Du cinéma vérité comme on en voit hélas trop peu. Abdellatif Kechiche nous fait suivre le destin sentimental d'une jeune homosexuelle, qui va peu à peu assumer son orientation sexuelle, malgré une certaine ambiguïté. Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos crèvent l'écran, jouant tout en sobriété et tournant des scènes osées dignes de téléfilms érotiques. Sorti de ça, l'histoire est plutôt banale et n'a rien de révolutionnaire. On a plus un enchevêtrement de mises en situations qu'une véritable histoire. Ce qui pourra en rebuter plus d'un.
Pas plus que ''Amour'' de Haneke ce film n'aurait du être tourné. On ne peut tout filmer, les grands peintres et les grands photographes sont là lorsque une évidente nécessité s'impose. Les contacts physiques même passionnels ne peuvent être reproduits par des acteurs et mis à disposition de tous les regards…Surtout fabriqués de cette manière : des heures de prises de vue pour ne choisir que les plus suggestives. Ce sont des instants à vivre pour eux même, à deux et pour personne d'autre. Aussi les interminables séquences ''amoureuses'' entre Adèle et Emma sont elles inutiles une fois qu'on en a compris ce que Kechiche voulait exprimer. Quant au reste, en dehors de l'aspect documentaire parfaitement rendu de la jeunesse des années 2010 et du travail remarquable en tant de directeur des deux comédiennes, tout peut se discuter. Pour ma part, je ressors triste de ce film dénué de toute émotion venant du coeur, seuls les corps sont satisfaits pour le payer très cher en manques plus tard . Que les gens montrés soient hétérosexuels ou homosexuels, ils sont aussi tristes et glauques les uns que les autres, seuls les enfants et quelques instants au bord d'une rivière nous rappellent à une vie heureuse. Pourquoi montrer aussi la laideur? Parler la bouche pleine de sandwich ou dégoulinante de nouilles ocrées comparées à une partie fine de vers de terre, faire se succéder des innombrables plans ultra serrés sur des cheveux mal coiffés, montrer des jeunes filles qui n'ont que des gros mots à dire et des pensées perverses pour faire mal. Ce film n'a qu'un intérêt : celui d'être un documentaire sur une certaine jeunesse actuelle, ce n'est pas n'importe quoi et Kechiche à le mérite du travail soigné et poussé à ses limites. Ce faisant, il se dévoile en se mettant trop en avant, il pense plus à lui qu'à ses personnages ce qui ne pourra jamais en faire un réalisateur de niveau élevé.
Difficile de passer à côté du dernier Kéchiche cette année ! Entre polémique à la pelle et triple palme d’or, on ne pouvait pas y échapper, La vie d’Adèle restera un film incontournable dans le paysage cinématographique français. Si cette histoire d’amour entre Emma, jeune artiste et Adèle, lycéenne qui se découvre à travers sa relation est très belle dans le fond, la forme qu’impose Kéchiche peux en rebuter plus d’un ! Ce serait un euphémisme que de dire que les gros plans sont présents dans ce film, en vérité, il n’y a que ça et c’est bien dommage. Kéchiche, à travers le regard d’Adèle a voulu nous montré la vie, la vérité. Le pari était osé et aurait pu être gagné si il avait placé quelques plans large ici et là, histoire de laisser le spectateur respirer de temps à autre ! Pas besoin de filmer la morve d’Adèle avec la caméra dans le nez, de nous refaire la création du monde version Adèle ou de nous montrer l’intérieur du gosier d’Adèle quand elle se goinfre de spaghettis (et elle en mange une sacrée quantité en 3h !) toute bouche ouverte ! Une accumulation de gros plans, de plans rapprochés et de frontalité qui font qu’au bout d’un moment, une gêne se crée et on en vient à se demander si ce qu’on nous montre n’est pas du voyeurisme… Filmer la vie ne se résume pas a dévoilé les émotions de son personnage, c’est également les choses et les gens qui l’entoure et il semblerait que cela ait été quelque peu oublié. Kéchiche a voulu que nous nous identifiions à son Adèle mais, personnellement, je ne suis restée que spectatrice et l’ennui a fini par s’installer. Si on rajoute à ça les clichés tout le long durant (sur l’homosexualité féminine, les ados et la rencontre des classes sociales), le film perd de sa puissance et finis par lassé. Mais malgré tout, comme il est dit plus haut, Adèle et son histoire touche. Sa fragilité mais surtout son errance, du début quand elle avoue à son ami dans la cafétéria se sentir désespérément seule jusqu’à la scène finale tragique, avec ce travelling sur Adèle qui marche seule dans la rue. En conclusion, la Vie d’Adèle aurait pu être une réelle ode à la vie, à l’amour, mais tous ses défauts font que le plaisir est un peu gâché et qu’on arrive jamais totalement à entrer dans cette histoire.
pas de doute, le jeu naturel des deux actrices et même des seconds fait de ce film une oeuvre majeure du cinéma français, on entre complètement dans sa vie, malgré les 3 heures qu'il dure
Je ne comprends pas l'engouement pour ce film. Beaucoup de questions ressortent : Pourquoi faire 3h quand on peut le faire en 1h30? Pourquoi faire 3h de gros plan? Pourquoi nous inonder de scènes où les gens mangent? Pourquoi leur faire manger uniquement des spaghettis? Et j'en passe... Très ennuyeux, et ce dès les premiers instants, ce film tourne en rond, multipliant les inutilités, les remplissages, les dialogues bourrés de silence, les références sans les exploiter, laissant le sexe prendre le dessus sur l'amour et les sentiments. Un film qui nous offre également beaucoup de sons dont on aurait aimé se passer comme des "ados" qui reniflent sans cesse, les bruits de bouche quand les gens mangent (sans parler des images tout aussi immondes). Un florilège d'absurdités en tous genres, accompagnées de clichés pendant 3h, c'est affligeant !!
Oh mon dieu mais que c'est long, mais que c'est bon. Provocant à souhait , ce film, victime de plusieurs polémiques injustifiées est un exemple même du pied de nez que le septième art peut apporter aux professionnels du "choquage", du politiquement correct et de la bien-pensance. Car oui, cette fabuleuse et mélancolique aventure n'a absolument rien à voir avec ce qu'on veut nous inculquer et nous imposer suite à l'exposition médiatique que cette oeuvre a du subir. Ce n'est pas un film sur l'homosexualité mais sur le désir. Ce n'est pas un film sur la différence mais sur l'union. Ce n'est pas un film sur l'intolérance mais sur l'appartenance. Les interprétations et autres produits de l'imagination collective ne seront ainsi que pur délire métaphysique transgressant l'oeuvre. Arrêtons de nous poser des questions et de réfléchir. Ce film nous donne une belle leçon captivante sur l'incapacité à l'homme de se laisser emporter et étouffer par la magie du cinéma, du vrai cinéma.
La vie d'Adèle c'est : Adèle à l'école (x5), Adèle qui bouffe des spaghetti bolognaise la bouche ouverte (x4), Adèle qui dort (la bouche ouverte aussi - x3), Adèle qui se touche, Adèle qui embrasse quelqu'un avec la langue (ils/ elles doivent être 5 ou 6 : x72). Adèle qui baise (x4), Adèle enrhumée (x796), Adèle qui rit (x4), Adèle qui pleure (x76), Adèle au parc (x2 ou 3), Adèle à la plage, Adèle fait la classe (x4), Adèle fait la cuisine, Adèle sous la douche... bref une succession de scènes sans intérêt, la plupart du temps en plan trop serré, qui mises bout à bout font un film sans plus d'intérêt. C'est peut être "La vie de Marianne" (roman à la mode au XVIIIe évoqué dans le film) mais version Martine ? J'ignore tout du roman graphique dont c'est censé être adapté mais je pense que ça n'a plus grand chose à voir. C'est aussi chiant que du Lars Von Trier mais c'est quand même mieux monté. C'est bien interprété aussi, après 5 mois de tournage c'est la moindre des choses, on peut penser que ce ne sont pas toutes des premières prises. Ce que le jury du festival de Cannes a aimé : Ce film de 3 heures réalisé par un tunisien parle de lesbiennes qui s'aiment mais leurs différences au niveau de l'éducation, du milieu social d'origine, de perception de l'avenir, de façon de vivre... va finir par en lasser une et l'autre ne s'en remettra pas. Parfait pour un téléfilm des années 90 genre "les mercredis de la vie" diffusé à l'époque sur Antenne 2. Et parfait pour le jury, pas besoin de le voir, le pitch de 2 lignes égale le scénario entier. Ça laisse 3 heures pour faire la fête ou dormir. Tunisien = Printemps arabe / Révolution de Jasmin = actu, au pire si il a toujours vécu en France on dira qu'il vient de la banlieue Lesbiennes = Mariage pour tous = polémique, ouah ! encore plus tendance Rajoutons une bonne dose de fracture sociale, n'oublions pas les autocollants CGT, de la musique afro et latino, de la philosophie de PMU et de l'art contemporain incompréhensible. Allez c'est bon donnez lui sa palme, il est de gauche au moins ? ah il fait semblant, oui bien sur comme nous tous quoi et depuis qu'il a renié Ben Ali, révolution oblige, il ne peut plus compter sur la Tunisie pour lui remettre un prix. Pardon je m'emporte, c'est peut être un chic type mais son personnage public m'a persuadé qu'il est malhonnête, vicieux et ingrat.
On monte dubitatif a bord du grand-huit la vie d'Adèle pour ressortir neurasthénique du plus long grand-huit du monde sans avoir sans éprouver la moindre émotion avec pour seul sentiment celui d'avoir perdu son temps. Le film est interminable qui se compose de discussions familiales, lycéennes ou philosophiques totalement inutiles entrecoupé de scènes de baise, d'embrassades intempestifs et de fêtes. Mr Abdellatif Kechiche ne s'embarrasse de rien, Adèle est filmée dénudé dès qu'il le peut sans que ça apporte quoi que se soit a l'histoire. Adèle passe sans transition d'étudiante à assistante maternelle puis institutrice. La scène de rupture est pitoyable et extrêmement vulgaire, la scène des retrouvaille est lamentable: spoiler: Adèle baise la main de Léa comme si c'était son sexe. .Evidemment il n'y a pas d'histoire et la fin est misérable. Bravo Mr Kechiche vous avez du gagner beaucoup d'argent avec un mauvais film mais le génie perdure et les autres tombent dans l'oubli, je suis prêt a parier que votre film tombera dans l'oubli dans moins de 5 ans et que les rediffusions télés seront inexistantes. Encore merci Mr Kechiche pour m'avoir fait perdre mon temps.
L’histoire d'amour et sa banalité n'a rien d'exceptionnel c'est la mise en scène et la mise en image de Kechiche qui arrive à la transcender. La longueur des scènes font de la vie d’Adèle un cinéma de l'instant,les plans et les scènes sont d'une totale utilités pour faire ressentir la rencontre puis les liens entre les deux personnages. Si je dois reconnaitre qu'Adèle Exarchopoulos à une véritable tête à claque difficilement supportable,elle se révèle devant la camera de Kechiche,bien plus que la fadasse Léa Seydoux qui peine à trouver le ton juste et le naturel de sa partenaire. Le rapport conflictuel entre le réalisateur et la comédienne qui a fait les choux gras de la presse lors de son passage à Cannes,prend ici un véritable sens. Il est dès lors évident que Seynoux ne répond pas aux attentes de jeu de Kichiche et qu'il lui aura fallut la repousser dans ses retranchements pour en sortir quelque chose. Le cinéma de Kechiche et bon lorsqu’il traite du rapport entre ses deux personnages,il l'est nettement moins lorsqu'il aborde le clivage social et le rapport à la culture. Son traitement va dans les clichés les plus simples et bêtes qui soit mais la vie d’Adèle est une cascade de sentiments rarement aussi bien portés à l'écran que son visionnage doit être fait au moins une fois !
Palme d’or controversée du 66ème festival de Cannes, la vie d’Adèle ne peut en effet pas laisser indifférent. D'abord car les 3h de film sont un chef d’œuvre de réalisme. La caméra de Kechiche se balade, pas forcément toujours bien cadrée, au milieu d’un film qui sent bon l’improvisation et le naturel. Les discours sont certes parfois un peu hésitants, banals, mais permettent de recréer les sentiments qui parsèment cette romance et donnent toute leur justesse à certaines scènes (la rupture). Le tout est sublimé à la fois par un jeu de lumière de toute beauté mais aussi par une performance d’actrices, certes éprouvante mais absolument impressionnante. Au final, la vie d’Adèle, en dépit des inéluctables longueurs de film, malgré quelques scènes de nues dont on se serait bien passé, raconte la vie sentimentale de son rôle principal, la construction de sa vie d’adulte et de son identité. C’est un moment intense de la d’une vie d’adolescente qui est ici fidèlement retranscrit. Malgré toutes les controverses de sortie du film, il est vrai que la dernière palme d’or made in France a de l’allure…
Après toutes ces polémiques réalisateurs-actrices autour du film, je l'ai finalement regardé, j'avoue qu'à cause de ça j'ai repoussé le moment (comme quoi trop en savoir sur l'envers du décor ça freine). J'ai laissé ça de côté et j'ai tout simplement adoré ce film! Après tout c'est très très bien vu,c'est une superbe histoire d'amour, très réelle, autant pour les hétéros que pour les homos et c'est ça qui emporte, c'est vraiment juste, le ton est vrai, tout est bien traité. Le traitement des différences sociales est super bien abordé, certains l'ont trouvé un peu caricatural mais dans la vie c'est souvent comme ça!La famille bobo agace avec ses grandes idées et croit voir de la résignation chez Adèle alors qu'elle arrive,elle, sans apriori et prête à intégrer ce cercle...elle aussi est une vraie passionnée même si ce petit monde ne semble pas le voir ainsi.Deux conceptions qui divisent, deux univers qui tentent de cohabiter, c'est parfois cruel .Qui n'a pas ressenti ça autour d'une table ou lors d'une soirée? En plus c'est la plus vraie des retranscriptions de l'état amoureux que j'ai vu au cinéma, scènes d'amour géniales, leur longueur est justifiée vu la relation des personnages, il y a cet étourdissement,ce trop plein de sensations, cette soif, c'est exactement ça être amoureuse la première fois! Et les disputes comme si c'était les nôtres .C'est de l'observation au plus près des gens et je me fiche de savoir qui est Abdellatif Kechiche,si il est tortionnaire ou pas, prétentieux ou non... on s'en fout ,allez, il faut juste voir un film et s'enlever les blablas autour.Franchement le cinéma est fait pour sentir l'émotion et en cela elle est foutrement présente, pas surjouée, on y croit de bout en bout! Et de plus ça donne une sacrée envie de lire la BD!
TWILIGHT. Chapitre 1 tentation, chapitre 2 révèlation. Si dans la saga adolescente l'enfer dure plusieurs films, là Kechiche regroupe tout en 3 heures. Malgré cette longueur d'huîtres, de pâtes et de moules, les corps impatients naissent et se décomposent. Le créateur filme sa créature à cru, avec insolente, naturelle et fragilité. La victoire de la sensuelle Adele Exarchopoulos.