4290 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
314 critiques spectateurs
5
41 critiques
4
93 critiques
3
93 critiques
2
42 critiques
1
18 critiques
0
27 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 février 2015
Le côté absurde et surréaliste est toujours intéressant chez Dupieux et avec ce Réalité il pousse un peu plus loin, ce qui n'est pas pour me déplaire. Cependant le problème ici est que le film ne réussit pas à trouver son degré de comédie ou d'angoisse. Réalité ressemble à une parodie de film de Lynch mais sans jamais faire rire (ou si peu). Alors on pourrait admettre que ce n'est pas le but recherché et que Dupieux a signé un vrai film anxiogène mais là encore ça coince car le film n'est pas vraiment flippant dérangeant. Le choix du casting est peut être l'une des failles du film. Chabat semble un peu perdu dans cet univers. Il ne déploie ni un jeu comique ni un jeu frôlant la folie et/ou la peur. Non, trop peu de chose passe avec lui. Quant à Lambert, il joue un producteur caricatural et bcp trop théâtral. Toutes les séquences avec lui sont prévisibles, trop appuyées comme celle avec le cigare/cigarette ou avec le réalisateur "génial". Bref, Réalité ne parvient pas à devenir l'objet culte qu'il semblait pouvoir devenir.
Personne ne filme comme Dupieux. La musique est la figure de proue de son travail. Contrairement à toutes ces créations précédentes où les morceaux sont omniprésents, seul le thème lancinant et répétitif de Philip Glass (Music with changing parts) vient ponctuer son récit. Mais ne nous y trompons pas, car le son reste toujours au centre de son œuvre. Jason, personnage principal de Réalité, est en effet à la recherche du plus grand gémissement de l’histoire du cinéma pour que son film soit produit.
Personne n’écrit d’histoires comme celles de Dupieux. Celui-ci n’opère plus de simples mises en abime, mais une renversante plongée dans l’inconscience de rêves imbriqués les uns entre les autres. Le septième art est encore au centre de toutes les discussions avec un hommage aux films d’horreur (le Waves de Chabat a des similitudes avec le Vidéodrome de Cronenberg). Les spectateurs, perdus et non avertis, pourront trouver que l’ensemble n’est qu’une sorte de bouillie intellectuelle, où le montage ne servirait qu’à les embrouiller.
Personne ne comprend les films de Dupieux. Et c’est peut-être sa plus grande force, car il faut les appréhender, les ressentir, tenter de différencier le vrai du faux. L’inconscience, leitmotiv de son cinéma, est une nouvelle fois le thème central de Réalité. Rêves et cauchemars se mélangent dans une construction narrative complexe et torturée. Dans cette brume artistique opaque se dégage une volonté forte et prépondérante : celle de créer et de viser l’innovation, devant et derrière la caméra.
Un OVNI. Complètement barré, perché, et complexe. On balance entre "c'est n'importe quoi!" et "mon dieu quel génie!". Une sorte de "Inception" façon Les Nuls, enfin presque. Une mise en abîme entre rêves, et diverses réalités. C'est drôle dans l'absurde. Les acteurs jouent vraiment bien, mention spéciale pour la jeune fille et Alain Chabat. On ressort de la salle entièrement retourné C'est la première fois que j'assiste à une séance ciné où TOUT le public reste scotché aux sièges, jusqu'au bout du générique. Chamboulé par ce "truc dingue". Seul réel bémol : la musique. Elle vous rend vite dingue.
Réalité est un film complètement barré qui déboussole totalement à la sortie de la salle. La première moitié du film est assez "sage", on y retrouve l'humour de Dupieux, jouissif et subtil, avec toujours cette touche d'absurdité dans les dialogues et les situations. Puis démarre le cauchemar... et je dois avouer que c'est totalement fou, mais aussi très bien maîtrisé. Le "no sense" prend ici une plétorde de sens différents selon comment on regarde le film (contrairement à Rubber, par exemple) puisqu'ici on parle de la >. spoiler: La fin est probablement la pire et la plus rapide qu'on pouvait trouver à ce film à mon goût, à tel point que tout le monde est resté dans la salle, scotché à son siège, jusqu'à la fin du générique de fin...
En clair, Réalité est un film génial, barré, drôle puis progressivement troublant au possible !
Un film ennuyeux, mal joué, qui respire l'univers de Gondry sans le talent ni l'inventivité ! C'est dommage car l'idée de mise en abime du rêve et de la réalité était intéressante.
Est-ce un film intelligent refléchis, dont le second degré m'échappe, ou un sacré "wtf" digne d'une réelle private joke entre potes ? Toujours est-il que je me fou de la réponse ! Ce film absurde et déjanté, mon premier Quentin Dupieux (qui d'ailleurs fait un clin d'oeil à un de ses autres films : Rubber) m'a scotché pendant 1h30. Et ça, c'est rare. Sacrément bien foutu, Réalité nous propose un concentré de n'importe quoi subtile, bien plus travaillé qu'il n'y paraît. Moi je me suis bien marré, et je n'avais encore jamais vu de tel film. La musique, est incroyable. Ce sont 4 notes qui tournent en rond mais qui arrivent malgré tout à donner une plus-value au film en lui faisant correspondre de faux-airs de suspens. Et la fin (spoil) qui nous fait croire à une chute ! et qui en donne l'impression quei le film était tout à fait cohérent et calculé, alors que ce n'est pas le cas ! du génie ! A la fois onirique et comique, Réalité reste de loin unique et epoustouflant. S'il fallait le ranger à côté d'autres films, je vous dirais peut-être Holly Motors, Mulholland Drive ... En tout cas, bravo à Alain Chat et Jonathan Lambert, qui entre autres protagonistes du film, m'ont bien fait rire.
Impossible de raconter ce film qui parle de tout, de rien et du reste. Des séquences incroyables sorties de l'esprit déjanté d'un réalisateur inclassable dont la filmographie va incontestablement laisser sa patte dans l'histoire du Cinéma...
Ce n'est vraiment pas le genre de film que j'aime et cela m'endort, je ne comprends rien à cet humour qui ne me plaît pas du tout, donc pour moi à éviter
Quentin Dupieux est probablement le réalisateur le plus incompris de la planète. Il faut dire que ses films très décalés ne sont pas destiné à tous les publics. Après son premier film Steak, il a choisi de s'exiler volontairement aux Etats Unis pour tourner de nouveaux projets encore plus fou. Pour son cinquième film, il reste aux Etats Unis mais s'entoure à nouveaux d'acteurs français dans les rôles principaux. Réalité lui permettra t'il enfin d'obtenir la reconnaissance ?
La clé pour comprendre tous les films de Quentin Dupieux réside dans la première scène de son second film Rubber. Son message était simple : rien n'a de raison. Le réalisateur a en effet cultiver dès son premier moyen métrage NonFilm, l'art du non-sens. Réalité s'inscrit dans la strict lignée des précédents films. Inutile donc de chercher à tout comprendre, c'est tout simplement impossible !
Le cinéma est au cœur de l'intrigue de Réalité. Film dans le film dans le film, Quentin Dupieux fait tout pour tenter de perdre les spectateurs les moins attentifs. spoiler: Des personnages qu'on nous présente comme issu du film sont en vrai bien réel, un directeur d'école qui croit avoir rêver se travestir en femme mais la fait pour de vrai et un apprenti réalisateur qui pète les plombs en découvrant que le film sur lequel il planche est déjà en salle. Il y a plusieurs réalité dans le film de Quentin Dupieux qu'il faudra tenter de démêler.
Les fans de Quentin Dupieux ne seront pas déstabilisés par ce nouveau long métrage qui peaufine encore la recette élaborée depuis son premier film. Un univers à part, des situations incongrues dont l'absurdité rappelle les oeuvres des Monty Pythons et quelques scènes gore font toute la réussite de ce nouveau long métrage. Egalement musicien le réalisateur aussi connu sous le nom de Mr Oizo a cette fois ci utiliser uniquement un morceau composé par Philip Glass dans les années 70 qui revient régulièrement durant tout le film
Alors qu'il souhaitait tourner son film en France et en Corée, c'est finalement à nouveau aux Etats Unis que Quentin Dupieux à posé sa caméra. Il a cependant amener avec lui Alain Chabat sans qui il n'aurait probablement jamais réalisé ce film. Comme une évidence, l'acteur s’insère à la perfection dans l'univers du réalisateur. L'ex-Nuls délivre une prestation hilarante dans la peau de ce cameraman qui se rêve réalisateur de film d'horreur. Le réalisateur renoue ici avec l'excellent Jonathan Lambert déjà présent dans son premier film Steak. Il joue ici le producteur qui donne le feu vert au projet de Jason Tantra. Un second rôle très amusant à la hauteur des délires de l'humoriste.
Autre actrice française, Elodie Bouchez joue l'épouse psychiatre du personnage d'Alain Chabat. On retrouve aussi brièvement deux fidèles du réalisateur : la très belle Roxane Mesquida, l'héroïne de Rubber et Eric Wareheim, anti-héros de Wrong Cops. Autre excellente recrue de Réalité, Jon Heder est le présentateur de l'émission que cadre tous les jours le personnage joué par Alain Chabat. Un comédien rendu célèbre par le déjà très déjanté Napoleon Dynamite trouve un nouveau rôle à la hauteur de son talent comique.
J'ai trouvé le film brillant. On retrouve l'univers si particulier de Quentin Dupieux : des couleurs fades, des personnages singuliers, des lieux non identifiables, des voitures et son humour propre. le film me paraît légèrement au dessus de ses précédents, tant le scénario me parait rusé. J'ai bien aimé la fin et le suspens de la cassette.
Un petit bijou d'absurdité, avec des tonnes d'idées géniales et des scènes d'anthologie. Mention spéciale pour les décors, les entrailles de sanglier et Jonathan Lambert.
Quentin Dupieux continue de jouer dans son bac à sable. Son cinéma est devenu identifiable dès le premier plan, par le soin qu’il apporte au cadre, à la lumière. Film après film, un univers s’impose. Même si cela reste un univers un peu étroit, même si on en perçoit les limites un peu trop vite, sa singularité est une qualité très appréciable, qui tourne le dos à l'hégémonie épuisante du naturalisme rance et éreinté d’une bonne partie de la production indépendante hexagonale (cf le récent "Vincent n’a pas d’écailles"). Effronté, provocateur, Dupieux inscrit clairement "Réalité" dans la lignée de David Lynch, sans avoir l’étoffe, la puissance de suggestion, ni l’ampleur de la tessiture du maître américain. Là où Lynch peut mêler tous les registres, de l’horreur au burlesque, du film expérimental au mélo traditionnel, Dupieux reste un petit artisan appliqué et pas toujours inspiré, cantonné dans un comique tordu et désinvolte. Mais au moins, il essaye. Porté par le jeu impeccable d’Alain Chabat, parfait d’un bout à l’autre, "Réalité" recèle quelques moments de pure comédie hautement jubilatoiresspoiler: (la remise de l’oscar, le producteur sniper qui dégomme les surfeurs, l’émission culinaire présentée par un type dans un costume de rat, frappé d’un eczéma imaginaire) , comme ses prédécesseurs "Wrong" et "Wrong Cops", sans égaler la folie inaugurale de "Steak", mais qui méritent quand même d’aller payer sa place. Dommage que la belle mécanique de scénario en couches successives d’abimes se grippe dans le dernier tiers à force d'user la même recette. Paresse ? On sent que Dupieux aime aller vite, ne veut pas se prendre la tête trop longtemps sur l’écriture quitte à bâcler un peu, à laisser passer des scènes répétitives et des dialogues un peu poussifs, voire à foirer le casting d'un personnage important (le producteur, pâle clone du déjà pâle Karl Zéro). Où qu’il fait de son mieux et que c’est ce mieux qui est là, devant nous, courageusement exposé et conscient de ses limites.
Une petite fille nommée Réalité veut regarder la cassette vidéo (VHS !) que son père à trouvé dans les viscères d'un sanglier qu'il vient d'abattre. Un loser convainc son ami producteur de financer son film, à condition d'enregistrer le plus beau gémissement de l'histoire du cinéma. Un présentateur télé revêtu d'un costume de rat est persuadé d'avoir un terrible eczéma, qui s'avère être à l'intérieur.
Si ces pitchs ne vous accrochent pas, vous serez certainement peu sensible à Réalité, la dernière fantaisie de Quentin Dupieux, objet aussi inclassable que les précédents opus de celui qu'on appelle Mr. Oizo, quand il pratique la musique électro plutôt que le cinéma.
Dans une Los Angeles à la fois luxueuse et désertique, Alain Chabat promène sa nonchalance tranquille avec une grande classe, jouant la lucidité perdue dans un océan de délire inquiétant. On pense évidemment souvent au réalisateur de Twin peaks, et plus particulièrement à Mulholand Drive. C'est à la fois l'horizon et la limite du film : ses rêves intriqués et ses dialogues absurdes évoquent systématiquement l'oeuvre de David Lynch, sans jamais parvenir à l'égaler, ni même à l'approcher.
Malgré ses réserves, Réalité est sans conteste le meilleur film de Quentin Dupieux. Intrigant et séduisant dans toute sa première partie, il patine dans la deuxième et semble ne pas savoir comment se terminer. La chute est à l'image de cette deuxième partie : ratée si on n'a pas aimé, ouverte si on veut être gentil.
Quel plaisir de retrouver Quentin Dupieux au sommet de son art après un 'Wrong Cops' en demi teinte, bien moins aboutit et original que ne l'étaient les bien barrés 'Rubber' et 'Wrong'. On y retrouve le gout du réalisateur pour des histoires sans queues ni têtes, où on navigue comme dans un rêve, sans suite logique, entre absurde et non sens, mais où tout se recoupe. L'effet est des plus réussit et on prend un plaisir énorme à se faire balader dans ce film très bien construit, et mis en image comme d'habitude avec beaucoup d'exigence et de soin. Et si on aurait pu aisément se passer des 30 dernières secondes pour obtenir une fin plus efficace (et forcément plus prévisible et donc volontairement rallongée) on ne retiendra que les 1h22 précédentes et le plaisir immense de voir Chabat dans son rôle d’éternel post ado toujours un peu à la ramasse. Du grand n'importe quoi tout en finesse, un pur bonheur.
C'est génial! J'ai vu des réactions d'un extrême à l'autre à la sortie de la salle et c'est normal, la fin ne laisse pas indifférent tant elle est complexe. Peut-être le meilleur film de Dupieux: même si j'ai eu du mal à rentrer dans le film, une fois dedans j'ai trouvé ça énorme. La suite en vidéo...