Le Drive in de l'enfer
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Fêtons le cinéma

861 abonnés 3 741 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 août 2026
Dead End Drive-in se situerait, dans la mythologie australienne apocalyptique de Mad Max (George Miller, 1979), quelques années avant le premier opus : le métier d’épaviste situe d’emblée le chaos sur le terrain automobile, que le scénario fige astucieusement entre les murs d’un cinéma de plein air reconverti en « goulag de pop culture », selon les termes du réalisateur, prison à ciel ouvert faisant office de cimetière pour jeunes automobilistes paumés. Nulle course-poursuite ici, sinon celle qui se laisse désirer une heure durant par notre protagoniste : le vol des roues, le sabotage du moteur, l’absence d’un niveau d’essence suffisant constituent autant d’étapes initiatiques au terme desquelles le surnommé Crabs gagnera une indépendance tant physique que statutaire, renonçant à l’ombre du grand frère pour devenir un héros solitaire.
La mise en scène somptueuse de Brian Trenchard-Smith sait tirer profit d’un décor qui n’a a priori pas grand-chose de cinématographique – sinon qu’il sert à projeter le cinéma – mais que les spots et néons éclairent de différentes couleurs, tout comme la teinte crépusculaire apportée par un filmage en fin de journée. En cela, le long métrage rend un vibrant hommage à l’institution du drive-in alors sur le point de disparaître en l’abordant tel un objet esthétique à proprement parler : bastion du cinéma de genre et de la marginalité artistique, il se change en décharge sublime pour épaves bombées de slogans et symboles, abstraction située hors du monde et pourtant au cœur des préoccupations politiques du moment spoiler: (succès des discours racistes, sentiment de repli identitaire, peur de la jeunesse, État policier…)
. La bande originale rock ’n’ roll accompagne l’ensemble avec énergie et irrévérence. Une pépite !
albancinedvd63
albancinedvd63

28 abonnés 407 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mars 2024
Il a des airs de Mad Max, moins apocalyptique mais toujours sur l’idée d’un futur très pessimiste. L’idée est pas mal mais on tourne un peu en rond. Et la fin est manquante !
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 910 abonnés 8 280 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 juin 2023
Dans un futur proche, la jeunesse australienne défavorisée et désoeuvrée se retrouve parquée dans des conditions inhumaines dans des drive-in réquisitionnés par le gouvernement pour en faire des camps d’internement. Une fois sur place, c’est la loi du plus fort qui l’emporte…

Le cinéaste anglo-australien Brian Trenchard-Smith (Le gang des BMX - 1983) réalise ici une petite Série B sans prétention et réalisée en pleine vague de la "Ozploitation". Le film nous entraine dans un univers dystopique où un couple d’adolescents se retrouve pris au piège à l’intérieur d’un drive-in avec tous les rebus de la société.

Totalement inattendu, le film prend des proportions à laquelle on ne s’y attendait pas, oscillant entre le punk et le post-apo, le tout, baigné dans une atmosphère drive-in des années 50 aux relents de camps de redressement. C’est cheap, inégal mais suffisamment prenant pour que l’on se surprenne à l’apprécier à sa juste valeur.

(critique rédigée en 2010, réactualisée en 2023)

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Rodrigue B
Rodrigue B

27 abonnés 220 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2018
Le film propose une vision futuriste assez pessimiste de notre passé. L'idée est aussi barge que séduisante ! Un couple de jeunes se rend à une séance ciné plein-air en voiture et, pendant la séance, la police vole deux des roues du véhicule, le couple se retrouve bloqué. Le gérant explique alors que l'ensemble des personnes vivant dans ce « centre » a subi la même chose... Aucun transport en commun, juste la route qui permet l'échappatoire. On apprend vite qu'il s'agit d'une mesure de prévention assez radicale contre la violence permanente que l'on voit dans les rues de ces années 90.
Le principal de l'intrigue se partage entre l'intégration à la communauté et le moyen de s'en échapper. Je ne connais pas bien le cinéma du cinéaste mais cette découverte fut un réel plaisir. Il crée un univers bien à lui, même s'il paraît incontestable qu'il puise son inspiration dans la trilogie des Mad Max qui venait de s'achever.
landofshit0

316 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 avril 2013
Les années 90 vu par Brian Trenchard-Smith,le film date de 86 et dresse un portrait plutôt pessimiste du futur de son pays,si les choses restes en l'état. Les rues sont devenues de véritables coupes gorges,laissées à l’abandon par les autorités à des hordes sauvages(enfin moyennement sauvage) de punks. La solution trouvé par les autorités sera d'enfermé tout ce joyeux monde dans un drive-in,les punks n’ayant rien de mieux à espérer de leurs vies se contentes de ce drive-in qui leurs offre des distractions de jeunes. C'est à dire un film tout les soirs,de la musique,des bombes de peintures,et comme nourriture des hamburgers(hummmm un hamburger à chaque repas) tout cela sans rien à voir a faire,le rêve quoi. C'est une critique pas très habille,autant des jeunes de l'époque que du gouvernement qui cache la misère,le tout reste divertissante à regarder. Brian Trenchard-Smith n’oubliera pas de glisser sur l’écran du drive in ces propres films,L'HOMME DE HONG KONG et l'une des scènes de ESCAPE 2000 censuré en Australie pour sa violence. Si on fait abstraction des incohérences tout de même nombreuses et d'un montage pas très minutieux,il est possible de voir d'un plan a un autre les figurants d’arrière plan avancés sortir du champ puis de réapparaitre dans le plan et de refaire le parcours qu'ils viennent d'effectuer.
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