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Un visiteur
0,5
Publiée le 28 octobre 2013
Non, non, non et non, rien ne sonne vrai dans ce film: les personnages et les situations sont caricaturaux (les artistes hyper ouverts, se nourrissant d'huîtres et de vins fins et se gargarisant de formules toutes faites et de mondanités, incapables d'imaginer qu'on puisse avoir d'autres aspirations que l'art; les prolos un peu limités mais généreux dans le fond, gavés de spaghettis bolognaises et de Question pour un champion, qui n'ont d'autres valeurs que le gagne-pain et d'autres modèles que le couple hétérosexuel; les ados soit violemment dégoutés, soit indifférents à l'homosexualité - quand ils ne sont pas eux-mêmes homosexuels; la vie de couple qui sombre fatalement dans la domination de l'un par l'autre, l'adultère inéluctable), les dialogues sont d'une banalité crasse, Adèle est une adolescente horripilante, bouche ouverte, morve au nez, la peau grasse et le cheveu mal lavé, à laquelle on n'arrive pas à s'attacher. Les scènes de sexe interminables sont sans amour et il faut bien finir par en rire si l'on ne veut pas sombrer dans l'ennui (les lesbiennes passent-elles réellement leur temps à se donner des fessées?). Kechiche a réussi le tour de force de filmer une histoire d'amour sans qu'un seul des personnages n'y dise une seule fois "je t'aime".
j'ai tenu quand même une heure qui m'a parue une éternité.mais peut être que je suis trop bête pour apprécier ce film unanimement encensé par le critique (mais pas trop par les spectateurs)
Un film construit sur des clichés: ex: la famille qui mange en regardant la télé, boit du vin rouge, qui évidemment, ignore l'homosexualité naissante de leur fille future professeure des écoles...(Tout ça dans un pavillon en briques de banlieue) En face, la famille recomposée super cool, les tableaux de l'ex-mari au mur, les huîtres et le vin blanc, la fille aux beaux-arts, lesbienne assumée...qui parle de Klimt et de Schiele à ses copines... Bref, on sort du film et on aimerait dire : "M. Kéchiche, la vie est beaucoup plus subtile que ça, non?" Alors moi, je lui conseille d'écouter le CD de "Fauve" et de revoir "Intimité" de Chéreau. Il faut savoir tendre l'oreille, rester en éveil, en toute modestie bien sûr...
Il est des réalisateurs rares, très rares, qui font oublier que l'on est au cinéma, devant un film, avec un scénario. Kechiche en fait partie. Comme Ken Loach. Pas besoin d'acteurs connus, bankables, pas de scène majeure ou mineure, tout dans ce film est d'une intelligence absolue, d'une finesse remarquable. Chaque scène qui s'étire nous permet de nous plonger un peu plus dans le parcours initiatique de cette jeune fille qui découvre sa vraie nature, qui avance vers son épanouissement pour s'accomplir pleinement dans sa vie de femme. Elle le dit en début de film. "J'ai l'impression que tout est faux dans ma vie". Le garçon avec qui elle sort au début fait partie de ces conventions que la société impose. Chacun y est confronté et il n'est pas toujours facile de réussir à s'en émanciper pour se construire sa propre identité. Le réalisateur dirige ses actrices magnifiquement. Il l'avait déjà prouvé avec "l 'esquive" ou "la graine et le mulet". Adèle Exarchopoulos et Lea Seydoux sont toutes deux parfaites, à l'instar de ceux qui les entourent. Dialogues ciselés et intelligents, on parle peinture, littérature avec un naturel incroyable, Kechiche ne filme pas, il témoigne avec sa caméra, s'attarde avec pudeur sur les doutes d'Adèle, nous fait témoins de leur passion dévorante. Pas une seconde d'ennui dans ce chef d’œuvre parfaitement maîtrisé, d'une rare finesse, bouleversant. Des récompenses amplement méritées !
Long, ennuyeux, digne d'une série de téléréalité......heureusement que je suis abonné sans cela j'aurais vraiment regretté mes 10,50 euros. Il faut toute la force du lobby homosexuel pour faire passer ce film digne des oeuvres pornographiques de Marc Dorcel dans les années 80 pour un chef d'oeuvre. A la décharge de M. DORCEL, il faut dire que lui avait au moins la modestie de ne pas prétendre au génie.
Palme d'or amplement mérité pour Kechiche ! Il filme la vie, tout simplement, sans excès. Ce n'est pas une "histoire d'homo" comme on a pu l'entendre, c'est tout simplement l'histoire d'une femme Adèle, entre sa première au lycée et ses premières années professionnelle, c'est ses doutes, ses amours, ses émotions, ses déceptions... d'où le changement de titre en "La vie d'Adèle". La mise en scène est parfaite, c'est bien filmé et c'est réaliste jusqu'au bout, d'où le fait que Kechiche filme la passion entre Emma et Adèle sous tous ses angles, passion émotionnelle et sexuelle (sans tomber dans le voyeurisme ou le porno). La photographie est magnifique, tout comme certains plans et cadrage notamment celui où Adèle et Emma s'embrassent sur le banc au soleil. Kechiche ne juge pas, ne donne pas de point de vue, nous laisse regarder la vie de cette femme et nous laisse juger. C'est aussi une intelligente et subtile réflexion sur les classes sociales qu'il nous livre tout le long de la liaison entre Emma et Adèle, et notamment un tableau peu flatteur sur le milieux aisé et intello; Au final le film donne une vrai claque au bouquin. Magnifique.
Si je suis comme tout le monde bluffé par cette jeune actrice (Adèle), je suis en revanche beaucoup plus dubitatif sur le film. J'ai eu beau me répéter que c'était une Palme d'Or et donc (?) un chef d'oeuvre, j'ai beaucoup de mal à comprendre les critiques dithyrambiques, notamment celles disant "ça c'est du cinéma". Très curieux. Oui c'est bien joué et la direction d'acteur (éprouvante) est très bonne. Pour le reste une surabondance de gros plans jusqu'à l'indigestion (c'est oppressant et pas toujours justifié je trouve) et une photo parfois jolie, parfois assez quelconque, en tout cas rien de cinématographiquement incroyable, il ne faut pas exagérer, ce n'est pas Fellini ou Bergman non plus. Au nom de de quoi et par rapport à quoi "ça c'est du cinéma"? Parce que ça dure trois heures? Parce que toutes les séquences sont interminables, ce qui flatte l'ego des critiques parisiennes pour qui c'est un signe d'art supérieur? Parce que les fantasmes du réalisateur sont les mêmes que celles de ces critiques définitivement boboïsés - fantasmes sur les classes populaires, fantasmes sur le milieu artistique, fantasmes évidemment sur un couple de filles dont une très (trop) jeune? Parce qu'on y cite Sartre et Marivaux à outrance (on est ravi de savoir que M. Kechiche est cultivé, nous n'en doutions pas mais ces échanges en écho au film sont d'une lourdeur au bout d'un moment ...) ? En définitive, c'est bien sûr un bon film car il pousse très loin l'étude de ses personnages (surtout Adèle) mais il est interminable et au final, à force de revoir sans cesse les mêmes scènes (morve, pleurs, sexe, spaghettis, discussions "intellos" lénifiantes), l'émotion finit par se diluer... et personnellement je n'étais pas mécontent que ça se termine.
Ps: le film aurait-il eu une Palme d'Or et le même succès avec exactement la même histoire mais avec deux hommes? Il n'est pas totalement inintéressant de se poser la question...
Récompensé au festival de Cannes par la prestigieuse et très prisée Palme d’Or, La Vie d’Adèle portait de grand espoir au vu des films en compétition (Ma vie avec Liberace, Only God Forgives, La Grande Bellezza…). Soutenu par la presse et acclamé par les spectateurs, le chef d’œuvre se révèle être un teen movie sans intérêt. Malgré les polémiques, le film se relève et s’annonce comme le phénomène français de cette fin d’année. Malheureusement ce vide abyssal ne s’obstine qu’à ressortir inlassablement les mêmes clichés, les mêmes principes que l’on retrouve dans tous les films de ce genre. Bâclant certaines scènes, écrasant littéralement les quelques émotions perceptibles, le film s’acharne au pied de la médiocrité que même les actrices peinent à remonter.
Dans ce long film de 3 heures, on suit la vie d’Adèle, de ses 15 ans à l’âge adulte. Kechiche montre une adolescente timide et réservée dans son quotidien. Ses désirs et ses pulsions sexuelles commencent à s’affirmer, tandis qu’elle trouve un copain, elle fait la connaissance d’Emma, une femme qui va changer sa vie.
Par plusieurs points le film suit une trame ronchonne, chiante comme la pluie et très peu originale. Sa superficialité et ses clichés grandissent au fil du temps, et c’est alors que le sourire de notre cher Steven, remettant la palme, nous revient en mémoire avec un goût de fiente. Le film est à la hauteur d’un LOL que Valérie Donzelli aurait écrit et réalisé à la sauce cinéma d’auteur. Il n’y a rien dans ce film, on pourrait éventuellement retenir la lumière des scènes de sexes si elle n’était pas écrasée par un manque cruel de pathétique. Aucunes émotions ne parviennent au spectateur qui, comme le réalisateur, se place plus en tant que voyeur que contemplateur.
Je suis juste hyper déçue !! J'attendais ce film avec impatience pour finalement tomber sur Ca ! Film beaucoup trop long, 3h durant lesquelles on passe la vie d'une jeune ado à sa vie d'adulte avec des transitions plus que mediocres. Sans parler des scènes porno et je pèse mes mots, qui sont tellement longues qu'elles en deviennent ridicules ! Bref, Je ne conseille vraiment pas.
Nul. Le film est monté en épingle par les médias. Il ne le vaut pas. Pauvre, long, voyeur. Je me suis gravement ennuyée. Le cinéma français est vraiment en panne et c'est bien dommage.
Ah! Léa Seydoux. Léa seydoux aux cheveux bleus. Vantant Sartre. C'est beau. On y croirait. Adèle au nom imprononçable qui devient instit' à la sortie du Lycée, c'est beau le cinéma. On y croit. A fond ! Ce film est aussi crédible que Léa seydoux en prolo dans Grand central. On aimerait croire à tout mais ce n'est pas le cas du tout ! L'écorchée ado interprétée par la nouvelle médiatisée gamine de 19 ans, qui se souviendra longtemps que les larmes, la morve, le sexe, l'ont fait grimper aux rideaux et sur les marches de Cannes, reste le bon point du film. Son naturel presque trop mis en avant d'ailleurs (frôlant la vulgarité) est intéressant et donne à son "personnage" une belle dimension. Le réalisateur ne semble pas avoir filmé une actrice mais une ado qui aurait pu être n'importe quelle ado, et façonnée pour le tournage par Monsieur tyran. Apparemment. Accepter de tourner avec Kechiche c'est accepter de se donner corps et âme, c'est Adèle qui s'y est collée. Elle parle dans la vie comme elle le fait dans le film. Balançant quelques gros mots en radio ou à la tv. C'est elle, filmée sur 3 heures...Pas de coup de coeur mais ceci ne vaut que par la présence trop importante dans tous les médias des deux actrices. Qui devient limite écœurante comme la scène de sexe de plus de 5 minutes qu'on nous balance à l'écran. Ok elles ont eu du mal, ok elles se sont roulé des pelles à Cannes devant des millions de téléspectateurs pour ensuite cracher sur le réalisateur qu'elles entouraient pourtant de tout leur "amour de cinéma" WAAAAA le ciné est une grande famille...et une fois le tapis replié, on se marche dessus. Léa Seydoux est une enfant gâtée et bien que sa prestation soit honorable, c'est ce qui importe je sais, je trouve un peu fort d'avoir démonté un réalisateur qui s'est vu presque contraint de faire bosser une actrice parce que tonton papa parrain sont les distributeurs du film. Le hic c'est que je n'oublie pas ça. Le cinéma est fait par les mêmes pour les mêmes avec les mêmes. La nouvelle coqueluche du ciné et de la pub est de tous les films, laissant peu de place aux autres. Heureusement que cette Adèle a eu France Inter et quelques couvertures pour qu'on se souvienne qu'elle a été également récompensée. Le méritait-elle ? probablement. Mais le film reste un mystère quant aux critiques dithyrambiques qui lui sont attribuées. A moins que les journaux soient tous menacés ...par les parrains du ciné ! 3 heures de film, de dialogues moyens, de scènes sexuelles, finissant en crise de rire (spectateurs) et des références pseudo intello pour grossir le tout, c'est moyen ! j'ai pas adoré, ni détesté...je suis passée à côté. Que Spielberg ait filé la palme ....mouais.
Une manière de filmer peu esthétique et épuisante pour le spectateur (gros plans sur les visages, caméra qui tremble énormément). Un rythme très lent, des scènes très longues sans valeur ajouté. Quelques dialogues intéressants dans un océan d'ennui.