaucoup l’ont aimé et je respecte leur appréciation… C’est un Cronenberg tout de même ! Un tout petit Cronenberg pour moi !
PS : On me dit que la série TV est supérieure au film… Je ne regarde jamais de séries TV (sauf Her doctor Maison…)
L'univers de David Cronenberg rejoint parfaitement celui de Stephen King dans cette adaptation réussie, drame d'un homme qui a tout perdu et qui possède le don de voir le futur et de changer les choses s'il le désire. Don ou fardeau, telle est la question et Christopher Walken est parfait dans le rôle de Johnny Smith, livrant une prestation saisissante jusque dans ses manières de marcher et sa pâleur. L'histoire se construit habilement sur plusieurs niveaux mais reste celui d'un homme qui a perdu la femme qu'il aimait. La mise en scène est épurée, donnant le ton d'emblée et le film donne à Martin Sheen un rôle savoureux de politicien prêt à tout pour gagner le sénat et ainsi viser la présidence. Film prémonitoire en un sens puisque Sheen jouera le rôle du Président dans la série "A la maison blanche". Un excellent Cronenberg en tout cas.
Un des meilleurs films de D Cronenberg ( 1983), tire d'un roman de S King. Cet opus du cineaste Canadien s'est meme bonifie avec le temps : on y retrouve Christopher Walken ( un des acteurs les plus charimastiques de sa generation) dans une prestation formidable.
Que ferait on si on connaissait le futur ? C'est a cette question que Cronenberg tente de repondre avec adresse, dans un film grand public de qualite, a la conjonction entre plusieurs genres ( thriller, fantastique, romantique ) dont celle de la reflexion philosophique.
Avec " history of violence" et " les promesses de l'ombre" , " dead zone" constituent a mes yeux les sommets du travail du metteur en scene.
Le premier vrai chef d’oeuvre de Cronenberg à mon avis. Cela tient sans doute au fait que pour la première fois chez lui, les personnages ont ici une âme et une véritable dimension émotionnelle. En clair, on peut s’identifier à eux et l’auteur prend un vrai risque en nous présentant de telles images au lieu des figures, certes métaphoriques et symboliques mais également déshumanisées, de ses précédents films. Par ailleurs, le scénario (tiré d’un roman de Stephen King, donc sans génie) atteint des sommets de perfection dans la construction, au service d’un discours toujours aussi novateur sur le psychisme et la sexualité humaines. Le début est génial, la fin tout autant et jamais la tension dramatique ne se relâche. Avec The Dead Zone Cronenberg quitte sa dimension de cinéaste « génial-mais-marginal » pour devenir un grand cinéaste, tout simplement.
Bon film mais qui a quand même mal vieilli dans l'ensemble. Autant le scénario est génial et porte à réfléchir sur le pouvoir de modifier le futur, autant certaines scènes sont quelques fois trop longues, bien que le film ne donne pas les réponses à toutes les questions (que devient le docteur avec sa mere ?). Question qui à sa réponse dans l'œuvre de Stephen King mais pas dans ce film. Christopher Walken joue son rôle à merveille et ce film aurait pu être meilleur encore, mais c'est déjà bien quand même.
j ' ai vu cette semaine deux films tirés d ' un roman de stephen king , ça et dead zone , tous deux excellents mais je crois que j ' ai encore préféré le film de david kronenberg ,moins spectaculaire mais très prenant , les personnages sont attachants et l ' interprétation remarquable , avec un christopher walken extraordinaire accompagné de grands acteurs bien connus , herbert lom , marti sheen , tom skerritt , anthony zerbe et la délicieuse brooke adams , un film qui n ' a pas pris une ride.