395 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
84 critiques spectateurs
5
16 critiques
4
25 critiques
3
22 critiques
2
10 critiques
1
9 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 janvier 2013
Sujet intéressant et original. Ce film est dépaysant et a une bonne intrigue. Cependant il est trop long. Il y a 45 minutes de trop et autant de longueurs. Dommage.
L obscurantisme est toujours un sujet intéressant, en revanche dans ce film il est trop longuement traité. Un film d 1h30 aurait suffi. Pour le reste, c est un bon film
Non seulement ce film est courageux car il dénonce des faits réels, il dénonce l'irrationnalité, la dureté, l'inutilité de la religion (de telles pratiques, de nos jours, de telles croyances !!!!) qui on le voit bien dans ce film n'utilise ni plus ni moins des pratiques habituellement prêtées aux sectes ( don d'argent, impossible de s'en sortir, même pour 3 mois, même pour aider sa meilleure amie.....! Hallucinant, non ?) .... mais en plus il est esthétique, de par ses décors, sa mise en scène, ses dialogues, et les acteurs sont excellents. NOus avons passé 2h30 merveilleuses et bien édifiantes ! Merci M. Mungiu.
Vraiment très chiant. C'est lent, c'est long, on a sérieusement envie de s'endormir. La fin se termine en queue de poisson. Seule reste une étude de l'obscurantisme religieux qu'il est en effet bon et temps de dénoncer. C'est pour ce thème que je mets trois étoiles. Techniquement, le film est bien fait mais d'une manière générale, les quelques films roumains que j'ai sont vraiment gris et moroses.
Le réalisateur réussi à nous plonger dans le quotidien d'un monastère qui semble sorti du temps. Sans grossir le trait le poids de religion est surréaliste au rapport de notre pays. Pour autant le drame montre comment la culture et la religion s'oppose aux sentiments différents. Les acteurs sont "naturels".
Mungiu continue sur la lancée de son film précédent avec un film coup de poing qui vous prend littéralement à la gorge(montée en tension remarquable),cette histoire d'amour qui tourne(très)mal est magnifique parce qu'elle nous rappelle que l'excès de dévotion éloigne de la vie(nous l'avons un peu oublié tant la religion ne fait plus partie de nos vies).
Elles aiment chacune avec la même intensité, mais l'une est restée fidèle à leur promesse tandis que l'autre s'est tournée vers Dieu. Aujourd'hui, elles ne se comprennent plus. Atmosphère particulière que ce monastère que l'on dirait sorti d'un autre siècle, figé dans le froid de la Roumanie profonde... Plus on avance dans l'hiver, plus l'histoire s'assombrit et plus le mysticisme est présent. De très beau plans, très belle photographie... Le jeu est très juste, surtout Cristina Flutur dans le rôle d'Alina. Bref, j'ai aimé.
Après deux femmes aux prises avec l’avortement illégal, le réalisateur roumain s’intéresse à deux femmes en lutte avec Dieu. Un film intense et ambitieux. Ma critique : http://tedsifflera3fois.com/2012/12/10/au-dela-des-collines-critique/
l'auteur de "432" secoue les sens encore une fois avec un vrai cauchemar éveillé où deux femmes bataillent à propos de l'amour. L'une aime Dieu, l'autre l'aime et c'est parti pour un grand déballage de personnages antipathiques et insupportables qui provoque l'inintérêt et l'indifférence. Parce qu'à force de lutter contre une cause perdue, les enjeux s'amoindrissent et le film s'étire, et s'égare jusqu'à un point de non retour. Reste le savoir de Mungiu, qui malheureusement ne peut pas colmater les brèches d'une histoire qui ne fonctionne pas.
Au-delà des collines est un drame sur deux amies qui prennent deux chemins différents. Une histoire qui bouleverse sur la foi, l'amour, l'ésotérisme, l'exorcisme et lesbianisme. Peut-être un peu long !
Cristian Mungiu signe une nouvelle fois un film très puissant dans la façon qu’il a d’affronter frontalement un sujet fort. Encore une fois, sa direction d’acteurs est à souligner, avec, notamment la novice Cosmina Stratan dont on pourrait entendre parler d’ici peu.
Au dernier Festival de Cannes, il y avait deux films qui se détachaient très nettement de la mêlée : "Amour" et "Au-delà des collines". Si Michaël Haneke a pu remporter une deuxième Palme d’Or, le roumain Cristian Mungiu, déjà lauréat d’une Palme, a dû cette fois se contenter du Prix du scénario pour "Au-delà des collines", tandis que les deux actrices de son film se partageaient le prix d’interprétation féminine.
Cristian Mungiu avait remporté la Palme d'Or il y a cinq ans avec un film qui s'intitulait "4 mois, 3 semaines, 2 jours", le récit d'un avortement clandestin d'une puissance dramatique rare. Son nouveau film, "Au-delà des collines" s'inspire d'un fait divers qui a déjà inspiré un récit romancé par une journaliste de la BBC.
Le film tourne essentiellement autour de deux jeunes filles. Alina revient d'Allemagne et se rend dans un couvent isolé pour y retrouver son amie Voichita, dans l'espoir de la convaincre de vivre avec elle. Mais Voichita est devenue une novice, elle a été happée par l'amour de Dieu. Le pope de ce couvent orthodoxe va vouloir pratiquer un exorcisme sur Alina, car il refuse évidemment l'amour lesbien qu'elle représente...
Mungiu fait preuve d'une maîtrise et d'une exigence rare pour raconter cette lutte entre amour divin et amour humain. Pendant deux heures et demie, le spectateur assiste à une partie de bras-de-fer psychologique entre le pope du couvent et la jeune fille, Alina, qui n'entend pas quitter les lieux sans partir avec la fille qu'elle aime. Le cinéaste roumain filme ce bras-de-fer en développant des longs plans-séquences, où le malaise s’insinue inexorablement… "Au-delà des collines", c’est du cinéma âpre et exigeant, mais c’est du cinéma d’auteur dans le plus magnifique sens du terme.
Il faut une sorte de courage pour s'engager dans la salle de cinéma quand on sait qu'on va voir un film de Mungiu de 2h30 sur des nonnes paumées au fin fond de l'Europe. Le sujet est très austère et la réalisation de Mungiu est dans ce même état d'esprit, d'autant plus que l'homme a une certaine auto complaisance par moment, on le sent vraiment content de ce qu'il fait, content de ses cadres où rien ne dépasse, de ses plans fixes, de ses plans séquences etc. C'est du bon cinéma, on ne va pas le cacher, mais tout est fait quand même pour rendre l'expérience assez difficile tout de même - c'est une relation assez ambiguë avec son spectateur je trouve. Mais en tout cas, Mungiu maîtrise son film du début jusqu'à la fin. Je trouve qu'il s'en sort assez bien lorsqu'il présente deux femmes qui ne peuvent plus se comprendre car l'une pense à l'amour "charnel", l'autre à l'amour "divin". Sur cette opposition entre deux mondes (parfois montré de façon trop répétée), on sent quand même une certaine aisance et une brutalité des mots et des situations. La descente aux enfers du personnage de la jeune fille venue d'Allemagne est parfois un peu moins intéressante mais le film intéresse quand même.