Oh mon dieu mais que c'est long, mais que c'est bon. Provocant à souhait , ce film, victime de plusieurs polémiques injustifiées est un exemple même du pied de nez que le septième art peut apporter aux professionnels du "choquage", du politiquement correct et de la bien-pensance. Car oui, cette fabuleuse et mélancolique aventure n'a absolument rien à voir avec ce qu'on veut nous inculquer et nous imposer suite à l'exposition médiatique que cette oeuvre a du subir. Ce n'est pas un film sur l'homosexualité mais sur le désir. Ce n'est pas un film sur la différence mais sur l'union. Ce n'est pas un film sur l'intolérance mais sur l'appartenance. Les interprétations et autres produits de l'imagination collective ne seront ainsi que pur délire métaphysique transgressant l'oeuvre. Arrêtons de nous poser des questions et de réfléchir. Ce film nous donne une belle leçon captivante sur l'incapacité à l'homme de se laisser emporter et étouffer par la magie du cinéma, du vrai cinéma.
La vie d'Adèle c'est : Adèle à l'école (x5), Adèle qui bouffe des spaghetti bolognaise la bouche ouverte (x4), Adèle qui dort (la bouche ouverte aussi - x3), Adèle qui se touche, Adèle qui embrasse quelqu'un avec la langue (ils/ elles doivent être 5 ou 6 : x72). Adèle qui baise (x4), Adèle enrhumée (x796), Adèle qui rit (x4), Adèle qui pleure (x76), Adèle au parc (x2 ou 3), Adèle à la plage, Adèle fait la classe (x4), Adèle fait la cuisine, Adèle sous la douche... bref une succession de scènes sans intérêt, la plupart du temps en plan trop serré, qui mises bout à bout font un film sans plus d'intérêt. C'est peut être "La vie de Marianne" (roman à la mode au XVIIIe évoqué dans le film) mais version Martine ? J'ignore tout du roman graphique dont c'est censé être adapté mais je pense que ça n'a plus grand chose à voir. C'est aussi chiant que du Lars Von Trier mais c'est quand même mieux monté. C'est bien interprété aussi, après 5 mois de tournage c'est la moindre des choses, on peut penser que ce ne sont pas toutes des premières prises. Ce que le jury du festival de Cannes a aimé : Ce film de 3 heures réalisé par un tunisien parle de lesbiennes qui s'aiment mais leurs différences au niveau de l'éducation, du milieu social d'origine, de perception de l'avenir, de façon de vivre... va finir par en lasser une et l'autre ne s'en remettra pas. Parfait pour un téléfilm des années 90 genre "les mercredis de la vie" diffusé à l'époque sur Antenne 2. Et parfait pour le jury, pas besoin de le voir, le pitch de 2 lignes égale le scénario entier. Ça laisse 3 heures pour faire la fête ou dormir. Tunisien = Printemps arabe / Révolution de Jasmin = actu, au pire si il a toujours vécu en France on dira qu'il vient de la banlieue Lesbiennes = Mariage pour tous = polémique, ouah ! encore plus tendance Rajoutons une bonne dose de fracture sociale, n'oublions pas les autocollants CGT, de la musique afro et latino, de la philosophie de PMU et de l'art contemporain incompréhensible. Allez c'est bon donnez lui sa palme, il est de gauche au moins ? ah il fait semblant, oui bien sur comme nous tous quoi et depuis qu'il a renié Ben Ali, révolution oblige, il ne peut plus compter sur la Tunisie pour lui remettre un prix. Pardon je m'emporte, c'est peut être un chic type mais son personnage public m'a persuadé qu'il est malhonnête, vicieux et ingrat.
On monte dubitatif a bord du grand-huit la vie d'Adèle pour ressortir neurasthénique du plus long grand-huit du monde sans avoir sans éprouver la moindre émotion avec pour seul sentiment celui d'avoir perdu son temps. Le film est interminable qui se compose de discussions familiales, lycéennes ou philosophiques totalement inutiles entrecoupé de scènes de baise, d'embrassades intempestifs et de fêtes. Mr Abdellatif Kechiche ne s'embarrasse de rien, Adèle est filmée dénudé dès qu'il le peut sans que ça apporte quoi que se soit a l'histoire. Adèle passe sans transition d'étudiante à assistante maternelle puis institutrice. La scène de rupture est pitoyable et extrêmement vulgaire, la scène des retrouvaille est lamentable: spoiler: Adèle baise la main de Léa comme si c'était son sexe. .Evidemment il n'y a pas d'histoire et la fin est misérable. Bravo Mr Kechiche vous avez du gagner beaucoup d'argent avec un mauvais film mais le génie perdure et les autres tombent dans l'oubli, je suis prêt a parier que votre film tombera dans l'oubli dans moins de 5 ans et que les rediffusions télés seront inexistantes. Encore merci Mr Kechiche pour m'avoir fait perdre mon temps.
L’histoire d'amour et sa banalité n'a rien d'exceptionnel c'est la mise en scène et la mise en image de Kechiche qui arrive à la transcender. La longueur des scènes font de la vie d’Adèle un cinéma de l'instant,les plans et les scènes sont d'une totale utilités pour faire ressentir la rencontre puis les liens entre les deux personnages. Si je dois reconnaitre qu'Adèle Exarchopoulos à une véritable tête à claque difficilement supportable,elle se révèle devant la camera de Kechiche,bien plus que la fadasse Léa Seydoux qui peine à trouver le ton juste et le naturel de sa partenaire. Le rapport conflictuel entre le réalisateur et la comédienne qui a fait les choux gras de la presse lors de son passage à Cannes,prend ici un véritable sens. Il est dès lors évident que Seynoux ne répond pas aux attentes de jeu de Kichiche et qu'il lui aura fallut la repousser dans ses retranchements pour en sortir quelque chose. Le cinéma de Kechiche et bon lorsqu’il traite du rapport entre ses deux personnages,il l'est nettement moins lorsqu'il aborde le clivage social et le rapport à la culture. Son traitement va dans les clichés les plus simples et bêtes qui soit mais la vie d’Adèle est une cascade de sentiments rarement aussi bien portés à l'écran que son visionnage doit être fait au moins une fois !
Palme d’or controversée du 66ème festival de Cannes, la vie d’Adèle ne peut en effet pas laisser indifférent. D'abord car les 3h de film sont un chef d’œuvre de réalisme. La caméra de Kechiche se balade, pas forcément toujours bien cadrée, au milieu d’un film qui sent bon l’improvisation et le naturel. Les discours sont certes parfois un peu hésitants, banals, mais permettent de recréer les sentiments qui parsèment cette romance et donnent toute leur justesse à certaines scènes (la rupture). Le tout est sublimé à la fois par un jeu de lumière de toute beauté mais aussi par une performance d’actrices, certes éprouvante mais absolument impressionnante. Au final, la vie d’Adèle, en dépit des inéluctables longueurs de film, malgré quelques scènes de nues dont on se serait bien passé, raconte la vie sentimentale de son rôle principal, la construction de sa vie d’adulte et de son identité. C’est un moment intense de la d’une vie d’adolescente qui est ici fidèlement retranscrit. Malgré toutes les controverses de sortie du film, il est vrai que la dernière palme d’or made in France a de l’allure…
Après toutes ces polémiques réalisateurs-actrices autour du film, je l'ai finalement regardé, j'avoue qu'à cause de ça j'ai repoussé le moment (comme quoi trop en savoir sur l'envers du décor ça freine). J'ai laissé ça de côté et j'ai tout simplement adoré ce film! Après tout c'est très très bien vu,c'est une superbe histoire d'amour, très réelle, autant pour les hétéros que pour les homos et c'est ça qui emporte, c'est vraiment juste, le ton est vrai, tout est bien traité. Le traitement des différences sociales est super bien abordé, certains l'ont trouvé un peu caricatural mais dans la vie c'est souvent comme ça!La famille bobo agace avec ses grandes idées et croit voir de la résignation chez Adèle alors qu'elle arrive,elle, sans apriori et prête à intégrer ce cercle...elle aussi est une vraie passionnée même si ce petit monde ne semble pas le voir ainsi.Deux conceptions qui divisent, deux univers qui tentent de cohabiter, c'est parfois cruel .Qui n'a pas ressenti ça autour d'une table ou lors d'une soirée? En plus c'est la plus vraie des retranscriptions de l'état amoureux que j'ai vu au cinéma, scènes d'amour géniales, leur longueur est justifiée vu la relation des personnages, il y a cet étourdissement,ce trop plein de sensations, cette soif, c'est exactement ça être amoureuse la première fois! Et les disputes comme si c'était les nôtres .C'est de l'observation au plus près des gens et je me fiche de savoir qui est Abdellatif Kechiche,si il est tortionnaire ou pas, prétentieux ou non... on s'en fout ,allez, il faut juste voir un film et s'enlever les blablas autour.Franchement le cinéma est fait pour sentir l'émotion et en cela elle est foutrement présente, pas surjouée, on y croit de bout en bout! Et de plus ça donne une sacrée envie de lire la BD!
TWILIGHT. Chapitre 1 tentation, chapitre 2 révèlation. Si dans la saga adolescente l'enfer dure plusieurs films, là Kechiche regroupe tout en 3 heures. Malgré cette longueur d'huîtres, de pâtes et de moules, les corps impatients naissent et se décomposent. Le créateur filme sa créature à cru, avec insolente, naturelle et fragilité. La victoire de la sensuelle Adele Exarchopoulos.
Poignant me semble être un bon qualificatif pour ce film. Tout simplement parce qu’il arrive à retranscrire à l'écran ce que l'on peut observer ou vivre dans chacune de nos vies. La confrontation de deux mondes sociaux différents incarnés par les deux actrices principales est très bien soulignée et critiquée par le réalisateur. On s'identifie très facilement au personnage d'Adèle parce qu'on se cherche tous à moment donné dans nos vies. On comprend et on ressent ce qu'elle ressent et c'est en cela que c'est poignant. On vit son histoire d'amour et les barrières que dresse notre société deviennent transparentes, l'amour n'a pas de sexe, n'a pas de visage, c'est juste une émotion qui est ressenti par tout le monde et qui peut nous rendre tellement heureux mais nous faire tellement souffrir aussi. L'actrice qui incarne Adèle arrive à nous transmettre ses doutes, ses émotions, ses gènes quand elle est confronté à l'univers d'Emma qui ne lui correspond pas. J'ai regardé ce film comme si j'avais étais à la place d'Adèle tout le long, sans doute parce que j'ai des points communs avec sa personnalité, parce que j'ai vécu des situations semblables aux siennes. Mais quoiqu'il en soit, je pense qu'il faut retenir de ce film, que chacun se découvre tout au long de sa vie, que notre personnalité évolue, que notre évolution se fait en fonction du milieu social dans lequel on est mais qu'il ne faut pas juger ceux qui appartiennent à d'autres milieux ou qui sont différents. 'La vie d'Adèle' c'est donc ça : l'amour à l'état pur qui essaye de trouver son chemin dans une société de différences, à travers la vie tumultueuse de cette touchante jeune femme qui, a la fin du film, semble avoir évolué mais avec encore beaucoup de chemin devant elle.
Le film est ennuyeux la plupart du temps et n'a de "bien" que les scènes de sexe. Le scénario est trop léger. Le film ne m'a pas captivé et il traîne trop en longueur.
Un film trop long plombé par des scènes de sexe complètement inutiles. Conséquences: gros problème de rythme, un long métrage bancal et cliché sur la sexualité lesbienne. Finalement, Kechiche n'a fait qu'assouvir son fantasme et massacrer le roman graphique dont il est adapté: "Le bleu est une couleur chaude" de Julie Maroh.
Palme d'or absolument pas méritée ce qui en dit long sur l'état de ce "Festival" de Cannes...
Une histoire touchante avec un jeu d'actrice plus que sublimissime. Dommage que la fin ne soit pas à la hauteur du film ; la vie d'Adèle s'arrêtant subitement sans chute ou morale particulière.
Un super film a mon grand étonnement. Un film tourné avec un naturelle exceptionnel. Un grand bravo aux deux actrices principales pour leur important engagement. Une émotion très intense dans un film non surjoué. Un grand merci pour cette façon d'approcher ce thème avec autant de sensibilité. Peut être l'un des films les plus touchant qu'il m'est été donné de voir. Merci.
La Vie d'Adèle ou une énorme perte de temps...tout d'abord, un film qui aurait pu être ramené de trois heures à 1h20 tellement il y a de scènes inutiles. Et dire que Kechiche a voulu encore rajouter des scènes...my god ! spoiler: Et que dire de la trivialité de ce film, entre rôt, bave, gros plan sur la bouche qui mange...et les scènes de sexe, qui durent dix minutes ! Non mais sérieusement, une jeune fille qui a sa première expérience lesbienne ferait l'intégrale du kama sutra ? A d'autres ! Je me suis dit "bon, elles n'ont pas bientôt fini ??".
Sincèrement, ce film est un joli navet, et quand je pense au frais Kyss Mig...rien à voir quoi !