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Skynet-Child
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0,5
Publiée le 6 janvier 2014
Bon ok, pour cette fois je suis sorti de ma categorie de films habituels pour tester autre chose.... En particulier celui-ci soit disant oscarisé et que l'on m'avait conseillé. Normalement je ne la ramene pas, mais là je suis sideré par tant d'amateurisme nul a ch*** :
Resultat apres des heures de visionnage et deux endormissements; ce film est MONUMENTALEMENT PATHETIQUE et RIDICULE !!! Aucun interet, des caricatures (spaghetis) vraiment navrante, du cul naze et sans interet, ni digne d'un porno, ni digne du ciné, pourtant ya rien du tout de choquant, juste un travail minable, 2 bouts de chatte par là, un scenario vide et mou, une realisation pas du tout neutre et insultante ! Le jeu des jeunes acteurs plutot pourri et desastreux (cf les copines du lycée) des textes et allusions debile a de la pseudo drague des années 80, un cliché ridicule sur les hetero vs les homo ( passage sans raison a l'un ou l'autre bord, la fille est perdu, ne sert a rien, cherche n'imp, n'a aucune vie en dehors du sexe etc....) Des stereotypes monstrueux sur la vie des homos ou des heteros (etre enceinte et lesbienne sans montrer de pere, parents mariés avec une vision negativée de la soit disant ouverture a l'homosexualité, aucun avis positif de la part des lycéens sur les gays, une histoire banale et ridicule de la vie d'une fille qui a des amourettes a 2 balles ! Il n'est a aucun moment question d'amour puisque le coup de foudre est le seul element visible du film. Donc on zappe tout le reste, et on en fait un film bateau. D'ailleurs juska la fin on voit une debile incoherence de la protagoniste qui perdue depuis le debut se croit sure de ses sentiments juska attendre des mois le retour de son ex. ......elle y croit, elle y croit.....et a la fin pouf !! Elle se casse et pis basta ! C'est donc ca l'amour pour ce nabot de realisateur ? Pfff Celui ci est mauvais, subjectif et pretentieux ! Quelle serieux interet de mettre des lesbiennes alors que ce film bidon aurait pu etre entre un homme et une femme, ou deux homo masculins ?! AUCUN ! Juste faire naitre une polemique ou parler d'un soit disant film choquant pr les esprits simplets. Franchement personne ne serait allé voir ca si ca n'avait pas jazzé dans les medias. Personne n'aurait apprecié si il avait montré deux mecs en plein lechage de couilles, etc.
La protagoniste heureusement joue bien, mais le personnage n'avait franchement aucun interet ! Si on veut en apprendre sur les homos autant descendre dans les boite de Montpells que regarder cette bouse perdue dans la temporalité. Tout cela n'a visiblement qu'un but; faire ressentir du negatif sournois contre les homos, par toutes les petites allusions a la con, pour que le spectateur niais sorte du film avec un avis plus favorable.
CONCL : Si ce genre de navet long et insipide arrive a avoir la palme d'or ou des avis 5 etoiles, ca prouve bien que le cinéma francais c'est de la merde sans valeur. (mais tant mieux si ca plait a des gens qui simple qui apprecient l'accumulation de miserabilisme). Moi heureusement que j'ai pas payé pour ca. Je suis finalement rassuré et conforté d'aller voir des que grosses productions US !!!
Je me suis dit que j'allais prendre du temps pour écrire une longue critique sur ce film... Ou pas ! Ce film est mal filmé, ennuyeux, rempli de morves et de close-up à profusion ! Des scènes pornos plus que des scènes d'amour sensuelles. On en ressort écœuré par tant d'effusions de culture dignes de conversations philosophiques du café du coin, de scènes sans sentiment et de ce manque de considération pour l'amour lesbien, voir même de l'amitié ! On tombe dans le cliché et au passage on insulte la communauté gay ! Mal cadré, mal organisé, long, avec des scènes inutiles qui mettent 3 ans à démarrer le film ! Ce film est mal raconté et les ellipses mal gérées ! C'est pesant et avec une fin en queue de tir bouchon ! Pitié lisez la BD vous en sortiez émus et avec une meilleure vision du véritable amour !
Un jour, il faudrait que les spectateurs se cotisent pour payer une paire de ciseaux à Abdellatif Kechiche. Voilà un réalisateur qui a, reconnaissons le, un certain talent mais qui souffre d'un énorme défaut : il ne sait pas terminer ses plans. C'était déjà le cas dans certaines scènes vers la fin de "La graine et le mulet", scènes qui, malheureusement, arrivaient à plomber le film mais ici, dans "La vie d'Adèle", ce sont pratiquement toutes les scènes qui sont manifestement trop longues. A Cannes, le film durait 2 h 59 minutes. Le bruit avait couru qu'il serait raccourci pour sa sortie en salles. Résultat des courses : on annonce une durée de 2 h 55 minutes ! Monsieur Kechiche, il fallait aller beaucoup plus loin pour donner à ce film toute la force qu'il aurait pu avoir, qu'il aurait dû avoir ! En divisant par 2 la durée de la plupart des scènes, on arrivait à un film d'une durée comprise entre 1 h 30 et 1 h 45, et ce film eut été beaucoup, beaucoup plus passionnant. En plus, on a appris depuis les projections cannoises que certaines scènes qui auraient beaucoup intéressé les spectateurs ont été tournées mais n'ont pas eu la chance d'apparaître lors du montage final : par exemple, une scène, dont on dit qu'elle était très forte, et dans laquelle les parents d'Adèle apprenait la relation homosexuelle de leur fille. Bien sûr, vous allez faire le malin en me rétorquant que le film tel que vous l'avez monté a obtenu la Palme d'Or. Eh bien, je vous rétorquerai que, la sélection 2013 étant si médiocre, à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Je rajouterai que parmi les cinéphiles avec qui j'ai partagé à Cannes la vision de ce film, quelques jours avant la soirée du palmarès, rares étaient celles et ceux qui, malgré le manque de concurrence, pensaient que vous puissiez obtenir la plus haute des récompenses pour un film dont tout le monde reconnaissait les qualités tout en se plaignant de sa longueur. Car oui, il y a des qualités à relever dans ce film, dont le scénario est une adaptation très libre de la bande dessinée "Le bleu est une couleur chaude" de Julie Maroh : qualité de la mise en scène, qualité de la photo, qualité de l'interprétation. En effet, Adèle Exarchopoulos est exceptionnelle dans son interprétation d'une jeune lycéenne qui s'éveille à l'amour et à la sexualité et Léa Seydoux m'est apparue bien supérieure à ce qu'elle nous propose d'habitude. Franchement, il est vraiment dommage que ce film pâtisse de ce montage par trop complaisant.
Parti pour dix heures d'avion, Air France proposait entre autres La vie d'Adèle. Pourquoi pas la Palme d'or. J'ai tenu un quart d'heure et puis l'ennui a pris le dessus. Des scènes sans intérêt se succèdent avec des longueurs difficilement supportables.... Alors on va voir la liste des autres films et là on se régale avec Prisoners ou Rush.
Au début on s'ennuie ferme ... Mais il faut attendre : Après, on réalise qu'en plus c'est très long (... comme l'éternité : surtout vers la fin.)... J'ai vu toute la vie d'Adèle défiler devant mes yeux : c'était d'un ennui... J'ai attendu longtemps le génie de Khéchiche, rien, je pense qu'il a pas du trouver à se garer ... Ce type doit réussir à mettre du bromure dans sa caméra : Même le spectacle des mille-feuilles à l'air devient soporifique.
Bon en même temps, on est assis au chaud, et ramené à la minute, le prix du billet se justifie ... Adele Exarchopoulos joue très bien malgré le registre tiers-mondiste qui lui est imposé, et Léa Seydoux, eh bien Léa Seydoux, c'est toujours Léa Seydoux, c'est à dire la fifille a son grand-père (Oui, je suis de mauvaise humeur, mais après çà, mes yeux me menacent de porter plainte pour viol). Autre point positif : on peut zapper dix minutes et reprendre, on n'a rien perdu. D'ailleurs j'en profite pour passer un message personnel au autres spectateurs présents à l'UGC ce soir là : Je SAIS que je ronfle, ce n'est donc pas nécessaire de me réveiller pour m'en informer.
... Allez, faut que je dise un truc sympa avant de partir ... Bon, je me lance : Filmer pendant trois heures des filles en gros plan en train de becqueter des spaghettis ou de se bouffer le nez, y'a vraiment qu'Abdelatif qu'est chiche. Pouet pouet.
Fuyez, c'est une arnaque ! J'ai eu l'impression que ce film ne raconte aucune histoire, que c'est une succession de scènes de la vie d'Adèle filmée de manière brute, la caméra à l'épaule, ce qui lui donne une esthétique réaliste, un peu comme dans un documentaire. Adèle est filmée en train de dormir la bouche ouverte, de manger des spaghettis à la bolognaise, etc. Des plans très longs s'attardent sur des gestes simples de la vie courante. Ce côté naturaliste est recherché par le réalisateur. Il semble vouloir montrer la nature humaine telle qu'elle est, sans artifice. Mais le résultat est plutôt mitigé car il en abuse. Adèle Exarchopoulos fait vraiment pitié à voir. Je trouve qu'elle est très mal desservie par ce film. Kechiche l'a volontairement abrutie et enlaidie. Son personnage est niais, elle a tout le long un regard perdu de bovin, la bouche ouverte et la morve qui lui pend au nez. Mais cette façon crue de capter l'image semble être voulue pour justifier la scène de sexe exhibitionniste du film qui, elle aussi, est filmée de cette façon très brute. Tout le film est porté par cette scène interminable et gênante censée briser le tabou de l'amour lesbien en le filmant sous tous ses angles possibles. À part ça, il n'y a pas grand-chose je dois dire. Le film met beaucoup de temps à démarrer, il commence après plus d'une heure avec le début de la liaison avec Emma et retombe très vite après la scène du porno lesbien. Le film est pédant par moments. Je trouve que c'est prétentieux de proposer un film de 3 heures alors qu'à bien à y regarder il n'a rien à dire, rien à montrer. Les plans sont très longs et les dialogues inconsistants. Les protagonistes s'expriment par des monosyllabes. Tout ça rend le film très ennuyeux. Il n'arrive pas à trouver une dynamique sur la durée. Finalement, c'est une banale histoire d'amour. Le réalisateur essaye tout de même de proposer des thèmes de réflexion comme par exemple le désir d'enfants et la maternité au sein d'un couple homosexuel. Mais très très vite on se lasse, on soupire et on regarde plusieurs fois sa montre pour que ce calvaire prenne fin (le film le plus ennuyeux que j'ai vu de l'année). J'ai essayé de rester jusqu'au bout, mais je n'ai pas tenu le coup. La fin est une série de scènes inutiles et exaspérantes. Mon sentiment générale c'est que c'est un film de bobos malgré le fait qu'ils mettent en scène des personnages dits de la classe populaire. Je terminerai par dire qu'à mon avis ce film a été primé pour des raisons idéologiques et politiques. À l'époque, la Manif pour tous battait son plein et les révolutions arabes étaient en cours (Kechiche est tunisien). Ou peut-être alors qu'il faut avoir une sensibilité particulière pour l'apprécier, de cinéphile confirmé. Je suis peut-être passé à côté de quelque chose... À mon sens, un film doit avant tout raconter une histoire et faire réfléchir le spectateur en s'appuyant sur une mise en scène subtile, ce qui n'est pas le cas pour La Vie d'Adèle, d'où ma note sévère. Mais c'était déjà pareil avec L'Esquive qui avait aussi été primée à l'époque. Bref, c'est du Kechiche. J'ai entendu à la radio les journalistes dire à son propos qu'il était au sommet de son art, voilà ce qui explique tout...
Récit d’amour entre deux déesses aux cheveux bleutés
Le film s’ouvre sur la mention palme d’or au festival de Cannes, d’entrée on sait dans quoi en se lance. Le plan d’ouverture est un plan d’ensemble (un des seuls du film). Prenez votre respiration il y en aura peu. On suit ensuite les pérégrinations de la jeune Adèle , d’un passionnant repas de pattes bolo à des cours de français dans son lycée de banlieue . Elle se passionne pour Sartre, la poésie. On abandonne rapidement la philosophie pour la SVT a mesure que le film passe dans un autre domaine, celui des salles plus obscures. On comprend alors pourquoi on a attribué la palme au réalisateur mais aussi à ses deux actrices. Il s’ensuit des ébats amoureux sous tout les angles et sous l'oeil pervers du réalisateur Abdelatif Kechich. Et c’est à peu près tout. Pendant 3 heures. Évidemment les plans sur les corps en mouvements sont fascinants de même que ceux sur l’intérieur des bouches des actrices pendant les repas. Si vous voulez vous rincer l’œil et passer un bon moment en solitaire : foncez Si vous aimez le cinéma : fuyez
La vie d'adèle est un véritable étron cinématographique. En revanche, c'est un bon film de boule. Les dialogues sont d'une platitude... Dire que cette bouse dure 3h, respect à celui qui matte ça entier !! La prochaine fois confiez la réalisation à Marc Dorcel, ça reviendra moins cher. ( 4.000.000 € de budget, ça fait cher le film de cul )
J'ai tenté de me forcer à voir jusqu'au bout cette "contemplation béate" des affres de la vie quotidienne. Heureusement que mon téléphone était là pour me tenir compagnie entre deux expositions longues sur des moments essentiels de la vie de tous les jours ... comme manger des pâtes ou renifler/lécher l'arrière train de sa meuf pendant dix minutes.
Non mais vraiment il est grand temps que le cinéma français fasse sa purge et SURTOUT que l’État (notre argent !) stoppe le financement de certains artiste autoproclamé s'estimant géniaux car ils filment des conneries. ça leur rapporte de l'argent avec lequel ils peuvent venir étaler leurs atermoiements à deux balles sur la place publique (voir feuilleton sur les méthodes du réal) mais ça prive de vrais réalisateurs avec des vraies idées d'un financement. Le prochain Kubrick français pourra aller se faire foutre, on a KECHICHE ! La contemplation de la vie de tous les jours, avec le bruit de fond qui va avec, ça n'est pas du cinéma au sens stricto sensus de l'art. C'est juste du mimétisme bête et inutile mais on s'en fiche c'est tellement bien filmé ... LOL (j'ai jamais vu un cadrage aussi ennuyant, classique sans dimensions, sans âme).
Alors peut être que ça va ravir les bobo socialo intégristes en mal de ce genre de film "engagé" (mot valise qui désigne un film ayant : du coeur, de la considération, des sentiments pour une cause minoritaire etc) pour la cause, en attendant on observera le gouffre entre les critiques dithyrambiques et les entrées en salle voire même les notes de spectateurs.
Encore un film encensé plus que la moyenne pour un résultat médiocre. D'un extrême à l'autre quoi... J'oserai même ce bon mot, en écho au financement public du film : "Le réalisateur kechiche ne sait pas d'ou il est parti. Il ne sait pas ce qu'il fait et quand il arrive quelque part, il ne sait pas ou il est. Et tout ça avec l'argent des autres !" Vive le socialisme culturel (ils vont réussir à me faire voter à droite avec leur matraquage bobo dont la goutte déborde l'océan).
BREF ! Pourquoi ne pas prendre exemple sur les Etats-unis qui arrivent à être plus mesurés dans leurs façons de concevoir le CINEMA avec un C majuscule, pour un public vraiment averti et large. Ce truc pour bobo n'a rien d'un film, mais juste d'une excuse vaguement culturelle pour aller voir un porno et en parler en société.
En attendant j'irais mettre mes 10 euros dans une place pour voir un film qui aborde des sujets plus essentiels que le nombril des catégories bobo sus-citées. Au moins pour Gravity/Inside Lewwey Davis/12 years a slave, on sort un peu des sentiers battus
Que serait une Palme d'Or sans une bonne polémique ? Ainsi, c'est La Vie d'Adèle d'Abdellatif Kechiche qui remporta la Palme en cette année 2013 riche en polémiques intérieures. Inspiré de la BD "Le bleu est une couleur chaude" de Julie Maroh, le film raconte le passage de l'adolescence à l'âge adulte d'Adèle, étudiante en Littérature, un peu paumée, ne sachant pas trop si elle aime les garçons comme tout le monde, si elle préfère les filles malgré la haine qui entoure l'homosexualité en France, ou encore si ce n'est pas qu'une lubie d'ado. Le long-métrage surfe (peut-être malgré lui) sur le mariage gay français, qui enflamma le pays avec des avis partagés violents. Le voir remporter la Palme d'Or à ce moment-là soulève de nombreuses questions de jugement de la part du jury et on ne croit pas vraiment à la coïncidence. Ceci dit, La Vie d'Adèle mérite-t-il pour autant sa récompense ? Non. Car si le film propose une histoire d'amour classique mais plutôt bien menée, une peinture rupestre de la jeunesse française et met en avant l'interprétation de la jeune inconnue Adèle Exarchopoulos, on ne ressort pas du film époustouflé. Certes le film a une certaine identité avec ses innombrables gros plans détaillant chaque recoin de naturel chez ses protagonistes, notamment ceux d'Exarchopoulos en dépit de quelques passages sonnant faux. Malheureusement, le film s'avère très long, peut-être trop (trois heures) et jongle entre chronique d'une fille lambda et dénonciation de l'homophobie et des classes sociales françaises. On se prend forcément d'affection pour Adèle sans toutefois parvenir à nous immerger dans sa vie pourtant très détaillée, de ses repas de famille ennuyeux à ses nuits calmes en passant par ses mal-êtres, ses instants de solitude et bien évidemment sa vie sexuelle, filmée ici crument de manière très réaliste. De plus, et pour étayer son sujet, Kechiche n'hésite pas à grossir certains traits de caractères, certaines situations, certains détails comme lesdites classes sociales (les riches sont gentils et bien-pensants tandis que la famille modeste montre une attitude agressive et conservatrice), la haine immédiate des camarades de classe d'Adèle ou encore la personnalité d'Emma, la fille aux cheveux bleus méchamment bohème, ouvertement homo et qui étudie aux Beaux-Arts... L'interprétation de Léa Seydoux est juste et l'alchimie avec notre héroïne principale se ressent mais dans l'ensemble, le film patine un peu, étouffe le spectateur au lieu de l'entourer, ennuie parfois et ne transcende jamais. Une durée moins longue et des raccourcis bien ficelés auraient permis au long-métrage d'être plus accessible, moins redondant et peut-être plus beau que ce parcours inégal bien que finalement pas désagréable.
Des films ennuyeux, j'en ai vu. Des réalisateurs talentueux qui ratent un film, ca arrive. Des films primés parce que le sujet est dans l'air du temps, ce n'est pas le premier. La vulgarité comme style, ce n'est pas la première fois. Mais tout cumuler, c'est pour moi une première. On s'ennuye ferme, entre voyeurisme, niaiserie et propagande, avec des personnages sans saveur et une envie de quitter la salle dès le premier quart d'heure... Si j'avais su que mes amis pensaient de même, nous n'aurions pas attendu la fin du film ! Trois heures parmi les plus longues de ma vie... A éviter à tout prix !
Un film long, interminable, très mauvais esthétiquement, réalisé presqu'entièrement avec le même plan rapproché à vomir, des dialogues indigents spoiler: (la palme revenant aux huîtres qu'Emma range parmi les crustacés) , des personnages mous, vulgaires, sans profondeur, si ce n'est, peut-être, Adèle elle-même, qui a l'air de se demander malgré tout ce qu'elle fout dans un tel navet, et, enfin, des scènes de sexe à en vomir, dont on ne voit jamais la fin, froides, sans sensualité ni érotisme, mais bestiales et humiliantes. Seule la longueur sauve une telle nullité, car le spectateur intériorise sa colère et oublie au fur et à mesure ce qui l'a exaspéré cinq minutes plus tôt, tant dans ce film on parle et refuse le silence, car, même dans les quelques pauses narratives qui jalonnent le long-métrage, toujours du bruit ou quelqu'un qui respire. Un mot: étron.
Difficile de ne pas être sous le charme de cette histoire magnifique. Kechiche adopte un mode de réalisation intelligent, en prenant sans cesse le temps de filmer ses comédiennes, les visages, les réactions afin de mieux capter la large palette de ressentis de ses 2 héroïnes. Ce film, c'est le portrait en 4 parties, tantôt drôle, tantôt délicat, tantôt incertain d'une femme qui d'abord se cherche (hétéro, homo, bi???, les questions soulevées lors des cours à l'école), qui tente ensuite de s'assumer dans une société pas prête à l'accepter (ses copines de classe, la lutte pour le droit des homosexuels, l'incertitude de la réaction des parents) et puis se trouve (situation amoureuse stable, épanouissement professionnel, fusion sexuelle) pour finir par se perdre (occasions manquées, erreurs commises). J'ai beaucoup apprécié que le réalisateur inclut la littérature, la philosophie, l'art et la politique (manif pour l'éducation) pour traduire les pensées et les envies d'Adèle et Emma. Outre l'utilisation appropriée de nombreux parallèles maîtrisés entre ce que vit Adèle et les références culturelles, le film gagne en force grâce à la qualité de ses dialogues, affutés et précis, mais aussi de ses silences, magnifiques et très expressifs. Le jeu époustouflant des 2 actrices principales contribue à magnifier le texte et les situations, avec en tête l'excellente Adèle Exarchopoulos, incroyable dans tous les registres et trouvant en Léa Seydoux une partenaire de jeu parfaite, ce qui m'amène aux scènes de sexe qui ont tant fait jaser. Je trouve que les options prises à ce niveau sont parfaites, les scènes sont suffisamment crues et esthétiques (bravo à l'ingé lumière et aux 2 actrices pour leur investissement) pour bien montrer la passion dévorante entre les 2 femmes, et contrairement à ce que j'ai souvent entendu, le film n'en est pas garni à profusions, juste 3-4 scènes qui s'insèrent très bien au récit. Au final, fidèle à son titre, ce film raconte la vie dans tout ce qu'elle propose, des joies, des peines, de l'amour, des interrogations permanentes, des erreurs et une envie de pouvoir être tel qu'on le souhaite sans en être empêché. Kechiche accomplit cette prouesse grâce à un scénario construit, des dialogues brillants, un procédé narratif intelligent, 2 actrices au sommet et un rythme qui ne faiblit jamais. Magistral!!!