Derniers Avis : La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2 - Page 19
La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2
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Jennah The Cat
58 abonnés
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4,0
Publiée le 24 mars 2015
Kechiche est un naturaliste, un contemplateur de l'humain, presque un anthropologue qui filme les sentiments et les émotions à travers des plans à priori anodins, des silences, des regards... C'est un genre de cinéma qui peut ennuyer mais pour ma part j'aime ce réalisme cru, sans fioritures, cette banalité soudain rendue exceptionnelle, ici par la naissance du premier amour d'une jeune femme. Car c'est de cela que parle le film, du grand amour le vrai, celui qu'on ne vit qu'une fois, brulant et fragile, qui vous tombe dessus par hasard sans prévenir et chamboule tout sur son passage. Cet amour là n'a pas de sexe, il est universel, il peut toucher un homme et une femme, deux femmes ou deux hommes, peu importe, la passion est la même, on passe par le désir fougueux, l'apprentissage du plaisir puis la découverte de l'univers de l'autre, de ses rêves et de ses envies pas toujours compatibles. On vit ainsi cette étape transitoire de la vie d'Adèle avec elle, on s'attache à sa bouille, à sa sincérité, à son histoire, on la voit grandir, s'affirmer, passer de la joie à la souffrance... devenir adulte. J'ai été touchée par ce personnage et ai suivi son évolution avec intérêt sans ressentir de longueurs dans le récit. Mon seul bémol serait l'interprétation relativement fade de Léa Seydoux qui n'apporte aucune chaleur au personnage d'Emma, le rendant même presque antipathique. Heureusement la pellicule hyper sensible de Kechiche et la prestance d'Adèle Exarchopoulos suffisent à elles seules à sublimer ce film à la beauté banale que l'on voit s'achever avec un pincement au cœur, comme on regarderait sa propre petite sœur, devenue femme, prendre son envol.
Abdellatif Kéchiche, c'est un peu l'Emile Zola du 7e art et des temps modernes. Il capte le réel comme personne d'autre ne sait le faire. Ses films sont presque plus vrais que la vie elle-même. Dans La vie d'Adèle, il arrive, avec une histoire d'amour sublime, à vous faire oublier que vous regardez un film. Comme si on suivait les personnages, on les accompagne, on les comprend, on rit et on pleure avec eux. C'est en ça que ce film est un chef d'oeuvre.
Cette Palme d’Or a fait beaucoup parlé d’elle. Entre les conditions de travail des techniciens, la mésentente des actrices avec le réalisateur ou encore les scènes de sexes longues et explicites, le résultat est pourtant parfait. Abdellatif Kechiche filme avec un talent irréprochable la vie d’une adolescente en recherche de soit. Grâce aux performances sublimes de Léa Seydoux et surtout d’Adèle Exarchopoulos, La Vie d’Adèle est présenté avec un tel réalisme et naturel qu’aucunement les trois heures ne paraissent longues. Tout est nécessaire, même la sauce tomate sur le menton d’Adèle, même ces longues minutes de rapports sexuels. Tout est primordial pour prendre le cœur du spectateur aux trips et ne plus le lâcher. Certains quitteront certainement la salle, mais c’est parce que leur compréhension et leur ouverture à la vie est fermée et trop conventionnelle. L’homosexualité est montrée sans artifice et sans effet. Le réalisateur bouscule les habitudes en exposant au grand jour ce que vivent beaucoup de personnes. La Vie d’Adèle mérite pleinement tous les prix qui lui ont été attribué car c’est un chef d’œuvre. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Très peu fidèle au roman graphique duquel il tire son histoire, le film de Kechiche ne nous donne pas à voir le plus beau de cette histoire. Une réalisation grossière et qui se flirte bien trop souvent avec le vulgaire. Le réalisateur n'aura pas su nous transmettre l'amour naissant entre les deux personnages, leur souffrance ou leur regrets. Ajoutez à ça une fin plus que décevante du point de vue du scénario. Mention spéciale, tout de même, au jeu des actrices principales !
J'ai beaucoup apprécié dans ce film la spontanéité et la sincérité qui se dégagent du personnage d'Adèle . Les scènes intimes sont,à mon sens, trop présentes et trop longues. Pour le reste, le rapport entre les 2 personnages m'a touché.
Bon film , les actrices jouent parfaitement leurs rôle ... Leurs prix étaient mérite . Le film en lui même est assez bien ( un peu long trois heures ) , mais par contre beaucoup de sexe ça en devient même gênant -12ans je trouve ça abusée !! On voit tout, j'ai était choquée donc je n'imagine même pas un enfant !!
Mon Dieu, La Vie d'Adèle ! Moi qui avais adoré la BD, je fus consternée par le film, et encore, le mot est faible. Je ne suis pas trop fan de Kechiche en temps normal, mais L'Esquive m'avait laissé un bon souvenir. Et là, le massacre, le cliché dans son absolue complexion, que ce soit sur les types sociaux (famille ouverte, artiste, décomplexée, de gauche vs famille coincée, homophobe, etc...) ou sur les relations homosexuelles. C'est quoi, sérieusement, ce regard masculin qui se balade partout ? Et cette violence qui n'a rien à faire dans des scènes de cul, déjà assez ratées en plus. Il n'y a pas d'amour dans l'histoire que nous dépeint Kechiche, pas d'émotion dans le visage de Léa Seydoux (comme souvent d'ailleurs). Le gros plan est trop présent, désagréable et qu'est-ce qu'on s'ennuie : 3h bon sang, 3h de longueurs, de vide. Le film ne comporte pas la moindre trace de vie, de dynamisme, de ce qui fait, en gros, une relation amoureuse, mais est rattrapé de justesse par la prestation d'Adèle Exarchopoulos, plutôt pas mal dans ce rôle chiantissime. Ça ne suffit malheureusement pas à sauver le film, dont on finit par se dire que sa palme d'or est une grosse blague, que les critiques y ont aussi participé et qu'on rentre dans le mécanisme jackpot de l'actualité. Mais non ! Vous voulez voir des films traitant correctement de ce qu'est l'homosexualité ? Ne regardez pas La Vie d'Adèle. Allez fouiller du côté de Boys Don't Cry, A Single Man, ou The Normal Heart. Après, c'est vrai, on a rarement eu des films exclusivement sur une relation entre lesbiennes, mais là, sérieux, c'était raté.
Intéressant. je craignais de ne pas être attiré par l'histoire et le réel trop réel, mais voilà que j'ai été embarqué par ce réalisme.C'est cru et les actrices tellement parfaites.Je trouve que les scenes de sexes ( très critiquees) sont parfaitement justifiées pour comprendre les sentiments. Et j'y ai trouvé de la beauté .
L'imposture Kechiche continue. On le voit nous dire "vous avez vu comme ma scène est choc !" alors qu'elle est juste ennuyeuse à mourir. Lui qui cherche le réalisme, le perd à chaque instant, quelqu'un qui a le nez qui coule se mouche (éventuellement dans sa manche), Questions pour un champion est diffusé à 18h10 : connaissez-vous beaucoup de gens qui mangent des spaghettis à cette heure-là ? Ce n'est d'ailleurs pas parce qu'on est d'un milieu populaire qu'on se colle de la sauce tomate partout autour de la bouche. Quant à la soi-disant performance d'Adèle, il faudrait vraiment avoir le charisme d'une moule pour ne rien dégager à l'écran en étant filmer d'aussi près pendant 3h, ce qu'avait toutefois réussi à faire le malheureux acteur du non moins malheureux La grain et le mulet. Du cinéma bobo par des gens qui feraient bien de remettre un peu les pieds dans les milieux populaires avant d'en parler. La bande-dessinée est par contre remarquable, la lire fait encore plus ressortir les défauts grossiers du film.
Voila un film qu'il est nul. On passera sur la mocheté des deux héroïnes, les décors atroces du nord, les dialogues bas de gamme, le jeu d'acteur nul, les scènes pornographiques juste inexplicables, les scènes à rallonge hautement inutiles. On passera aussi le refus caractérisé d'adaptation de la BD, ce qui n’est JAMAIS une bonne idée. Les multiples scènes qui auraient pu servir à quelque chose mais non. Car le plus gros problème est bien le scénario, l’atroce pauvreté du scénario, une histoire d'amour plus que banale, sans aucune saveur, et qui n'a strictement aucun interet, surtout pour ce que les deux en font ! On atteint l'apothéose dans la scène de retrouvaille, où là on ne peut décemment plus parler de réalisme, entre le bouffage de bouche en public, et boire du vin blanc à la morve sans jamais se moucher.
Dieu sait si j'ai tout fait pour éviter de voir ce film. Je me suis carrément forcé à le regarder, plus par devoir de cinéphile que par envie. Les polémique déplacée entre actrices et réalisateur d'une part, la palme d'or, la réception quasi unanime de la critique : ça sentait le piège à plein nez ! De fait, reconnaissons qu'on entre dans ce film en apnée : plans très rapprochés, scènes qui semblent s'étirer... oui mais, miracle du cinéma, on se fait peu à peu littéralement bouffer par La Vie d'Adèle, qui devient un peu notre petite soeur. La réalisation est extraordinaire, l'interprétation des acteurs, de tous les acteurs, est hallucinante : Kechiche les martyrise peut-être sur un plateau mais alors faut voir le résultat : quel directeur d'acteur ! Une histoire d'amour et de passion racontée de façon sublime : oui la Vie d'Adèle, au-delà de certains stéréotypes sociaux manquant un peu de finesse (seul petit défaut), est un pur chef-d'oeuvre, un film-date et qui fait honneur au cinéma français.
un témoignage bien cru, très réaliste et sans niaiserie, sur la passion amoureuse dans ses différentes phases successives. Le thème s'enrichit de la nécessité d'affirmer un jour son choix de la personne qu'on aime, vis à vis d'un environnement cruellement conformiste et réprobateur.
NB : ç'aurait pu être deux hommes ou un couple hétéro, le fait que ce soit deux femmes ne change rien à mon avis sur le fond du regard sur l'amour, si ce n'est peut-être que ça aura permis, vis à vis du public, de s'attarder plus longuement sur les séquences à nu.
La Vie d'Adèle c'est long, parfois trop long, comme ces scènes d'amours saphiques dont on se pose la question de la finalité, d'autant plus qu'on se sent assez vite gêné d'être voyeur à ce point de l'intimité sexuelle des deux héroines. Mais le film est beau, intense. C'est un parcours initiatique, filmé presque comme un documentaire, et à la fois une critique sociale d'une élite arty de province qui sonne juste. Alors malgré les controverses autour de ce film, il faut bien avouer que le résultat est là et qu'il est unique.