Si j'ai voulu voir cette adaptation c'est uniquement parce que j'aime le travail et l'univers de Christophe Gans. Je n'ai pas été déçu, le film est très beau, et s'avère agréable à suivre.
Peu apprécier à sa sortie en salles, je me souviens avoir profondément détester cette version de la «Belle et la Bête» signé Bruno Ganz qui convoquer autant l’imaginaire de Cocteau que celui de Myazaki que ce soit dans le scénario ou encore dans l’esthétisme générale du film. Huit ans après sa sortie en salles, je me rends compte que je n’ai jamais pu l’oublier contrairement au pale remake de Disney découvert en 2017. Je me suis donc décider à replonger dans ce film, et décider de revoir drastiquement mon précèdent jugement.
Et à ma grande surprise, c’est un long-métrage que j’ai beaucoup aimé pour justement tout les points de vus que j’avais démonter. Tout d’abord, Bruno Ganz rends les choses à son autrice originelle, en adaptant la version oubliée de Gabrielle Suzanne de Villeneuve plus sombre et plus trash mais qui conserve ce côté magique et philosophique. A ce niveau la version cinématographique est en tout point fidèle au conte . En dehors des créatures bizarres qui sentent mauvais le 3D, les décors sont extrêmement bien réussi. On plonge tête baisser dans cette univers – et les costumes sont très réussi. J’aime beaucoup le jeu de couleurs (costumes assez vif vs décors assez morne). La réalisation en revanche n’est peut-être pas le point fort du film. Je l’ai trouver trop chose par apport à d’autres adaptations mais finalement moins artificielles que celle de Bill Condon.
Il y aurais d’autres petits points techniques qui mériterez d’être relever. Spécialement tout le travail qu’à fait Christophe Beaucarnes au niveau des images qui relèvent à la fois de cette dimension du rêve, tout en gardant cette bizzarerie. Bien dommage qu’il n’est pas reçu le césar de la meilleure photographie. C’est assez spectaculaire et de qualité. Ou encore l’usage de la bande-originale qui convoque souvent le clavecin, ce qui correspond bien à l’époque ou se déroule le film.
En dehors de l’aspect technique, les comédiens sont très bons dans l’ensemble même si certains sortent plus du lot que d’autres. Vincent Cassel est par exemple en roue libre complet tandis que Léa Seydoux éblouie par la force de son jeu et l’intensité presque incandescent de son interprétation. Elle convient totalement au rôle de Belle, se l’étant approprier pleinement – nous proposant à la fois une image du personnage inchangée à celle qu’on connais déjà, et plus humaine. Moins nunuche, plus terre à terre. Ou encore ma chouchoute dans le film Audrey Lamy qui est à mourir de rires.
A l’heure ou les «Eiffel», «Illusions Perdues», «Trois Mousquetaires» fleurissent – et ou le cinéma de genre semble avoir recouvrer sa place dans notre cinéma – il est temps aussi de redécouvrir ce «Belle et la Bête» qui sembler précurseur de ce phénomène. Car le film incompris de Bruno Ganz est une proposition bien plus riche que ce que l’on pense et beaucoup moins artificielle que ce que l’on nous a vendu. C’est un véritable et grand moment de cinéma, ni plus ni moins.
Adaptation du conte original publié en 1740, La Belle Et La Bête de Christophe Gans est une jolie réussite. La majorité des personnes ont en tête l'histoire mise en scène par Disney, mais ici nous avons droit à une autre vision de cette romance, plus proche du conte originel. La différence se situe surtout au niveau de la durée de l'emprisonnement de la Belle, de l'absence des objets devenus vivants ainsi que la présence des frères et sœurs de l’héroïne. Tous ces éléments nous permettent de découvrir autrement ce récit ce qui est appréciable. On se retrouvent totalement dépaysés pendant l'heure quarante-cinq que dure cette histoire. Les personnages sont en demi-teinte, le père prenant beaucoup de place mais ce n'est pas pour déplaire, seulement les sœurs et frères ont un rôle plus discutable. Le problème vient surtout des relations entre les différents protagonistes. Le lien père-fille est touchant mais c'est plus discutable pour les autres notamment entre la Belle et la Bête. Leur histoire d'amour n'est pas convaincante, la façon de s'apprivoiser aurait pu être beaucoup mieux. Le casting lui aussi est discutable. Léa Seydoux à certes un joli minois mais son personnage n'est pas attachant, Vincent Cassel lui n'a pas vraiment le phrasé pour ce genre de créature, seul André Dussolier joue parfaitement son rôle. La fratrie elle, est insignifiante voir repoussante avec la prestation d'Audrey Lamy qui n'a pas sa place ici. Dommage également que les chiens transformés en petite bestioles soient si peu exploités. Si dans le fond tout n'est pas abouti, la forme pour sa part brille de mille feux. En effet, la grande force de ce film vient de son esthétique tout simplement sublime. La direction artistique est superbe offrant énormément de végétation au milieu de ce château en ruines pour nous mettre des couleurs pleins les yeux. La réalisation de Christophe Gans est grandiose donnant des plans mirifiques, accompagnés par une photographie et des effets spéciaux du plus bel effet ainsi que des costumes somptueux. Quelques passages sont un peu trop sombres et le faciès de la Bête n'est pas des plus inspiré mais hormis cela c'est un régal visuel. De plus ces images sont magnifiées par une b.o. en parfait accord, très agréable. Reste une fin attendue mais qui s'achève une un énième tableau de toute beauté venant conclure cette version de La Belle Et La Bête qui mérite amplement d'être admirée.
Tout juste trois ans avant l'adaptation live de Disney, Christophe Gans nous livre sa version de "La Belle et la Bête". Une adaptation francophone donc, comme l'avait pu faire Cocteau il y a quelques décennies. Malheureusement, cette nouvelle version ne parvient à nous convaincre, notamment à cause d'effets spéciaux complètement ratés. Le film commence pourtant plutôt bien et parvient à nous embarquer dans son univers féérique, avec une narration par Léa Seydoux, plutôt charmante dans le rôle de Belle. Vincent Cassel incarne lui une Bête complètement difforme sous des effets spéciaux absolument immondes. Et plus on avance dans le film, plus les effets visuels viennent gâcher notre expérience et nous empêche de nous émerveiller devant le royaume de la Bête. Le final en devient presque gênant de ridicule. Dommage, car il y avait une vraie carte à jouer avec "La Belle et la Bête".
Oui bien sur ampoulé, rococo, surnumérisé, hypermacho genré (v cassel), pas au niveau des équivalents brittaniques encore moins amerloques (merveille qu'Alice au pays des merveilles), oui il y a des relents de l'abominable "pacte des loups" lourd comme une plaque d'égout, oui ... Et pourtant ça joue car outre quelques fulgurances de beauté écolo-oniriques et les éclats de L; Seydoux, il y a un diamant brut au milieu de tout cela et le diamant brut c'est le coeur du conte, ici intact, tjrs tellement juste car parfaitement accordé aux psychées humaines.... Alors OK.
vraiment moyen. pour 2014 il y avait largement mieux a faire en terme de réalisation, mise en scène j'ai même crue a un film français au début. les acteurs et actrices sont très bon il y a du talent, les effet spéciaux et le montage est plutôt convaincant, le scénario est pas trop mal. il manquait pas mal de détail dans la réalisation qui ont conduit a un résultat plutôt limite. si toute l'équipe avait mieux travaillé sur le scénario et la mise en scène ont aurait pu avoir un chef d'œuvre dommage.
Évidemment c’est les Français qui sont responsable de ça !
Aujourd’hui on s’attaque à: "La Belle & La Bête", Version 2014….
13 ans après "Le Pacte des Loups" Christophe Gans passe de la Bête du Gévaudan à la Bête tout court et retrouve par la même occasion Vincent Cassel, un acteur animal idéal pour ce rôle... Pour la suite rappelons un peu les origines du conte... Issu de divers légendes le conte fut connu pour la première fois en France sous la plume de Gabrielle-Suzanne de Villeneuve en 1740 dans lequel il y avait plus de féerie comme la querelle des fées qui expliquait l'origine royale de Belle. Mais le conte eut droit au succès et à la renommée lorsqu'il fut repris et écourté par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont en 1757... C'est cette dernière version qui sert de base aux adaptations déjà connue... Là se trouve le premier soucis ! En effet Christophe Gans a affirmé ne pas vouloir faire un remake du chef d'oeuvre "La Belle et la Bête" (1948) de Jean Cocteau (issu donc du conte 1757) mais de revenir au texte original de 1740. Peut-être est-ce une volonté mais elle n'est jamais mise en image lors du film, le scénario correspond finalement au film de Cocteau et donc à la verison 1757... Un détail sans doute... Très clairement, esthétiquement, on pense à Hayao Miyazaki (roi de l'animation japonaise avec "Princesse Mononoke", "Le Voyage de Chihiro" et dernièrement "Le vent se lève"), couleur chatoyante, magie et féérie, présence omniprésente de la nature... Avec un budget de 35 millions d'euros (énorme pour un film français) le cinéaste s'en est donné à coeur joie, les costumes sont magnifiques, les décors ne le sont pas moins avec un château de toute beauté. Mais des bons décors sont souvent qu’un plus dans les films. L’histoire est pas mauvaise et je suis plutôt satisfait qu’ils ont pas fait une histoire sans originalités, mais le scénario et par fois creux et même si je trouve pas que c’est un très mauvais film (je peux se même pas le mettre dans mon flop 10: 2014), on avait été habitué a mieux dans l’année comme "Dawn for the plante of the Apes", "The Hobbit", ou encore surtout "Interstellar" !
Le jeu d’acteur est pas mal. Léa Seydoux Joue Belle puis au moins elle fait pas le même jeu qu’Emma Watson dans le remake de 2017, elle joue plutôt bien, elle est également belle pour son rôle. Vincent Cassel, connu pour "La haine", "L'instinct de mort", "Black Swan", "Irréversible", ou même "Mon Roi", fait un bon taff dans La Bête, et ça le sort de toute ces Comédies qu’il a eu pondant la décennie. (Un Moment d’Egarement), mais donc Cassel c’est le mec de "Trance", "Rivières Pourpres", "L’âge de Glace", "Shrek" aussi dans un petit rôle. André Dussollier a un beau role. Pas le meilleur mais j’suis satisfait. Et donc comme pour beaucoup j’ai découvert "La Belle et la Bête" avec celui de 1991, la bonne adaptation de 1991 qui en reste la meilleure ! Mais donc ce film je le déteste pas mais il peut pas avoir plus de la moyenne quoi ! Bref 5/10
J'ai mis 2 étoiles pour la qualité visuelle, même si on ressent le numérique, c'est très correct pour 2014 et on plonge dans l'ambiance (bien que la bête aurait mérité d'être plus effrayante) Par contre...le reste est plutôt décevant. Un jeu d'acteur très plat ou surjoué pour la plupart, sans âme, ni émotion. Une histoire d'amour inexistante, le thème de la belle et la bête est complètement occulté...ça serait plutôt "la belle et un suggar dady" Et le pire, pour moi...la musique! Fadasse à souhait, encore moins d'âme que le jeu d'acteur...aucune tension dramatique (la scène des géant est tellement plate qu'elle est juste un mauvais moment à passer avant la fin)...je soupçone même le compositeur et le réalisateur d'avoir voulu faire un clin d'oeil (visuel et musical) à Dracula de Coppola dans la scène où l'ont voit la bête grimper le chateau, mais c'est limite une insulte tellement la musique est fade à côté de ce monument. Bref j'ai été diverti les 20 premières minutes et le reste j'ai attendu la fin, sans grand intérêt, dommage
Un énième film retraçant l'histoire de la belle et la bête. Un décor sublime mais quelle tristesse la pauvreté du scénario ... Encore une déception de ma part.. Éviter également de regarder celui de Disney. Pensez à visionner le film de 1946 avec l'excellent jean marais .. c'est le meilleur film.
Même quand les films français ont du budget, on en ressort déçus... Cette version du célèbre conte est la pire que j’ai vue. Premier point négatif : les acteurs, et surtout l’actrice principale qui est vraiment très mauvaise. Les rôles des deux sœurs sont clichés et n’apportent rien, si ce n’est de l’embarras. Ensuite, le scénario. Il est mauvais et bourré de facilités scénaristiques (spoiler: Belle apprend l’histoire de la bête par des lucioles imaginaires??? ). L’histoire d’amour est très très mal menée : on ne comprend vraiment pas comment les personnages tombent amoureux. Ah, j’allais oublier. Les petites créatures en images de synthèse sont ridicules. En gros, c’est très nul, à fuir, allez plutôt voir le dessin animé Disney.
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18 103 critiques
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2,0
Publiée le 22 novembre 2020
Une belle tentative de Christophe Gans mais certainement pas son meilleur travail. Les effets spéciaux sont remarquables et les visuels sont spectaculaires mais le film n'a rien d'autre à offrir que cela. La prise de vue différente de l'histoire peut sembler un peu rafraîchissante mais elle manque de cœur et d'âme et les personnages ne sont pas très développés. On ne pourrait pas sympathiser avec eux comme n'importe quel personnage de film. On jette un regard sur la vie du prince et son passé mais rien n'est fait pour développer sa relation avec Belle le fait qu'ils tombent amoureux n'a aucun sens dans cette histoire. Des acteurs talentueux comme Cassel et Seydoux sont complètement perdus ils sont juste là pour jouer leur rôle. Mais je dois dire que l'aspect de Léa Seydoux dans le film est synonyme du nom de son personnage Belle car elle est belle. Si quelqu'un est fan de l'histoire je lui recommande quand même de regarder la comédie musicale animée de 1991 au lieu de celle-ci c'est mieux à tous points de vue. Dans l'ensemble le film est tout en beauté mais il manque la majestueuse histoire d'amour...
J'ai eu le bonheur de regarder encore une fois hier soir sur W9 "La Belle et la Bête". Il incarne le mystère, la beauté, le rêve.
Romanesque et passionnée, j'adore plus spécialement le passage de la danse du bal, quand Belle, vêtue de sa splendide robe bleue, virevolte dans cette ancienne salle de danse, avec la Bête... La musique n'est pas seulement étrangement belle, c'est un moment inexplicable, qui mêle le présent et le passé, le rationnel et l'irrationnel.
Heureusement qu'on a des moments comme ça, dans la vie, où on peut rêver. Et ceux qui critiquent sont tout simplement jaloux...
Une nouvelle adaptation pas mal mais quand même spécial du célèbre conte ! L'histoire reste satisfaisante et l'univers fantastique est très bien travaillé ! Léa Seydoux est assez convaincante et Vincent Cassel est plutôt bon et bien fait en Bête. André Dussollier est satisfaisant et tous les autres acteurs sont corrects. Les créatures sont convenables et assez bien élaborées et les images sont bonnes. Les effets spéciaux sont plutôt bien réalisés et les décors sont très beaux ! Des paysages sont agréables et le magnifique château de la Bête est très bien conçu et surtout appréciable. Les costumes sont superbes et les acteurs sont bien maquillés. Les objets et équipements sont très convaincants et l'ambiance est particulière mais intéressante. Les musiques sont bien composées et il y a un peu d'émotion. La morale est toujours aussi réussie et la romance entre Belle et la Bête est encore jolie. Un film donc pas mauvais mais dans un style très différent qui change de ce que l'on pouvait connaître de ce classique, personnellement j'ai moins ressenti le côté enchanteur que je connaissais de ce somptueux récit malgré un couple Léa Seydoux et Vincent Cassel assez efficace dans un environnement bien imaginé à l'esthétisme soigné.