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Un visiteur
0,5
Publiée le 11 novembre 2013
Coincé au milieu de la rangée, je n'ai pas pu fuir au bout de 30 minutes (ce qui aurait été une première). . Ce château est le pire film depuis 5 ans. Aucun scénario, des scènes qui donnent toute sa valeur au mot ridicule (le mariage à l'hôpital, la bagarre avec la sœur pour le siège, l'insémination). Aucune émotion, des dialogues insipides. Quant aux acteurs, c'est le pompon. VBT et ses fous rires débiles mais surtout l'insupportable Garrel qui se prétend acteur mais est seulement le fils de. Heureusement qu'il y a la carte UGC
Un château en Italie, c'est l'histoire d'une famille bourgeoise italienne embourbée dans une inexorable décrépitude. Le fils est atteint de Sida. La fille enchaîne les désillusions amoureuses à 42 ans. Et la mère vit dans l'espoir de voir un jour ses enfants heureux. Tout le film tourne autour de ces trois personnages, qui refusent de voir l'abîme vers lequel ils se précipitent. Un abîme financier, qui montre bien l'importance du paraître chez les bourgeois: qu'importe leurs dettes ou leurs manque d'argent, il est primordial de garder la tête haute, et par conséquent garder le château, la limousine, le majordome. Toute une vie, une mise en scène à laquelle ils tiennent plus que tout. Un abîme existentiel. Les personnages de Louise et de son frère ressemblent plus à de grands enfants qu'à autre chose. Tout est jeu, caprice, factice. Le problème, c'est qu'il y'a une réalité, incarnée ici par la maladie du frè mère se persuade de sa guérison future. Lui-même semble vouloir s'en détacher le plus possible. Mais l'irrémédiable aura vite fait de le submerger. Le personnage de Serge, seul ami de la famille, sans-le-sou et quémandant sans cesse une aide qui ne viendra jamais, en plus de rajouter une touche de burlesque, montre l'isolement dans lequel s'est barricadé la famille. On rit parfois de bon coeur. Mais on ne frémit jamais vraiment. Pour faire apparaître ce tableau, il a fallu attendre une bonne heure avant que les choses ne se mettent clairement en place pour le spectateur, qui se demande longtemps où la réalisatrice veut en venir. Les acteurs sont tous au niveau, mais jamais au-dessus. D'ailleurs, le tout manque de fulgurances. Certaines scènes sont très belles, mais on attend constamment la petite étincelle qui viendrait attiser le feu diffus du spectateur.
Les acteurs sont excellents, le film est sensible et touchant avec certaines scènes vraiment très réussies. Un bémol : le flou entre réalité et fiction fait naitre un drôle de sentiment, quelque chose d'un peu dérangeant.
Un grand film. Gonflé, jamais complaisant. Qui fait du bien dans cette période où les œuvres sont si conventionnelles. Où la bonne conscience est de mise. Tous les personnages sont complexes, ils sont à la fois drôles, émouvants et puis agaçants et aussi, humains quoi ! Je ne comprends pas la presse qui s'obstine à parler d'autofiction. C'est un vieux débat, tous les artistes s'inspirent de choses personnelles, ce qui compte c'est le résultat. Proust aussi a subi les foudres de la critique car il décrivait un monde bourgeois, aristocratique. Ça dérange la bien bienpensance journalistique. Proust nous parle d'un monde qui se meurt et d'un autre qui prend sa place. Valéria Bruni Tedeschi nous parle aussi de cela (toutes proportions gardées), d'une famille ruinée à l'image de l'Europe mourante rachetée par les Russes ou les Chinois. Et dans ce vieux monde qui s'éteint, où les familles s'étiolent, où les vieux arbres meurent, seul un amour, même tordu, reste une issue possible.
Un superbe film ! Tout est très doux, les personnages sont à la fois loufoques, attachants et pleins de sensibilité. Aucun rôle n'est finalement secondaire, tous apportent une touche coloré au film.. que ce soit les beaux-parents du fiancé (génial Louis Garrel), l'ancien ami de la famille un poil arriviste (Xavier Beauvois), ou la belle-sœur pleine de poésie (Cécile Salette).
C'est un véritable plaisir de retrouver Valéria Bruni Tedeschi derrière (et devant !) la caméra !!!!
Et pourquoi pas un César du meilleur espoir féminin pour la mère de Valéria, Marissa Borini, majestueuse dans son (propre) rôle de mère ?
A part deux ou trois scènes marrantes, j'ai vraiment détesté ce film. Déjà j'y suis allée sans grande envie et j'avais raison. Je me suis ennuyée et pratiquement tout dans ce film m'a déplu. Une perte de temps et d'argent. Heureusement qu'en cette période d'autres films à l'affiche sont eux intéressants.
Un château en Italie...de Valeria Bruni Tedeschi. Comment vous dire ? Ce château, pour rien au monde j’aimerais y habiter, même quelques jours en vacances, et les gens qui l’occupent je ne pourrais jamais être ami avec eux ! Le pitch ? Un genre de chronique familiale, un petit film choral où les membres d’une famille règlent leurs comptes, une fois de plus, une fois de trop ? C’est peut être un film autobiographique, peut être pas, franchement je m’en fous ! Ca commence par un carton «Hiver». On se dit légitimement que le film sera composé de quatre parties. Classique ! On a vu ça mille fois. Nathan (Louis Garrel), comédien en plein tournage, rencontre Louise (Valeria Bruni Tedeschi), comédienne aussi (comme-le-hasard-fait-bien-les-choses), dans...une fôret, lieu comme chacun sait, propice aux rencontres de la plupart des acteurs...Le film a commencé depuis moins de dix minutes et ça m’énerve...J’essaye de garder mon calme, d’ouvrir grand mes chakras, de me dire que cela fait une semaine que je n’ai pas été au cinéma et qu’il faut être gentil et indulgent. Ouf ! Difficile ! Je vais faire court mais radical : il y a trois ou quatre scènes magnifiques dans ce film sans queue ni tête, sans plan, sans construction. Mais il y a aussi des séquences tellement nulles, tellement en dessous de tout, notamment celle de l’écharpe entre Nathan et son père, ou celle de Xavier Beauvois qui hurle sur le prêtre du haut de la nef, ou celle de la vente aux enchères, qui m’ont fait rougir de honte. Je me demande encore comment un producteur peut laisser passer çà ! Sinon on oscille entre drame et comédie, mais sans aucun dénominateur commun, sans harmonie, sans brio surtout, comme si les scènes graves avaient été tournées par un autre metteur en scène, et les scènes de comédie par un semi débile. Le point positif reste Louis Garrel, dont le potentiel «comique» que je n’aurais jamais soupçonné, est par moments libéré, et bien venu. A part cette horrible scène de l’écharpe, je me disais qu’il se bonifiait de film en film, et qu’il demeure sans conteste l’un des meilleurs comédiens de sa génération. Après les pensums que furent les parties «printemps» et «été», je n’étais pas certain de pouvoir supporter la partie «automne», mais ô miracle, cette dernière n’existe pas !
Comédie poignante ou drame burlesque, telle est la question? En tout cas un jeu d'acteur magnifique, de l'émotion et de la sensibilité, bonne découverte de cinéma.
On trouve de la sincérité dans cette auto-fiction de Valeria Bbruni Tedeschi mais le sentiment d'une histoire fait en vase clos prédomine. C'est du cinéma très brouillon que ne peut rattraper la folie douce de certaines scènes et situations, un film ou tout est abordé et rien n'est fini. On a l'impression de ne pas vraiment être invité dans ce film bavard, aux enjeux dissimulés, sans message, sans portée, timoré sous ses airs libertaires. Une seule belle scène, celle de l'arbre, et elle arrive bien tard.
Moi j'aime beaucoup Valeria Bruni Tedeschi, je la trouve toujours sincère, vraie, touchante et très très comique. J'aime bien ce qu'elle fait...ses réactions, ses incertitudes, enfin...j'aime bien. Même si on sais que dans le film les faits et les personnes font partie de sa vraie vie et de sa famille, on arrive quand même a regarder ce film comme si c'était l'histoire d'une famille quelconque. Beau film
Difficile de faire plus mauvais que ce petit film, intrigue inexistante, acteurs médiocres, je me suis forcé pour rester jusqu'à la fin espérant jusqu'au générique final que quelque chose sauve le film de la catastrophe.
Film pénible, copie de ses deux films précédents... je me demande si il n'y a pas des scènes qui sont des copier-coller, tellement j'avais l'impression de les avoir déjà vues !!! Mention spéciale pour CELINE SALLETTE qui arrive imprimer la magie de sa présence à chaque fois qu'elle apparaît... incroyable !
A Cannes, où ce film figurait en compétition, j'ai cru pendant quelques minutes que j'allais aimer un film de Valeria Bruni Tedeschi. Malheureusement pour moi, cette sensation s'est assez vite évanouie. Certes, ce film m'est apparu globalement supérieur à "Il est plus facile pour un chameau ..." et "Actrices", mais il faut avouer que, pour moi, le challenge était à la portée d'à peu près n'importe qui. Il y a même quelques bonnes scènes dans "Un château en Italie", mais que de narcissisme dans ce film très autobiographique sur la famille de Valeria ! On retrouve même sa mère dans le rôle de ... sa mère. Par contre, Carla Bruni, sa demi sœur, n'est jamais évoquée.