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Max Rss
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3,0
Publiée le 10 décembre 2017
Ça devait finir par arriver : que Quentin Dupieux et Alain Chabat se rencontrent. Deux mecs perchés comme ils le sont (surtout Dupieux) étaient faits pour se croiser un jour. Et c'est chose faite. Et le fruit de cette rencontre se nomme « Réalité » nouvelle illustration du cinéma absurde de Dupieux. Ici, on est dans le n'importe quoi le plus total. N'importe quoi n'étant ici absolument pas synonyme de négligence car Dupieux apporte du soin à son œuvre, ne serait-ce qu'au niveau de la réalisation toujours très propre et offrant très fréquemment de jolis plans. Au niveau de l'histoire (enfin si on peut dire ça comme ça) la limonade n'est clairement pas la même. Si au début on peut se sentir happé et surtout se taper un bon trip sur ces enchevêtrements de rêves, dans les 20 dernières minutes, on peut clairement dérailler tant Dupieux pousse son délire au maximum. Finalement, j'ai vraiment l'impression que pour apprécier « Réalité » pleinement, il est nécessaire d'être parfaitement raccord avec ce qu'il se passe dans la cervelle à Dupieux, et ça, ça n'est pas donné à tous les spectateurs. Mais avec Dupieux ce qui est bien, c'est que chacun de ses films est à voir. Car même si tu sais que ça va être absurde, tu ne sais jamais quelle idée il va trouver. J'attends le prochain avec une certaine impatience.
Scénario totalement déroutant, je n'ai rien compris...Où est la réalité? le rêve? Est on dans le film à l'intérieur du film? Je ne sais pas s'il y a une cohérence qui m'a échappé et qui doit apparaitre après plusieurs visionnages ou si le but du réalisateur était de faire un film sans aucun sens...Le style si spécial fait que "Réalité" est vu paradoxalement sans aucun déplaisir, si ce n'est de ne rien comprendre, mais ne donne pas envie d'être visionné une seconde fois. Parmi les points positifs, Alain Chabat qui prouve qu'il excelle dans tous les styles. De même que Jonathan Lambert qui selon moi est un acteur dont la filmographie n'est pas proportionnelle à son talent. A quand un grand film reposant uniquement sur ses épaules? Enfin un film qu'on puisse saisir, pas comme Réalité...
Un drôle de film. Une réalisation correcte, sans plus, mais un scénario complexe volontairement entretenu par le cinéaste, qui n'est pas sans intérêt cinématographiquement, mais pour aboutir à quoi ? Tout cela semble un peu vain, et ressemble plus à un jeu, une farce, qu'à une oeuvre cinématographique de qualité. Les acteurs sont bons (Chabat, Lambert), et après...?
Toujours aussi barré, le cinéma de Quentin Dupieux n’en finit pas de bousculer les frontières du réel et du fictionnel comme aux grandes heures du surréalisme, avec la même touche d'humour décalé que pouvait avoir un Tristan Tzara par exemple. Ici, on nage en plein démarquage comique de Lost Highway et Mulholland Drive, c’est-à-dire au sein d’un univers lynchien où les personnages ne sont pas clairement définis, où un homme peut se dédoubler ou changer d’apparence en cours de film. Même la cassette vidéo de Videodrome apparaît cette fois dans le ventre d’un sanglier. Au milieu de ce délire sans grande portée, Alain Chabat semble être l’acteur parfait pour le rôle à tel point qu’on se demande pourquoi les deux artistes ne se sont pas rencontrés avant tant il y a une communauté d’esprit. Au final, cet objet bien réalisé et doté de cadrages soignés suscite l’intérêt, malgré certaines limites.
j'ai littéralement adoré, ce film a été pour moi un veritable coup de coeur, je n'ai pas vu le temps passer et le final m'a vraiment laissé complètement béat, c'était totalement hypnotique, c'était puissant, c'était beau.
Totalement barré, ce sont les mots qui viennent après avoir vu "Réalité" de Quentin Dupieux. Décalé, absurde, décousu; Quentin Dupieux signe un long métrage totalement fou mais surtout drôle et jouissif. Le film propose une réflexion sur la définition du cinéma grâce à une habile mise en abîme. En plus de cela, le film est servi par de très bons acteurs notamment un Alain Chabat à mourir de rire. Le film en déconcertera plus d'un mais s'avère être une des productions françaises les plus originales et les plus rafraîchissantes de ces dernières années, un film culotté qui saura ravir les amoureux du septième art.
Un des films les plus étranges de l'histoire incompréhensible même pour ce qui est des fans de script le film n'est pas pour vous. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 3/5
Quentin Dupieux poursuit sa visite des narrations nonsensiques qu’il double ici d’un montage libéré des règles de raccords et de multiples mises en abymes. Il y a bien sûr la réalisation d’un film dans le film, matière à critique sur le cinéma Hollywoodien. Au-delà, les emboîtements scénaristiques et linguistiques mêlent réalités et rêveries sur plusieurs niveaux. Les personnages censés appartenir à des dimensions différentes se croisent. Comme le personnage principal (interprété par Alain Chabat) « prisonnier dans un cauchemar » et sous l’effet de l’utilisation récurrente des premières notes entêtantes de Music with changing parts de Philip Glass, le spectateur perd ses repères spatiotemporels. Dans Réalité, Quentin Dupieux déploie donc un récit labyrinthique qui semble se refermer sur lui-même. La diégèse créée n’est pas entièrement maîtrisée à l’image de l’interrogation de la place des médias dans nos vies que le cinéaste ne fait qu’effleurer.
Alain Chabat présente quelques qualités, mais ici, je ne comprends pas. Le thème, l'intrigue, je jeu d'acteurs, le scénario, .... tout est confus et faussement intello, bref incompréhensible.
Quentin Dupieux est un sale con. On le sait depuis un moment mais redisons-le, Dupieux n’aime rien plus que se payer la gueule du monde. Ici, c’est l’histoire de … non en fait on s’en fout. Le principe est plus intéressant que l’histoire elle-même. Dans Réalité s’accumulent les différentes strates de réalité, bien qu’elles soient parfaitement incompatibles entre elles. On comprend vite que le récit n’aura pas grand sens. Le premier regard criera au scandale parce que très franchement, de prime abord, on y pige que dalle. Mais une fois le film terminé, il est temps de remettre dans l’ordre les pièces du puzzle. On renoncera à tout comprendre mais on peut s’attacher à certains thèmes que Dupieux a déjà développé précédemment. Il interroge une fois de plus (après Wrong Cops et Rubber) le rôle du spectateur et celui du producteur. Dans quelle mesure, une œuvre est-elle faite pour ou par le spectateur (ce que je suis en train de faire) ? Y-a-t-il nécessité de rendre une œuvre accessible ? Le producteur est-il l’allié du créateur ou au contraire son principal adversaire ? La réponse de Dupieux n’est pas explicite mais si l’on sait lire entre les lignes, on comprend tout le mépris qui a pour le décideur financier. De son côté, le spectateur est moqué pour son manque de curiosité et d’ouverture. Point d’insulte à son encontre ce coup-ci mais une démonstration de son incapacité à comprendre l’art. On en revient au premier point. Dupieux est un sale con, prétentieux et élitiste. Mais c’est assumé et là est tout l’intérêt de son travail. Il met les pieds dans le plat et provoque son monde. Sans cesse, il interroge le système dans lequel et pour lequel il travaille. On pourra juste regretter qu’il se place en héros branchouille mais sa désinvolture est au final rafraîchissante. Dans Réalité, on pourra saluer la prestation parfaite de Jonathan Lambert, bien plus convaincante que celle d’un Chabat qui se cantonne à son rôle habituel. Vantons également l’humour omniprésent et la qualité visuel de ce puzzle. Bref, si vous n’avez pas peur d’être un peu chahuté et décontenancé, foncez vers cet objet filmique difficile à identifier mais fort intéressant.
Une drôle d'expérience cinématographique que nous propose là Quentin Dupieux surfant sur la vague du bizarre. Pas mal de séquences ne sont pas sans rappeler un certain David Lynch d'ailleurs. On pourrait qualifier cette étrange histoire de comédie cauchemardesque tout droit sortie de son cerveau lors d'une nuit quelque peu agitée. Si on se laisse entrer dans cet univers décalé et pour le moins troublant, on apprécie très rapidement la qualilté de sa mise en scène et surtout son talent d'écriture. Le scénario est superbement imaginé et la pirouette finale absolument géniale. Très bon casting et légère ambiance sonore minimaliste de 2-3 notes d'orgue électronique qui se répètent tout le long de ce métrage assez court pour ajouter à l'absurdité générale. Très intéressant...
Oizo signe enfin un long-métrage sans (trop de) vulgarité et c'est déjà un sacré progrès ! Mais il n'a pu s'empêcher de lui-même se ridiculiser en travelo et c'est à ce moment là qu'on reconnaît le style (et l'acteur/réalisateur aussi, soyons objectif). Bref, comme à son habitude, il nous surprend avec ses prises de risques, nous accroche au film pour un développement minimaliste et une fin en queue de poisson. Prenant mais finalement pas transcendant, on aimera quelques gags tout à fait novateurs et pertinents. Je pardonne à Oizo car je considère ses films comme de véritables créations cinéphiles que ne tombent pas dans la facilité, par opposition à ces milliers de films à festivals "ennuyants et pédants pour faire pseudo-intello". Le hic, c'est que je ne suis pas cinéphile moi-même...
L'archétype même de l'OVNI cinématographique génialement tordu, un indéfinissable trip halluciné auquel on adhère totalement ou pas du tout. Un scénario incroyable à mi-chemin entre de la science-fiction et le délire psychotique alambiqué mais cohérent. Dans un registre différent de ses habitudes, Alain Chabat est juste énorme, tout comme Jonathan Lambert. Un humour de dérision qui marche bien mais aussi un jeu sur différentes réalités qui marque durablement. Une claque comme je les aime.
Autant le dire d'entrée, perso, rien compris...Non pas l'histoire, un type essaie de faire produire un film, mais dans lequel il est déjà, à moins qu'il ne rêve...non, ça, c'est limpide, mais pas compris l'intérêt de faire (et donc d'aller voir) ce genre de film....en repartant, j'ai croisé quelques regards dubitatifs d'autres spectateurs semblant dire "est ce que toi aussi, tu te demandes ce que tu es venu faire ici?"...Alors j'avais vu la promo du film sur canal avec les adjectifs habituels: absurde, décalé, surréaliste, drôle, audacieux, etc...accompagné d'un petit sketch de De Caunes qui se voulait hilarant...bon, moi, j'ai du raté quelque chose...je suis venu plein de bonne volonté, j'ai essayé d'être TRES attentif pour bien comprendre le propos...raté!...Un ou deux sourires maximum (quelques rires occasionnels et forcés dans la salle)...alors bon, n'étant pas cinéphile accompli, je suis preneur pour toute explication concernant l'intérêt du film.