Réalité
Note moyenne
3,6
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314 critiques spectateurs

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Grosliard Shazdo
Grosliard Shazdo

22 abonnés 3 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 juin 2015
Sans grand intérêt, ce film est ennuyeux, la musique est ... à la hauteur...
JimBo Lebowski

448 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2015
Nouvelle expérience cinéma d’un réalisateur qui ne laisse pas indifférent, Quentin Dupieux m’avait beaucoup plu avec Nonfilm, déployant des réflexions intéressantes sur son art en jouant subtilement de l’absurde, sa marque de fabrique, ses œuvres récentes m’ont laissé quant à elles un sentiment plus mitigé, je sentais que le type partait un peu dans tous les sens avec ce côté petit malin assez agaçant. Ce qui reste de tout à fait stupéfiant malgré les défauts de ses longs métrages c’est le degré d’immersion toujours impeccable, et j’ai souvent pensé que son potentiel n’était pas vraiment exploité à bon escient, était il prédestiné à retourner dans le format court ou moyen ? Possible, du moins préférable à mes yeux. Enfin jusqu’à ce Réalité ...

Car oui ce petit dernier est vraiment LE long métrage de Dupieux que j’attendais, celui qu’il fallait faire, celui où il réussi enfin à réaliser une synthèse de tout ce qui fonctionne dans son cinéma, lier l’absurde et l’immersion, et les emmener vers un certain paroxysme jouissif pour son spectateur, et il est monté très haut à ce niveau là. La construction de son film ressemble pourtant assez à celles des précédents, découpage et collage de plusieurs petites vignettes : un simple cadreur (Alain Chabat) en passe de signer son projet rêvé de science-fiction avec son ami producteur (Jonathan Lambert) qui lui laisse 48h pour trouver le meilleur gémissement de l’histoire du cinéma; une petite fille découvrant une VHS dans les entrailles d’un sanglier tué par son père; un présentateur sujet aux démangeaisons de son costume de rat; un proviseur de collège (Eric Wareheim) faisant d’étranges rêves où il se voit travesti en femme; et un réalisateur ex clodo (John Glover) pas vraiment avare en pellicule. Tous ces fragments vont se mélanger et provoquer une mise en abyme inconsciente, schizophrénique et démente.

Ce qui est intéressant ça n’est pas réellement le sens de ces histoires, on en a l’habitude chez Dupieux, mais de voir ce qu’il en fait, comment il compose son tableau, cet effet de surimpression, de perte de repères, le but n’est pas de nous raconter textuellement une idée de scénario mais bien de nous faire ressentir des choses continuellement avec l’ambiance, et uniquement l’ambiance (ou presque), et ça c’est un sacré tour de force. J’ai rarement été autant aspiré par une atmosphère, tout est dans la mise en scène, c’est fou, cette séquence de dialogue entre Chabat et Lambert dans le grand bureau avec balcon est symptomatique, il lui raconte son idée de téléviseurs tueurs (rappelant au passage le pneu de Rubber) puis se fait interrompre, puis reprend, puis ils sortent, puis ils ré-entrent, ça semble ne pas en finir, et c’est juste GÉNIAL. Sincèrement je ne sais pas combien de temps dure la scène, sans doute 8-10 minutes, mais si on me dit qu’elle en fait le double ou la moitié je ne serais même pas étonné parce qu’à ce moment là on s’en fout, on est hypnotisé, c’est vraiment très étrange, drôle et extrêmement plaisant, voire apaisant.

Ce coté apaisant est d’ailleurs mis en valeur par cet esthétisme légèrement désaturé et cotonneux, aux décors épurées, aux notes envoutantes d’un orgue haut perché ainsi qu’à la simplicité de l’interprétation des comédiens, tout sonne juste, du moins pour nous préparer à une lente montée en puissance dans un contexte totalement surréaliste et fascinant. Dupieux va installer le rêve et briser cette pseudo réalité, mais aucunement par la grandiloquence d’effets de style, il va simplement placer des points d’ancrage, des éléments que le spectateur pourra assimiler spontanément, car il faut du lâcher prise, se laisser aller et flotter, l’impératif mot d’ordre. Là où David Lynch avec Inland Empire nous emmenait dans le plus angoissant des cauchemars Quentin Dupieux le fait dans le registre de la comédie, et rien n’est balourd, ça n’est pas une composition de "sketchs" mais bien une succession de subtiles petites portions de mise en scène malicieusement référencées et savoureusement décalées. Et la façon dont tout va s’entremêler se révélera être une démonstration forte en terme de pure jouissance spectateur, c’est très intelligent comme retranscription, faire durer le plaisir, atteindre l’orgasme cinéma par écran(s) interposé(s) et superposé(s).

En fait notre cerveau est anesthésié (dans la mesure où on accepte de l’être) et la tension est juste incroyable pour ne pas dire insoutenable (et ça avec quasiment rien), spoiler: j'en veux pour preuve cette séquence absolument scotchante de la salle de projection avec la petite fille découvrant le contenu de la VHS mystérieuse en contre-champ devant le producteur qui s’impatiente, comme nous, ce qui reflète en tout point cette fameuse idée de mise en abyme
. Dupieux s’amuse avec nous et provoque notre niveau d’exigence en ce que doit représenter le cinoche dans son aspect le plus brut : la sensation. Car celui qui se sera accroché à l’attente d’une finalité scénaristique terminera inévitablement sur le carreau et franchement ça sera bien fait pour lui je dois dire, même si on pourra tout de même absoudre le néophyte de la filmographie du réalisateur. Quoique l’inconditionnel pourra peut être aussi y voir une certaine redondance dans ses thématiques, bien qu’à mes yeux elles soient ici parfaitement synthétisées, c’est exactement ce qu’il lui fallait : assumer pleinement en se faisant plaisir, en plus d'une évolution conceptuelle cohérente, faire VIVRE un film.

Réalité marque enfin l’aboutissement du travail de Quentin Dupieux, il signe là une véritable pépite hors norme en matière d’expérience cinéma, car il faut bien avouer que ce genre de film se fait rare et qu’il faut savoir en profiter, ne pas bouder son plaisir et se laisser aller complètement. Repousser ses propres limites sans avoir peur d’être littéralement pris en otage par son écran, au contraire c’est là que le septième art est magnifique, on veut se voir transporté et ne plus être un spectateur (semi-)inerte face à je ne sais quelle production interchangeable, les temps sont durs et ça fait du bien ! Est ce un nouveau départ pour le parrain du french-absurd ? L’avenir nous le dira …
philmon2
philmon2

40 abonnés 234 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2015
j'ai à peu près autant aimé ce film que j'ai détesté 'steak' du même auteur (où Eric et Ramzy sont proprement insupportables), ce qui conforte dans l'idée qu'il ne doit pas y avoir de milieu dans l'appréciation d'un film de Quentin Dupieux.

Alain Chabat est pour beaucoup responsable dans cette réussite, mais celle-ci repose principalement sur un scénario brillant et totalement déjanté, auquel le très bon jeu des acteurs apporte la touche finale de quasi chef-d'œuvre.

il y a quelque chose de très 'Lynchien' dans ce scénario, très grinçant et parfois dérangeant. Et à l'instar des films de Lynch, ce film ne souffrira pas d'être visionné plusieurs fois.

Mais la première est assurément la bonne pour savoir si on adore ou on déteste. Pas de milieu !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 13 juin 2015
Ce film est d'une nullité absolue !!! Je suis heureux ne pas avoir dépensé 10 euros pour le voir. Ni drole, ni effrayant, ni intéressant, ni dérangeant, j'avoue etre allé jusqu'au 3/4 de celui ci à cause des critiques "professionnelles".. moi qui suis en général les critiques de Télérama, qui aime Chabat, Lambert et parfois Bouchez, je ne comprends absolument pas ce choix. J'espere que ma note servira à ceux qui se posent la question de ne pas perdre 1H30 de leur vie à voir ce navet absolu ... On vous aura prévenu !!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 juin 2015
Un des rares films qui sont fidèles à l'essence des rêves. C'est étrange, décalé, quand on y réfléchit trop, ça peut paraître vide, mais pourtant, le film semble être fait avec sincérité, les idées sont intelligentes, et le tout a un côté jouissif !
J'ai passé un excellent moment devant ce film, et Alain Chabat montre une fois de plus son immense talent. A ne pas mettre entre toutes les mains, ceci dit, car le cinéma de Dupieux reste très spécial, mais à voir pour les habitué du genre. Pour moi, l'un des meilleurs films du réalisateur.
Ciné2909
Ciné2909

95 abonnés 1 670 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juin 2015
Notre pote Quentin Dupieux continue de semer ses drôles de réalisations sur le grand écran et il nous prouve qu'il n'a rien perdu de son esprit tortueux après son Wrong cops qui avait un aspect plus grand public. On est plongé dans un film choral qui vire rapidement à un capharnaüm réjouissant où les rêves de certains personnages viennent s'imbriquer dans la Réalité des autres. Alain Chabat ou encore Jonathan Lambert adhèrent totalement à la folie ambiante de ce metteur en scène toujours aussi atypique. Une nouvelle fois ce film va diviser les opinions, il ne faut pas avoir peur de plonger dans un univers totalement barré pour tenter cette expérience cinématographique !
septembergirl

670 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juin 2015
Une comédie inclassable et déroutante de Quentin Dupieux qui se déroule sous l’agréable soleil de la Californie. Un film durant lequel les quelques ingrédients surréalistes du départ prennent progressivement de l’ampleur, dévoilant un scénario étrange, complexe et torturé. Le réalisateur se joue de la temporalité, mêlant réalité et rêve, croisant personnages réels et de fiction ; onirisme, absurde et non sens se côtoient alors. Les acteurs, tous au diapason, sont joyeusement grotesques, notamment Alain Chabat et Jonathan Lambert. Une œuvre décalée, satirique et expérimentale qui livre une mise en abyme vertigineuse pour le spectateur !
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

143 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mai 2015
Quentin Dupieux déclame une nouvelle fois dans Réalité son amour du septième art et des possibilités magnifiques et infinies offertes par le cinéma. Il nous embarque dans un film labyrinthique où s'entremêlent réalité, rêve et fiction. Si son scénario est un poil plus sérieux que ses précédents opus, la présence d'Alain Chabat et de Jonathan Lambert – Français échoués on ne sait guère pourquoi aux États-Unis, cela fait partie de l'ambiance décalée – nous assurent de bons moments de franches rigolades. Car le réalisateur français reste constant sur un point : il n'aime pas se prendre trop au sérieux...
FaRem

10 601 abonnés 11 669 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mai 2015
Quand on va voir un film de Quentin Dupieux, on sait qu'on va tomber sur quelque chose de vraiment original, car c'est un réalisateur qui a vraiment un univers à lui et des idées bien précises même si ce n'est pas toujours facile à comprendre. Je n'ai pas vu tous ces films et ceux que j'avais vu ne m'avaient pas entièrement conquis, mais là, j'ai été captivé du début à la fin. "Reality" est mon préféré de sa filmographie, c'est un film très étrange voir incompréhensible par moment, il y a une mise en abyme (je ne sais pas si c'est le terme exact) assez dingue, on est plongé dans quelque chose de complètement absurde, mais aussi de drôle, c'est assez dur à expliquer, mais ce que je sais, c'est que j'ai passé un très bon moment devant ce film.
Tchi Tcha
Tchi Tcha

13 abonnés 247 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mai 2015
Quentin Dupieux continue à mettre ces rêves en image, pour notre plus grand plaisir... Quelques latences, mais toujours des choses réussies qui restent en mémoire, sur l'image, la mise en scène, la musique (qui est cette fois-ci malheureusement plus discrète). La petite fille, Alain Chabat et Jonathan Lambert y sont sympathiques dans la grande collection de personnages et contribuent à l'intérêt du film. Film pas facile d'accès, mais à voir si l'on aime les films expérimentaux.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 11 mai 2015
Encore une salle obscure où ma sheila m'a attiré pour voir ce truc. Je n'ai pas trop résisté car j'aime bien Alain Chabat. Erreur.
Ça ressemble à tous ces films subventionnés qui conceptualisent des films comme Robbe-Grillet écrivait ses pavés de nouveau roman : sans attention pour le lecteur/spectateur. Une plaisanterie sérieuse entre potes qui se prennent la tête pour réinventer le fil à couper le beurre, faute de culture, et s'en vanter avec modestie auprès de critiques qui ont depuis longtemps abandonné spectateurs, script et histoires.
On devine que Alain Chabat et d'autres bons acteurs se sont embarqués là-dedans pour rajouter une ligne "cinéma d'avant garde" à leur CV, même si c'est passé de mode. D'Astérix à Réalité, le premier est plus réel que l'autre. Partisan avec Vincent Cassel relève de la même démarche.
Alors sinon, de quoi s'agit-il ? Pas grand chose. Une mise en abyme interminable et intellectualisante qui nous prend pour des quiches, voire même prend le parti d'ignorer le spectateur pour rire entre soi de ses private jokes imbaisables pour d'autres que l'équipe de tournage.
Chabat joue bien, d'autres aussi, mais le propos est aussi vide et amer qu'une bouteille de mousseux un lendemain de fête au village.
Le film tourne en boucle (c'est sa grande inventivité !) et à partir de la deuxième on commence doucement à décrocher après un effort méritoire pour se retenir aux branches. Votre montre commence à exercer un attrait irrésistible. Vous vous enfoncez sans le vouloir dans votre fauteuil pour trouver la posture propice à la sieste, vos paupières pèsent des tonnes...
Vous vous relevez et vous décidez d'être stoïque, des fois qu'on passerait à côté d'un chef d'oeuvre méconnu. Las, votre montre brule votre poignet.
Vous convoquez alors vos souvenirs sur le thème de la répétition et par un flash de Groundhog Day vous mesurez l'abîme qui sépare cinéma français et américain. Ce qui sépare un classique d'une éjaculation précoce.
Bon, comme d'hab, 1h30 avec ma sheila dans le fénoir, c'est toujours bon à prendre.
Tout le monde n'a pas cette chance. Fuyez braves gens !
paule1984
paule1984

3 abonnés 29 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 mai 2015
Je mets 1, car ce film est meilleur que le précédent "Wrong cops".

Il y a une histoire, même si au final, elle s'avère dénuée de sens.

On est dans l'esprit imaginaire de Quentin Dupieux, on a l'impression d'être à l'intérieur d'un rêve qui se répète indéfiniment.

J'aime bien les prestations d'Alain Chabat et de Jonathan Lambert, malheureusement, l'histoire est beaucoup trop décousue. On aimerait comprendre pourquoi on nous montre toutes ces images, on espère qu'il y aura une explication, mais non, il n'y a rien. Juste un enchainement d'évènements et quelques gags parfois drôles.

Cela aurait pu passer, mais la musique, répétitive et agaçante rend au final le visionnage de ce film un véritable calvaire.
Paul B.
Paul B.

9 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 avril 2015
excellent :D loufoque tordant.
on est plongé dans l'histoire
BeatJunky
BeatJunky

193 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2015
Excellent! Rien compris mais excellent! C'est justement tout le talent de Dupieux: réussir à intéresser avec du n'importe quoi! Mais ici, c'est quand même moins déjanté que Wrong Cops par exemple. Il y a une certaine ambiance dans laquelle je suis de suite rentré même si au début, j'ai fait l'erreur d'essayer de capter. En effet, j'ai vite compris justement qu'il ne fallait surtout pas essayer de suivre ce parallèle d'histoire qui n'ont rien à voir mais se rejoignent aussi! De ce côté, c'est vraiment troublant mais bizarrement plaisant si on se laisse aller, si on essaye pas de le prendre comme un film au schéma classique. Interprétation impeccable dont un génial Chabat, belle photo, excellente mise en scène avec une tout aussi excellente bande-son, et un scénario déjanté voilà un bon bilan! Un film que je ne conseillerai qu'aux spectateurs les moins frileux, qui n'ont pas peur de voir un truc pas comme les autres... Un bon délire!
ocelot
ocelot

32 abonnés 927 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mai 2015
Réalité est un aboutissement en soit. Quentin Dupieux nous livre le meilleur film de sa filmographie . A voir !
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