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Un visiteur
4,0
Publiée le 20 novembre 2013
Très bon film de Bertrand Tavernier dans lequel Thierry Lhermitte nous livre une prestation parfaite. Une histoire bien ficelée, pleine de détails et parsemée de nombreuses scènes d'humour. Sans oublier une technique visuelle agréable, moderne, dynamique et l'apparition de quelques "guest" sympathiques.
Nous étions 12 au début de la séance, 4 à la fin ! Je comprends toutes ces personnes qui ont quitté la salle avant la fin car Thierry Lhermitte était INSUPORTABLE ! Je suis restée jusqu’au bout parce que j’allais au travail et que la fin de la séance correspondait à ma prise de poste, que dehors il faisait 1°, mais peut-être que le froid m’aurait moins stressée finalement !! Peut-être que Thierry Lhermitte était un bon acteur dans les années 80, mais la, il tape sur les nerfs avec son jeu incroyablement mauvais et caricaturale ! Les autres acteurs ont su tirer leur épingle du jeu heureusement. Ce film nous prouve une fois de plus qu’en politique ce ne sont pas forcement ceux qui sont élus, qui ont le plus de talent et qui font avancer la France, mais bien ceux de l’ombre qui travaillent vraiment beaucoup pour qu’au final, les ministres « vedettes » puissent venir parler devant les médias, devant les Français, en nous faisans si bien croire, que les mots qui sortent de leur bouches sont les leurs… Ceci dit, film beaucoup trop caricaturale dans l’ensemble et surtout très énervant à cause de Thierry Lhermitte !!
Je m'attendais à une bonne comédie avec quelques franches rigolades... Mais rien. Film totalement nul, certainement un film alimentaire pour les acteurs. Parodier les bons à rien qui nous gouvernent aurait été très amusant certes car nous savons très bien qu'ils sont payés à ne rien foutre, mais dans ce film o combien ennuyeux rien de rien, Le déblatérage incessant de Thierry Lhermitte m'a cassé les oreilles à tel point que j'ai quitté la salle au bout d'une heure et encore je me suis forcée à tenir. A fuir ne perdez pas votre temps et votre argent.
Il y avait bien longtemps que je n'avais pas pris autant de plaisir à regarder un film français ! Tout est excellent, les acteurs, la mise en scène, le scénario et puis d'avoir pu filmer dans les vrais lieux du Pouvoir .... cela a une autre gueule que dans des décors !!! Merci Bertrand Tavernier.
Le film de Bertrand Tavernier m'a un peu déçu: comédie certes à la limite parfois de la caricature, mais qui flirte avec les limites du pouvoir et les dédales tortueux de la politique. L'idée est intéressante, mais il en sort un film inégal plein de dialogues souvent succulents mais excessifs en qualité. Les acteurs jouent bien, mais c'est Niels Arestrup qui paraît le plus crédible.
Pendant une vingtaine de minutes, le spectateur aura du mal à voir Dominique Galouzeau de Villepin ( puisque c'est de lui qu'il s'agit ) sous les traits de Thierry Lhermitte / Alexandre Taillard de Worms,.mais l'abattage du comédien, la justesse des dialogues et l'acuité du regard de Candide /Raphael Personnaz sur le petit monde d'un cabinet ministériel - celui des Affaires Etrangères au moment de la crise irakienne - finiront par emporter son adhésion.
J'ai aimé ce côté "coulisses" du pouvoir. Les personnages sont bien campés et nous voilà devant une grosse satire des hommes qui tirent les ficelles. Mais est-ce une si grosse satire que ça?
Voilà enfin un film où l'on rit sans retenue. C'est une satire féroce de cette faune de conseillers politiques qui hantent tous les ministères. Les acteurs sont bons et,en particulier,Thierry Lhermitte qui est formidable dans son rôle de conseiller "langage",Personnaz,n'est pas mal non plus. Courrez vite le voir pour vous éclater et laissez tomber Neuf mois fermes ,film farfelu et d'une débilité consternante...
Au ministère des affaires étrangères, il s’en passe des choses ! La bonne idée : Thierry Lhermitte en ministre survolté secondé de conseillers zarbis et de Niels Arestrup, placide et clame, le seul homme, semble-t-il, de toute situation.
Au milieu de tout ça, Raphaël Personnaz, très en vogue, essaie de percer les rouages de la politique pour écrire les discours du ministre suivant des directives souvent contradictoires.[...]
Un bon moment en particulier grâce à Niels Arestrup, mais une réalisation faible (image et son très moyens) et un comique de répétition qui ne passe pas bien au cinéma (les feuilles qui s'envolent à chaque passage du ministre...). Thierry Lhermitte passe beaucoup mieux dans le rôle que je ne m'attendais, même si les premières images ne sont pas totalement convaincantes. Guérit le spectateur de toute velléité de nostalgie pour D. de Villepin.
"Quai d'Orsay" est une comédie politique réussie ayant su garder l'essence et la structure de la bande dessinée adaptée. Le langage, voilà ce qui est au centre du dernier film de Bertrand Tavernier. Le langage, ainsi qu'une certaine confusion régnant Quai d'Orsay au Ministère des Affaires Etrangères que Tavernier a souvent su rendre hilarante. Tous les conseillers ont leur avis très arrêtés sur tout et n'importe quoi, la moindre démarche administrative est compliquée à l'absurde et la hiérarchie n'est compréhensible que pour les plus initiés. Le jeune Arthur Vlaminck (Raphaël Personnaz qui convainc en timide et maladroit conseiller, rappelant la fragilité de ces derniers rôles dans Au bonheur des Ogres ou même La Stratégie de la Poussette) est parachuté dans cet univers étrange dans une construction de comédie "hors-bocal" plutôt réussie. Là où la structure de la bande dessinée originale semble respectée, c'est dans la ... La suite sur Plog Magazine, les critiques des ours.
Pendant comique de l'excellent "L'Exercice de l'Etat", "Quai d'Orsay" est un petit film sympathique qui n'arrive quand même pas à la hauteur de son alter-ego dramatique, ni de la bande-dessinée dont il est issu. Bertrand Tavernier nous avait déjà plongé par le passé au cœur des rouages humains qui font marcher ces belles mécaniques institutionnelles que sont l'Education Nationale ("Ca Commence Aujourd'hui") et la Police du même nom ("L.627"). Cette fois-ci, c'est donc par le biais de la comédie qu'il brosse le portrait du Ministère des Affaires étrangères et de sa cour de diplomates dominée par la figure tutélaire d'Alexandre Taillard de Wörms (Thierry Lhermitte, déchaîné mais répétitif). "Quai d'Orsay" est en effet autant une immersion bouffonne et plutôt réussie dans le fonctionnement de la diplomatie française qu'une hagiographie déguisée de Dominique de Villepin qui a servi de modèle au personnage de Taillard. On présente le bonhomme comme une machine de guerre (de paix, plutôt) bien huilée avec une ribambelle de petits défauts cocasses qui le rendent un peu plus humain et beaucoup plus sympathique. L'admiration sans bornes du scénariste Abel Lanzac pour son ex-patron transparait donc de manière aussi subtile que parfois un peu écœurante. La réalisation de Tavernier est plutôt propre et bien rythmée, même si le film aurait pu gagner à être un peu plus court et même si on aurait pu se passer de ces petits détails horripilants (les split-screens inutiles, le running gag cartoonesque des papiers qui volent à chaque apparition en coup de vent du ministre) présents uniquement pour faire un lien artificiel et superflu avec le média d'origine. L'interprétation est aussi propre que la réalisation et, même si Lhermitte bouffe l'écran avec son dynamisme forcené, c'est plutôt la prestation de Niels Arestrup en chef de cabinet débonnaire et ultra efficace qu'on retiendra. S'il y a des réserves à émettre, elles se situeront plutôt au niveau du scénario. Je sais bien qu'adaptation = trahison, mais quand même... En gommant toutes les références ciné (Star Wars), télé (X-Or) et musique (Metallica) du bouquin, Tavernier a transformé une œuvre plus ciblée on va dire trentenaires/quadras en film pour sexagénaires, soit un bel exemple du cinéma de papa que lui et ses copains des Cahiers ont passé leur temps à vilipender dans leur jeunesse... Autre gros écueil, Tavernier cinéaste fait une concession à Tavernier militant avec l'épisode de la famille de sans-papiers. On sait que c'est une cause chère au réalisateur lyonnais et sur le fond, on ne peut absolument pas lui reprocher d'avoir intégré au film ce thème pourtant absent de la bédé. Sur la forme, par contre, l'affaire tombe comme un cheveu sur la soupe et jure complètement avec le reste de l'histoire. Se sont pas cassé le cul, les scénaristes ! Et si, par ce dénouement heureux (la famille de sans-papiers n'est pas expulsée, ouf), ils voulaient nous montrer qu'un ministre peut toujours donner un petit coup de pouce dans une affaire privée, l'exemple d'un contrôle fiscal qui saute aurait sans doute été plus réaliste...