La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2
Note moyenne
3,5
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1 588 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 janvier 2015
Inodore,incolore,insipide....voila çe qu'est ce film 3 heures d'ennui à entendre des dialogues débiles completement déconnectés de la réalité alors que c'est filme avec un parti pris tres réalité ...dans la presse on ne parle que de Lea Seydoux alors que le premier rôle est tenu par Adèle exa...poulos qui tire la gueule pendant 3 heures,aussi inexpressive qu'une statue ...Lea fait a peine mieux...bref du vide ou les scènes de sexe n'apportent strictement rien ...
francoisle
francoisle

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2015
Ce film a tout, mais en fait de trop. Beaucoup trop.

La réussite de ce film tient essentiellement dans ce duo, très convainquant, qui propulse Adèle Exarchopoulos, éblouissante de justesse, comme révélation féminine incontestable.

La réalisation tranchée et intimiste de Kechiche privilégie les gros plans et les longues focales jusqu'à l'excès, notamment lorsqu'il flirte avec la pornographie et provoque inévitablement la gêne du spectateur qu'il place, malgré lui, comme voyeur involontaire d'une histoire d'amour sans concession.

Ce film, poignant et polémique, met mal à l'aise autant qu'il secoue.

Les scènes pornos et les longueurs font passer Abdellatif Kechiche à côté du chef d'oeuvre.
lejuste95
lejuste95

2 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 décembre 2014
Film bien réalisé pas mal d'émotions et les scènes d'amour ou de sexe sont impressionnantes de réalisme et d'une beauté et esthétique parfaite. pourtant dans ce film il manque quelques chose, ça se regarde et on ne pense au 3 heures de film et je trouve la fin d'une banalité à la française, dommage. C'est quand même un film à voir.
Drarry-en-force
Drarry-en-force

1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 décembre 2014
Mon avis est extrêmement partagé sur ce film d'où la note que j'ai décidé de mettre. Je ne suis pas spécialiste ou quoi que se soit, j'aimerais juste que quelqu'un puisse m'apporter un avis, une critique, sur ce que je vais écrire. Ce film m'a touché, je dirais même boulversé. Je l'ai adoré mais je l'ai détesté en même temps. Le concept est complexe en effet. L'histoire, enfin les personnages ont été interprétés pour moi avec brio. Le jeu des actrices m'a réellement touché. Leurs sentiments paraissaient si vrai, réalistes ! Pour moi, ça restera le point positif du film, c'est un point assez important. J'ai donc trouvé les deux actrices sincères. Maintenant, je vais aborder un sujet qui est au coeur des débats pour ce film. La représentation physique, charnelle de leur désir, attirance, passion. En effet les scènes que je qualifierait presque de pornographique étaient bien trop longues, explicites et pour moi, vulgaires. Cet amour que ce film nous raconte, cette sincérité, cette réalité est souillée par une démonstration vraiment vulgaire et qui pousse les femmes et les relations lesbiennes dans un fossé de cliché, tous aussi déplorables et dégradants les uns que les autres. On retrouve une agressivité, une certaine violence, dépourvue d'honneté. Je trouve que ce film fait honte à toutes lesbiennes, c'est pourquoi il me laisse un goût amer en bouche. Pourtant, les plans qui expliquaient une vie de ce qu'il y a de plus banal promettait une franchise, une réalité, qui rendaient au film une certaine perspective et une accessibilité promettraient de montrer des images simples de tous les sujets abordés. Par simple, je veux dire sans artifices. Et voilà qu'une histoire d'amour que je qualifierais de sublime, qui touche en plein cœur, est transformé en un mini porno, gênant dans sa longueur, lassant dans sa façon d'être filmé. Voilà dinc l'imagine que le réalisateur donne : "la vie est simple, belle mais l'amour y est degueulasse".
Ce film représente une leçon de vie, mais le réalisateur a voulu tenter une approche avec un sujet délicat, bancal. Sur ce côté là, le pari n'est pas réussis.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 décembre 2014
A priori pas vraiment emballé à l'idée de voir ce film, les histoires d'amour entre filles n'étant à la base pas d'un grand intérêt pour moi.
Finalement je peux dire que le visionnage de la vie d'adèle est une bonne surprise.
Film bien construit, et on est immédiatement embarqué par cette fille et sa découverte de la vie et de l'Amour. D'ailleurs, j'étais surpris de constater qu'Adèle s'essaye d'abord avec les garçons (le talentueux et séduisant Jérémy Laheurte), et que l'histoire avec Emma n'arrive que bien plus tard.
Certaines scènes sont assez longues mais pas inutiles, il suffit juste de savoir les apprécier pour mieux pouvoir les décortiquer, et contrairement à ce que j'ai lu, aucune scène de sexe ne dure 30 minutes...
Une fin surprenante et intéressante car on est pris à contre-pied.
Je n'aime pas toute la filmographie de Kechiche mais La vie d'adèle est réellement très intéressant
Bref une belle découverte et une palme d'or méritée pour les deux actrices.
gabdias
gabdias

129 abonnés 2 058 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 décembre 2014
On ne peut pas nier que Abdellatif Kechiche a un certain talent pour choper le moment et filmer les sentiments, et il parvient à sublimer une romance et ses déboires notamment grâce à une interprétation de première classe mais de là à crier au génie et à accumuler un flot de critiques parfaites pendant 3 heures où l'on supporte 4 scènes de pâtes bologniase, autant de scènes de classes inutiles et des scènes de sexe inintéressantes, il ne faut pas pousser.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 décembre 2014
Je suis tombée sur ce film par hasard et je n'ai pas l'habitude de noter les films que je vois ni de poster des commentaires mais pour La vie d'Adèle, il le fallait.
Ce film est époustouflant, c'est un véritable chef d'oeuvre et j'espère de tout cœur que le réalisateur en fera une suite...
Je suis restée subjuguée devant la qualité de tournage, les points de vues sont fait pour que toute personne se mette vraiment à la place d'Adèle et c'est réussi !
Ce film a changé la vision des choses que j'avais vis à vis des couples homosexuels et c'est une magnifique histoire d'amour que tout le monde rêverait de vivre...
J'ai rarement été aussi émue à la fin d'un film, je le conseille vivement et à tout le monde ! Le film dure plus de 2h mais on aimerait qu'il dure encore et encore...
spoiler: La fin est vraiment troublante, ce n'est évidemment pas ce que l'on espère mais j'attend avec impatience la suite !!

Un grand merci à tous ceux qui ont contribué à la création de ce film.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 10 décembre 2014
Comment un banal film d'adolescentes, trop long (on aurait pu en enlever une bonne heure sans rien perdre de sa substantifique moelle) et au jeu d'acteurs très inégal (Salim Kechiouche impeccable, Léa Seydoux pas mal du tout dans un rôle bien casse-gueule, en revanche Adèle Exarchopoulos portée aux nues et pourtant bien fade, et surtout les amies de lycée d'Adèle qui jouent toutes plus faux les unes que les autres) a pu devenir Palme d'Or? Peut-être sur le nom de son réalisateur? Peut-être sur celui d'une de ses deux actrices principales? Peut-être pour les quelques scènes sulfureuses qu'il contient? (qui ne choquent sans doute presque plus personne de nos jours, mais ont sûrement eu le "mérite" de faire le buzz...) Peut-être pour les trois? Mystère, un de plus dans ce monde étrange du cinéma, de ses cinéastes, de ses critiques et de ses donneurs de récompenses...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 décembre 2014
Un film ou il manque plein de choses, du fond par exemple. Pourtant certaines scènes comme les disputes, les passages où elles font l amour sont forts et intenses à la fois. Un coup de chapeau à Adèle qui joue merveilleusement bien. Et puis une fin décevante.
Napoléon
Napoléon

188 abonnés 1 631 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 décembre 2014
Beaucoup trop de longueurs s'éternisant dans des inutilités, et mis en valeur par un manque criant d'émotion. Mais l'enchainement des envies, déboires, victoires, d'Adèle est plutôt intéressant.
GrandSephiroth
GrandSephiroth

70 abonnés 727 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2015
La vie d'Adèle est un film français à tendance dramatique d'une très longue durée racontant la vie d'une adolescente, de ses 17 ans en classe de première littéraire à ses premiers pas dans le monde du travail quelques années plus tard. Le ton est simple mais efficace, peu de musiques et beaucoup de calme suffisent à rendre le montage des plans crédible et attachant. Si le film est centré sur le personnage d'Adèle, il se concentre énormément sur ses désirs sentimentaux et notamment dans sa relation avec Emma, jeune artiste bien plus rodée spoiler: qu'elle a rencontrée dans un bar gay.
Le désir naît très vite entre les deux et de nombreuses scènes fortement érotiques insistent avec efficacité sur les envies charnelles de la jeunesse dans la recherche d'une sexualité affirmée. Entre gros plans sur des embrassades et pratiques sexuelles très explicites, ces passages sont volontairement très crus, fortement bien filmés (les sexes sont cachés et aucune surenchère n'est faite pour ne pas rendre le tout pornographique) mais peut-être pas toujours assez espacés et l'un d'entre eux sans doute trop long (plus de 6 minutes non stop !). spoiler: L'érotisme est également mise en avant quand Emma peint Adèle allongée nue sur un divan, comme dans Titanic.
L'évolution d'Adèle reste surtout intéressante dans sa recherche sentimentale spoiler: (elle couche d'abord avec un garçon sans sembler apprécier entièrement le plaisir et elle se sent perturbée alors qu'une de ses camarades de classe l'embrasse tout à coup alors qu'elles fumaient tranquillement assises sur un escalier)
et dans la vision des autres, qui ne l'aide pas toujours à s'assumer comme homosexuelle spoiler: (son amie qui la traite de "prostituée" devant tout le monde par jalousie, ses parents qui sembleraient très mal prendre le fait qu'elle sorte avec une fille au vu de leur rigidité)
. Assez à l'aise dans son entourage que ce soit en famille, avec des amis ou dans l'école primaire où elle travaille, son léger complexe d'infériorité envers Emma ne la rend pas complètement heureuse et lui fait se demander si sa relation avec elle pourra être pérenne. Le tempérament plus extraverti et le délaissement qu'Emma peut faire ressentir à Adèle par son travail et ses conversations d'artiste la rend dubitative spoiler: au point d'aller jusqu'à avoir de nouvelles relations sexuelles avec un homme, soit tromper sa moitié par faiblesse, et ce malgré toute la gentillesse et la sincérité qui l'habite. La scène où Emma comprend tout donne lieu à une dispute extrêmement violente verbalement mais aussi physiquement (sans pour autant qu'une seule goutte de sang ne coule), après laquelle les deux filles se reverront mais sans que leur relation ne puisse reprendre. Adèle regrette, ses sentiments persistent de plus belle mais elle comprend que ça n'aboutira pas quand elle voit Emma proche d'une autre femme dans une exposition de tableaux, qui en plus ne semble pas vraiment lui parler : le film termine simplement par la sortie d'Adèle, marchant sur le trottoir sous une musique non extrêmement triste mais pas moins significative.
Adèle Exarchopoulos est très attachante et authentique dans son personnage et Léa Seydoux ne sublime que plus la narration de ce film très réussi, un des meilleurs de 2013 !!
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 30 novembre 2014
C'est pour moi un beau film, assez intéressant et plutôt touchant...
Alors pourquoi seulement 2,5... à cause de l'abondance des scènes de sexe qui en devient presque gênant au bout d'un certain temps sans que ces scènes n'apporte un réel plus au film.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 30 novembre 2014
Étonnant succès à mon gout exagéré pour un film globalement moyen (évidemment ce n'est que mon avis, mais j'ai remarqué que souvent je note un peu plus que la moyenne de la note spectatuers; donc globalement je suis généreux!).
Un scénario qui touche avec courage pas mal de points sensible avec ouverture (e n'est pas seulement les scènes de sexe à écran large qui sont "ouverts"). Je suis très surpris de l'appréciation du jeux d'Adèle E. qui est limite amateur non expérimentée dans ce film qui ne varie même pas avec la chronologie de sa vie dans le film. Finalement le film suit plein de clichés surtout ce qui concerne la vie d'Emma.
La fin me laisse dubitatif et j'apprécie moyennement le jeux des acteurs des rôles secondaires.
A part cela le film est trop long (touche environ 3h!)
En tout très moyen sans plus.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 novembre 2014
Film très médiocre plutôt cru sur des scènes de sexes au secours très déplacées.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

155 abonnés 858 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juillet 2022
Mon coup de gueule de l’année. Mais comment peut-on décerner une Palme d’Or à un film pareil ?

Il y a pour commencer un énorme problème de linéarité / causalité bien trop simple, construction narrative sans la moindre complexité qu’une histoire pareille aurait du susciter. spoiler: On passe d’une mise en situation lycéenne à la relation à naître de l’héroïne et du beau type de la classe. Et ça ne se passe pas bien. Evidemment. Ben oui, alors ça se termine et Adèle n’a pas vraiment l’air heureux. Elle lui dit "c'est fini" et voilà que Môssieur part fâché. Elle décide donc pour se changer les idées de sortir avec son copain homo. Et là, Adèle rencontre enfin sa future déjà entraperçue dans une première scène anodine et téléphonée (après une scène de baiser lesbien au lycée qui laisse comprendre qu'elle en a du goût pour les femmes).


Puis arrive le temps de la relation physique. spoiler: Et on se dit que c’est un peu comme si Gus Van Sant avait eu la (très) mauvaise idée d'obliger River Phoenix et Keanu Reeves à se travailler au corps pendant une plombe à coups de langue sur un lit dans My Own Private Idaho ? C'est comme pour la scène de cul avec le garçon qui était déjà absolument pas intelligemment filmée. Des plans trop larges, trop fixes, une lumière trop crue. Bref tout le contraire des ébats adolescents qui recherchent plus souvent la ritualisation de l’acte quand il y a des sentiments comme cela semble être le cas ici...
On n’est jamais dans la tête de ces jeunes gens mais aussi extérieurs à la scène que le réalisateur derrière sa caméra ! Voilà le deuxième gros problème du film : les scènes de sexe sont complètement ratées et bien trop longues…. Il suffira de revoir un chef d‘œuvre comme Intimité de Patrice Chéreau pour le comprendre immédiatement. Des scènes qui mettent davantage mal à l’aise pour les 2 actrices qu’en empathie pour les personnages… Il aurait fallu de la caméra à l’épaule, des plans qui tremblent qui vivent qui respirent avec les personnages… Au lieu de ça, nous saute à la gueule une crudité mécanique et sans passion, une tension vaine sans vrais échanges de regards, qui interroge d’ailleurs sur la vraie nature du film : est-ce un traité sensuel et sensible sur une passion physique ou une réflexion autour des sentiments passés au crible de l'éternelle lutte des classes ??? On peut légitimement s’interroger. spoiler: Les parents un peu simples et mangeant des spaghettis d’un côté, un peu bourgeois et gobant des huîtres de l’autre… Le truc c'est que si tel était le cas, il faudrait donner aux parents, aux amis une importance bien plus grande qu'ils ne l'ont. Mais ici, on se contentera de silhouettes pleines de clichés crasses sur leurs conditions respectives.


spoiler: Puis arrive la longue Pâtes Expo. Adèle est devenue instit. L’autre expose enfin ; La première est immergée dans l’univers de l’autre. Plus de copains homos, plus de copains tout court, plus de famille, plus de parents… Juste les amis de celle qui expose pour bien faire comprendre que l’une a absorbé l’autre dans son univers. Ca ressemble furieusement à une bouffe de fin de tournage comme il y en a tant… Sans grand intérêt y compris dans le contenu. On pourrait très bien voir une scène où un perso pète et s’excuse ensuite, un autre qui parle de ses hémorroïdes et j’en passe … Le réalisme ou la vraisemblance ne fait pas un cinéma vérité à tous les coups… On a d’ailleurs coupé les cheveux de l’une et changé la couleur de ceux de l’autre pour faire comprendre qu’on est désormais plus loin dans le temps. Binaire, encore et toujours. Il y a d‘ailleurs dans cette séquence des anecdotes pas fines autour de la problématique des « t’aimerais avoir un enfant ? » « les femmes sont-elles différentes des hommes au pieu ? » Avec dans le même temps la première rencontre d'Adèle avec les amis de l’autre et la naissance du doute et de la jalousie en société pendant qu’elle va danser… Ensuite évidemment la causalité binaire se poursuit. « Tes amis me mettent mal à l’aise. Je me sens complexée ». Et l’autre une fois au pieu de bien faire comprendre qu’elles sont entrées dans le cycle de la monotonie qui tue l’amour. Mouais… C’est donc plus trop la passion là. La preuve, l’autre à Adèle « j’ai mes règles »… Comble de la connerie et du déroulement mécanique d’une rupture annoncée avec ces étapes plan-plan de soirs où le corps ne veut plus exulter. Puis le temps fait son oeuvre, inexorablement, L’une rentre tard, l’autre va danser… Et se laisse un peu aller. Elle dira plus tard « s’être sentie seule ». Une révélation cosmique ! Elle ne serait donc pas complètement homo, juste une femme délaissée ? Et hop 1 1=2. Le soir de la rupture est là devant la porte. Le mec la dépose en voiture pas bien loin. Il est d’ailleurs pas bien malin, ne s’est jamais vraiment interrogé sur quoi que soit. Que veut-il d’ailleurs ? Encore un personnage façade sans autre intérêt que de faire passer les plats. Ils s’embrassent alors. L’autre a tout vu. Crise de larmes et on se sépare. L’une peut imposer à l’autre de la virer… Lutte des classes en filigrane sans grand relief. Toute personne installée chez une autre quelle que soit sa situation d’origine aurait pu faire les frais d’une telle crise après un sentiment de trahison vécu douloureusement. Ou alors il fallait se pacser les filles ? Acheter ensemble ? Je ne sais pas moi… Adèle a alors toujours le même regard perdu qu’au début du film dans le bus avec le beau gars du lycée… Toujours la même ossature de personnalité, toujours la bouche charnue entrouverte et offerte à la caméra d’un réalisateur fétichiste ou obsessionnel ou les deux. Puis c’est le climax kleenex dans le bar : irréel. Seuls 2 plans permettent de comprendre qu’elles ne sont pas seules mais ça ne fonctionne pas… Le verre de vin censé arrivé n’arrive jamais. Et ça pleure et ça pleure et j‘ai surtout vu des comédiennes à bout de souffle, j’ai imaginé la durée des prises, des prises de tête, et j’ai vu de vraies grosses larmes comme chez les 2 victimes expiatoires d’un Pervers Narcissique doublé d’un manipulateur. On ne sent jamais l’histoire d’amour on sent 2 actrices exsangues… La scène de plage comme celle de la fête de fin d’année à l’école sont plutôt jolies… et arrive celle du vernissage, quelconque si l'on repense là encore la force tellurique de celle de Splendor in the Grass d‘Elia Kazan. Du coup celle-ci paraît encore plus mièvre, insipide qu'elle ne l'est déjà. Sans intérêt... On rappelle bêtement que voilà deux mondes différents qui ne parviennent pas toujours à se comprendre. Alors que tout le film s’est voulu à l’écran comme l’immersion dans une relation surtout physique et passionnelle. Contraste étrange. Le réalisateur n'aurait pas su choisir complètement sa voie ? C'est ce que je pense en plus des maladresses.


Adjoindre une structure fictionnelle sur ces thématiques sentimentales, amoureuses, passionnelles, physiques (le polar mystérieux et métaphysique dans Mulholland Drive. Le genre fantastique et catastrophe dans Melancholia, la structure rationnelle dans 5*2) n’est jamais en option mais ajoute souvent un vrai truc, une colonne vertébrale qui est absente de ce film. Et même quand elle paraît ne pas y être et bien bingo elle y est quand même : l'unité de temps et de quasi lieu dans Faces de Cassavetes par exemple. Ce qui change tout ou presque. Décidément, je ne comprends pas l’emballement devant un truc aussi mal fagoté. Mais bon on dira que je suis peut-être passé à côté…
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