1193 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
197 critiques spectateurs
5
17 critiques
4
42 critiques
3
47 critiques
2
43 critiques
1
26 critiques
0
22 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 juin 2014
Toutes ces heures de transport sont soudainement convoquées. Ces heures que l'on s'applique souvent à "tuer" s'imposent, magnifiées, à travers deux personnages qui rêvent de ne plus les subir pour enfin les vivre. S'évader du pragmatisme, décoller littéralement comme métaphoriquement, devient un besoin vital ... Un bel hommage à tous ceux qu'on croise sans avoir le temps de les regarder. Un bel hommage, finalement, à ce qui fait, s'il en est une, la grandeur de l'humanité.
PS ) Mention spéciale pour la première scène qui est vraiment remarquable, ainsi que pour la scène de mise au point et de séparation.
Avec seulement quatre longs-métrages tournés en vingt ans, Pascale Ferran est une réalisatrice rare... et attendue chaque fois qu'elle sort du bois. Après son excellente adaptation de Lady Chatterley (2006), elle revient avec ce film radicalement différent, à la fois très ancré dans la réalité contemporaine et ponctué d'un étonnant épisode fantastique. Côté réalisme, Pascale Ferran brosse avec intelligence un tableau de notre époque avec ses solitudes multiples (jolie scène de RER où l'on entend successivement les pensées de plusieurs passagers), une forme d'incommunicabilité malgré le développement des moyens de communication, une déshumanisation, une précarité sociale qui frappe même ceux qui ont un boulot (le réceptionniste qui dort dans sa voiture), une angoisse et une agressivité latentes, un besoin de se libérer des entraves du quotidien, qui peut déboucher sur un burn out... Le propos et la symbolique du film sont parfois un poil trop évidents ou attendus, mais ils sont toujours justes. Pascale Ferran filme des oiseaux et des hommes, des hommes comme des oiseaux, qui cherchent à prendre leur envol, à trouver un second souffle qui passe par un changement, une métamorphose. La réalisatrice ouvre une voie insolite, celle d'une fantaisie sensorielle qui a son charme poétique mais aussi, hélas, ses petites longueurs. Une voie qui donne au film son originalité mais le rend aussi, par la même occasion, un peu bancal. Quoi qu'il en soit, même sans trouver réellement son équilibre entre gravité et légèreté, ce Bird People séduit par la fluidité de sa mise en scène, par sa grâce aérienne qui défie les pesanteurs de la vie. Par sa malice aussi, exprimée par une Anaïs Demoustier au doux visage de moineau...
Entre surnaturel et réalisme, ce film dépeint l'usure quotidien de façon métaphorique et avec une certaine grâce. Cela dit et malgré une réalisation agréable, le film est bien trop creux scénaristiquement parlant pour susciter un intérêt total.
Vraiment très déçu, ca semble être un court-métrage de 2 heures. Les acteurs américains sont tous lamentables sauf la fille qu'on voit sur skype qui est la seule qui semble être concernée par l'histoire, dommage qu'on la voit sur un écran minuscule. Très surpris de l'emballement critique.
Un film mémorable, et extrêmement intelligent. Bird People va vous faire réfléchir si c'est ce que vous cherchiez, amis cinéphiles! Bon, c'est vrai, le déroulement du film nous pousse souvent dangereusement vers l'abysse de l'ennui, tant les lenteurs s'accumulent. C'est le parti pris par la réalisatrice. Cependant, et même s'il est contestable, ce parti sert finalement plutôt justement le but du film: installer le spectateur dans le rôle du réalisateur. Oui, ce sera à vous d'interpréter les images, excessivement belles par ailleurs, assemblées ici. Deux personnages, des silences à gogo, un scénario a priori tiré par les cheveux mais au final pas si couillon que ça: autant d'interprétations possibles pour nous, spectateurs patients et curieux que nous sommes. Et à la fin, une fois que, pour ma part, j'ai senti où elle voulait en venir (du moins, c'est ce que je pense), l'impression fut sublime, les souvenirs encore plus, avec le recul. Préparez-vous à voler, à vous échapper, à vivre; comme cet homme d'affaires fatigué d'avoir à "se battre avec lui même" tous les jours; comme cette jeune femme de ménage qui regarde les avions et les oiseaux avec envie, à tel point qu'elle se sent pousser des ailes...
Ce film est vraiment étrange et très lent. Il est divisé en deux parties. Dans la première, le personnage principal est Gary, un Américain qui décide de rompre avec sa vie d'avant (longue scène de rupture avec sa femme par webcams interposées). Dans la seconde, on suit Audrey qui est femme de chambre dans l'hôtel où se trouve l'Américain, à Roissy. Elle s'ennuie dans son job de femme de ménage et se transforme en moineau. On a alors droit à des scènes cocasses (espionnages) ou poétiques (le Japonais peintre, joué par un Chinois, logique!) mais aussi ridicules (avec des monologues très poussés du type "C'est qui?!" ou "C'est quoi?! Oh, c'est un homme!"...). En fait, on s'ennuie pas mal et on ne comprend pas trop le message caché derrière tout ca (à part, on vit tous dans notre bulle et on aspire à la liberté). Celui qui aura été le plus fasciné par ce film OVNI, c'est mon chat! Le moineau joue très bien, en fait.
Le héros a visiblement pris toute la capacité de décision qui devait rester à Pascale Ferran. Lui sait faire un choix là où elle, la réalisatrice, hésite entre ce qui aurait pu être une superbe introspection apte à nous faire tous réfléchir et un naif et assoupissant documentaire sur un moineau. Je suis déçu par la dernière et bien trop longue partie du film, totalement en trop mais qui, visiblement, a été la partie la plus apprécié des quelques bobos présents dans la salle... Film à voir malgré tout, mais pas trop tard en soirée où ça va ronfler!
(...) Pascale Ferran, revient après 8 ans d’absence, avec ce film très poétique qui nous fait réfléchir sur notre problème de communication et nous amène à profiter de l’instant présent à travers la métaphore filée de l’oiseau. On commence dès la première scène, dans le quotidien des transports, qui nous est tous familier. La foule du lundi matin qui se presse aux machines à tickets, les escalators qui se croisent, les gens qui se bousculent, les horaires qui nous dictent notre vitesse, la sonnerie des portes qui se ferment. Bref, on nous représente déjà les cages qui nous rendent solitaires et coupent nos ailes. (...) Réalisé en chapitre séparé, Bird People parle de ces deux personnages, qui ont chacun une soif secrète de liberté. Tous deux veulent vivre différemment du quotidien construit qui les a emmurés et privés de connaitre réellement ceux qui les entourent. Le seul moyen pour eux est alors de briser les habitudes. Audrey, plongé dans le noir, est contrainte de s’élever sur le toit de l’Hôtel. L’histoire brise alors les conventions mais devient d’autant plus intéressante (...)
Une des critiques positives du film dit "si la magie existe, elle est dans bird people". C'est toute la magie du cinéma que des avis tellement différents puissent être donnés sur un film !! Quel ennui. La première partie est sympae avec ce cadre américain qui décide de tout plaquer alors qu'il a apparemment réussi professionnellement et personnellement ( marié, des enfants). Et encore, elle est sympae car elle nous montre un fantasme de "laisser aller" qu'il est tentant d'apprécier. Mais on se croirait presque dans un téléfilm. C'est simple, c'est plat. Le seul élément d'écriture qui donne du relief à tout ça est l'oiseau. Enfin un peu de cinéma. C'est tout. Dans le destin de cet homme, ce moment dans cet hôtel serait un "o temps, suspend ton vol". Et cet oiseau est là en contre point comme un souhait de liberté et comme un lien vers la seconde partie du film. Seconde partie qui voit une jeune fille dans l'impasse (elle abandonne ses études pour être exploitée en tant que femme de chambre), sans amour, sans lien fort avec ses parents, sans vie. Et que va t'il lui arriver ? spoiler: Elle va se transformer en moineau ! ou le rêver. Voir les petites vies des gens, leurs difficultés pour le personnage joué par Rochdy Zem. spoiler: elle aura faim, elle se fera presque happer par un chat,elle volera, elle reviendra vers le monde des humains . Et enfin croisera le premier personnage pour redonner un peu de sens "prévisible" à tout ça. Car mis à part cette scène finale et ce plan final ridicule tant il appuie ses effets ( je sais c'est voulu mais quand même) il n'y a rien qui donne le sel d'une histoire : des histoires qui s’entremêlent, des personnages qui interagissent, évoluent, nous donnent à voir notre humanité, triturée, salie ou embellie. Là, rien de tout ça. Une structure de scénario, qui nous fait vite deviner le caractère binaire du film, avec deux parties distinctes qui se rejoindront à la fin. L'idée principale du film est audacieuse et l'oiseau comme symbole de liberté est bien mais bon... voilà quoi. Un léger charme singulier peut être ressenti en voyant ce film mais on reste sur sa faim, même avec un appétit de moineau ...
Bird People est une réussite dans le sens qu’il offre un véritable regard poétique sur le monde, mis en valeur par la superbe réalisation de Pascale Ferran. Dommage que le premier portrait soit aussi plat et que certaines autres séquences du film soient victimes du rythme imposé par la lenteur de cette histoire. Un film proche de la réussite mais dont le déséquilibre entre les deux parties casse toute dynamique globale.
Retrouvez l'intégralité de cette critique sur Be French !
Beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît de prime abord, ce film nous montre la vie des hommes et des femmes en France, de nos jours, avec beaucoup de justesse. La mise en scène est souvent originalespoiler: (les trajets dans le RER avec les pensées et petites habitudes de chacun et, bien sûr, tout ce qui touche aux moineaux) . Le film est souvent étonnant et donne matière à réfléchir, en particulier sur le « Burn Out ». La fin du film est simplement magnifique. Un film qui sort vraiment des sentiers battus…
Un film prétentieux, ennuyeux, très long, une caricature de film d'auteur à la française. Le scénario est désolant. Restent néanmoins quelques moments mis en scène avec panache.
Une note moyenne pour un film moyen. Cependant, il y a de l'originalité dans le scénario, de la justesse dans le jeu des acteurs et quelques moments de poésie. Tout cela sauve un film quelque peu poussif duquel on sort frustré qu'un scénario si alléchant n'ait pas débouché sur un chef d'œuvre. Cela reste un moment correct de divertissement.