The Dead Zone
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Cinéphiles 44

1 709 abonnés 4 722 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 février 2023
Que David Cronenberg prenne de gros raccourcis pour adapter "The Dead zone" de Stephen King est un fait pardonnable. Mais que sa mise en scène soit lassante, son écriture aléatoire et surtout sa direction artistique assez navrante est une belle déception. Christopher Walken est antipathique et n'exprime nullement les doutes qui ravagent en permanence le personnage du roman. Si l'oeuvre semble avoir eu un bon accueil dans les années 80, elle a franchement mal vieilli.
soniadidierkmurgia

1 462 abonnés 4 371 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2023
Le cinéma de David Cronenberg n’est pas à mettre devant tous les yeux tellement le propos et l’esthétique du réalisateur sont empreints d’une radicalité parfois choquante notamment dans la première partie de sa filmographie allant de « Frissons » (1975) à « Spider » (2002). Soit quatorze longs métrages qui voient dans un premier temps (jusqu’à « Videodrome » en 1983), le réalisateur ne choisir que des sujets originaux écrits par ses soins puis se lancer à partir de « Dead Zone » (1983) dans l’adaptation de romans. Ainsi sont convoqués Stephen King, Bari Wood, William S. Burroughs, J.G. Ballard ou Patrick McGrath pour des films de plus en plus hermétiques aux visées parfois abstraites où même obscures qui ne s’adressent à l’évidence qu’à un public averti et donc restreint. Le corollaire de cette démarche ne s’est fait pas attendre qui hormis « Crash » en 1996, voient les films de Cronenberg être largement déficitaires, le poussant vers un cinéma globalement plus consensuel (à l’exception de « Maps to the stars » en 2014) qui n’a plus la même singularité, son auteur étant devenu en quelques sorte « mainstream ». La spécificité du canadien, qui inonde son œuvre initiale, tient dans l’observation de la nature humaine à travers son évolution via la technologie et le matérialisme qui en découle. Un matérialisme qui a progressivement pris le pas sur la spiritualité, amenant l’homme à repousser toujours plus loin les limites de sa condition. Souvent tristement prémonitoire, Cronenberg décrit cette évolution à travers la mutation des corps, fruit de la recherche médicale ou encore à travers les mutations sociales découlant de la mainmise toujours plus forte de la technologie sur les comportements. « Dead Zone » est donc un film de rupture venant juste après « Videodrome » qui en dépit de son unanime succès critique s’est avéré être un flop commercial. Depuis "Carrie" réalisé en 1976 par Brian de Palma suivi par " Shining" (1980) de Stanley Kubrick, la transposition à l’écran des romans de science-fiction de Stephen King s’avère être un bon filon qui malgré les décennies qui passent ne s’est jamais tari. Le projet d’adaptation de Dead Zone », premier vrai best-seller de King, est tout d’abord proposé à Stanley Donen (choix étrange) via la société de production Lorimar qui a acquis les droits du roman. Dino De Laurentiis, toujours à l’affût, profite des difficultés financières de Lorimar pour entrer dans la danse. John Badham, pour des raisons d’éthique politique (le syndrome Kennedy sans doute), déclinant l’offre qui lui a été faite par Debra Hill (productrice des premiers films de John Carpente et recrutée par de Laurentiis), la place est libre pour Cronenberg en recherche d’un nouveau souffle et dont l’univers est relativement proche de celui de King. C’est Christopher Walken alors en pleine ascension qui est préféré à Bill Murray pour interpréter John Smith, jeune professeur modeste et introverti qui à la suite d’un accident de la route subit un coma de cinq ans dont il émerge doté d’un don de voyance lui permettant de lire dans le passé et dans le futur de certaines personnes en touchant la pomme de leur main avec la sienne. spoiler: Le jeune homme qui a vu cinq années de sa vie gommées se retrouve vite en marge, sa fiancée (Brooke Adams) étant désormais mariée et mère d’un enfant.
Dans un premier temps, le scénario s’empare de la lutte de John Smith pour rester anonyme et ne pas devenir un monstre de foire tout en étant tiraillé par l’utilité assez évidente pouvant découler d’un don qui petit à petit l’affaiblit spoiler: . Sa conscience l’amène donc à collaborer à l’arrestation d’un serial-killer. Aux deux tiers du film, le propos change de tonalité quand la route de John Smith croise celle d’un candidat au Sénat en campagne véreux mais exalté (Martin Sheen démoniaque) soutenu par son ex-fiancée
. Le film sort alors du fait divers tragique pour prendre une dimension politique qui transcende le propos, offrant à John Smith la possibilité de sortir par le haut de la condition de paria qui est la sienne comme l’est souvent celle de ceux qui sont différents dans un monde tendant à l’uniformité, thème récurrent chez Cronenberg. Le réalisateur en verve et en totale maîtrise, orchestre parfaitement les différentes parties du scénario pour faire de « Dead zone » un film intrigant et cohérent sur l’ensemble des thèmes qu’il aborde. Ce qui n’était pas forcément évident au départ. Il est formidablement aidé par Christopher Walken dont le visage alternativement angélique ou démoniaque, dégage un charme intense exprimant parfaitement le trouble d’un homme qui ne demandait comme son nom l’indique si bien qu’à demeurer anonyme. Quant à Brooke Adams à la beauté toujours aussi lumineuse, elle incarne parfaitement ce que John Smith a douloureusement conscience d’avoir perdu pour n’avoir pas su franchir le seuil d’une porte qui s’ouvrait à lui. Une porte qui a fait basculer son destin.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 octobre 2022
L'un des films les plus connus de David Cronenberg : The Dead Zone peut compter sur le charisme magnétique de Christopher Walken, en proie à des prémonitions mortelles et sur un scénario qui démarre sur une romance puis entre nettement dans le domaine du fantastique. L'exercice de style, sans doute novateur pour l'époque, a malgré tout sacrément vieilli, à l'image d'une mise en scène sur courant alternatif.
wim 8326
wim 8326

4 abonnés 57 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 octobre 2022
Mon film préféré. Pas parfait. Mais pour la mise en scène les acteurs et l'histoire plus le final pas mieux. Je l'ai visionné 20 fois et à chaque fois le final m'amène à une émotion intense. J'adore
kieran_h3ld
kieran_h3ld

39 abonnés 680 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 août 2022
L'histoire de ce The Dead Zone, adapté d'une nouvelle de Stephen King, part d'un postulat assez simple, mais qui est un bon concept : un homme se réveille après 5 ans de coma et il voit des choses à travers les gens, que ce soit des événements du présent ou du passé, voir du futur proche.

On se dit pourquoi pas, surtout dirigé par David Cronenberg. En soit c'est quelque chose qui aurait pu se rapprocher de son style, mais pour être honnête, son absence au scénario se fait bien trop ressentir. Je ne connais pas la nouvelle originelle, mais j'imagine que le film s'en rapproche le plus possible tant l'histoire paraît trop simple et trop facile d'accès pour du Cronenberg. Ca parait très gentil par rapport à ce qu'il nous a proposé précédemment (et même ce qui suivra), en particulier dans son tout dernier film sortit la même année, un certain Videodrome. D'ailleurs 2 films la même pour année pour Cronenberg ca me paraissait déjà bizarre. En plus de cela il y a un cruel manque d'ambiance, de malaise. La seule véritable plu value de ce Dead Zone dans la filmographie du canadien étant une attache assez forte émotionnellement avec le personnage principal.

Mais le gros problème c'est que même esthétiquement le film n'est pas au niveau. Dès l'intro j'ai l'impression de voir un téléfilm, que ce soit au niveau de la photo ou de la musique qui fait assez cheap et redondante. Ca s'améliore un peu quand la nuit se lève, mais c'est assez décevant sur ce point.

Mais cela dit, si on n'enlève le fait que ce soit Cronenberg derrière, l'histoire reste quand même avec de l'intérêt, c'est du Stephen King plutôt inspiré, avec un bon concept je me répète, et de très bons acteurs aussi. La seconde partie est d'ailleurs bien meilleur que la première, le récit s'accélèrant et différent enjeux intéressant se dévoilant. Mais ça reste trop linéaire pour Cronenberg.

Rien que d'imaginer ce qu'aurait pu faire David Cronenberg d'un concept pareil si il était sortit directement de son esprit, ou rien que si il avait eu la main mise sur le scénario, ça me frustre énormément.

Honnêtement ce The Dead Zone m'a fait penser à des films tel que Pet Semetary ou la première adaptation de Ça avec Tim Curry en Clown, d'autres adaptations de Stephen King réalisé par des Yes Man qui n'auront aucune autre carrière après ça. Ce sont des films que j'apprécie certes, mais sans ambitions visuelles, ni même dans le scénario qui n'a qu'une seule facette. Et comparer de tel films avec un David Cronenberg ça m'embête vraiment, bien que je n'ai pas passé un mauvais moment je me répète.
circusstar
circusstar

171 abonnés 735 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mai 2022
Le film qui m'a fait découvrir Stephen King. John reste dans le coma pendant 5 ans. A son réveil il a le don de voir l'avenir, le passé en touchant les gens. Ce don est t'il en rapport avec une zone qui semble éteinte dans son cerveau ?
En serrant la main d'un prétendant à la présidence des États Unis, John découvre qu'il va déclencher la 3ème guerre mondiale.
La zone morte s'étend dans le cerveau de John, John va mourir, il le sait. Que va t'il faire pour empêcher ce mégalomane d'accéder à la présidence ?
L'histoire de John est bouleversante, c'est un film prenant, plein de suspense.
Starwealther
Starwealther

114 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2022
David Cronenberg utilise à nouveau un roman de Stephen King pour "The Dead Zone", un film fantastique sur des pouvoirs de médium obtenu par Johnny Smith (Christopher Walken), le décor très enneigé du Maine est caractéristique des oeuvres de Stephen King ainsi que de celle de David Cronenberg étant donné son lieu de vie natal. L'ambiance inquiétante et pleine de mystère est très bien rendu. Pour cette fois, Cronenberg choisit un scénario simple et facile contrairement à ce qu'il fait d'habitude qui est beaucoup plus ardu à comprendre. C'est simple mais terriblement efficace, on suit la déchéance d'un homme qui a tout perdu pendant ses 5 ans de coma et qui continue à vivre en enfer lorsqu'il devient une bête de foire en raison de ses dons de voyance. Une superbe musique renchérit cet ensemble déjà excellent pour notre plus grand plaisir.
Oli Marsch
Oli Marsch

2 abonnés 33 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 octobre 2021
C'est de loin le film le plus soft et impersonnel de Cronenberg ; c'est de loin le rôle le plus soft et introverti de Walken ; c'est de loin l'une des adaptations les plus soft et plan-plan de Stephen King. Et à force de jouer soft, tous les astres s'alignent et ce drame humain terrifiant, avec juste ce tout petit zeste de surnaturel, est captivant et émouvant de bout en bout. Ce travelling latéral puis avant sur simplement une pauvre voiture qui s'arrête dans la neige est un des plus extraordinaires moments de cinéma des années 80. La musique de Michael Kamen, belle à en pleurer, contribue largement au spleen divin de ce très grand film.
Philippe G.
Philippe G.

131 abonnés 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 août 2021
Film qui avec le recul du temps prend une importance grandissante : c'est un chef d'œuvre, malgré sa simplicité. Aucun effet spéciaux, une image froide. L'interprétation douloureuse et amère de Christopher Wallen est d'une grande beauté. Quant à Martin Sheen, en populiste cynique et menteur, il est grandiose. A voir absolument.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 juillet 2021
Un Cronenberg assez « calme » sur ce film, « The Dead Zone » est assez accessible. Christopher Walken, transcendé par le rôle, interprète sans doute l’un des plus beaux personnages que David Cronenberg ai mis en scène. Cependant, Cronenberg ne plonge pas assez dans l’intérieur de ce dernier et ne creuse pas assez, ce qui atténue l’immersion et l’inquiétude du spectateur. « The Dead Zone » est donc un film original, d’une grande tendresse et d’une certaine cruauté.
Ykarpathakis157

6 259 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 mai 2021
Les bonnes adaptations cinématographiques des romans de Stephen King sont rares et The Dead Zone n'en fait pas partie. Ce film est terne et dépourvu de toute émotion réelle. Le rythme est très lent ce que je peux respecter dans un thriller mais le problème est que ce film n'a ni suspense et n'est pas excitant. C'est l'histoire d'un homme nommé Johnny Smith (Christopher Walken) qui a un horrible accident de voiture. Il se réveille cinq ans plus tard d'un coma avec la capacité improbable de voir l'avenir des gens. Il est confronté à un débat moral doit-il aider les gens avec sa nouvelle capacité ou laisser l'avenir se faire et se cacher. L'ensemble du film repose sur un concept intéressant mais il est malheureusement très mal exécuté et l'idée globale devient très médiocre et même inintéressante...
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

147 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2021
Adaptant en 1983 le roman éponyme de Stephen King, David Cronenberg sortait de sa période « gore à petit budget » (Chromosome 3, Scanners, Vidéodrome) pour se frotter aux studios hollywoodiens. Et la qualité est au rendez-vous. Porté par un Christopher Walken fantomatique et impressionnant dans un rôle de prof qui se réveille après cinq ans de coma avec le pouvoir de lire dans le passé et l’avenir des gens à qui il touche la main, Dead Zone bénéficie d’une mise en scène propre et soignée, d’une atmosphère hivernale assez unique et d’une musique sombre signée, une fois n’est pas coutume, par Michael Kamen – Howard Shore étant le compositeur quasi-officiel de Cronenberg. Contrairement à se qu’on aurait pu imaginer, le cinéaste canadien s’éloigne du gore pour signer un film plus intime, qui plonge le personnage principal dans des dilemmes moraux, et qui flirte avec le thriller politique. Avec en prime un Martin Sheen survolté, dans le rôle d’un politicien épouvantablement populiste qui préfigure avec une inquiétante clairvoyance la personnalité de Donald Trump.
selenie

7 505 abonnés 6 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2020
L'intrigue débute franchement et met en place tous les points psychologiques qui rendent le personnage de Johnny Smith intéressant. Johnny Smith accepte son pouvoir mais tente de le contrôler pour qu'il ne soit pas happer par ce don désagréable en soit. On apprécie aussi le personnage du politique pourri qui, dans ces années 80, ne peuvent que renvoyer aux années Reagan ; l'assassinat politique plus ou moins appuyé est d'autant plus controversé et audacieux. Par contre, on émettra surtout deux bémols, le premier reste le côté bien mièvre de l'idylle (même après le réveil !) qui paraît peu crédible voir suranné, mais surtout il manque une montée en puissance et en tension plus pregnante. Succès mérité pour ce thriller psycho-fantastique puissant et inspiré, sans aucun doute une des meilleures adaptations de King malgré ses maladresses.
Site : Selenie
Le 4ème homme
Le 4ème homme

42 abonnés 48 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 décembre 2020
Cronenberg n'est pas Kubrick, en tout cas pour ce film. Et cette adaptation du livre de Stephen King n'est pas très emballante, loin s'en faut !
Comme évoqué par d'autres spectateurs, le film fait très vieillot et passe difficilement l'épreuve du temps. On s'ennuie souvent ferme là où on pourrait imaginer un suspense beaucoup plus appuyé.
Film pas indispensable.
Jean-luc G
Jean-luc G

92 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2020
Premier contact avec le cinéma de D. Cronenberg, pas si violent, stressant ou dérangeant que l'image qu'il porte. Certes il ne dédaigne pas la présence de scènes violentes, parfois attendues, mais jamais dans la durée. La tension croissante de l'intrigue provient en grande part de l'état psychique et la vie délabrée de Johnny, dépassé par les pouvoirs de lire le passé ou le futur et éventuellement de changer le cours des événements. C. Walken livide est superbe pour incarner scénario bien ficelé issu de S. King (dont le nom figure au générique plus gros de Cronenberg!). Martin Sheen incarne un politicien retors et sans scrupules. On se sent un peu chez Hitchcock assaisonné de fantastique. Belle mise en scène, quelques plans remarquables qui viennent casser un quotidien gris. Streaming novembre 2020
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