Le Passé
Note moyenne
3,8
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718 critiques spectateurs

5
89 critiques
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252 critiques
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175 critiques
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112 critiques
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53 critiques
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37 critiques
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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 3 juillet 2013
Film prenant avec un beau jeu d'acteurs. Même si l'image de fin est superbe, on reste un peu sur sa faim, à essayer d'imaginer une fin en Happy End non possible dans tous les cas. C'est probablement pour cela que je n'aime pas trop les films classés dans le genre DRAME, il y en assez dans la vie de tous les jours sans en ajouter ...
Mais cela reste malgré tout un excellent film ...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 juillet 2013
Lorsque le cinéma atteint sa plus grande pureté, son degré de force maximale, ses artifices techniques disparaissent pour laisser place à un sujet, à un discours, à un message sur les êtres et les choses. Ici, Asghar Faradi, réalisateur iranien très en vue depuis Une Séparation, réussit le tour de force de nous plonger, corps et âme, dans l'histoire tourmentée d'une famille décomposée et recomposée, tout en tissant un discours sublime sur le poids du "passé".
Ce passé, justement, c'est avant tout celui du personnage principal, Marie, mère de famille déboussolée qui demande à son ex iranien, Ahmad, de revenir quelques temps en France pour officialiser leur divorce. De fait, Marie a un autre homme dans sa vie : Salim. Seulement, à mesure que le film avance, le passé se fait plus lourd. Marie se débat vainement dans ses tentatives pour le masquer ou le faire disparaître, tandis que s'envenime un conflit larvé avec sa fille aînée, Lucie.

Le discours du cinéaste est virtuose : les murs de la maison, qui changent de couleur, les jeux de lumière, la météo elle-même sont les reflets des luttes et des déchirements internes des personnages. Tout, dans Le Passé, est une question de retours en arrière, d'hésitations, de lâchetés, de courage, aussi, bref, d'humanité.
Mais Faradi n'est pas seulement un excellent metteur en scène, c'est aussi un incroyable directeur d'acteurs. Ses comédiens, jusqu'aux plus jeunes, sont tous parfaitement justes, autour du trio de l'affiche, Tahar Rahim (Salim) Ali Mosaffa (Ahmad) et Bérénice Béjo (Marie), qui mérite amplement son prix.
Leur interprétation est à ce point juste et touchante que les sentiments n'ont jamais besoin d'être surlignés à grand renfort de musique ou d'effets de style. Le Passé est un film où tout repose sur les comédiens ; de fait, il n'y a pas ou très peu de bande son. Les bruits de la vie quotidienne, dans cette grande maison recouverte de plastique, ceux de la pluie et du train suffisent à rythmer, à donner corps et profondeur aux scènes. A tel point qu'on peut presque sentir les odeurs de chaque pièce, de chaque personnage.

Les odeurs, justement, sont au coeur de la dernière scène, sublime, remarquable. Où le thème du passé et de ses fantômes, des retours en arrière qu'ils nous imposent, est magnifiquement traité. spoiler: C'est le Passé qui est étendu sur ce lit d'hôpital sous les traits de la femme dépressive de Salim, qui a tenté de se suicider et qu'il tente de faire revivre en lui faisant sentir son parfum. Car, selon les médecins, la mémoire des odeurs est la dernière à disparaître.

Tout est là, précisément : discours sur la mémoire, message sur les Hommes, Le Passé est un bijou de cinéma intemporel, d'une modernité frappante.
The Rotisseur
The Rotisseur

57 abonnés 495 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juin 2013
Sans trop de surprise, j'ai apprécié ce film. Le Passé joue en particulier sur la faculté du jeu des acteurs et de la mise en scène. On a une histoire plutôt originale sans forcément casser trois pattes mais toutefois, au final on en ressort satisfait de cette œuvre que je juge de qualité. Très peu de défauts sont au rendez-vous malgré une lenteur un peu trop présente. Je pense que Le Passé mérite toutes ses acclamations.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 juin 2013
Depuis 4 semaines j'aimerai le voir mais ne passe pas dans les grandes salles. Ne passe qu'en ville où le parking est hors de prix.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juin 2013
Wow!!!!!!! Bon après "Django unchained" et "Only god forgives", voici "Le passé" qui complète mon top 3 des meilleurs films de l'année que j'ai pu voir jusqu'à présent! Au delà d'un dernier plan somptueux, d'acteurs sensationnels, le film est par moment d'une intensité incroyable : des fulgurances géniales, je pense par exemple à la scène ou le personnage de Rahim discute dans le métro avec son fils. Ici à la différence des autres films de Farhadi, on crie moins, certainement que les personnages sont encore plus détruits par les péripéties qui les entourent, certainement qu'ils sont plus soucieux, certainement qu'ils sont plus matures et ça se sent aussi dans la mise en scène du réalisateur qui est beaucoup plus profonde! Il arrive aussi à nous créer une sorte de malaise par moment, je pense à la conclusion, lorsque Rahim retourne vers la chambre d'hôpital, ou l'on est totalement accroché à ses faits et gestes, sachant qu'il va se passer quelque chose de très fort avant même que ça se produise! Que dire d'autre?! Que dire d'autre?! J'ai été transporté de bout en bout! On peut aussi y voir pourquoi pas une critique sociale, les effets que peut porter une famille qui se sépare, qui se recompose, qui se modifie, sur les enfants! En tout cas Farhadi prouve une nouvelle fois qu'il est un grand realisateur et signe pour moi son meilleur film!
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 25 juin 2013
Un film moyen, traitant d'une famille/société moyenne gangrenée, le tout donné en pâture dans une salle de cinéma à une catégorie sociale bien-pensante dans l'attente d'une sorte d'analyse psycho-sociologique. Beaucoup de silences pour ne pas dire grand chose, du pathétique à en revendre, pour dépeindre les méfaits du non-dit sur la société avec le rythme d'un documentaire Arte sur la vie des ratons-laveurs. Seul point positif : d'excellents acteurs transmettant bien les émotions, ou en tout cas autant que le scénario le leur permet.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 25 juin 2013
Grosse déception. Je comprends vraiment pas comment Bérenice Bejo a fait pour obtenir le prix de la meilleure actrice.. je trouve son jeu très decevant, les émotions ont du mal à percer. De meme pour le role de l'adolescente, personnage trop fade et trop depressif. Le film en lui même est à mon gout beaucoup trop morose. Il manque les émotions, ce qui en aurait fait un film fort. Certe le sujet est dur, mais pas assez convaicant.
Lotorski
Lotorski

23 abonnés 588 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juin 2013
Un drame très bien ficelé. Malgré l'absence de musique pendant la quasi totalité du film, le spectateur finit par être pleinement immergé dans l'ambiance fort réaliste proposée par Fahradi.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 juin 2013
Un film purement magnifique et tres dur
L'interpretation est impeccable
Superbe
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 23 juin 2013
j'ai vu tous les films de Farhadi : je les ai tous tellement aimés ....
je suis allée voir "le passé" .....
déçue, le sujet traité est très différent, confus, digne d'un film noir ....
les enfants sont merveilleux,
les acteurs maculins très bons,
alors pourquoi un oscar pour B.Béjo, peut être l'oscar des cris .....
foularbleu
foularbleu

12 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2013
un encouragement à aller voir cet excellent film : excellent par ses acteurs, y compris ces jeunes enfants... excellent par le scénario.
paroles vociférées, paroles murmurées, .. mais aussi non-dits... un vrai bonheur
celiaud
celiaud

45 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 juin 2013
je pensais voir un film génial mais hélas j'ai été déçue. Une histoire de séparation banale, la femme, l'ex, le nouveau, les enfants des uns et des autres et au bout du compte et du conte on ne sait plus trop qui aime qui ?
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 22 juin 2013
Un drame psycho-familial criant de vérité, servi par d'excellents acteurs.
Gilles P
Gilles P

22 abonnés 553 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 juin 2013
Pendant tout le film, on l'attend, on l'espère puis on désespère de le voir surgir ce fameux passé qui va bouleverser ce petit mélodrame familial, mais rien. Tahar Rahim ne dégage absolument rien, Bérénice Bejo était parfaite en muette, seul Ali Mosafa tire son épingle de ce triste film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 juin 2013
Une épaisse vitre d’aéroport, en zone d’arrivée… De part et d’autre, un couple se fait signe, se retrouve ; quelques champs/contre-champs nous privent des paroles prononcées, nous faisant partager ainsi l’expérience des personnages, sauf qu’eux, malgré la vitre, semblent se comprendre parfaitement. Voilà donc des retrouvailles amoureuses entre deux êtres qui "s’entendent", pense-t-on, si on n’a lu aucune critique et si on a la chance d’ignorer totalement le scénario (concernant le premier point, ce fut mon cas et ça l’est toujours ! )… On comprendra vite qu’il n’en est rien, parce qu’en réalité, ils se retrouvent pour divorcer. Et la richesse et l’habileté du film se trouvent déjà inscrites dans cette première séquence, puisque le scénario enchaînera malentendus et surprises, tant pour les protagonistes que pour les spectateurs.
Malentendu majeur, évidemment concernant la cause du suicide de la femme de Samir, une des quêtes fondamentales du récit, dont l’élucidation constituera l’un coups de théâtre des toutes dernières séquences. Le sentiment de culpabilité qui pèse sur la conscience de certains personnages est l’un des ressorts majeurs du récit et un constituant de sa dramatisation.
Malentendu quant à la personnalité de Samir, le nouvel amant (et hypothétique nouveau mari) , qui passablement falot et agaçant de mollesse bougonne au début, se révélera beaucoup plus sensible, entreprenant et intéressant dans la seconde moitié du film. Pour moi, le tournant concernant ce personnage réside dans ce superbe et très émouvant dialogue avec son fils à propos de la mère dans le coma. La remarque vaut aussi pour ce même gamin qui, de mal embouché, devient de plus en plus attachant.
Concernant Ahmad et Marie, notre perception évolue subtilement à la faveur des révélations et des confrontations. Marie est d’abord perçue dans un environnement à l’inquiétant désordre reflétant un désordre affectif et un déséquilibre qui dégénèrent parfois en impressionnantes crises de violence ; scènes que, paradoxalement, Bérénice Béjo, excellente de bout en bout, parvient à jouer sans surjouer. Le personnage nous sera révélé dans sa complexité tout en gardant une part de mystère… Ahmad, secret et distant au début du film, mal à l’aise (comme son rival Samir, mais pour d’autres raisons), trouve dans le rôle d’arbitre qu’on lui impose, au sein de ce qui n’est plus vraiment sa famille, un statut qui l’autorise à prolonger son séjour, mais qui peut aussi perturber son "ex" en ravivant de probables sentiments refoulés . Une situation sur le fil du rasoir qui participe de la subtilité de ce film.
Ahmad et Marie sont, au début les deux personnages principaux, mais au fil du récit, ce terme devient discutable puisque, de secondaires, Samir et Lucie glissent progressivement au premier plan, et c’est d’ailleurs l’une des nombreuses qualités du scénario. Malgré sa longueur, le film capte constamment notre intérêt grâce à l’épaisseur des personnages, tous interprétés magistralement. Par Ali Mosaffa et Bérénice Bejo, bien sûr, mais tous les acteurs, sans exception, adultes et enfants, sont excellents, dirigés avec une maîtrise impressionnante….
Au début du film, en fin de générique, un essuie-glace ( raccord sur de vrais essuie-glaces, les toutes premières images) effaçait progressivement le titre. Avec la vitre évoquée au début, ces deux éléments à valeur métaphorique trouvent dans le récit bien des correspondances.. S’il ne brise pas toutes les « vitres » qui séparaient, opposaient parfois avec violence les protagonistes, le récit fait que, de bien des façons, ces êtres se sont trouvés ou retrouvés, ont fini par communiquer par cette traversée, non du miroir, mais de l’incompréhension… Les échanges douloureux entre les personnages sont autant d’ "essuie-glaces" qui tentent d’effacer les salissures du passé, des mensonges et des malentendus, tout ce qui obscurcissait une saine appréhension des actes de chacun dans ce drame. Et fort pertinemment, le scénario, après avoir effacé, évacué les plus douloureuses pesanteurs du passé, laisse néanmoins en suspens une interrogation, la raison du départ d’Ahmad quatre ans avant ; et la fin ouverte laisse libre cours à notre imagination quant au sort du trio (quatuor ?) (ex ?) amoureux…
En tous points un film admirable !
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