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3,0
Publiée le 19 avril 2022
Ce film est ce qu'il parait être, bien fait, agréable à regarder si l'on apprécie les sujets traités et le rendu de la campagne d'il y a une centaine d'année. Mais c'est bien confidentiel, les états d'âmes d'un homme âgé qui a eu des fils bien tard. Un peintre et un cinéaste célèbres mais justement cela n'a rien d'un biopic et reste assez limité et un chouïa soporifique, un 3/5 généreux pour les images.
Beau film. Des couleurs, du temps qui passe, une ambiance chaleureuse et de bons acteurs. Les critiques des spectateurs m'avaient inquiété et j'avais renoncé. Heureusement, les conseils d'une amie m'ont permis de me réchauffer le cœur et le corps.
Un film sur l'univers d'un peintre, c'est toujours une aventure qui ne peut laisser indifférent, même si le résultat peut parfois décevoir. On se souvient du "Van Gogh" de Maurice Pialat ou de la "Séraphine" de Martin Provost pour ne citer que deux films français dont on loue avec raison les grandes qualités. Ici c'est un des maîtres de l'impressionnisme, Auguste Renoir, qui est évoqué dans un contexte précis, l'année 1915 pour l'époque et la villa des Collettes près de Cagnes pour le lieu. Michel Bouquet pour incarner le peintre: on ne pouvait imaginer meilleur interprète. Un Michel Bouquet vieilli à l'image de Renoir en 1915, et dont le jeu est tout d'intériorité et de finesse. Gilles Bourdos, le réalisateur, a choisi d'évoquer une atmosphère, un climat où la sensualité sera le maître mot. Le spectateur entre ainsi dans le monde de Renoir, un monde dominé par l'apparition d'un jeune modèle qui a tout pour séduire le peintre: la grâce, la simplicité, la rondeur des formes. Et l'on se plaît à contempler cette jeune femme incarnée par Christa Théret qui promène sa superbe anatomie sans la moindre pudeur. La lumière s'en donne à coeur joie et imprime ses multiples variations sur le corps nu de la belle Andrée qui ne tardera pas à susciter le désir de Jean, le fils revenu du front avec une blessure à la cuisse. Un Jean Renoir splendidement interprété par Vincent Rottiers, plein de retenue et d'intelligence. Et puis il y a le petit frère, Claude dit Coco, le jeune écorché vif qui a du mal à se situer dans l'univers déconcertant du père quelque peu monomaniaque et qui dans sa toute jeune puberté brûle lui aussi de désir pour la belle Andrée. Une occasion de revoir Thomas Doret, révélé par les frères Dardenne dans "Le gamin au vélo", et qui confirme son talent. Le film est beau: c'est bien la moindre des choses quand il s'agit de mettre en scène l'univers de Renoir. Les éclairages sont parfaits, la lumière généreuse mais sans excès. Alors parlera-t-on d'un esthétisme excessif? On le peut. Certains plans, d'une extrême lenteur, donnent l'impression de n'avoir été conçus que pour la jouissance du spectateur et ainsi de souffrir d'une certaine vacuité. Mais évitons les propos déplaisants. Le film invite à la contemplation comme les toiles de Renoir invitent le spectateur à jouir de la forme diluée dans la couleur, à entrer dans un univers simple et hédoniste dont la femme est la souveraine maîtresse.
la lenteur de l'action est liée à la contemplation de l'artiste sur son environnement, ici le merveilleux domaine du Sud du peintre avec sa belle maison... Il faut se laisser aller en immersion dans cette magnifique réalisation où toutes les images sont soignées, et les acteurs sont passionnés et déchirés. Bravo au travail de Gilles Bourdos qui éclaire subtilement la fin de vie de Renoir incapable d'abandonner ses oeuvres malgré la maladie, entouré de sa familles et ses femmes domestiques.La musique enrobe le tout parfaitement.
Une chose est certaine, si vous cherchez un film d'action, passez votre chemin.....Déja il faut s'interesser au cinéma et à la peinture pour savoir que Jean fut le fils d'Auguste et que les deux ont apporté leur génie à ces deux arts..... Pour revenir au film, je l'ai trouvé délicat et il nous montre un univers de peintre crédible, avec ses soucis et sa philosophie.... Le film est une sorte de huis clos entre le peintre, sa muse et le fils du peintre......C'est un film d'atmosphère, qui s'attarde beaucoup plus aux relations du peintre qu'à la technique de sa peinture (c'est mon petit regret)....Quand on le voit peindre (et c'est fréquent) l'acteur michel Bouquet se contente de repasser avec un pinceau nu des toiles toutes peintes (il y a des limites au talent d'un grand acteur) et dialoguer avec sa jolie muse .... Pourtant le film tient la route grace à l'intimité qu'il donne de la vie du peintre, quelques répliques sur son oeuvre (trop rares), et un atelier bien construit, sa muse christa Théret apporte ses rondeurs et ses amours à ce que semble rechercher le peintre, les sensations de toute ordre, la sensualité de la chair (même perdue) et une philosphie de la vie qu'il résume lui même : "la douleur passe, la beauté reste".....Intéressant......
Un film avant toutes choses BEAU et limpide. Comme un tableau, non comme Un ! La façon dont le film est tourné, comme la nature environnante qui non seulement constitue le décor mais est le décor même; Un ravissement à chaque scène. Et puis Un trio remarquable. Michel BOUQUET magistral dans le Rôle du peintre à la fin de ses jours. Christa THERET d'une beauté, et d'une fraicheur à tomber. Et un Vincent Rottiers dans le rôle de Jean (RENOIR) excellent. Allez y Un Beau Film.
Un film lent qui prend son temps pour s’installer, en soignant les décors, les paysages, la photographie, pour nous faire entrer dans l’univers du peintre. Le père et le fils sont très bien campés. Un seul bémol, l’actrice principale (ni laide, ni belle, juste vulgaire).
Un joli film bien inspiré qui est servi par un Michel Bouquet tout en finesse et de très bon plus jeunes acteurs. On y apprend un peu de la vie d'Auguste Renoir, et de sa dernière muse ainsi que sur celle de son fils Jean. De belles images du sud de la France. Le rythme est quelque fois un peu mou mais la belle musique d'A. Desplats aide à faire passer le temps.
Gilles Bourdos réussit l'exploit de convoquer deux figurantes captivantes d'artistes pour faire un film désespérément plat et inconsistant. C'est le niveau zéro du scénario : totale absence de dramaturgie (les rapports père/fils sont dévitalisés, le rapport à la sensualité des corps réduite à un défilé de (jolis) tétons, la réflexion sur la vieillesse ramené à deux ou trois lieux communs, l'obsession artistique à une pose ridicule et sans aucun ressenti) et dialogues caricaturaux où Bouquet débite les pires clichés sur la peinture et l'existence (la volonté de rendre Renoir père horripilant de bêtise et Renoir fils exaspérant de mollesse semble être le seul parti pris du film) . On s'ennuie à mourir, malgré la belle présence de Vincent Rottiers (qui n'a malheureusement rien à défendre) et la lumière de Ping-Bing Mark Lee - même si cette joliesse superficielle et affectée va à l'encontre de la démarche du peintre. Après l'horripilant "Inquiétudes" et le ridicule "Et après", Gilles Bourdos confirme ici sa totale absence de talent. A moins d'une carrière dans la publicité pour parfum de luxe...
Je n'avais jamais eu l'honneur de voir jouer Michel Bouquet dans un film, c'est chose faîte. Si j'ai pu admiré son authenticité, et son naturel dans le jeu d'acteur si qui représente un talent véritable, j'ai toujours autant de mal avec Christa Theret... Rien en elle n'inspire charme et volupté, si elle avait excellé dans la vulgarité de "LOL", preuve est faîte qu'elle n'a pas le même talent dans des rôles plus doux et plus étoffé, et rien n'y fera les compliments exagérés de Sophie Marceau à son égard.
En dehors de cela, la meilleure chose du film reste pour moi décors et costumes, absolument somptueux. Mais l'histoire reste dans son ensemble assez plate et sans véritable émotion, je ne me suis pas ennuyé, mais il me semble quand même avoir regardé ma montre durant la projection.
Voilà bien l'exemple du film qui ne sert à rien ! en effet vu l'importance picturale que représente Renoir, il méritait, à coup sur, un film entier sur son oeuvre, son itinéraire, son génie. Ici nous n'avons droit qu'a 2 petites, presque dernières années de sa vie (1915-1917). Pourquoi? je me le demande encore. Rien ou presque dans cette période ne vient créer de l'émotion, du sentiment. Nous sommes les témoins d'un Renoir malade, orgueilleux, opiniâtre, agonisant dans ses douleurs. S'adjoint à cela le survol des amourettes juvéniles de J;Renoir ( autre génie) avec celle qui sera sa muse. Et pour emballer ce film superficiel, des images sublimes, appliquées et trop longuement mise en scène ( on sent le travail) Je pense qu'a trop construire ces séquences d'art, le cinéaste en a oublié la mince histoire qu'il a voulu raconter. Dommage !
Un beau film ... des images superbes - impressionnantes par leur qualité scénographique (construction et tempo merveilleusement maîtrisé - du moins durant les trois quarts du film). La respiration de la mise en scène est intemporel ... elle donne à ce film toute sa profondeur. Elle est un souffle de vie qui ressent la force existentielle de chaque instant. Les acteurs sont bons et leurs jeux s'insèrent à merveille dans cette mise en scène naturaliste. Cela dit, deux bémols : une musique parfois envahissante et un scénario qui se perd parfois - surtout durant le dernier quart - dans des méandres psychoaffectifs maladroits - les personnages de Jean et d'Andrée auraient pu être mieux travaillés.
J'ai apprécié cette belle histoire simple, la façon dont la campagne est filmée, le rythme lent et contemplatif, les personnages si opposés et complémentaires du père et du fils, l'un sûr de lui, serein, mais presque impotent, l'autre jeune et fougueux mais indécis et timide. Les deux sont blessés néanmoins. L'un est torturé par l'arthrose, l'autre a failli perdre sa jambe et boitille. Ils sont soutenus par une armée de femmes qui prennent soin d'eux. Il faut voir Michel Bouquet dans son fauteuil porté par quatre femmes robustes. Et celui qui joue son fils soutenu par une femme lorsqu'il est trop fatigué pour marcher. Ces deux hommes passent leur temps à contempler une femme nue, resplendissante de beauté, de vie et d'amour. Le premier la peint, le deuxième l'aime. Ce film est une ode à l'épicurisme, à l'amour, à la nature, au temps présent. Malheureusement, Christa Théret, dont la plastique est superbe, ne convient pas tout à fait au rôle et ça gêne un peu.
J'ai trouvé que le film était trop accès sur la relation entre andrée et jean renoir. On finit, à la fin, par en oublier la présence du grand maitre: Renoir, le père. Puis, cette opinion est très subjective, mais le personnage d’Andrée m'a agacé: méprisante et intéressée, je l'ai trouvé sans intérêt. C'est peut être voulu, peu importe, je suis déçue.